MEMBRES SUPÉRIEURS
Articulation sterno-claviculaire. Le préparateur fait une première incision verticale, dirigée de la partie moyenne du cou , au tiers supérieur du $ternum, et une seconde incision horizontale, qui s’étend du milieu de celles-ci à la partie
. supérieure du moignon de l’épaule. Le sterno-mastoïdien est mis à nu, après la dissection des téguments compris entre
ces deux incisions , il le coupe transversalement et renverse son bout inférieur sur le sternum ; il sépare la partie antérieure du trapèze de la clavicule, et détache le grand pectoral et le sous-clavier, de dehors en dedans. Cette préparation laisse voir le Zzgament antérieur et le costo-claviculaire.
Entre les extrémités des clavicules , on trouve le ligament inter-claviculaire ; en ouvrant larticulation, on distingue le. ligament postérieur.
Articulation scapulo-claviculaire. X est facile de trouver les ligaments coraco-claviculaires, quand on a dégagé l’omoplate de ses muscles; on détache le deltoïde pour découvrir le ligament supérieur. On ne peut voir l’inférieur, qu'après avoir ouvert articulation par sa partie supérieure. |
Dans l’une et dans l’autre articulation, on emporte les ligaments superficiels, couche par couche, pour reconnaitre la disposition des capsules qu’on ouvre alors pour étudier les ligaments inter-articulaires.
Articulation scapuloxhumérale. Nous comprénons dans cette démonstration les ligaments propres à l’omoplate. Pour faire cette préparation, il faut détacher la clavicule de l’omoplate ,'et ce dernier os lui-même du tronc; après quoi l’on scie l'humérus un pouce au-dessous de l’empreinte deltoïdienne, et on emporte exactement le deltoïde et les muscles qui s'attachent à l’apophyse coracoïde; la portion externe du biceps doit être coupée à sa partie supérieure, et les muscles sus-épineux, $ous-épineux , sous - scapulaire et petit rond,
détachés de l’omoplate et renversés vers la capsule, en fai:
sant passer le sus-épineux sous le ligament triangulaire qui va de l’apophyse coracoïde à l’acromion ; on découvre par ce procédé tout l’extérieur de l’articulation , le Higament acromio-coracoidien, qu’on aperçoit dès que la clavicule et le
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deltoïde ont été enlevés, et le coracoidien conertissant en trou l’échancrure de l’omoplate, et qu’on distingue derrière l’apophyse coracoïde, lorsque lesmuscles sus-épineux etsousscepulaire ont été détachés. |
Le ligament capsulaire étudié, on l’incise circulairement à sa partie moyenne, en renversant ses deux extrémités en sens opposé. Cette coupe met à découvert le cul de sac forme inférieurement par la synoviale, quand elle se réfléchit sur. le tendon du biceps, et laisse apercevoir la disposition aa ligament glénoïdien , qui résulte en partie de l’expansion de
lages articulaires, à leur centre et à leur circonférence,
Articulation huméro-cubitale.Cette dissection est beaucoup plus simple que la précédente : on commence par couper le bras à sa partie moyenne; on enlève ensuite les téguments et les muscles, en apportant le plus grand soin dans l’ablation des brachial antérieur et triceps, des aponévroses intermusculaires, des deux tendons communs, et des muscles formant la couche superficielle de l’avant-bras. Sans de grandes précautions, surtout en détachant le triceps, il serait difficile de ne pas entamer la capsule, on trouve d’abord le ligament antérieur , le ligament latéral externe ; en se
bob que ce Fes adhère au tendon commun des muscles second radial extenseur commun des doigts., etc; et du côté opposé, le lisament latéral interne. La section transversale de l’olécrâne permet ensuite d'étudier la plus grande partie de la surface interne de la capsule synoviale.
Articulation radio-cubitale. On distingue l’annulaire du radius, lorsqu'on a détaché le court supinateur et l’anconé.
