THORAX ; COU ET TÊTE
Aorte. On ouvre la partie gauche de la poitrine, au-dessous de la deuxième côte, en conservant la droite pour l’étude des artères thoraciques et autres. Cette préparation découvreila veine cave, laorte et l'artère pulmoraire, qu’il est nécessaire d'isoler.
Arières cardiaques. La cardiaque antérieure ,est facile à voir lorsqu'on a enlevé le feuillet séreux du péricarde et le tissu cellulaire du côté droit du cœur. La cardiaque postérieure naît un peu plus haut que la droite ; elle s'aperçoit, quand on a coupé Partère pulmonaire un peu au-dessous de sa division, et emporté le tisu cellulaire qui entoure le tronc de la cardiaque. NE
Tronc brachio-céphalique. Les coupes précédentes suffisent pour lemettre à découvert; on l’isole ensuite desmuscles et des veines superposées , sans rien couper; en conservant son rapport avec la trachée artère.
Artères carotides primitives. Poux préparer ces artères , On fait deux incisions, l’une longitudinale, depuis le bord supérieur du cartilage thyroïde jusqu’à la partie inférieure du cou; l’autre transversale au niveau de l'extrémité supérieure dela première, qu’on prolonge du bord antérieur du sternomastoïdien au bord semblable de son congénère ; les deux lambeaux étant disséqués de dedans en dehors, on aperçoit la carotide primitive, dont il faut conserver les rapports avec la veine jugulaire interne , le preumo-gastrique , le grand sympathique , le corps thyroïde, l'artère thyroïdienne inférieure et les veines sous-clavières.
Carotide externe. On fait une ‘incision qui s’étend
LA
ARTÉRIOTOMIE. — THORAX. — COU. — TÊTE. 5i
de la partie antérieure du conduit auditif externe, au niveau de l’extrémité supérieure de la carotide interne, et l’on dissèque le lambeau antérieur jusqu’au devant! de la glande parotide et de l’angle de la mâchoire, et le postérieur, jusqu’au bord postérieur du sterno-mastoïdien ; on achève la préparation en portant la parotide en haut et en arrière, ce qui demande une certaine précaution , pour ne pas couper l’auriculaire postérieure et-Ja transversale de la face, qui se trouvent souvent dans l’épaisseur de la glande.
Thyroïdienne supérieure. Le préparateur divise d’abord transversalement l’omoplat-hyoïdien, le sterno-hyoïdien , et le thyro-hyoïdien, en renversant les lambeaux en sens opposés , puis il fend le cartilage thyroïde à sa partie moyenne antérieure.
Labiale , ou maxillaire externe. La dissection de cette artère est longue, mais elle n’est pas très difficile. 11 faut d’abord mettre un billot sous la partie postérieure du cou ÿ et porter la tête du côté opposé à l’artère qu’on veut examiner ; le digastrique et le stylo- hyoïdien étant mis à nu, bois près de leurs insertions supérieures , et abaissés sur l’osthyroïde, on renverse la portion superficielle de la glande sous-maxillaire sur la partie inférieure du mylo-thyroïdien ; on aperçoit alors une partie de l’artère labiale, la Siné inférieure , la tonsillaire et la submentale.
Lorsqu'on a étudié ces diverses branches , on isole avec précaution tous les musclesde la face pour suivre l'artère labiale jusqu’au grand angle de l’œil ; cette dernière préparation met à découvert, en avant, la musculaire de la lèvre inférieure , la coronaire inférieure , la coronaire de la lèvre supérieure , l’artère de la cloison du nez, les artères inférieures latérales du nez, les dorsales du-nez; en arrière des branches pour ts EUes muscles, et pour la glande par otide et son Canal.
Linguale. On prépare les muscles de la région hyoïdienne supérieure, comme nous l'avons indiqué plus haut, et en les écartant on trouve toutes les branches de l'artère linguale.
Auriculaire postérieure. On l’aperçoit assez ordinairement après avoir préparé la carotide externe; mais si on ne la
59, ri PRÉPARATION ANATOMIQUES:
trouvait pas ; ontla chercherait d’abord dans l'épaisseur de la glande parotide ; ou bien l’on renverserait le pavillon de l'oreille en avant, en emportant la peau qui la revêt en arrière , ainsi que les muscles voisins ; on arriverait ainsi des rameaux vers l’origine de lartère.
Ellé fournit l'artère sy lo-mastoidienne.
