‹ Traite elémentaire d'anatomie médicale du système nerveuxChapitre 17 sur 47 · Daaillo, A-'ck. de neuroloffie, 1883, T. VI, p · texte numérisé non relu

Daaillo, A-'ck. de neuroloffie, 1883, T. VI, p

sés, le phénomène connu depuis la description de M. Hughlings Jackson sous le nom à' épilepsie jacksonnienne, il arrive fréquemment que le spasme se généralise et détermine une convulsion généralisée avec perte de connaissance rappelant le tableau symptomatique de l'épilepsie vraie.

Les destructions ouïes irritations locales del'écorce du cerveau déterminent des troubles locaux qui montrent une certaine indépendance fonctionnelle de ces diverses parties et établissent dans ce centre nerveux l'existence d'une sorte de confédération d'organes jouissant d'une autonomie relative. Mais d'autre part, la possibilité de la généralisation des phénomènes paralytiques ou convulsifs établit l'existence d'une certaine solidarité entre toutes les parties constituantes de cette confédération, dont aucune partie ne peut être lésée sans que l'ensemble en souffre.

Cette solidarité est capable de rendre compte d'un certain nombre de faits cités comme objections à la doctrine des localisations cérébrales ; elle permet en particulier de comprendre comment il peut s'établir une suppléance fonctionnelle entre des parties voisines du même- hémisphère ou entre des parties homologues des deux hémisphères, soit immédiatement après la destruction, soit après un temps plus ou moins long : une lésion d'un centre réputé moteur peut ne s'accompagner d'aucune paralysie, ou la fonction peut se restaurer.

Quant à l'objection tirée des faits qui montrent qu'un trouble fonctionnel peut être déterminé par des lésions différentes par leur siège, elle n'a pas Timportance qu'on lui attribue. Il faut remarquer que le plissement des circonvolutions cérébrales est un phénomène mécanique soumis à de nombreuses variations individuelles, trahies par les anomalies pour ainsi dire innombrables de la morphologie des plis cérébraux ; ces

variétés anatomiques, dont l'existence est évidente, mais dont l'analj^se est impossible, peuvent permettre d'interpréter les variétés de localisation fonctionnelle qui ne peuvent pas plus prévaloir contra la doctrine de localisation que les conséquences des inversions ou des hétérolopies viscérales ne peuvent le faire contre les lois générales de la physiologie.

Il nous semble que la théorie des localisations peut être démontrée par un seul fait de trouble fonctionnel déterminé par une lésion limitée de Técorce cérébrale ayant entraîné une dégénération systématique d'un groupe de fibres nerveuses que l'on peut suivre à travers le centre ovale, la capsule interne, le bulbe et la moelle. Or les faits de ce genre sont aujourd'hui nombreux ; et on peut dire qu'ils trouvent leur corollaire dans les études anatomiques de MM. Kosjewnikoff, Charcot et Marie, qui ont vu des scléroses systématiques des cordons latéraux (sclérose latérale amyotrophique) s'accompagner de dégénérations du centre ovale et même de la substance corticale de la région dite psycho-motrice. On a voulu faire servir à la démonstration des localisations cérébrales les prétendues atrophies des circonvolutions que l'on rencontre chez les amputés ; j'ai montré ailleurs (1) que ces faits n'ont pas jusqu'ici la valeur qu'on leur attribue.

La dégénération descendante secondaire qu'on a attribuée à l'inertie fonctionnelle (Tûrck) ou à la suppression des cellules ou centres trophiques (Bouchard), ne se produit pas dans les mêmes conditions chez les animaux, elle peut même faire complètement défaut chez quelques-uns. C'est là une circonstance qui montre clairement que les effets des lésions des centres nerveux ne sont pas absolument comparables chez les animaux et chez l'homme, et que par conséquent les expériences contradictoires aux faits anatomo-cliniques n'ont pas

1. Note sur les cerveaux d'amputés. (Bull. Soc. de Diologi'!, 1878.)

l'iraportance qu'on leur accorde. Quand on a enlevé chez un animal une partie considérable de J'encéphale sans avoir déterminé de troubles qu'on soit en mesure d'étudier cliniquement on n'a pas prouvé que ces parties ne servent à rien chez l'homme.

Un certain nombre de faits physiologiques montrent que lorsqu'on excite un nerf, on met l'organe auquel il se rend dans un état inverse de celui dans lequel il se trouvait avant l'excitation. Une même irritation des centres nerveux, peut aussi, suivant les conditions où elle est faite, déterminer des réactions, très différentes qui ne sont pas de nature à infirmer la doctrine des localisations cérébrales. Les faits si intéressants de dynamogénie et d'inhibition, étudiés avec tant de soin et d'ingéniosité par M. Brown-Séquard, ouvrent certainement une voie nouvelle à l'étude de la physiologie du système nerveux ; mais il nous semble que c'est à tort qu'on a voulu les mettre en opposition avec les effets des destructions localisées de l'écorce cérébrale.

§ .5. — Substance blanche des hémisphères. — Centre ovale.

Nous en avons fini avec les points principaux de l'histoire de l'écorce grise des circonvolutions. Passons maintenant à l'étude de la partie blanche et du centre ovale des hémisphères.

De la face profonde de la couche grise qui co: stitue le manteau de l'hémisphère, on voit partir des fibres blanches qiie l'on peut diviser en trois groupes : fibres d'association, fibres commissurales, fibres convergentes.

1° Les fibres d'association qui établissent une communication entre divers points d'un même hémisphère, a) Ce sont

Fig. 43. — Cette figure est empruntée à l'ouvrage de M. Mevnert ( Stricker's Handhuch, t. Il, p. 721, fig. 243). Elle représente une coupe longitudinale et horizontale de la moitié gauche du cerveau du ccrcocebus cynomolgus.

