Archives de Neui-ologie, l. III, 1882, p
fonctious motrices ; mais les lésions du coi'ps strié n'apportent des troubles que lorsqu'elles atteignent la portion motrice de la capsule interne.
Les physiologistes s'entendent pour admettre que les corps striés, considérés dans leur ensemble, ont des fonctions motrices ; Serres les considérait comme le centre des mouvements abdominaux; Magendie y avait cru trouver un centre des mouvements de recul. Les expériences de M. Nothnagel, faites sur des lapins, ont montré que la destruction des noyaux lenticulaires est suivie de la perte des mouvements volontaires ; et ce résultat est confirmé par les expériences de MM. Carville et Duret. Mais en ce qui concerne l'homme, on peut dire que les lésions destructives qui sont exactement limitées soit au noyau lenticulaire, soit au noj^au caudé, ne s'accompagnent d'aucun trouble important. Les foyers hémorrhagiques, pour peu qu'ils soient volumineux, déterminent par compression de la capsule interne des troubles fonctionnels, variables suivant le volume de l'épancheraent et suivant son siège. Lorsque la compression agit surtout en avant, on peut observer des troubles moteurs portant sur la lace et sur les membres ; si elle se produit en arrière, on pourra trouver de l'hémianesthésie, avec hémiparésie et hémichorée.
La couche optique est située comme le noyau caudé en deians la capsule interne, qui la sépare de la partie postérieure du noyau lenticulaire. Sa face supérieure convexe est recouverte dans .sa moitié interne par la toile choroïdienne, qui la sépare de la voûte à trois piliers ; sa moitié externe forme une partie de la paroi inférieure du ventricule latéral et est recouverte par le plexus choroïde. En avant, on y voit le corpus alhum subrolundum,oii .se terminent les fibres du pilier antérieur de la voûte. Les deux tiers antérieurs de la face interne, c' est- k-
dire toute la partie de cette face qui est en avant de la commissure blanche postérieure, forme la paroi latérale eu ventricule moyen. Le tiers postérieur, situé en arrière de la commissure, est indirectement en contact avec les tubercules quadrijumeaux.
Elle est séparée de la face précédente par une crête blanchâtre qui n"est autre chose que le pédoncule antérieur de la glande pinéale qui marque la limite de l'orifice supérieur du troisième ventricule. Ce pédoncule (habena) se continue jusqu'au pilier antérieur du trigone,et il contribue à former le trou de Monro avec l'extrémité antérieure de la couche optique. Un peu en avant du milieu de la face interne, on voit l'insertion de la commissure grise, qui réunit les deux couches optiques en traversant le troisième ventricule. Cette commissure, avons-nous dit, manque très souvent ; il est d'ailleurs impossible, jusqu'à présent, de lui assigner une fonction quelconque en s'appuyant sur autre chose que sur une hypothèse.
La face externe de la couche optique répond, dans une petite étendue, à la partie inféro-interue du noyau caudé; dans tout le reste, elle est en rapport avec la partie postérieure de la capsule interne qui la sépare du noyau lenticulaire. Quant à la face inférieure, elle adhère intimement à la face supérieure du pédoncule cérébral qui en reçoit un grand nombre de fibres, h' extrémité antérieure forme le bord postérieur du trou de Monro, fermé en avant sur la concavité du pilier antérieur de la voûte. L'extrémité postérieure, renûce, a reçu le nom de pulvinar. Elle est contournée par le ventricule latéral et elle fait partie de la paroi supérieure de la corne sphénoïdale. A la partie inférieure de cette extrémité, on voit deux renflements, les corps genou illés, sur lesquels nous reviendrons.
On ne rencontre guère^ dans la couche optique, que des
cellules fusifonnes assez volumineuses; les petites cellules que l'on rencontre dans les autres ganglions semblent y faire défaut (Huguenin). Ces cellules constituent un certain nombre
Fiff. 62 ^'d'après M. Huguenin). — Radiations de la couche optique, a, couche optique; — h, corps strié; — c, voûte à trois piliers; —d. tubercule ; k les quadrijumeaux ; — /', corne postérieure du ventricule latéral; — g, corne d'Arnmon; — A, h, racine antérieure du tlialamus ; — i, i, radiations latérales; — k, k, radiations optiques de Gratiolet.
de groupes plus ou moins faciles à limiter, parmi lesquels il faut citer tout d'abord le noyau rouge de Stilling, situé à la
partie postéro-interne et qui reçoit les fibres du pédoncule cérébelleux supérieur. Un autre noyau, situé à la partie inférieure de la région moyenne de la couche optique, a reçu, de M. Luys.le nom de noyau médian, il recevrait la plus grande partie des fibres sensitives du pédoncule cérébral. M. Luys décrit, en outre, dans la couche optique, trois autres centres : a) un antérieu7\ centre olfactif qui recevrait les fibres du nerf olfactif par l'intermédiaire du ténia semi-circulaire ; &) un moyen, centre optique, situé assez près en arrière du précédent, et qui recevrait un faisceau de fibres provenant des corps genouillés ; c) un centre postérieur ou auditif.
