‹ Traité élémentaire d'anatomie du corps humainChapitre 11 sur 89 · EPIDERME · texte numérisé non relu

EPIDERME

de l’épiderme. Dans ces taches contre nature, quelquefois héréditaires, on remarque que la surpeau, à travers laquelle perce leur couleur plus ou moins brunâtre, conserve sa transparence, et n’est tout au plus altérée qu’à sa partie la plus profonde.

L’extensibihté bornée de l’épiderme, comparativement à celle du derme proprement dit, et la facilité plus grande avec laquelle il se rompt, semblent favoriser l’opinion de ceux qui considèrent cette couche comme formée de plusieurs lames seulement contiguës. Il est en outre percé d’un grand nombre de petits trous pour le passage des poils, dont les plus faibles ont leur bulbe adhérent à sa face interne , et d’ouvertures qui ne sont que les orifices des cryptes. Presque tous les anatomistes y admettent de plus des pores, qu’ils regardent comme les bouches des derniers rameaux lymphatiques de l’ordre des exbalans. Sans nous arrêter à la réfutation de cette hypothèse , et des expériences microscopiques de Leuwenhoeck pour la soutenir, nous dirons, avec Meckel et M. Fodera, que la transsudation des bquides à travers l’épiderme n’est due qu’à l’intervalle existant

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entre ses molécules, puisque les expériences 1 de Cruikshank, celles de M. de Humboldt et de Béclard n’ont jamais pu démontrer de véritables pores. ^

Nous ajouterons , à l’égard dè la succès- j sion régulière que les points mouillés de la \ peau semblent affecter lorsqu’on l’examine durant la transpiration, qu’ils résultent probablement d’une disposition correspondante des vaisseaux sous-jacens, comme la régularité des pores pileux de l’épiderme sur 1 certaines régions appartient évidemment <à j

l’arrangement des poils. ^

Il n’en est donc point de l’épiderme de i l’homme comme de celui de certains malacozoaires, et des plantes en général, oii la disposition poreuse est si manifeste ; et on doit jusqu’à présent se défier de cette com- | paraison, malgré tout l’attrait qu’elle pré- ;

sente.

§ II. Des parties accessoires de la peau.

Les parties que M. de Blainville appelle si lieureusement accessoires à la peau ou de perfectionnement, sont celles qu’il désigne sous les noms de cryptes et de phanères.

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