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Hanot, Bull. soc. Biol

La scissure de Sylvius, que nous avons déjà signalée en décrivant la base de l'encéphale, commence, en effet, à la partie externe de l'espace perforé antérieur. Elle se dirige en avant et en dehors, puis, elle se réfléchit en arriére sur la convexité de l'hémisphère. La partie de la scissure qui se voit sur la base du cerveau, décrit une convexité antérieure répondant à la concavité des petites ailes du sphénoïde; elle délimite nettement le lobule orbitaire et le lobe temporo-sphénoïdal.

Sur la face latérale de l'hémisphère, la scissure de Sylvius affecte une direction un peu oblique d'avant en arriére et de bas en haut. Lorsqu'on l'examine sur un cerveau revêtu de ses membranes, elle se présente sous l'aspect d'un sillon linéaire irrégulièrement sinueux. A la partie antérieure et sur le bord supérieur du sillon, on distingue deux petits sillons secondaires au point de vue de leur étendue. Ce sont : Pla branche antérieure (SA,fig. 16) de la scissure de Sylvius, légèrement oblique de bas en haut et d'arrière en avant; 2° la branche postérieure ou verticale (S V, fig. 16), dont la direction est en effet à peu près parallèle à l'axe du corps ou légèrement oblique en arrière. Chez le fœtus, ces deux sillons, au lieu de se réunir en forme de V comme chez l'adulte, ont une origine commune et représentent un Y. Elles ne prennent leurs rapports définitifs que par suite du développement de la partie intermédiaire de la troisième circonvolution frontale, qui constitue ce que Broca a appelé le cap de la troisième circonvolution (1). La connaissance de ces deux sillons permet de schématiser nettement la troisième frontale ou circonvolution de Broca qui, à partir de son insertion à la partie inférieure de la frontale ascendante, offre une portion ascendante

1. Broca, Elude sur le cerveau du Gorille [Rev. d'antkrop., 2e série, t. I, P 20.)

' L A, fig. 16) située en arrière de la branche verticale de la scissure de Sylvius, une portion moyenne recourbée en V, c'est le cap compris entre les deux branches de la scissure de Sylvius, et enfin une partie antérieure, située en avant de la branche antérieure et qui se continue avec le lobule orbitaire. Disons tout de suite que c'est surtout la partie postérieure située en arrière de la branche verticale, qui est en rapport avec la fonction du langage articulé.

Ainsi donc la lèvre supérieure de la scissure de Sylvius est constituée en avant par la circonvolution de Broca, puis par la partie inférieure de la frontale ascendante et de la pariétale I ascendante, que nous connaissons déjà pour l'avoir vue border en arriére le sillon de Rolande. Inférieurement, la scissure de Sylvius est bordée par la première circonvolution temporosphènoïdale. Quant à son extrémité postérieure, elle est entourée par la partie antérieure du lobule pariétal inférieur sur lequel nous reviendrons.

On aurait une idée très imparfaite de la scissure de Sylvius si on ne la considérait que fermée, sur un cerveau recouvert de ses membranes (1).

Lorsqu'on examine un hémisphère cérébral reposant sur sa face interne, et qu'on écarte -les bords de la scissure de Sylvius, on découvre une saillie irrégulièrement conique, c'est Vinsula de Reil ou le lobule du corps strié. Ce lobule est constitué ordinairement par trois plis i-adiés qui, nés du sommet du cône, tournés en bas et en avant, se dirigent vers leur insertion marginale, où ils se subdivisent fréquemment, les deux postérieurs du moins, en deux plis secondaires. Sans donner de régie absolue, on peut dire qu'en général le pli antérieur, le plus court (I, j, fig. 16), un peu oblique en avant et en haut, correspond en haut aux deux tiers

1. Ch. Ff:ré, Note fur la n/r/lon .v/lvicnne et en particulier sur les plis temporo-pariélaux. {Bull. soc. anal., 188 J, p. 279.)

antérieurs de la troisième frontale; le 'pli moyen (1, 2, (ig. 16), presque vertical, correspond au pied de la troisième frontale et à la frontale ascendante; le pli postérieur {l,^, fig. 16), le plus long, répond à la pariétale ascendante et à la partie antérieure du lobule pariétal inférieur.