F, extrémité frontale; — 0, région occipitale; — PT, entrée de la scissure de Sylvius ; — I, insula ; — C/, avant-mur; — T, corps calleux ; — S, scptum ; — Ca, commissure antérieure.

A, corne d'Ammon; — V, corne antérieure du ventricule latéral; — Vp, corae postérieure ; — Vwi, ventricule du moyen. — Cm, commissure moyenne. — Aç, aqueduc.

Li, Lii, Lui, segments du noyau lenticulaire ; — Na, tôle, et Ne queue du noyau caudé.

T/«, partie delà couche optique située en avant des corps genouillés ;— W couche optique, Pulvinar.

Qu. tubercules quadrijumeant; — Gi, corps genouillé interne; — Ge, corps genouillé externe. — P,pit»cl du pédoncule cérébral.

0/«, faisceaux médullaires qui, du lobe occipital, vont au pulvinar, aux Bs, bras des tubercules quadrijuineaux antérieurs, aux B/, bras des tubercules quadrijunieaux postérieurs, aux deux corps genouillés, au pied du pédoncule cérébral.

S virait des Leçons sur les localisations dclns les maladies du cerveau da . Charcotl.p. 140.)

d'abord les fib^'es propres, qui prennent leur origine au som-

Fifj. 44 (d'après Meynert). — Fibres d'association. — Coupe verticale et antéropostérieure du cerveau du cercocebus cynomolgus.

F, extrémité frontale ; — 0, extrémité occipitale; — H, corne d'Ammon; — RR, substance grise certicale ; — SH, sillon de l'hippocampe; — 44, troisième segment du noyau lenticulaire ; — GT, avant-mur ; — Cs, queue du corps strié ; — P. pulvinar; — corps genouillé externe; — pv, fibres propres uni^s;iiil deux circonvolutions ; — arc, lasciculus arcuatus ; — ttnc, fascicuUis uncinatus ; — Ig, faisceau longitudinal inférieur; — Ca, commissure antérieure; — inf, cor.ic pjsiérieure des ventricules latéraux.

met d'une circonvolution et vont aboutir à la circonvolution voisine en contournant le sillon qui sépare ces deux plis ; c'est dans l'insula de Reil que ces fibres offrent surtout un grand développement.

Outre ces faisceaux de fibres d'associal ion à traj et relativement court, il en existe d'autres dont le parcours est beaucoup plus étendu, parmi lesquels on remarque : b) faisceau longiiu-

dinal, sous-jacenl à la circonvolution crêtée qui est divisible en plusieurs faisceaux secondaires, mais où on remarque des fibres qui font communiquer le lobe frontal et le lobe occipital avec l'extrémité du lobe temporal, c) Un faisceau longitudinal supérieur, qui va du lobe frontal au lobe occipital à travers le centre ovale d) Un faisceau unci forme (Meynert) qui commence sous la troisième frontale, traverse la base de l'insula, puis se dirige en bas et en avant dans le lobe temporal pour se terminer vers la masse de substance grise que Meynert a désignée sous le nom de noyau amygdalien. e) Et enfin un faisceau longitudinal inférieur, qui va de la pointe du lobe occipital à la pointe du lobe temporal.

La connaissance de ces divers faisceaux d'association n'a point encore trouvé d'application pathologique : ce n'est que par hypothèse qu'ils permettent d'expliquer les réflexes cérébraux les plus compliqués.

2° Les fibres cojnmissurales sont destinées à réunir les régions homologues des deux hémisphères : il en existe trois groupes qui constituent le corps calleux, la commissure blanche antérieure et la commissure blanche postérieure.

a) La plus importante des commissures est le corps calleux, dont les fibres transversales sur la ligne médiane divergent de chaque côté, en haut et en bas, aussi bien dans la région moyenne qu'à ces deux extrémités. Ses fibres se répandent surtout aux circonvolutions situées au-dessus de la scissure de Sylvius; la pointe du lobe temporal est la partie du cerveau qui en contient le moins. A sa partie postérieure, le corps calleux est divisible en deux feuillets, un supérieur et un inférieur ; ces deux feuillets qui tapissent la corne postérieure et la partie postérieure de la corne inférieure du ventricule latél'al constituent le tapelum du corps calleux de Reil.

b) La commissure antérieure est un faisceau transversal, situé en avant des piliers antérieurs de la voûte, où elle est libre dans une petite étendue. Elle remplit, par rapport aux parties antéro-inférieures des hémisphères, le même rôle que le corps calleux pour la partie supérieure. Ses fibres décrivent une courbe à concavité postérieure, parallèle à celle qui est formée parles deux bandelettes optiques, et vont se rendre aux circonvolutions temporo-occipitales. Elle détermine, de chaque côté, une empreinte en demi-gouttiére sous la face inférieure du noyau lenticulaire, et à laquelle Gratiolet a donné le nom de canal de la commissure antérieure. Un faisceau du lobe olfactif se confond avec les fibres émanées de la commissure antérieure et se dirige vers le lobe temporal ; et Meynert pense que cette commissure forme, pour le nerf olfactif, une sorte de chiasma analogue au chiasma des nerfs optiques.

c) La commissure blanche postérieure, qui forme le bord antérieur de la paroi supérieure de 1 aqueduc de Sylvius, est un faisceau de fibres blanches qui passent d'un côté à l'autre, en traversant la partie postérieure des couches optiques, mais qui, en réalité, proviennent du centre ovale.

On n'a encore aujourd'hui aucune donnée bien précise sur la physiologie et sur la pathologie des fibres commissurales. Elles permettent toutefois de comprendre comment les parties homologues de l'écorce cérébrales peuvent se suppléer dans le cas de lésions limitées d'un seul hémisphère.