Occipitale. On commence par détacher avec un ciseau la base de lapophyfse mastoïde, qu’on renverse sur la partie postérieure et supérieure du cou, avec les muscles qui SY insèrent. L’apophyse styloïde, également coupée à sa base, doit étre renversée en bas et en devant avec les muscles qui sy fixent; on enlève ensuite les téguments de la tête de déhors en dedans, jusqu’à la ligne médiane, et de bas en haut jusqu’au niveau de la partié supérieure de Vorxeille ; 11 ne teste plus qu’à suivre les rameaux ascendants -ou suüperficiels , antérieurs ou profonds.
La mastoïdienne postérieure ne peut être découverte qu’à l’aide de la gouge et du maillet.
-Artère pharyngienne inférieure: L’occipitale étant préparée dé la manière que je viens d'indiquer, on aperçoit la pharyngienne entre la carotidet externe et linterne; mais pour étudier les rameaux qu’elle fournit à: la dure-mère et à la trompe d’Eustache , il faut attendre que là maxillaire interne et les artères du cerveau aient été disséquées ; parce que la préparation exige qn’on fende la tête et le pharynx d'avant en arrière, sur le trajet de la ligne médiane.
Artère temporale. La parotide étant renversée en haut et en arrière, on dissèque les téguments de la tête de bas en
“haut } jusqu’à la ligne médiane, et d'avant en arrière depuis J'arcade orbitaire supérieure jusqu’à la partie postérieure du
pariétal; cette préparation met à découvert la transversale de la face, la temporale moyenne, et la terminaison de l'artère en branches antérieure et postérieure. : | Arière maxillaire interne. Cette préparation est’ généralement regardée par les élèves comme longue et délicate. Oncommence par ouvrir le cränetet en extraire la masse encéphalique; l’on met à découvert la face externe des muscles temporal et masséter, et l’on incise l’aponévrose externe du temporal, vers le bord supérieur de l’arcadezygomatique. Cette arcade sciée À ses deux extrémités, on la renverse en
ARTÉRIOTOMIE : — THORAX. — COU. — TÊTE. 53 bas avec la portion du masséter qui s’y fixe, en évitant de couper l’artériole que lui fournit la maxillaire interne.
- 2 {1 faut ensuite enlever avec le périoste, de haut en bas, le crotaphite de la fosse temporale et de la crête qui le sépare de la fossezygomatique, scier lamächoire, immédiatement au-devant du bord antérieur du masséter , et le col du condyle au niveau dela partie la plus inférieure de l’échancrure sigmoïde, après avoir porté le doigt entre la partie postérieure de ce col et le tronc de la maxillaire interne , et
repoussé en avant l'artère profonde du Lu on coupe également Paptphise coronoïde à fs même hauteur, mais d’avant en arrière.
39 On détache avec le manche du scalpel la dure-mère de la surface interne des os de la tête , et l’on scie les os de la base du crâne depuis la partie antérieure de la base du rocher. jusqu’au trou sous-épineux , et de l'extrémité externe des petites ailes du. sphénoïde jusqu’à ce même trou. Cette portion. d'os s’enlève , en la renversant de dedans en dehors. 3
4. La partie supérieure de la branche de la mächoire légèrement ‘tirée en dehors, et renversée de devant en arrière, ‘après en avoir séparé le ptérygoïdien interne, on soulève l’apophyse coronoïde. Ces divers préparations font apercevoir le tronc de la maxillaire interne, située entre le ptérygoïdien externe et le temporal.
Dans.ce trajet, la maxillaire fournit la méningée moyenne,
la dentaire inférieure, la temporale profonde postérieure, la massétérine , plusieurs ‘ptérygoïdiennes, et, suivant Haller, une auriculaire profonde et une tympanique.
5° Le procédé -qu’en suit ordinairement pour découvrir la méningée moyenne , consiste à tirer avec une érigne en dehors:et en ayant le ptérygoïdien externe, et le bidule de la mâchoire, pour isoler Je tronc, de la méningée et ses rarileaux des parties qui les envix onhent. Lor squ’on prépare les ramuscules qui pénètrent dans lhiatus de Failope:et, dans le conduit du musèle/interne du marteau , il faut faire ramollix le rocher dans l'acide : nitrique.. affaibli}, et le mettre ensuite quelquetemps dans l'eau courante. : 551:
+La préparation de la dentaire inférieure est très, facile. Qu.
enlève le! ligament -quida ,couvre;ensarière et mn, pe
va
dedans, et la membrane muqueuse buccale le long du bord supérieur du mylo-hyoïdien; on fait ensuite ramollir un des côtés de la mâchoire dans l’acide nitrique, pour connaître toute la disposition de la dentaire , des artérioles nombreuses qu’elle donne dans le canal sous-alvéolaire, et du rameau mentonnier.