La couche optique reçoit du centre ovale un grand nombre de fibres blanches qui offrent une disposition rayonnée et qui pénétrent par les faces externe et inférieure. Elles donnent naissance à des fibres descendantes qui se rendent, les unes, dans la moelle par l'intermédiaire de l'étage supérieur du pédoncule cérébral ; d'autres se rendent par les pédoncules cérébelleux supérieurs dans le cervelet ; d'autres enfin, par les corps genouillés, se rendent dans l'œil par la bandelette optique et le chiasma.
On a voulu faire, de la couche optique, le centre général des diverses sensibilités; mais les données de la clinique et de l'anatomie pathologique sont en désaccord avec ces vues.
Les fonctions des couches optiques sont encore fort mal connues. M. Luys, après avoir construit une structure et des connexions hypothétiques de ces masses, en déduit une physiologie purement théorique. D'après cet auteur, il faudrait distinguer : un noyau antérieur, en rapport avec la réception et l'élaboration des sensations olfactives; un noyau moyen, en rapport avec l'élaboration des fonctions visuelles ; un noyau médian, centre des impressions de la sensibilité générale ; et enfin un noyau postérieur, destiné à la réception des impressions acoustiques Les expériences de M.Fournié faites
à l'aide d'injections interstitielles paraît avoir déterminé des troubles de la sensibilité ; mais l'auteur convient lui-même que le procédé d'expérimentation n'est pas à l'abri de tout reproche; il faut compter en effet avec l'action à distance du liquide
F if]. 63. (d'après Hugiicain). — Fiives de la couronne rayonnante du corps ^Irij' préparnes par leur face interne. — a. Couche optique; — 6. Corps strié (noyau caudé); — c. Piliers antérieurs; — d. Corps mamillaire; — /'. Commissure antérieure : — (j. Coupe de!a protubéraiice ; — /(. Glande pinéale : — i. Coupe de la corne d'Ammon ; — i-. Diverticulum postérieur du ventricule latéral; — II. Substance grise corticale; — oo. Couronne rayonnante du corps strié; — p. Bandelette cornée.
injecté. D'ailleurs M. Nothnagel, en injectant une très petite quantité d'acide chrumique, n'a jamais observé de troubles sensitifs nettement caractérisés, mais seulement des troubles moteurs peu démonstratifs. L'opinion de Meynert, qui considère la couche optique comme le centre réflexe des mouvements inconscients n'est basée ni sur l'expérimentation ni sur l'observation anatomo-clinique, mais seulement sur des considérations anatomiques.
Dans l'état actuel de nos connaissances, les données anatomo-cliniques ne permettent pas de diagnostiquer avec certitude une lésion limitée de la couche optique (1). Il semble que
Fig. 64. (d'après Poyille et Huguenin). — Couronne rayonnante du noyau lenticulaire mise à nu par sa face externe. — A. Écorce de l'insula de Reil recouvrant la face externe du noyau lenticulaire; — bb. Cette écorce sectionnée et enlevée de façon à mettre à nu les fibres de la couronne rayonnante du uoyau lenti -ulaire.
c'est surtout par compression des parties voisines que les foyers hémorrhagiques déterminent des troubles variables de la motilité ou de la sensibilité suivant leur siège.