‘qe découvri ir les deux ligaments inter-osseux, supérieur ct inférieur, on enlève avec soin tous les nes dont lPavant-bras est garni. Cette préparation les laisse à découvert dans toute leur étendue, et permet de voir, devant et derrière les extrémités inférieures de ces os, quelques bandes fibreuses transverses, destinées à affermir leur articulation inférieure.
Articulation radio-carpienne. M suffit de détruire les deux ligaments annulaires, les attaches supérieures des muscles placés sur la face palmaire de fa main, et de renverser sur Les 05 du métacarpe les tendons des muscles qui vont se
ce tendon. On reconnaît par l’incision l'épaisseur des carti-
SYNDESMOTOMIE. — MEMBRES ie À } 4 rendre à la main. Les ligaments antérieurs et postérieurs, sont alors faciles à reconnaître; ils doivent être disséqués paral- Jèlement à leurs fibres, pour ne pas les couper en travers. Il faut, pour trouver le ligament latéral externe, conduire obliquement le scalpel en avant, du sommet de l’apophyse styloïde du radius, vers le côté externe du scaphoïde; en
dirigeant l’instrument , en avant eten dedans obliquement,
du sommet de due styloïde du cubitus, au côté in-
terne de l’os pyramydal, on découvrira le “nas latéral interne. i
. Articulation des os de la main. Après avoir détaché les tendons des extenseurs et des fléchisseurs, les muscles des éminences thénar-et hypo-thénar, on isole les ligaments dorsaux et pulmaires, des articulations des os du carpe entre eux.
L'ouverture de lParticulation radio-carpienne fait connaître la disposition des ligaments inter-osseux.
Pour voir les deux ligaments de l’os pisiforme, et la SYnovyiale de son articulation, on emporte les muscles palmaire cutané , adducteur du petit doigt, son court fléchisseur et le tendon du cubital'antérieur.
Les ligaments dorsaux et palmaires transverses des os de la seconderangée, doivent être étudiés comme ceux de la première. L’articulation des deux rangées est maintenue par des bandes fibreuses longitudinales, dorsales et palmaires, par deux ligaments latéraux, profondément situés ; un externe est fixé au scaphoïde et au trapèze; et un interne au pyramidal, à l’os crochu; etenfin par des ligaments inter-osseux.
| pat rase CA En OcArNianne , présente une disposition particulière, relativement à celle du premier os du métacarpe, qui est entièrement isolée des autres métacaipiens. Pour préparer cette articulation, on détache de haut en bas. les tendons des muscles A ne et extenseur du pouce, le premier inter-osseux dorsal, les muscles court abducteur, opposant, court et long fléchisseur et adducteur du même doigt, ce qui met à découvert /a capsule.
En avantet en arrière des os de la seconde rangée du carpe, descendent des ligaments qui vont aux quatre derniers métacarpiens ; des trousseaux. fibreux transverses, et des ligaments inter-osseux, multiplient les moyens d’union de.ces
quatre 08; qui sont seulement unis à leur partie inférieure, par le ligament annulaire, ce dont il est facile de s’assurer, en emportant en arrière les muscles inter-osseux, et en avant les tendons des fléchisseurs, les lombricaux, les nerfs et vaisseaux collatéraux.
En coupant perpendiculairement à leur longueur tous les ligaments dorsaux, on peut étudier la disposition de la membrane synoviale propre aux articulations du carpe et du | métacarpe. |
Toutes les articulations des phalanges, avec les os du mé tacarpe, et des phalanges entrelles, sont munies de deux ligaments latéraux, d’un ligament antérieur, et d’une capsule synoviale très lâche en arrière.
Les ligaments latéraux, doivent être disséqués d’arrière en avant, suivant la direction de leurs fibres; mais avant, il faut enlever les téguments, fendre la gaîne des fléchisseurs antérieurement , et la couper très près de son insertion aux phalanges. On distingue Ze ligament antérieur, lorsqu'on a ouvert la gaine, et incisé transversalement la synoviale.