Après avoir renversé en bas eten avant la partie supérieure du temporal, et emporté les parties situées dans leur voisinage, on aperçoit la temporale profonde postérieure , la massétérine et les ptérygoïdiennes.
On suit alors la maxillaire interne jusqu’à l’endroit où elle
va s’enfoncer dans le ptérygoïdien externe, ou pendant qu’elle le traverse, parcequ’elle fournit dans ce trajet, 1° la temporale rene antérieure ët la buccale , qu’on découvre en tirant le temporal en bas et en arrière; si la buccale n'existait point en cet endroit, on la chercherait sur la partie postérieure de la face externe du buccinateur; 2° lalvéolaire, qui décrit un grand nombre de Rest aites sur los maxillaire, dont on enlève la face externe pour voir les branches qui vont aux dents postérieures ; 3° enfin, la sousorbitaire, qu’on met à découveïten emportant avéc le ciseau toute Ja paroi externe de l’orbite. Il faut ensuite disséquer les muscles sus-maxillaires, ouvrir la partie supérieure externe du sinus de l’os maxillaire, et enlever la” table antérieure de cet os.
Lorsqu'on a suivi la maxillaire interne jusqu’au sommet de la fosse zygomatique, ilne reste plus qu’à préparer les quatre artères qu’elle donne en cet endroit.
L'entrée du sommet de la fosse zygomatique, débarrassée d’une certaine quantité de tissu cellulaire, qui la cachait, on enlève la base du ptérygoïdien externe, et on iptandié l’espace dans lequel se trouvent les vaisseaux, en emportant avec un ciseau étroit la partie antérieure et supérieure de l'aile externe de l’apophyse ptérygoïde, et le bord saillant des grandes’ ailes du sphénoïde. On doit ensuite enlever le nerf maxillaire supérieur, ses divisions et quelques veines.
Ces dispositions prises, on ouvre le canal palatin postérieur, en devant et:én dehors, en coupant avec le ciseau,
dans les trois quarts supérieurs de son étendue, le bord an- : térieur de l’aile externe dé l’apophyÿse ptérygoïde, jusqu’à
LÉTÉRIOTOMIER ES TBORAKL,-— COUX __ TÊTE. 55 la partie supérieure de la tubérosité de l’os palatin; on aperçoit alors le tronc de la palatine supérieure.
Pour découvrir l'artère vidienne où ptérygoidienne, on pénètre dans le canal vidien, suivant sa longueur et par sa partie supérieure, et l’on partage la tête de devant en arrière, au moyen de la scie, en conservant la cloison nasale, du côté de la préparation. Le long de la voûte et du plancher des fosses nasales, l’on détache, avec le ciseau , le vomer et la lame bctptidtenaite de l’ethmoïde, après bi enlevé
de la cloison la membrane pituitaire qui la recouvre; on
met ensuite à nu la paroi externe de la fosse nasale, qu’on ouvre pour voir, au-dessus de l’extrémité postérieure du cornet moyen, l artère sphéno-palatine A ’on étudie jusque dans ses dernières ramifications.
On achève Ja préparation, en enlevant la membrane pituitaire de la face inférieure du corps du sphénoïde, pour apercevoir le rameau ptérygo-palatin, à sa sortie du canal du même nom, et en divisant la membrane palatine à la réunion de la voûte du palais avec le bord alvéolaire, pour disséquer les rameaux fournis par la palatine, aux parties contenues dans la bouche. UE
Carotide intérne. On la prépare en enlevant la mâchoire inférieure et ses muscles, la langue et lœsophage; on conserve les rapports de l'artère avec les nerfs trisplanchnique et pneumo-gastrique, la veine jugulaire interne; on emporte ensuite avec un ciseau bien tranchant, la portion du tem-
poral qui forme le canal carotidien , et on incise la dure-mère:
le long de la paroi externe du sinus caverneux ; aussitôt son entrée dans le crâne, l’artère carotide fournit l’ophtalmique, que nous allons examiner; elle fournit encore la communiquante de Willis, l’artère du corps calleux, la cérébrale antérieure, la cérébrale moyenne et les artères choroïdiennes.