Les corps genouillés, dépendances de la couche optique, sont au nombre de deux de chaque côté; l'un, le corps, genouillé interne et antérieur est situé dans l'espace compris entre les bras des tubercules cérébraux en bas et la couche optique au-dessus. Le corps genouillé externe et postérieur est situé sur le pulvinar, un peu en arrière du précédent. Tous deux fournissent des fibres à la bandelette optique. Tous deux sont reliés à l'écorce cérébrale par des faisceaux blancs qui se rendent vers le lobe occipital ; d'autre part, le corps
1. Nothnagel, Traité clinique du diagnostic des maladies de tençéphale base' sur l'étude des localisations, Irad. Kéraval, 1885. — I^afTorgue. — Élude sur les rapports des lésiotis de la couche optique avec l'kémianesthésie d'origine cérébrale, th. 1877.
genouillé interne est en connexion avec le tubercule quadriju-
Pig. fô. (d'après Brissaud). — Coupe oblique transversale de l'hémisphère droit : — Capsule interne. — a. segment antérieur. — b. genou. — c. segment postérieur.
meau antérieur, et le corps genouillé interne avec le tubercule quadrijumeau postérieur (Mejnert.)
§ 7. — Capsule interne.
La capsule interne est constituée par le système des fibres convergentes qui, parties de tous les points de l'éccrce, se diri-
gent vers le pédoncule cérébral. Mais ces fibres directes, qui sur une dissection grossière se présentent sous la forme d'une couronne rayonnante, dont les rayons émergent de l'intervalle compris entre le noyau lenticulaire d'une part et la couche
Fig. 66. — Face externe de V hémisphère droit. — R. Ramollissement cortical de la 3e frontale. — 1, scissure de Sylvius; — 2, sillon de Uolando ; — 3, scissure inlerpariétale ; — 4, scissure parallèle; — 5, scissure perpendiculaire externe.
PI, première circonvolution frontale; — P2, deuxième circonvolution frontale; — F3, troisième circonvolution frontale; — Fa, circonvolution frontale ascendante; — Pa, circonvolution pariétale ascendante; — Ps, lobule pariétal supérieur; — l'i, lobule pariétal inférieur;— Pc, lobule du pli courbe;— Tl, première circonvolution temporale; — T2, deuxième circonvolution temporale ; — T3,troisième circonvolution temporale; — 01, première circonvolution occipitale (1).
optique et le noyau caudé, d'autre part, ne sont pas les seules qui constituent la capsule interne ; les noyaux gris qui la limitent lui fournissent aussi un certain nombre de faisceaux. Les fibres qui viennent du noyau caudé et de la couche optique restent en dedans et au-dessus des fibres directes et des fibres lenticulaires, et elles contribuent à former l'étage supérieur des pédoncules cérébraux.
Nous avons vu par ce qui précède que la capsule interne se
1. Celte figure ainsi que les suivantes qui sont relatives h des lésions cérébrales ou médullaires, sont la reproduction de croquis faits à l'amphithéâtre.
Fig. 67. — Face inférieure du mésocéphale. — 1, pédoncule cérébral; — 2 protubérance annulaire; —3, pyramide antérieure ; — 4, olive ; — 5, corps res, tiforme : — D. dégénération secondaire de la région interne du nid ou pédon-cule (même cas que la figure 66).
Fi(j. 08. — Fane externe de L' lirimisphère droit. — 11. Plaque de ramolllssoment - 1, acisHUPf! de Sylvius; —2, sillon de Rolando ; — 3, scissure inlerpariétale; -4, scissure paralféle ; — 5, scissure perpendiculaire externe.
F, première circonvolution frontale; — V2, deuxième circonvolution frontale ; —
F3, troisième circonvolution frontale; — Pa, circonvolution frontale ascendante; — Pa, circonvolution pariétale ascendante ; — Ps, lobule pariétal supérieur ; — Pi. lobule pariétal inférieur ; — Pc, lobule du pli courbe; — Tl, première circonvolution Icmporale; — T2, deuxième circonvolution temporale ; — T3, troisième circonvolution temporale ; — 01, première circonvolution occipitale ; — 02, deuxième circonvolution occipitale; — 03, troisième circonvolution occipitale.
présente sur une coupe horizontale sous la forme d'un angle ouvert en dehors ; et on peut la diviser en deux segments, un segment antérieur ou lenticulo-strié, oblique
Fig. 69. — Face inférieure du mésocéphale. — l, pédoncule cérébral; — 2 protubérance annulaire; — 3, pyramide antérieure; — 4, olive; — 5, corps restiforme; — D, Faisceau de dé génération secondaire dans la région interne du pédoncule (même cas que la figure 68.)
en dedans et en arrière, et un segment postérieur ou lenticulo-optique, plus long, oblique en arrière et en dehors. Ces deux segments sont réunis au niveau du sommet de l'angle par une partie qui a reçu le nom de genou delà capsule 65).