Ainsi constitué, l'insula est limité par trois sillons profonds ou rigoles (Broca); 1° une rigole antérieure (D C, fig. 16),

Fig. 16. — Figure destinée à montrer les limites postéro-inferieures de l'insula de Reil. — V\ F", F'", les trois circonvolutions frontales; — SA, branche antérieure de la scissure de Sylviiis; — SV, branche ascendante ou verticale de la scissure de Sylvius ; — D, B, scissure de Sylvius ouverte pour montrer l'insula ; — R, R, sillon de Rolando ; — FA., circonvolution frontale ascendante ; — PA, circonvolution pariétale ascendante ; — SI, SI', scissure interpariélale ; — OE, scissure occipitale externe ; — EB P, lobule pariétal inférieur, T', T", T'", première circonvolution temporale; — I, insula, c^t 1, 2, 3, ses trois plis principaux; — M, pli temporo-pariétal ; — X, E, Y, section passant en arrière de la partie postérieure du noyau lenticulaire.

qui le sépare de la partie antérieure de la troisième frontale ; 2° une rigole supérieure (C E, fig. 16), qui le sépare du bord supérieur de la scissure de Sylvius, sur lequel on remarque, d'avant en arriére, la "branche antérieure de la scissure de Sylvius (S A, fig. 16), le cap (C) de la troisième circonvolution frontale, la branche ascendante ou verticale de la scissure de Sylvius (S V, fig. 16), le pied de la troisième frontale, siège de la faculté du langage articulé (L A, fig. 16); la partie inférieure de la frontale ascendante (F A, fig. 16);

séparée de la précédente par \e sillon pré frontal on prérolandique qui, quelquefois, incise profondément le bord de la scissure de Sylvius, la partie inférieure de la circonvolution pariétale ascendante (P A, fig. 16), séparée de la précédente par le sillon de Rolande (R R), la partie antérieure et supérieure (E, fig. 16) du lobule marginal E B H qui entoure l'extrémité de la scissure de Sylvius ; 3° quant à la rigole inférieure (D E, fig. 16), elle est beaucoup moins profonde et la limite de l'insula est moins tranchée de ce côté. Ce sillon peut être divisé en deux segments : l'un antérieur (D M, fig. 16), séparant l'insula de la première circonvolution temporosphénoïdale (ï' T", fig. 16), et un postérieur (E M, fig. 16) oblique de haut en bas et d'arrière en avant, séparant l'insula d'une région qui est souvent confondue avec lui et que nous allons maintenant étudier.

D'après Broca (1), la région que nous venons de décrire sommairement constitue la partie antérieure et inférieure de l'insula ou l'insula proprement dit; la région suivante constituerait, suivant lui, une région postéro-supérieure de l'insula. Si nous considérons, en effet, le cerveau dans la position où nous l'avons placé, c'est-à-dire les bords de la scissure de Sylvius écartés, il existe bien une région rétro-insulaire (E M U N H, fig. 16), comprise dans l'écarleraent de l'extrémité postérieure de la scissure, et dont la configuration offre une certaine analogie avec celle de l'insula.

Cette région est constituée par un pli (M, fig. 16), souvent dédoublé, oblique de bas en haut et d'avant en arrière, partant de la première temporale et se dirigeant sur le bord supérieur de Sylvius, en arriére de la partie inférieure de la pariétale ascendante. Suivant Broca, ce pli, désigné par Hesclil sous le nom de circonvolution temporale transverse, serait toujours

1. p. Broca, Analomie comparée des circonvolution.i ct'ic'bralrs. !I]i-vd'Anthrop., 3e série, t. I, 485}.

profond, Q.nssiVa.'pçeUe-i-'û pli de passage temporo-pariélal profond; mais il n'est pas toujours unique : trèsfréquemineutil est double; et quelquefois, suivant la longueur de lascissurede Sylvius ,il existe encore en arriére un contrefort qui lui est parallèle, de sorte que la région rétro-insulaire (E U H) est plus ou moins étendue, suivant les sujets. En outre, il arrive très souvent que ces plis ne soient pas profonds dans toute leur étendue, mais soient plus ou moins saillants à leur insertion inférieure {M'R,fig, 16), qui, d'ailleurs, tantôt se rapproche, tantôt is'éloigne de la corne spliénoïdale.