3" Les fibres convergentes ou descendantes sont plus intéressantes au point de vue médical. Elles sont entremêlées aux fibres d'association et aux fibres commissurales, et se dirigent en convergeant vers l'isthme de l'encéphale ; un certain nombre d'entre elles descendent vers la protubérance, le bulbe et la moelle; d'autres s'arrêtent dans les ganglions

centraux. Elles constituent la couronne rayonnante.

Meynei't a démontré l'existence d'un faisceau de fibres situé à la partie externe du pédoQcale cérébral et qui provien

tig. 45. Tracés dès principales coupes cérébrales indiquées dans la thèse inaugurale de M. A. Pitres, d'après M. Richer.

Le3 hémisphères cérébraux ayant été séparés l'un de l'autre et dépouillés de la pie-mÈre, on pratiquera les coupes verticales suivantes, parallèlement au sillon de Ralando :

AA. Coupe préfrontale, à cinq centimètres en avant du sillon de Rolando. BB. Coupe pédiculo -frontale, au niveau des pieds des circonvolutions frontales.

ce. Coupe frontale, sur la circonvolution frontale ascendante. DD. Coupe pariétale, sur la circonvolution pariétale ascendante. EE. Coupe pédiculo -pariétale, sur le pied des lobules pariétaux. FF. Coupe occipitale, Il un centimètre en avant de la scissure perpendiculaire externe.

directement du centre ovale sans s'être arrêté dans les ganglions centraux. Ce faisceau, dit faisceau sensitif (1), provient de la région postérieure du cerveau, du lobe occipital et de la partie postérieure des lobes temporo-sphénoïdal et pariétal.

i. G. Ballet, Recherches anatomiques et cliniques sur le faisceau sensitif et les troubles de la sensibilité dans les lésions du cerveau, th. 1881.

Mais ces fibres postérieures ne sont pas les seules qui se rendent directement au pédoncule cérébral ; de toutes les régions

Fin. 46. Coupe préfrontale. — 1,2, 3, première, deuxième et troisième circonvoluUous frontales ; — 4, circonvolutions orbitaires ; — 5, circonvolutions delà face interne du lobe frontal ; — 6, faisceaux préfrontaux du centre ovale.

de l'écorce partent des fibres qui ont la même destination et qui se placent d'autant plus en dedans dans le pédoncule

Fif/. 47. Coufie pildiculo-fronlali; — i, 2,3, première, deuxième et troisième circonvolutions frontales; —4, extrémité antérieure du lobule do l'insula ; — 5, extrémité postérieure des circonvolutions orbitaires ; — G, faisceau pédiculofrontal supérieur ; — 7, faisceau pédiculo-frontal moyen ; — 8, faisceau pédiculofronlal inférieur ; — 9, faisceau orbitaire ; — 10, corps calleux ; — II, noyau caudé ; — 12, capsule interne ; — 13, noyau lenticulaire.

qu'elles proviennent de circonvolutions plus antérieures. Il résulte de l'existence de ces fibres directes que lorsque le centre ovale est détruit dans une région déterminée, la lésion produit des troubles analogues à ceux qui seraient produits

Fig. 48. Coupe frontale. — 1, Circonvolulion frontale ascendante ; — 2, lobule de l'insula ; — 3, circonvolution sphénoïdale ; — 4, faisceau frontal supt'rieiir ; — 5, faisceau frontal moyen ; — 6. faisceau frontal inférieur; — 7, faisceau sphénoïdal— 8, corps calleux; — 9, noyau eau dé ; — 10, couche opliijue ; — il, capsule inter.ie ; — 12, noyau lenticulaire ; — 13, capsule externe ; — 14, avantmur.

par une lésion de l'écorce dans la région correspondante : on peut en un mot déterminer des localisations dans le centre ovale, correspondant aux localisations de l'écorce (Pitres), Bon nombre d'observations démontrent aujourd'hui ce rôle des lésions du centre ovale ; il est donc important de savoir désigner exactement leur siège. Cette désignation est rendue possible par les études de M. Pitres (1).

1. A. Pitres, Recherches sur les lestons du centra ovale des hémisphères ce'rebraux étudiés au point de vue de localisations, th. 1877.

Le procédé de M. Pitres consiste à pratiquer une série de coupes transversales de l'hémisphère [Fig. 45) parallèlement à la direction des circonvolutions ascendantes.La première coupe, coupe pré frontale (A A, fig. 36), passe en avant de la branche

Fifj. 49. Coupe pariétale. — 1, circonvolution pariétale ascendante; — 2, lobule de l'insula; — 3, lobe sphénoïdal ; — 4, faisceau pariétal supérieur : — 5, faisceau pariétal moyen ; — 6, faisceau pariétal inférieur; — 'V, faisceau sphénoïdal ; — 8. corps calleux ; — 9, noyau caudé ; — 10, couche optique ; — 11, capsule interne; — 12, noyau lenticulaire ; — 13, capsule externe; — 14, avant-mur

antérieure de la scissure de Sylvius; elle divise obliquement de bas en haut et d'arrière en avant les trois circonvolutions frontales dont on aperçoit distinctement la surface de section sur la figure 46. La deuxième coupe, coupe pèdiculo- frontale CB B, fg. 45), divise, en suivant la direction de la branche verticale de la scissure de Sylvius, le pied des trois circonvolutions frontales, dont la surface de section est encore plus distincte que sur la coupe précédente [Fig. 47). La troisième coupe, coupe frontale (C C, {ig. 45), divise la circonvolution frontale ascendante suivant son axe longitudinal; la surface de

section de cette circonvolution est divisée artificiellement sur la figure 48 en trois segments, qui correspondent aux pédicules