La masse blanche du centre ovale, avons nous dit, peut être divisée en segments correspondant aux parties de l'écorce qui peuvent être distinguées, sinon fonctionnellement au moins
morphologiquement. La même division a sa raison d'être dans la capsule interne.
Comme pour le centre ovale, cette correspondance entre les
Fig. 70. Fig. 71.
Fig. 70. — Hémisphère' droit. Coupe de Flechsig. — a, segment antérieur de la capsule interne; — 6, genou de la capsule; — c, segment postérieur de la capsule ; — 1, 6, noyau caudé; — 2, noyau lenticulaire ; — 3, avant-mur ; — 4, capsule externe : — 5, couche optique ; — H, foyer hémorrhagique ancien dans le segment antérieup de la capsule interne.
Fig. 71 (.Même cas). — Face inférieure du me'socéphale. — 1. pédoncule cérébral; — 2, protubérance; — 3, pyramide antérieure; — 4, olive; — 5, corps restiforme ; — D, Faisceau de dégenération secondaire dans la région interne du pédoncule.
régions de l'écorce et les segments de la capsule peuvent être établies non seulement par l'étude clinique, mais surtout par l'étude anatomique des dégénérations secondaires. En effet, nous voyons que la dégénération secondaire du faisceau in-
terne du pédoncule peut être produite aussi bien par une lésion du segment antérieur delà capsule {Fig. 10 et 71), que par une lésion des circonvolutions frontales {Fig. 66, 67, 68, 69).
Fig. 72. . Fig. 73.
Fig. 72 et 73. — (d'après Brissaud). — Coupe transver,;o-oblique de l'hémliphAre gauche. — A, tête du noyau caudé; — B, couche optique ; — G, segment antérieur de la capsule interne ; — faisceau dégénéré du genou pouvant être suivi h la partie externe du faisceau interne du pédoncule ; — E, segment postérieur de la capsule interne.
La dégénération du faisceau dit géniculé peut être produite soit par une lésion siégeant sur le genou de la capsule {Fig. 72, 73), ou par une lésion coupant la partie inférieure des circonvolutions ascendantes {Fig. 76,77). La dégénération du faisceau mo3''en du pédoncule, du faisceau dit pyramidal, peut être le résultat soit d'une lésion de la moitié antérieure du segment postérieur de la capsule {Fig. 78, 79), soit par une lésion
Fig. 74. — Face externe de l'hémisphère gauche. — 1, scissure de Sylvius ;
— 2, sillon de Rolando ; — 3, scissure interpariétale; — 4, scissure parallèle ; — 5, scissure perpendiculaire externe.
F 1, première circonvolution frontale ; — F2, deuxième circonvolution frontale ;
— F3 troisième circonvolution frontale ; — Fa, circonvolution frontale ascendante ; — Pa, circonvolution pariétale ascendante; — Ps, lobule pariétal supérieur ; — Pi, lobule pariétal inférieur; — Pc, lobule du pied courbe; — Tl, première circonvolution temporale; — T2, deuxième circonvolution temporale;
— T3, Troisième circonvolution temporale ; — 01, première circonvolution occipitale ; — 02, deuxième circonvolution occipitale.
Fig. lît.dnt-me cas). Face inférieure du mi'soc('phalc . — U. Dégénéralioii pédonculaipe.
des deux circonvolutions ascendantes a leur partie supérieure (J^'e^'. 74, 75). Enfin la dégénération de la moitié interne du
faisceau externe du pédoncule peut être la conséquence soit
Fig. 16. — Face externe de l'hémisphère droit. — R, plaque de ramollissement ; — 1, scissure de Sylvius ; — 2, sillon de Rolando ; — 3, scissure iulerpariétale ; — 4, scissure parallèle; — 5, scissure perpendiculaire externe. — Fl, premère circonvolution frontale ; — F2, deuxième circonvolution frontale; — F3, troisième circonvolution frontale. — Fa, circonvolution frontale ascendante ; — Pa, circonvolution pariétale ascendante ; — Ps, lobule pariétal supérieur; — Pi, lobule pariétal inférieur ; — Pc, lobule du pli courbe ; — Tl, première circonvolution temporale ;— T2, deuxième circonvolution temporale; — T3, troisième circonvolution temporale; — 01, première circonvolution occipitale; — 02, deuxième circonvolution occipitale; — 03, troisième circonvolution occipitale.
d'une lésiondutiersmoyendusegmentpostérieur de la capsule {Fig. 9)2, 83), soit d'une lésion de la partie inférieure delà pariétale ascendante, {Fig. 80, 8l),
Nous voyons ainsi que le segment antérieur de la capsule interne, le genou et les deux tiers antérieurs du segment postérieur contiennent des fibres venues des régions motrices. Le tiers postérieur du segment postérieur contient les fibres provenant de la région postérieure del'écorce, et plus particulièrement en rapport avec la sensibilité. Cette région de la capsule
a reçu le nom de carrefour sensitif, et ses lésions déterminent une hémianesthésie sensitivo-sensorielle (1).