Il n'est pas rare de voir le sillon qui limite en arrière le pli de passage temporo -pariétal inciser plus ou moins profondément la face supérieure de la première circonvolution temporale, qui, d'autre part, peut se trouver échaucrée d'une façon analogue par sa partie supérieure, un peu en avant. S'il arrive que ces deux incisures se rencontrent, en N {fig. 16) par exemple, la première circonvolution temporo-sphénoïdale est complètement coupée; la scissure parallèle paraît se jeter dans la scissure de Sylvius, et rappelle une disposition commune chez C3rtains singes, et notamment chez les cercopithèques, tandis qu'en réalité elle a conservé sa direction normale ; mais elle est compliquée et anastomosée avec la scissure de Sylvius. Dans cette circonstance, le pli temporo-pariétal (M, fig. 16) se continue directement avec la portion antérieure (U T' T', f g. 16) de la première temporo-sphénoïdale et forme un pli sphénoido -pariétal saillant dans la plus grande partie de son étendue. Cette disposition irrégulière, qui coexiste quelquefois avec d'autres anomalies graves des circonvolutions, peut se rencontrer seule, comme j'en ai montré récemment un bel exemple; mais souvent elle coïncide avec des plis de passage interrompant la scissure parallèle, comme dans la figure de M, Giacomini (1).

1. Qiacoifliui, Varieta délie circonvoluzioni co'chrali. Torino, 1882, p. 52.

En général, les plis temporo ou, spliénoïdo-pariétaux s'affaissent complètement k leur extrémité pariétale, qui s'imbrique à la manière des deats de roues d'engrenage avec des contreforts plus ou moins allongés qui partent de la portion pariétale de la circonvolution marginale supérieure. Ces contreforts ou plis parié lo-temporauos sont obliques d'avant en arriére et de haut en bas ; ils offrent par conséquent une direction inverse

Fifj. 17. — Fifjwe tli'mi-schi^mcdiqiœ du cerveau, cleslince à montrer les rapports et les sillons avec les sutures du crâne, et avec les masses centrales ; — Fl, F2, F3, les trois circonvolutions frontales; — R, R', sillon de Rolando; — P3. lobule pariétal supérieur; — P4, lobule pariétal inlerieur; — 01,02,03, circonvolutions occipitales; — Tl, T2, T3, circonvolutions temporales ; — C, S, scissure de Sylvius; — B,bregma; — G, ptérion: — La section M, N, passant à 35 iriillim. au-dessous de la convexité de l'hémisplière donne le niveau supérieur des masses grises centrales; — La section K, E, répond à la limite antérieure du corps strié; — La section R', II, la limite postérieure de la couche optique (la longueur totale du corps oplo-strié étant d'environ 7 centimètres).

de celic des plis temporo-pariétaux, sont rarement aussi longs que ces derniers ; mais cela peut se voir.

La limite postérieure de l'insula est marquée par l'angle ouvert en avant, formé parrinterseclion des plis temporo-pariétal et pariéto-temporal antérieurs. Si on fait passer par ce point une coupe (X Y, /j^.16) verticale et transversale de l'iiémi-

sphère, tout le noyau lenticulairedu corps strié reste en avant. Ce noyau, qui se prolonge beaucoup moins en arrière que la couche optique (R' H, fig. 17), n'a donc aucun rapport avec la région rétro-insulaire de la vallée de Sylvius.

Ainsi la direction et les insertions de ces plis suffisent à les faire distinguer des plis radiés de l'insula, même dans les conditions où nous sommes placés, et dans lesquelles on examine ordinairement l'insula à l'autopsie. Mais si au cerveau main-

Fig. 18. — Figure représentant la face interne du seijment externe d'une coupe verticale et longitudinale passant par la base de l'insula. — F, réfrion frontale ; — 0, région occipitale; — T, première circonvolution pariétale; — S, P, fond de la scissure parallèle; — F, P, coupe du pli de passage Icmporo-pariétal : — I, II, III, premier, deuxième et troisième plis insulaires.