Ficj. 50. Coupe pédîculo-parictale . — 1, lobule pariétal siipépieur ; — 2, lobule pariétal inférieur ; — 3, loliule sphénoïdal ; — 4, faisceau pariétal supérieur: — 5, faisceau pariétal inférieur ; — 6, faisceau sphénoïdal ; — 7, corps calleui ; — 8 et 10, noyau caudé ; — 9, couche optique.

des trois circonvolutions, et qui permettent de déterminer plus exactement le siège d'une lésion qui porte, soit sur la partie supérieure, soit sur la partie moyenne, soit sur la partie infé-

Fig. 51. — Coupe occipitale. — 1, circonvolutions occipitales ; — 2, faisceaux occipitaux du centre ovale.

rieure. La quatrième coupe, coupe pariétale (D D, fig. 45), divise de la même manière la circonvolution pariétale ascendante, et on peut la diviser artificiellement en plusieurs faisceaux {Fig. 49). La cinquième coupe, coupe pédiculo-

Fig. 52. (d'après de Boyer (1). — Lésion du centre ovale coupant le pied du pédicule de la troisième circonvolution frontale.

pariétale (E E, fig. 45), passe en arrière de la portion descendante de la scissure interpariétale; elle divise la partie antérieure des lobules pariétaux supérieur et inférieur (i'^e^r. 50). La sixième coupe, coupe occipitale (F F, fig. 45), passe à 1 centimètre en avant de la scissure occipitale externe; elle nous montre {Fig. 51) la surface de section des circonvolutions occipitales.

Ce procédé d'étude permet d'utiliser les lésions du centre ovale pour la localisation des fonctions des hémisphères, et fie démontrer que la destruction des faisceaux blancs détermine les mêmes troubles que la destruction des parties grises périphériques d'où elles émanent : par exemple sur la

1. De Boyer, Èludi: topographi'iue sur les lésions corticales; 1879, p. 105.

rtgmv »\\î oiupruutôoà la thôso do Hovor. v>ii voit uno lésion t\\n ooupo le» juhUouIo ilo la troisiômo ciiTonvolution frontnlo t^t qui avait lUMonuino Taphasio, tout oommo l'aurait fait la <U\itruotivM\ do Pôooivo do la luômo oiivonvolution.

C<:>s t>nn»Oîi pouvont ouooro ôtro utilisoos pour l'otudo des d«;\«ônôratlous j^ocouvlairos dos tibi\>s Manohos consôoutivos HV»\ lôsion.s dostructivos do récoiT©, ot i|ui so niontront sous la fvHMUO do traîuôos d'un gris jaune, analogues à collos quo IVu tivuve dans los mémos oiivonstanoos sur les podonoulos oôivbrîiux ot sur los pvramidos antoriouros.

Oommo nous l'avons romari)uo los tibros blanches néos do rèooivo oompi^^nnont ; a) dos tibros d'association, b) dos tibros Ovmuuissuralos, o> des tibuxs divorgontos.Cos dornioros formtMil oUos-mon>os plusioui's givupes : a) des fhisceatuv directs ou pèi1o>iCMhiÙYSyi\m so ivndout diroetomont dans le podoncuio, tni passant par la capsule iutorno ; d'autres faisceaux se terminent : b) dans le noyau caudo, c) dans le noyau lenticulaire, d) dvHnsla ovniolie v^ptique.

l\ est nèwssaiiv d'étudier maintenant la topographie de ces divomvs jvvrtios désignées sous le nom collectif de not/muv

§ (î. — Sojfatuv gris tv«/r<nu\ — Couche optiqtu',

i}orps striés.

>\0U5? {VYOUS déj.\ Yu quo la couche optique forn\o la paroi latérale iljii tivisiomo ventricule, où elle so présente sous la forme d'une niasse ovoïde, do coloralion grisâtre, l e noyau intra-Youtriculairt) du corps strié a déjà été décrit avec la

Firj, 53 'fl'aprfes lluffucnin). — f^nhdma d'unn coupn tranitversale et verticale di: (hfrrdfphi'ie. — NC, noyau caudA; — CO, couche opli([ue ; — NL, noyau Iciiticiilaire avnc ses trois segments ; — AM, avanl-inui-; — CE, capsule cxlcrno ; — Cf, capsule interne; — PP. pied du pf'-donculc céri'ljral ; — CA, corne d'Ammon; — NI, insula de Fteii; — FI, fibres allant au pf'donciile et venant du noyau lenticulaire : — FC, fibres venant du novau caudi'; et allant au pi'doncnle; — FS. libres allant du noyau lenticulaire au lobe spliénoïdal ; — FN, nbr( s allant de la péripbérie au novaii lentir^ulairc ; — FK, fibres allant de la périplicrie au noyau candé; 'IT. fiLn» allani de la périphérie il la couche optique; — FD, libres allant directement de la péri)iliéri(; au pédoncule cérél)ral.

grise aussi, mais d'une teinte plus sombre, tirant sur le brun, qui présente une extrémité antérieure renflée ou tête et une extrémité postérieure effilée ou queue; il décrit une courbe à ■concavité inférieure, dans laquelle se place la couche optique. Le noyau extra-ventriculaire du corps strié, ou noyau lenticulaire, est placé en dehors dans la masse du centre ovale ; sa forme et son aspect méritent une description détaillée; mais nous pouvons dire tout de suite qu'à sa partie inféro-antérieure, il se confond avec la tête du noyau caudé, tandis qu'en arrière, il est séparé de ce noyau et de la couche optique par un épais tractus blanc qui n'est autre que la capsule interne.

Telle est la disposition générale des noyaux gris centraux ; mais entrons dans le détail.

