‹ Traite elémentaire d'anatomie médicale du système nerveuxChapitre 12 sur 47 · TO · texte numérisé non relu

TO

Fig. 22 (d'api'cs 'Si. Richci-). Face inférieure. — Scissure de Sylvius; — 2, première scissure tcmporo-occipilale ; — 3, deuxième scissure temporo-occipitalo ; — 0, circonvolutions orbitatres ; — R, gyrus rcctus ; — T2, deuxième circonvolution temporale ; — T3, troisième circonvolulion temporale ;— TOI, première circonvolution tcmporo-occipilale, ou lobule i'usiforme ; — T02, deuxième circonvolution temporo occipitale, ou lobule rnii,'ual.

volutions temporo-occipilaJes sont au nombre de deux : la première et la seconde, en allant de dehors en dedans ou de bas en haut. La première circonvolution teraporo-sphénoïdale

est aussi désignée sous le nom de lobide fusiforme, et la seconde sous le nom de lobule lingual.

La deuxième circonvolution temporo-occipitale se termine en avant par la corne d'Aramon qui mérite une description spéciale.

La partie antérieure de la deuxième circonvolution temporosphénoïdale se recourbe en crochet en même temps qu'elle se

t'ifj. 2',. SJi''iui. d: la ajrne d'Aiiutrjii (d",i )i'ès M. Duval). — PC, pédoncule céi-éural ; — VV, corne sphénoïdale du vcnti-icule ; — PCH, plexus clioi'oïde ; — PM, pie-mère céi-ébi-ale; — CB, corps bordant ; — CG, corps godronné ; — SG, alratum ^ranulosnm ; — II, circonvolution de l'hippocampe ; — CM, couche médullaire ; — CE, couche de cellules éloilécs ; — CS, couche radiée ; — S, subiculum.

renfle, et elle constitue la protubérance cylindroïde de Cliaussier, la corne d'Ammon, Vhippocampe. La corne d'A.mmon est limitée en dedans et en haut par un sillon profond assez régulier, sillon loiigiturlinal de l'hippocampe, en dedans duquel ou voit une circonvolution allongée offrant une surface ondulée, c'est le corps godronnê. Enfin, en dedans et aussi audessus du corps godronné se trouve une bandelette blanche, le corps bordanl,({\iï forme la limite de la corne sphénoïdale du

ventricule latéral. M.M.Duval (1) a montré que, contrairement aux descriptions classiques, le bord interne du corps bordant n'est pas libre, il se continue avec une fine lameUe (paroi ventriculaire chez le fœtus, simple épithéliura épeudymaire chez l'adulte), qui est refoulée par les vaisseaux de la pie-mére, renferme les plexus choroïdes dans une sorte de repli mésentériquo et ferme le ventricule latéral. Il n'y a donc pas en réalité de fente faisant communiquer la cavité ventriculaire avec la fente de Bichat. Les deux circonvolutions qui constituent l'hippocampe, hippocampe proprement dit ou deuxième circonvolution temporo-sphénoïdale, et circonvolution godronnée. ne diffèrent pas essentiellement par leur structure des autres circonvolutions. La circonvolution de l'hippocampe n'offre comme particularité qu'un plus grand développement en nombre et en volume des grandes cellules pyramidales; quant à la circonvolution godronnée, elle offre une couche surajoutée formée de noyaux ou de petites cellules rondes, qui constitue le slratum granulosum. Quant à la couche blanche qui recouvre la partie convexe de l'hippocampe et connue sous le nom de suMculum, elle n'existe pas dans toute l'étendue de la circonvolution [fig. 23).

Le sillon qui sépare les deux circonvolutions de l'hippocampe se distingue par un léger enroulement en haut et en dedans et surtout par la disposition des vaisseaux qu'il renferme. Ces vaisseaux sont très serrés, empiètent sur la substance des couches les plus superficielles des deux circonvolutions qui adhèrent quelquefois jusqu'à se souder ; ce qui les a fait considérer comme une formation unique. On trouve quelquefois dans la profondeur, à Ce niveau, de petits kystes séreux, qui indiquent bien qu'il .s'agit de deux circonvolutions primitivement séparées.