tenu dans sa forme par ses membranes qui viennent rapprocher les bords delà scissure de Sylvius, nous pratiquons une coupe verticale et longitudinale passant par le fond des rigoles qui limitent l'insula {fig. 18), nous reconnaissons facilement la coupe des circonvolutions des plis insulaires ([, fig. 16) et rétro-insulaires (T F, fîg. 18), nous pouvons nous assurer que les derniers font partie de Venceinle : les plis pariéto-temporaux et temporo-pariélaux s'imbriquent entre eux pour fermer la partie postérieure de la vallée de Sylvius, et pour contribuer

à recouvrir l'insula. Cette disposition se montre encore plus nettement si, sur le segment externe de notre coupe, nous enlevons le cône formé par l'insula ; il reste alors un entonnoir dont la paroi postérieure est formée par les plis soi-disant rélroinsulaires.

Sur une coupe transversale (de Fleschsig), pratiquée sur un cerveau dépouillé de ses membranes, le lobe temporal s'écarte en dehors, et les plis temporo-pariétaux prennent une direction presque transversale.

En résumé : 1° l'insula est rigoureusement limité par les trois rigoles; 2° tous les autres plis que l'on aperçoit dans l'écartement de la scissure de Sylvius doivent être rattachés aux différentes circonvolutions qui forment l'enceinte, et concourent à recouvrir l'insula. C'est une distinction qu'il est utile de faire au point de vue de la localisation de lésions de l'aphasie motrice, de la cécité et de la surdité verbales.

Au-dessous de la scissure de Sylvius, et à peu près parallèlement à sa direction, on voit un autre sillon qui, parti du voisinage de la pointe du lobe temporo-sphénoïdal, se dirige en haut et en arriére en décrivant une courbe à concavité antérieure pour se terminer en arriére de la scissure de Sylvius : c'est la scissure parallèle qui limite inférieurement la première circonvolution temporo-sphénoïdale.

L'extrémité postérieure de la scissure de Sylvius et l'extrémité postérieure de la scissure parallèle sont contournées par un pli continu, limité supérieurement par un silhm courbe à concavité inférieure qui descend en avant dans l'intervalle compris entre la scissure de Sylvius et le sillon de Rolande, et se prolonge jusque parallèlement à la scissure interhémisphérique presque vers la pointe du lobe occipital ; ce

sillon a reçu le nom de scissure interpariètale. Elle limite en arrière la circonvolution pariétale ascendante, bornée en avant par le sillon de Rolande. La masse comprise entre la circonvolution pariétale ascendante et la convexité de cette scissure constitue le lobule pariétal supérieur , borné en arrière par la scissure occipitale externe. Enfin la masse comprise sous la convexité de la scissure inter-pariétale constitue le lobule pariétal inférieur. Ce lobule pariétal inférieur est lui-même subdivisé en deux parties : l'une postérieure, à cheval sur l'extrémité de la scissure parallèle, constitue \epli courbe, et l'autre antérieure, à cheval sur l'extrémité de la scissure de Sylvius, constitue le lobule du pli courbe.

La scissure interpariétale est souvent traversée par des plis de passage, p/w de passage transversaux de M. Gromier (1), souvent profonds, mais quelquefois aussi tout à fait saillants à la surface. La scissure est alors complètement interrompue. Il résulte de cette particularité que la partie descendante et antérieure de la scissure peut être complètement isolée du reste et constituer un sillon parallèle au sillon de Rolando, sillon posl-rolandique, limité en arrière par une troisième circonvolution ascendante qui peut même être double. C'est une particularité qui mérite d'être connue, car elle peut être cause de confusion.

Au-dessous de la scissure parallèle, on voit la deuxième circonvolution teynporo-sphénoïdale qui fait suite à la partie postérieure du pli courbe. Cette circonvolution est limitée inférieurement par un sillon irrégulier et souvent interrompu et qui sépare la circonvolution précédente de la troisième circonvolution temporo-sphénoïdalo, dont le bord inférieur correspond à la limite inférieure de la face latérale de l'hémisphère.