Si l'on pratique une coupe transversale du cerveau suivant un plan vertical KE passant entre les origines des branches antérieure et verticale de la scissure de Sylvius (C) {Fig. 54), c'est-à-dire à 4 centimètres environ de l'extrémité antérieure du cerveau, on entame légèrement la partie antérieure du noyau intra-ventriculaire du corps strié. Une autre coupe RH parallèle à la première, et faite suivant un plan vertical passant par l'extrémité postérieure du sillon de Rolando, passe sur la limite postérieure du lobule de l'insula, et laisse un peu en avant d'elle l'extrémité postérieure de la couche optique. Ces deux coupes parallèles sont distantes de près de 7 centimètres.

On aura les limites approximatives de la masse des noyaux gris centraux, et ses rapports avec la surface du cerveau, si on remarque qu'elle ne dépasse pas en haut un plan horizontal NM passant à environ 35 millimètres au-dessous de la convexité des hémisphères. Car la face supérieure du corps calleux vers son milieu est en moyenne à 35 millimètres au-dessous de cette convexité, et il a encore plusieurs millimètres d'épaisseur au point où il est le plus mince.

Pour étudier les rapports spéciaux de chacun des ganglions centraux, il faut pratiquer des coupes du cerveau dans divers sens.

Considérons d'abord des coupes vertico-transversales de' l'hémisphère.

F/7. 54. — Topographie cranio-cérébrale. — B,bi'egma; — C, point qui correspond ;i l'cxti-émité citerne de la suture coronale ; — L, lambda correspondant îi la sdsiure perpendiculaire externe; — S, scissure de Sylvius ; — RR, sillon de Kolando : II, son extrémité antérieure à 3 centimètres environ en arrière de l'extrémité externe de la suture coronale; — R', son extrémité postéi'ieure à iô millimètres en arrière dubregma; — AA, plan alvéolo-condylien ; — OM, plan auriculo-bregmali'iue ; — liL, plan passant par le diamètre Iransverse frontal minimum et le lambda; — KE, section passant les 2 plis de la Se circonvolution frontale, au point G qui correspond à l'extrémité externe de la suture coronale, et ( fflourant la tète du noyau caudé; — R'II, section passant par l'extrémité postél icurc du sillon de Rolando et en arrière de la limite postérieure de la couche optique ; — NM, plan horizontal passant par la face supérieure du corps calleux et au-dessus des noyaux gris.

Sur une première coupe faite à 45 millimètres en arrière de l'extrémité antérieure du cerveau, on voit vers la ligne médiane, au-dessous de la coupe du ventricule, la surface de

section de la tête du noyau intra-ventriculaire du corps strié ; elle est elliptique, à grand axe dirigé de haut en bas et de dehors en dedans. En dehors, on trouve la surface de section de la partie antérieure du noyau extra- ventriculaire, dont la limite externe forme une ligne convexe en dehors. Sur cette coupe, on voit que les deux noyaux du corps strié sont sensiblement continus en bas, et reliés presque jusqu'en haut par des tractus gris qui traversent la partie antérieure de la capsule interne. — L'avant-mur, dont la section se présente sous la foi^me d'une ligne courbe à convexité externe, dépasse peu en haut et en bas le noyau extra-ventriculaire.

Sur une seconde coupe faite à 1 centimètre en arrière, au niveau de la commissure blanche antérieure, la section du noyau intra-ventriculaire s'aplatit contre la paroi externe du ventricule et devient moins volumineuse. Elle est nettement séparée par une bandelette blanche, la capsule interne du noyau extra-ventriculaire, dont la section se voit en dehors et en bas, sous la forme d'un triangle à base externe et convexe, et à sommet interne arrivant à 3 millimètres environ de la paroi ventriculaire. L'avant-raur est représenté par la ligne courbe séparée de la base du triangle par une ligne blanche, la capsule externe.

Une troisième coupe faite encore à I centimètre en arrière est à peu près semblable à la précédente; mais les trois segments du noyau extra-ventriculaire, qui étaient à peine apparents tout à l'heure, sont devenus très distincts par leur coloration. La couche optique commence à apparaître.

Enfin, sur une quatrième coupe faite encore 1 centimètre plus loin, on voit la section du corps du noyau intra-ventriculaire représentée par une petite surface grise jCirculairej appliquée contre la paroi du ventricule latéral. Au-dessous, on trouve la couche optique qui fait saillie dans la cavité du troisième ventricule : sa section est figurée par une surface ovalaire

de couleur grise. En dehors de la capsule intei'ne, le noyau extra-ventriculaire û'est plus représenté que par une série de stries grises transversales formant une ligne courbe à convexité externe large de 2 ou 3 millimètres. La coupe de l'avant -mur a encore son aspect ordinaire .

Si l'on pratique encore en arriére des coupes, même très minces, on voit que le noyau extra-ventriculaire et l'avantniur sont épuisés ; on ne trouve plus que la surface de section de la couche optique qui conserve sa forme et son aspect, et celle de la queue du noyau extra-ventriculaire qui s'amincit et se déjette de plus en plus en dehors. Quand on arrive à 11 centimètres de l'extrémité antérieure du cerveau, on ne trouve plus trace de noyaux gris.

Examinons maintenant des coupes horizontales : — Sur une première coupe faite à 4 centimètres environ au-dessous de la convexité des hémisphères, on voit^en dehors du ventricule, la surface de section du noyau intra-ventriculaire qui a été entamé dans une grande partie de sa longueur; il va en s'amincissant d'avant en arrière, en même temps qu'il se déjette en dehors.

Une autre coupe faite à 5 millimètres au-dessous de la première montre la section des deux extrémités du noyau intraventriculaire; l'antérieure représentée par une surface elliptique à grand axe dirigé d'avant en arriére et de dehors en dedans ; la postérieure est figurée par une petite surface circulaire, grise, accolée aussi à la paroi externe du ventricule. En dehors du pied de la couronne rayonnante, on voit une série longitudinale de tractas gris transversaux, qui représente la partie supérieure du noyau extra-ventriculaire.