Avant d'étudier les ‘artères du cerveau, on doit donner une certaine consistance à cet organe , en le faisant macérer douze à quinze heures dans l’acide nitrique affaibli.
Artère ophtalmique. Les téguments, la partie antérieure |
de Voccipito-frontal, le surcilier ayant été détachés de los frontal, jusqu’au-dessous de l’arcade orbitaire supérieure, ou.enlève la paroi supérieure de l’orbite; cette pièce doit avoir la forme d’un triangle, dont la base est en avant et le
ai
sommet au trou optique. On incise le périoste, et l’on voit alors parfaitement le tronc de l’ophtalmique cotoyer le nerf optique à son côté externe, passer en dedans, et fournir, vers la paroi interne de l’orbite, la /acrymale.
Lorsqu'on a bien reconnu la disposition de cette artère, on facilite la préparation des autres branches, en séparant avec le ciseau la paroi externe de l'orbite de la paroi inférieure de cette cavité. Le tissu cellulaire graisseux contenu dans l’orbite enlevé, on poursuit, jusqu’à leurs dernières ramifications , la sus-orbitaire, les musculaires, V’éthmoïdale ; les palpébrales , la nasale et la frontale; on découvre ensuite, la centrale de la rétine, jusqu’à son entrée dans le nerf optique, les ciliaires jusqu’à l’endroit où elles percent la sclérotique, et l’on voit la branche que l’ethmoïdale antérieure donne à la membrane pituitaire, après avoir scié la base du crâne de devant en arrière.
Ces diverses préparations terminées, on enlève l’œil et le nerf optique, quand on a coupé les muscles: moteurs de cet organe près de leur insertion antérieure, et on les place dans un vase large, peu profond et rempli d’eau. La selérotique fendue avec des ciseaux très fins, depuis la cornée jusqu’au nerf optique, on l’incise ensuite près de son union avec la cornée > pour l’étendre aisément. Cette coupe permet d’apercevoir en arrière les ciliaires courtes, placées entre la sclérotique et la choroïde , et en avant Les eiliaires longues , les ciliaires antérieures et le cercle ciliaire; pour découvrir ies artères de Piris, on coupe la cornée transparente, près de sa réunion avec la sclér otique; l’incision de la choroïde d’avaut en arrière , et son écartement de la rétine, laissent apercevoir la amas des ciliaires postérieures.
Ï ne reste plus qu’à inciser la rétine, et à la séparer avec beaucoup de soin du corps vitré, pour étudier ses artérioles ÿ dont on suit le tronc dans le nerf optique.
L’artère Ophtalmique doit être injectée partiellement, par l’artère carotide primitive; :
Arière vertébrale. Pour mettre cétte artère à découvert, on dissèque avec soin les parties molles qui recouvrent Leb vertèbres antérieurement, et on les enlève avec précaution; à l’aide d’un ciseau et. d’un maillet, on empgrie la partie antérieure des apophyses transverses, jusqu” à la troisième
ARTÉRIOTOMIE. — THORAX« —- COUs 7 TÊTE. 07 vertèbre cervicale inclusivement , et la partie externe des apophyses transverses de Paxis ét de atlas. La vertébrale donne des branches à la plupart des muscles de la partie postérieure du cou; pour bien les étudier, il faut disséquer tous les muscles de cette région, et conserver ceux qui en reçoivent des rameaux.
Dans le crâne, elle fournit la spinale postérieure , l'artère
inférieure du cervelet, la spinale antérieure , le tronc basilaire, souvent une petite cérébelleuse inférieure , Vartère su- périeure du cervelet ; et Vartère postérieure du cerveau.
Sous-clavière. La coupe que uous avons indiquée pour mettre l’aorte à découvert, sert en partie à préparer les sousclavières ; on renverse en haut l’extrémité inférieure des muscles sterno-hyoïdiens, sterno-thyroïdiens et sterno-mastoïdiens, et en bas, sur la mamelle, la portion interne du muscle grand pectoral. Le sous-clavier coupé le long de son insertion à la première côte, on tire en avant l’extrémité sternale de la clavicule, pour disséquer la partie inférieure des scalènes, et débarasser les sous-clavières et l’origine de leurs branches, du tissu cellulaire dans lequel-elles sont plongées.
Thyroidienne inférieure. Elle forme, avec la vertébrale, les branches supérieures fournies par la sous-clavière, et se trouve à découvert lorsqu’on a disséqué la précédente.