1. Gromier, Élude sur les circonvolutions cc'rebralcs chez l'honune et chez les singes, th. 1874.

Entre l'extréraité supérieure du sillon de Rolando et l'extrémité du lobe occipital, on voit sur le bord de la scissure interliéniisphérique un petit sillon profond mais court (5 fig. 12) ; c'est la scissure occipitale externe, qui chez les singes est beaucoup plus développée et sépare très nettement le lobe occipital du lobe pariétal. Cette scissure est contournée par un pli qui fait communiquer le lobule pariétal supérieur avec le lobe occipital ; c'est le premier pli de passage teraporo-occipital. Au-dessous de la scissure parallèle le lobule pariétal inférieur communique aussi avec le lobe occipital par le deuxième pli de passage pariéto-occipital.

Dans le lobe occipital on trouve trois circonvolutions, qui se comptent de haut en bas et qui sont séparées par deux sillons plus ou moins distincts.

En résumé, on divise la face externe de l'hémisphère en cinq lobes : 1° un lobe antérieur ou fi'ontal, comprenant trois circonvolutions longitudinales parallèles et une circonvolution ascendante ; 2° un lobe moyen ou pariétal, comprenant un lobule pariétal supérieur et un lobule pariétal inférieur, subdivisé en : a pli courbe, et b lobule du pli courbe ; 3° un lobe postérieur ou occipital comprenant trois circonvolutions ; 4° un lobe inférieur ou temporo-spliénoïdal, comprenant aussi trois circonvolutions parallèles et superposées ; 5° enfin il existe un lobe central, l'insula, divisé aussi en trois plis principaux. Ces lobes sont en communication morphologiquement par des anastomoses ou plis de passage ; cette absence de distinction anatomique correspond à une certaine confusion fonctionnelle des parties limitrophes.

La face interne de l'hémisphère présente à considérer un

sillon régulièrement curviligne, qui sépare le manteau de l'hémisphère du corps calleux, c'est le sillondu corps calleuœ. Audessous du bec du corps calleux, on voit naître un autre sillon qui contourne la face inférieure de la grande commissure cérébrale, en lui restant à peu près parallèle jusqu'à sa partie postérieure, où on le voit se diriger brusquement en haut pour se terminer sur le bord de la scissure interhémisphérique, un peu en arriére de l'extrémité supérieure du sillon de Rolando. En raison de ses rapports, ce sillon a reçu le nom de sillon

Fifj. 19 (d'après M. Richer). Face interne de V hémisphih-e droit. — 1, sillon de Rolando; — 2, scissure fronlo-pariétale inlerne ; — 3, scissure calloso-marcinale ; — 4. scissure perpendiculaire interne ; — 5, fissure calcarine.

Fl, première circonvolution frontale interne : — F2, deuxième circonvolulion frontale interne ; — P, lobule paraccntral ; — AC, lobule quadrilatère ou avantcoin ; — C, coin, ou lobule occipital interne ; — T02, deuxième circonvolulion temporo-occipitale, on lobule lingual ; — TOI, première circonvolution temporooccipilale on lobule fusiforme.

calloso-ynarginal ; il est très sinueux dans sa partie antérieure, et c'est à cause des festons qu'il décrit que la cii'convolution qui est située entre lui et le corps calleux a été désignée sous le nom de circonvolution crêtôe ; on l'appelle aussi deuxième circonvolulion frontale interne. Au-dessus du sillon calloso-marginal se trouve Idipremière circonvolution fron-

taie interne qui se confond sur le bord de la scissure interhémisphérique avec la première circonvolution frontale externe que nous avons déjà étudiée.

La première circonvolution frontale interne est interrompue à sa partie postérieure par un petit sillon vei'tical, partant du bord de la scissure interhémisphérique un peu en avant du sillon de Rolande. Ce petit sillon limite en avant un petit lobule, lobule paraceniral, borné en arrière par la portion ascen-

Vig. 20 'd'après M.Richei-). Face interne de l'hémisphère r/auche. — 1, sillon de Rolando ; — sî, scissure froiito-pariétale interne; — 3, scissnre calloso-marginale ; — 4, scissure perpendiculaire inlerne ; - 5, fissm-e calcarine.