Ces coupes montrent la configuration et les rapports du noyau intra-ventriculairCj qui fortne une courbe à convexité

supérieure, et dépasse en haut les deux autres ganglions. Suivant la hauteur de la section, il peut être entamé, soit dans sa partie moyenne ou convexe, soit dans ses deux extrémités.

Sur d'autres coupes horizontales faites dans la scissure de Sjlvius ou un peu au-dessus, on voit encore, en avant et en arriére, les surfaces de section des deux extrémités du noyau intra-ventriculaire ; mais entre ces deux surfaces (et par conséquent au-dessous de la concavité de ce noyau), sont venues se placer deux autres masses grises. L'une antérieure, située en arrière et un peu en dehors de la tête du noj-au caudé, dont elle est séparée par une couche de substance blanche, la capsule interne, présente la forme d'un triangle à sommet tourné en dedans, et à base convexe regardant on dehors vers l'insula. Ce noyau, qui présente trois segments longitudinaux de coloration différente, est la portion éxtraventriculaire du corps strié, bordée en dehors successivement par une lame blanche, la capsule externe, et une lame grise, l'avant-mur, qui suivent absolument la direction de la base du triangle.

En arrière et en dedans du noyau extra-ventriculaire, en avant et en dedans de la queue du noyau caudé, on voit la coupe ovalaire de la couche optique qui fait saillie dans le troisième ventricule.

Si on fait de nouvelles coupes plus inférieures, on voit que la couche optique disparaît la première. Le noyau extra-ventriculaire s'aplatit de dehors en dedans, et se réunit en avant à la tête du noyau intra-ventriculaire par des tractus gris, épais et serrés, de sorte que les deux noj^aux du corps strié deviennent à peu prés continus.

Sur ces deux séries de coupes Iransverso -verticales et horizontales, on voit que la limite externe du noyau extra-ventriculaire et Tavant-mur se présentent toujours sous le même aspect : deux lignes courbes parallèles, à convexité externe.

regardant vers l'insula. Sur les doupes horizontales, les courbes sont plus allongées. On peut conclure de là que la surface externe du noyau extra-ventriculaire est convexe et a la forme d'un segment d'ovoïde à grand axe antéro-posté-

Fig.Lô. — Coupe longiludinale et vei'ticale de Vhe'misphiire gauche. — NL, coupe de la partie la plus externe du noyau lenticulaire; — CE, cercle blanc représentant la coupe de la capsule externe; — AM, cercle gris représentant la coupe de l'avant-mur.

rieur; elle est recouverte par une sorte de calotte de substance grise de même étendue et de même forme, Vavant-mur, doublée d'une couche de substance blanche qui constitue la capsule externe (1).

On se rend bien compte de cette disposition en faisant une autre série de coupes vertico-longitudinales. Sur une première coupe externe, faite de telle sorte que la partie la plus saillante du lobule de l'insula soit seule enlevée, on voit audessus de la scissure de Sylvius une plaque grise, ovalaire, à grand axe dirigé d'avant en arrière, et entourée de deux zones concentriques, l'une interne blanche, l'autre externe

\. Nous n'insisterons pas davantage sin- l'avanl-mur et la capsule externe dont les \i-Mov.i n'ont pas encore pu être niiscs en rapport avec un trouble déterminé.

grise. Ces deux zones représentent la coupe de la calotte grise doublée de blanc qui recouvre la surface externe du noyau extra-ventriculaire, dont la partie la plus convexe est. seule entamée, et est représentée sur la coupe par la surface grise elliptique centrale {Fig. 55).

Les coupes suivantes, parallèles à celle-ci, montrent bien aussi la forme, du noyau extra-ventriculaire et ses rapports.

Sur une coupe faite à 1 ou 3 millimètres en dedans de celle que nous venons de décrire, on trouve seulement la surface de section du noyau extra-ventriculaire dans sa partie la plus étendue; elle est représentée par une surface grise irrégulièrement ovoïde ou plutôt réniforme, car on remarque sur son bord inférieur une échancrure assez considérable. Au-dessous de cette surface, et séparée d'elle par un cordon blanc, on voit une ligne grise concave en haut, c'est la section de la portion réfléchie de l'avant-mur. Si on continue à faire des coupes en se rapprochant de la ligne médiane, on voit encore la section du corps strié extra-ventriculaire; mais elle se rétrécit peu à peu, devient à peu près circulaire, et elle s'unit en avant à la téte du noyau caudé par des tractus gris épais et serrés. En arriére, on trouve la couche optique, qui en est séparée par la capsule interne.

C'est au niveau de la commissure blanche antérieure que le noyau extra-ventriculaire paraît se rapprocher le plus de la paroi du ventricule. A Sou 4 millimètres en dehors de cette paroi, il n'est plus représenté que par une petite surface pisiforme d'un gris jaunâtre.

Si on rapproche les trois séries ie coupes que nous venons de décrire, on remarquera :

1" Que dans les deux premières, la section du noyau extraventriculaire dans sa région moj'enne se présente sous la forme d'un triangle à base externe convexe et à sommet interne ;

2"' Que sur la coupe horizontale le côté interne et postérieur du triangle est beaucoup plus long.

3°. Sur les coupes vertico-longitudinales, les surfaces de section irrégulièrement ovoïdes de ce même noyau vont en décroissant à mesure qu'on se rapproche de la ligne médiane ;

Fig. 56. — Rapports des ganglions centraux isolés par leur face externe (hémisphère gauche). — NC, noyau caudé ; — NL, noyau lenticulaire; — CO, couche opti(jue.