Scapulaire supérieure. Le trapèze étant détaché de la -clavicule et de l’omoplate , et renversé vers le dos, sans intéresser les branches que cette artère et la cervicale transverse lui fournissent, on dissèque les muscles qui s’insèrent à
l’humérus et au scapulum extérieurement et Robe pes
ment, eton les renverse en sens opposé, après les avoir coupé en travers près de l’angle antérieur de lomoplate.
Cervicale transverse. On soulève l’angulaire, le trapèze ayant été renversé vers le dos, et on sépare transversalement le rhomboïde à sa partie moyenne.
Mammaire interne. (Elle ne doit être disséquée que lorsqu’on aura étudié les artères thoraciques.fournies par l’axillaire. )
On enlève la-portion interne de la clavicnle , qu’on scie en dedans du deltoïde ; on ‘emporte également la peau , les deux muscles pectoraux et:les inter-costaux ; la plèvre mise à nu,
nr
les deux obliques renversés en dehors, on sépare du sternum les cartilages des côtes droites, et on scie les côtes gauches en travers vers lé milieu de leur longueur. On termine la préparation en renversant vers l’abdomen le sternum et les côtes qui y sont attachées. La mammaire fournit {a médiastine antérieure et la diaphragmatique supérieure.
Immédiatement après cette dissection, on doit étudier les artères thoraciques.
Aorte thoracique, fournissant les artères bronchiques droite : et gauche, les artères œsophagiennes., les artères médiastines, postérieures et les artères inter-costales inférienres ou aortiques.
Les muscles larges du dos et ceux des gouttières vertébrales enlevés, après avoir observé les artérioles qui se distribuent dans ces muscles, on sépare les inter-costaux externes des internes, pour apercevoir les anastomoses des branches antérieures des aÿtèrès inter-costales avec les rameaux externes de la mammaire. On trouve les artères bronchiques, œsophagienne et médiastines, lorsqu'on a scié les six ou sept premières côtes des deux côtés, un peu en arrière, tiré les poumons en avant, séparé la plèvre de la face interne des côtes et des parties latérales de l’aorte , et débarrasé l’aorte du tissu cellulaire qui l’environne, pour suivre les différentes artères auxquelles elle donne naissance.
Inter-costale supérieure. Sa préparation est semblable à celle des inter-costales inférieures.
Cervicale profonde. On l’aperçoit, lorsqu'on a renversé le grand complexus sur la colonne vertébrale.
Artère axillaire. Le préparateur détache de la clavicule le bord supérieur du grand pectoral , et renverse en sens oppesés les deux lambeaux de ce, muscle, qu’il coupe de haut en bas, vers sa partie moyenne; il aperçoit alors la thoracique supérieure, située entre les deux pectoräux, l’acromiale, qui croise le petit pectoral vers son chou supérieure , et la thoracique inférieure, placée plus bas etplus en dehors, entre le grand pectoral et le grand dentelé; il enlève le tissu cellulaire qui entoure ces vaisseaux, et tire en arrière l’extrémité sternale de la clavicule, pour disséquer le muscle sous-clavier. Le petit pectoral, coupé en travers au-dessous de son tiers supérieur, il continue la préparation de l’axillaire jusqu’au-dessous des tendons du grand dorsal etdu grand
ARTÉRIOTOMIE. — EXTRÉMITÉS SUPÉRIEURES. 59 pectoral. La scapulaire commune se rencontre vis-à-vis du bord inférieur du tendon du sous-scapulaire, elle descend ensuite le long de son bord axillaire, et se divise en scapulaire externe où transversale , et en scapulaire inférieure.
Pour reconnaître la disposition de la scapulaire externe, il sépare de l’omoplate le muscle deltoïde, et renverse sa
‘partie supérieure externe en bas et en dedans; le grand dorsal, le grand rond et le triceps brachial disséqués, il dé-
couvreles muscles postérieurs de l’épaule, et les coupe avec
précaution en travers près de l’angle antérieur de l’omoplate. La scapulaire inférieure se montre dès que le grand dorsal à été éloigné du grand dentelé ”.
Le préparateur facilite la dissection des circonflexes , en séparant l’épaule du tronc; il débarrasse ensuite ces vaisseaux du tissu cellulaire qui les entoure à leur origine, et renverse le deltoïde , qu’il a coupé à sa partie supérieure.