\. M. Duval, La corne d'Aitimotl {Archives dé neuroloyif, ii» (5 et 7, 1882) i

Nous avons signalé sur la face interne de la corne occipitale du ventricule latéral, l'existence d'une saillie, en forme de cervelet, désignée sous le nom cVergot de Morand et qui, comme la corne d'Ammon, est quelquefois considérée comme une circonvolution retournée. Mais la constitution de l'ergot de Morand est beaucoup plus simple, il résulte de la saillie dans le ventricule de la substance blanche du centre ovale plus ou moins repoussée par l'enfoncement de la scissure calcariue.

§ 2. — Topographie crânio-cérébrale.

Nous avons signalé chemin faisant les rapports de la face inférieure du cerveau avec la base du crâne. Pour nous résumer, rappelons que le gyrus reclus, en rapport avec la portion horizontale de l'ethmoïde, peut être atteinte dans les fractures de cet os, que les lobules orbitaires, en rapport avec la paroi mince qui constitue le plafond de l'orbite, peuvent être facilement lésés à travers cette paroi. La portion postérieure du lobe temporo-sphénoïdal, qui est en rapport avec le rocher, subit fréquemment le contre-coup des lésions inflammatoires qui atteignent l'oreille moyenne, La protubérance reposant sur l'apophyse basilaire se trouve quelquefois léséo dans les fractures par enfoncemeut de la base du crâne. Enfin la face postérieure du bulbe peut être atteinte à travers le ligament atloïdo-occipital, et le bulbe est susceptible d'être comprimé de diverses façons dans les déplacements traumatiques ou pathologiques de la première et de la seconde vertèbres.

Mais les rapports les plus intéressants du cerveau sont ceux qu'il affecte avec la convexité du crâne : c'est à l'ensemble de ces rapports que l'on a donné le nom de topographie crâniocéréhrale.

C'est Gratiolet qui le premier, en 1857, eut l'idée de recher cher par un procédé scientifique les rapports des sillons du cerveau avec les sutures du crâne. Il fit des moules en plâtre de la cavité crânienne. Mais les saillies et les dépressions de la surface interne des os du crâne sont insuffisants pour donner des renseignements exacts sur la forme et les rapports des j sillons et des circonvolutions du cerveau ; aussi Gratiolet, préoccupé des résultats qu'il avait obtenus chez les primates inférieurs, fut-il trompé par ses empreintes. Il crut reconnaître que le sillon de Rolando était aussi chez l'homme parallèle et sous-jacent à la suture coronale, et il admit, sur cette donnée, que les lobes cérébraux correspondaient exactement aux vertèbres crâniennes. C'est ce qui le mena à classer les races humaines en frontales, pariétales et occipitales. Cependant, il ne paraissait pas vraisemblable que toute la masse cérébrale située en avant du sillon de Rolando pût être contenue dans les loges frontales; aussi en 1861, Broca entreprit de nouvelles recherches à l'aide d'un procédé tout diflérent (1), qui consiste à introduire, à travers des trous de vrille pratiqués dans le crâne, des fiches qui pénètrent dans le cerveau et dont on reconnaît ensuite la position après avoir enlevé la calotte crânienne. Mais à cette époque, à part l'aphasie, il n'était pas question de localisations cérébrales, et Broca ne poussa pas très loin des recherches qui étaient alors sans utilité pratique. Elles furent reprises plus tard par Heftler (2), quia emplo3'éun procédé nouveau mais très compliqué, qui consiste à mouler successivement la tête et le crâne dénudés, et enfin à projeter sur les dessins superposés de ces moulages le dessin des circonvolutions du cerveau. Deux ans après, M. Turner a aussi cherché à déterminer les rapports des circonvolutions en enlevant à l'aide d'une scie fine des por-

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