4° Sur toutes les coupes, les deux noyaux du corps strié sont à peu près continus en avant et en bas.

On peut conclure de là que le noyau extra-ventriculaire, dit aussi lenticulaire, n'a pas rigoureusement la forme qu'on lui attribue d'ordinaire. C'est une sorte de pyramide irrégulière, à base externe convexe regardant vers l'insula, et à sommet interne dii-igé en même temps un peu en avant et en bas vers la commissure blanche. Cette pyramide est comme enveloppée, sauf en avant, où elle touche la tête du noyau caudé, dans une sorte de cornet de substance blanche dont la demi-circonférence supérieure constitue la capsule interne.

On peut se convaincre de la réalité de cette disposition en disséquant les noyaux gris par leur face externe {Fig. 56). L'isolement est asseK facile sur toute la face externe du

noyau extra-ventriculaire ; et quelquefois on voit ce noyau séparé, pour ainsi dire spontanément, delà capsule externe par un épanchement sanguin qui s'est produit, comme le fait remarquer M. Charcot, dans une sorte de cavité virtuelle, et probablement sans occasionner la déchirure d'aucune fibre nerveuse. Il est remarquable,, en effet, que tant que l'hémorrhagie n'a pas dépassé les limites de la face externe du noyau extra-ventriculaire et déchiré la capsule interne, la paralysie peut guérir. — Sur tous les autres points, la dissection est absolument artificielle, et il est impossible de séparer les noyaux gris des masses blanches qui les entourent sans entamer sur quelques points la substance des uns ou des autres. Cependant, en procédant avec soin, on peut arriver à faire une préparation qui montre bien les rapports et les dimensions relatives des trois noyaux gris, et confirmer les résultats donnés par les coupes {Fig. 56) :

Le noyau intra-ventriculaire forme un arc à convexité supérieure, et se dirige d'avant en arrière et de dedans en dehors, de sorte que la queue s'éloigne de la ligne médiane. Il présente une extrémité antérieure renflée, un peu aplatie de dedans en dehors et de haut en bas, et une extrémité postérieure effilée et à peu prés cylindrique. Il mesure d'avant eu arrière environ 67 millimétrés ; il dépasse les deux autres noyaux en avant, en arriére et en haut. Sous sa concavité et en arriére, se loge la couche optique constituée par un noj au ovoïde, à grand axe antéro-postérieur de 3 centimètres 1/2 de long en moyenne, et saillant dans le \entricule.

En dehors, on voit le noyau extra-ventriculaire, dont la limite supérieure arrive à peu près au niveau de la concavité du noyau caudé, dont il touche la tète en avant. Il a près de 5 centimètres de long, de sorte que son extrémité postérieure dépasse en arrière la partie moyenne de la couche optique, dont il recouvre plus de la moitié antérieure. Il forme, avons-nous

dit, une pyramide entourée de substance blanche, dont le sommet se dirige vers la commissure blanche dans l'angle formé par la tète renflée du noyau caudé et la partie antérieure de la couche optique.

Nous avons insisté longuement pour bien faire comprendre

Fifj. 57. — Face interne de Vliémixph'-re droit. — AM, coupo horizontale de Flechsig; — XY, coupe oblique de Brissaud.

la forme et les rapports des noyaux gris centraux; mais dans a pratique des autopsies, et pour la localisation des lésions anatomiques, il suffît en général de la coupe proposée par M. Flechsig et modifiée par M. Brissaud (1). Cette coupe diise transversalement l'hémisphère suivant un axe oblique passant en arriére par la pointe du lobe occipital et un peu au-dessus de la pointe du lobe frontal {Fig. 57).

Cette coupe permet de voir {Fig. 58) la disposition générale des noyaux gris et de la capsule interne avec ses deux segments antérieur et postérieur, et son genou ; elle comprend l'espace virtuel extra-lenticulaire, et elle permet de voir la plupart des lésions intra-hémisphériques.

i. Brissaud, Renhtrchei analomiques et physiologiques sur il contracture permanente des héjniplt'fjiques ; th. lnHO.

Passons maintenant à l'étude isolée de chacune de ces parties.

Le noyau caudé, dont nous avons étudié les rapports avec les autres ganglions centraux, et qui fait saillie dans la cavité

SUS de la scissure de Sylviusi.

«, seginenl antérieui- delà capsule interne; — b, genou de la capsule; — c. segment postérieur de la capsule; — 1, 6, noyau caudé; — 2, novau lenticulaire; à, avant-mur; — 4, capsule externe; —5, couche optique.

du ventricule latéral, n'est séparé en avant de son congénère que par la longueur de la commissure blanche antérieure. Le septum lucidum est placé entre la tête des deux noyaux symétriques, qui sont recouverts à ce niveau par le genou du corps

calleux ; il est, comme la couche optique, situé ea dedans de la capsule interne.

F«(/, 59 (d'après Mevncrt), — Coupe horizontale de l'hémisphère gauche du cerveau du cercocéijus cinomolrjus. — F, extrémité frontale; — 0, région occipitale; — FS, scissure de Svlvius; — L, insula de lleil ; - Cl. avanl-mur; — 1, corps calleux: — S. sepïum liicidum; — C«, commissure antérieure ; — A, corne d'Ammori; — V, corne antérieure du ventricule latéral; — Vp, corne postérieure de ce ventricule ; — Vm, Vw, troisième ventricule, ou ventricule moyen ; — Cwi, commissure fjriseou movennc; — Kp, aqueduc de Sylvius; — LI, LU, LUI, serments du novau lenticuiaire ; — Ne, tète du noyau caudc; — Nff. queue du noyau caudé; — Yh, ré;,'ion de la couclic optique située en avant des corps genouillés; — TA, pulviuar de la couche optique; — Q«, tubercules quadrijuineaux; —0/, corps Kciouillé interne; — i'tc', corps genouillé externe; — l. pied du pédoncule cérébral ; — Om, faisceaux médullaires venant du lobe occipital au pulvinar, et aux corps genouillés; — )is, Bi, pied du pédoncule cérébral.