Fl, première circonvolulion frontale inlerne ; — F2. deuxième circonvolution frontale interne ; — P, lobule pai-uf-enlral ; — AC, lobule quadrilalère ou avantcoin ; — C, coin, ou lobule occipital interne; — T02, deuxième circonvolution temporo-occipitale, on lobule lingual ; — T02, première circonvolulion lemporooccipilale ou lobule fusiforme.

dante du sillon calloso-marginal. Ce lobule pai'acentral correspond, sur la face interne de l'hémisphère, à la partie supérieure des circonvolutions frontale et pariétale ascendante. Il est quelquefois divisé d'avant en arrière par un petit sillon longitudinal (fu/. 21 St.); et sur bon nombre de cerveaux, il ne se distingue guère de la partie postérieure de la circonvolution frontale interne.

La pre'mière circonvolution frontale interne est quelquefois en outre subdivisée longitudinalement en avant par un sillon parallèle au sillon calloso-marginal, et qui limite avec ce dernier une circo7ivolution frontale interne accessoire, devant être considérée comme faisant partie de la première frontale interne.

A la partie postérieure de l'hémisplière, au point où nous

Fig. 21. — Face inlenie da l'hc' mi sphère droit. — Srm, sillon calloso-martriginal ; — Sr, sillon de Roliindo ; — Spo, scissure pariélo-occipilale ou occipitale interne; — Se, scissure calcariae; — CF, circonvolution frontale interne; — 4P, lobule paracenlral; — St., sillon longitudinal du lobule paracenlral ; — CC, circonvolution crôtée; - 4Q, lobule quadrilatère; — LC, coin ; — CH, circonvolution de l'hippocampe; — C.\, corne d'Ammon; — 40, lobe occipital; — 1, corps calleux;

— 2, ventricule latéral; —3, couche optique ; — 4, coupe du pédoncule cérébral ;

— 5, corps godronné.

avons vu sur la face externe la scissure occipitale externe, on voit descendre de la scissure interhémispliérique, obliquement en bas et en avant, un sillon à peu près rectiligne qui se dirige au-dessous du bourrelet du corps calleux; c'est X^scissure occipitale interne. Entre cette scissure et la portion ascendante du sillon calloso-marginal, se trouve un lobule en communication antérieurement avec la circonvolution crêtée ; on le désigne,

i'après sa forme, sous les noms de lobule quadrilatère ou de obule carré. Il correspond au lobule pariétal supérieur de la face externe.

Enfin, en arrière de la scissure occipitale interne et audessous d'elle, on voit un autre sillon à peu près rectiligne, qui se dirige du bord de la scissure interhéraisphérique qu'il n'atteint pas jusqu'au-dessous du bourrelet du corps calleux, où il s'anastomose avec la scissure occipitale interne. Ce sillon, qui est situé très peu au-dessus de la pointe de la corne occipitale, on l'appelle scissure calcarine. La scissure calcarine et la scissure occipitale externe limitent un lobule triangulaire, dont l'angle le plus aigu correspond à l'intersection des deux scissures, ce lobule est le coin.

Au-dessous de la scissure calcarine et dans la fente de Bichat, on aperçoit deux circonvolutions longitudinales qui appartiennent à la face inférieure du cerveau et au lobe temporo-sphénoïdal.

La/ace inférieure de l'hémisplière est divisée naturellement en deux parties très distinctes par la scissure de Sylvius. La partie située en avant de la scissure appartient en réalité au lobe frontal, et constitue le lobule orhitaire. Ce lobule présente une surface plane sur laquelle on voit, tout près du bord interne de rhémispliére et de la scissure interliémisphérique, un sillon rectiligne destiné à loger le bulbe du nerf olfactif. Entre ce sillon et la scissure interhémispliérique, on voit une circonvolution rectiligne, gijrus reclus. En dehors du sillon, on remarque sur la surface légèrement concave un autre sillon irrégulier représentant un K, un H ou X, bordé par des circonvolutions qui ne sont pas susceptibles d'une description régulière, et se continuent avec le plexus terminal de circonvolutions frontales.

En arrière delà scissure de Sylvius,se voient les circonvolutions temporo-occipitales ; et plus en dehors le profil des circonvolutions temporo-spliénoïdales, que nous avons déjà considérées sur la face externe. Sur la face inférieure, la limite du lobe sphénoïdal et du lobe occipital est artificiellement marquée par la circonférence du cervelet. Les circon-

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