‹ Traité élémentaire d'anatomie du corps humainChapitre 13 sur 89 · CRYPTES · texte numérisé non relu

CRYPTES

nal intestinal. Les cryptes enchâssés sur nne même ligne, clans les deux cartilages tarses, et qu’on nomme depuis long -temps les glandes de Méibomius , sécrètent une humeur jaunâtre, de nature sébacée, dont la concrétion prend le nom de chassie, et dont l’usage est encore inconnu.

Le second ordre de cryptes comprend neux dufoie, qui sécrètent la We, humeur jaune ou verdâtre, dont les matériaux leur sont apportés par la veine-porte; et les cryptes prostatiques , àont l’humeur, qu’on n’a point encore recueillie , a pour usage d’augmenter le volume du sperme , avec lecpiel elle se mêle dans la copulation , et d’empêcher l’action trop Irritante de l’urine sur la muqueuse urétrale. Quant aux glandes salivaires et pancréatiques , l’humeur qu’elles séparent a la plus grande analogie avec celle des cryptes muqueux qu’on trouve isolés dans les divers segmens du canal intestinal, et dont les usages, comme nous le verrons plus tard , sont tout-à-fait identiques.

II. Des plianhres. La seconde classe de parties accessoires ou de perfectionnement

UE EA PEAU

de la peau, porte le nom de phanères: considérés d’une manière générale, ils présentent la partie vivante, qui en est le bulbe, et la partie morte, qui est le poil. Le bulbe, qui est, comme le crypte, une modification de la peau, est composé d’une enveloppe extérieure, d’une membrane vasculaire, et d’un i réseau nerveux. On trouve dans l’intérieur du bulbe une matière plus ou moins pul-pense, qui sécrète le poil.

La capsule fibreuse est percée de deux; orifices : par l’un arrivent les vaisseaux, ett par l’autre, qui est le plus extérieur, sortt le corps produit ou la partie morte, quii est le poil.

La seconde coucbe, qui est formée par un grand nombre de vaisseaux formant t une membrane 'vasculaire , est située à la ■ partie externe de la première.

Le réseau nerveux, plus ou moins abondant, après avoir pénétré dans la seconde coucbe , s’y épanouit en forme de membrane qui enveloppe de toutes parts la matière gélatineuse. Celle-ci est vraisemblablement produite par le système vasculaire.

Chez l’homme , les poils , qui varient

PHANÈRES : POILS. 4y

beaucoup sous le rapport de la quantité et de la forme, recouvrent spécialement le crâne, plusieurs parties de la face, les organes de la génération ; on en trouve même dans les^ replis muqueux , comme on en voit un exemple à la caroncule lacrymale, sur la membrane pituitaire , et sur celle du conduit auditif externe.

On les désigne sous des noms différons, suivant les régions qu’ils occupent. Les che veux sont ceux qui garnissent sur le crâne tout l’espace correspondant à l’occiput, aux pariétaux, à la portion écailleuse des temporaux. Les sourcils sont un assemblage de poils formant un segment de cercle plus ou moins marqué qui garnit l’arcade orbitaire; ils ne sont indiqués que par un bouquet de longues soles chez les espèces les plus voisines de l’homme. Les cils sont des ' poils qui garnissent l’une et l’autre paupières. La barbe occupe tout le menton , les côtés de la face , les deux lèvres et la partie supérieure du cou.

Le tronc varie singulièrement sous le rapport de la quantité des poils ; il y a certains hommes qui paraissent tout velus , tandis ANATO.UIU. 4

Dû DA PEAU.

que d’autres sont privés de poils. Les aisselles en présentent qu’on ne i-etrouve pas chez les animaux. Il est à remarquer que la tête d’un chat et même d’un chien présente, en rudiment, le même nombre et la même distribution de groupes de poils qu’on observe sur un homme adulte : trois ou quatre poils au-dessus de l’œil indiquent de chaque côté le sourcil , autant sur le dos de la pommette sont les rudimens des favoris, et un plus grand nombre sur la lèvre supérieure et sous le menton représentent la barbe.

La nature des poils a été pendant longtemps mal interprétée; mais aujourd’hui il est bien prouvé qu’ils sont composés de deux substances bien distinctes, l’une extérieure formée par des molécules qui s’emboîtent les unes à côté des autres, l’autre intérieure, vasculaire, spongieuse.

Les ongles sont formés par des bulbes qui, disposés et serrés suivant une ligne courbe , produisent mie rangée de poils : ceux-ci s’imbriquent les uns les autres, et forment des lames cornées demi-transparentes qui recouvrent l’extrémité des doigts ou des orteils. On y distingue , dans

VHANÈnKS : ONGLES. 5 X

"îifliomme , la racine ou la couronne qui est liidhérente à la peau, et sur laquelle on i 'oit souvent l’épiderme se prolonger. L’en- ^ Iroit où l’épiderme se termine est ordinaiii'ement semi-lunaire et blanchâtre. La mul 'aille ou le corps , ou toute la partie adhé- ' 'ente à l’extrémité libre , porte le nom de 1 nnce chez les animaux : cette dernière paili:ie de l’ongle, lorsqu’on la laisse croître, end naturellement à se recourber vers la ulpe des doigts.

En nous résumant sur ce que nous veons de dire sur l’enveloppe extérieure et sur ses parties accessoires, on voit que, I dans l’homme, la peau externe présente les conditions de perfectionnement qu’on ne rencontre qu’isolées ou rapprochées en nombre progressif à mesure qu’on s’élève du dernier échelon de la série animale jusqu’au chef-d’œuvre de la ci’éation. Cette enveloppe , qui chez lui devait entretenir des rapjjorts de plus en plus délicats avec le monde extérieur, est composée de six parties essentielles, de deux accessoires ou de complément.

Parmi les premières, on range i° la fibre

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peaucière destinée à mouvoir certaines régions de l’enveloppe cutanée, toujours adhérente à la peau par toute sa surface, ou bien par quelques-unes de ses portions, comme son nom l’indique.

1° Le derme , partie de la peau la plus dense et la plus solide , dont la fonction principale est l’absorption, qu’elle doit en partie au réseau vasculaire qu’elle soutient.

3® Ce réseau, qui nourrit les autres couches, se trouve en rapport avec la puissance d’absorption.

4° Le pigmeiutim, sécrété par le réseau précédent, est la partie colorante de la peau.

5“ Le corps papillaire, plus ou moins apparent suivant que les réglons où on l’observe ont été plus ou moins spécialisées pour la fonction du toucher.

6° La dernière partie est V épiderme; c’est la couche la plus extérieure : il remplit la fonction d’un -v ernis sec qui empêcherait le contact immédiat des corps extérieurs sur les papilles nerveuses, et s’opposerait par là à l’absorption.

Les parties complémentaires sont , i® les

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yptes qui, sous la forme d’ampoules silées dans l’épaisseur de la peau , séparent U sang un fluide huileux qui lubréfîe la eau; 2° les phanères, les poils, les ongles, ui protègent l’enveloppe extérieime contre ;s corps solides.

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