. Le noyau caudé est constitué par une substance grise assez homogène qui contient : a) de grosses cellules multipolaires pigmentées et contenant un ou plusieurs noyaux ; h) des cellules plus petites, multipolaires aussi, mais comme les précédentes

Fig. t)0 (d'après M. Sappcy). — Section médiane de l'encéphale; ventricule moyen; — ], bulbe rachidien; — 2, protubérance anrmlalre; — 3, pédoncule cérébral; — 4. arbre do vie du lobe médian du cervelet; — 5, aqueduc de Sylvhis ; — 6, valvule de Vicusscns ; — 7, tubercules quadrijumeaux ; — 8, g-lande piiiéale ; — 9, son pédoncule inférieur; — 10, son pédoncule supérieur; — 11, partie moyenne de la feule cérébrale; — 12, face supérieure de la couche optique;

— 13, sa face interne, formant l'une des parois du ventricule moyen; — 13, commissure grise; — 14, toile choroïdiennc ; — 15, tige pituitaire ; l(j, corps pituitaire; — 17, corps cendré; — 18, tubercule mamillaire représentant l'anneau inférieur d'un huit de chifTre qui se continue par ses deux branches supérieures ponctuées d'une part, avec le pilier antérieur, de l'autre, avec la racine de ce pilier; — ]9, lamelle ])erforée médiane ou iuterpédonculaire: — 20, nerf moteur oculaire commun; — 21, nerf optique; — 22, commissure antérieure du cerveau;

— 23, trou de Alonro; — 24, coupe du trigone cérébral; — 25, cloison transparente;— 2(3, corps calleux; — 27, son cxirémité postérieure ou bourrelet; — 28, son exlr(;mité antérieure ou genou; -- 29, circonvolutions de la face interne de l'hémisphère.

sans prolongement axile ; c) d'autres éléments cellulaires nerveux très petits qui, d'après Meynert, donneraient naissance à des fibres qui se rendraient dans le pédoncule cérébral, et d'autres qui, après avoir suivi le même trajet, se recourberaient au niveau de la protubérance, pour se rendre au

cervelet. La névroglie du noyau caudé ne diffère pas de celle de la substance grise des circonvolutions. Le noyau caudé reçoit des fibres du centre ovale et de la racine olfactive moyenne (Meynert) ; et il en part d'autres qui forment

Fig. Gl (d'après Jlcynert). —1,2, 3, noyau lenticulaire; — B, portion basilaire du noyau caudé : — In, insula de Rcil ; — K, substance blanche inlcrincdiaire îl 1 insula et à l'ccorcc irrisc de l'insula; — A.M, avant-mur; — cap. ex., capsule eiterric; — cap. in,, capsule- interne ; — EA, commissure antérieure; — nerf optique; — A, commissure antérieure; — G, pilier descendant de la voûte; — V, substance grise du troisième ventricule; — GGL et CO/i', parties interne et externes do la couche optique; — Ne, noyau caudé ; — F, fibres émanées du lapetum; — Yl, fibres émanées des deux seg-inenls inler:ic3 du noyau lenticulaire.

une couche qui s'entre-croise avec le feuillet de la couronne rayonnante de la couche optique, et qui se rend dans le pédoncule cérébral.

Les fonctions du noyau caudé sont inconnues : il est souvent le siège de destructions partielles qui, jusqu'à présent, n'ont pas pu être mises en rapport avec des troubles fonctionnels observés pendant la vie. Ses lésions ne s'accompagnent des troubles moteurs ou sensitifs que lorsqu'elles atteignent la cap-

suie interne dans les régions qui contiennent soit les fibres motrices, soit les fibres sensitives.

Le noyau lenticulaire se confond, comme nous l'avons vu, en avant et en bas avec la tête du noyau caudé ; plus en arriére, il en est séparé par la capsule interne, en dehors de laquelle il se trouve. En dehors il est séparé de la capsule externe par l'espace virtuel dont nous avons signalé l'importance. Sur la coupe transverso-longitudinale, dite de Flechsig, on voit que ce noyau est divisé longitudinaleraent en trois segments : a), un segment interne qui forme le sommet du cône et d'une coloration jaune pâle ; h) un segment moyen plus coloré, etc), un segment externe plus étendu et plus foncé. Ces segments que l'on peut trouver au nombre de quatre ou cinq sur les coupes inférieures (1), sont séparés par des lames médullaires verticales (Huguenin),qui paraissent pénétrer le noyau par en haut, et provenir de la couronne rayonnante. En outre, les segments du noyau lenticulaire sont parcourus transversalement par des faisceaux transversaux qui se continuent vers le pédoncule cérébral ; ces faisceaux transversaux sont moins nombreux dans le segment externe que dans les deux segments internes. C'est à ces faisceaux blancs que ces deux segments doivent leur coloration plus claire {Fig. 61).

La substance grise du noyau lenticulaire est en tout analogue à celle qui constitue le corps strié. Le noyau reçoit des fibres blanches du centre ovale, pénétrant par la face inférieure et par la face supéro-interne ; et il en émane d'autres qui se dirigent vers le pédoncule ; quelques-unes, analogues à celles du noj^au caudé, se rendraient au cervelet, en suivant le même trajet.

Les fonctions du noyau lenticulaire ne sont pas plus connues que celles du noyau caudé ; on lui a fait jouer un rôle dans les

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