Fig. n. — Face inférieure du mésoce'phale. — 1. pédoncule cérébral ; — 2, protubérance; — 3, — pyramide antérieure ; — 4, oUve ; — 5, corps restiforiue ; — D, faisceau de dé^énéralion secondaire de la région moyenne du pédoncule pouvant être suivi clans la pyramide (même cas que la figure 76.)
Les recherches entreprises par la méthode anatomo-clinique nous montrent que les lésions des deux tiers antérieurs de la capsule interne déterminent des troubles de la motilité, qui sont permanents, et s'accompagnent de contracture et de dégénération secondaire si la lésion est définitivement destructive. Lorsque cette région est seulement irritée au lieu d'être détruite, il eu résulte des troubles spéciaux de la motilité, soit l'hémichorée, soit l'hémiathétose, caractérisée par l'impossibilité de maintenir les doigts et les orteils dans une position fixe (Hamraond). Ces variétés de troubles de coordination peuvent précéder l'hémiplégie qui guérit (hémichorée prsehémi-
' 1. Raymond, Elude analomique, plij/.nolorji/{ue et clinioue sur l'hdmkhon'.c, themianeslhésie el les iremùkmenls .vjrnplornaliques, th. 1876.
plégique), mais plus souvent ils lui succèdent (héraichorée post-hémiplégique).
Les lésions du tiers postérieur de la capsule interne détermi-
Fig. 78 Fig- 79
Fig. 78-. — lléwisphùre droit. Coupe dn Flcchsig. — a, Segment antérieur de la capsule interne ; — (/, genou de la capsule ; — c, segment postérieur de la capsule : — 1,6, noyau caudé ; — 2, noyau lenticulaire ; — 3, avant-mur ; — 4, capsule externe ; — 5, couche optique ; — R, foyer de ramollissement comprenant une partie du genou et du segment postérieur de le capsule interne.
Fig. 79 (Même cas). — Face inftfrieure du mésocépliale. — 1, pédoncule cérébral ; — 2, protubérance ; — 3, pyramide anlérie\ire; — 4, olive ; — 5, corps restiforme; — D, dégénération du faisceau moyen du pédoncule se continuant dans la pyramide.
nent des troubles sensitifs ; une liémianesthésie sensitivo-sensorielle généralisée, en tout analogue à l'iiémianesthésie des hystériques. Dans certains cas où la destruction n'est pas complète, on observe, au lieu d'une héraianesthésie, une hémi-
dysesthésie que l'on peut regarder comme un phénomène analogue au point de vue de son mode de production à l'hémichovée [Fig.84,8h).
Fig. 80. — Face externe de l'hémisphère droit. — R, plaque de ramollisseiiient : — 1, scissure de Sylvius ; — 2, sillon de Rolando ; — 3, scissure interpariélale ; — 4, scissure parallèle ; — 5, scissure perpendiculaire exleruc. Fl , première circonvolution fronlale ; — F2, deuxième circonvolution frontale ;
— F3, troisième circonvolution frontale ; — Fa, circonvolution fronlale ascendante ;
— Pa, circonvolution pariétale ascendante;- — Ps, lobule pariétal supérieur ; — Pi, lobule pariétal inférieur; — Pc, lobule du pli courbe; — Tl, première circonvolution temporale ; — T2, deuxième circonvolution temporale: — T3, troisième circouvolution temporale ; — 01, première circonvolution occipitale ; — 02, deuxième circonvolution occipitale ; — 03, troisième circonvolution occipitale.
Il convient de dire que la physiologie expérimentale concorde sur quelques-uns de ces points avec les résultats de laméthode anatomo-clinique : (Veyssiére, Carville et Duret); la figure 86 représente en effet une destruction expérimentale de la partie postérieure de la capsule, ayant déterminé une liémianesthése.
Un des points les plus controversés de la question de l'hémianesthésie d'origine cérébrale est la question des troubles visuels ; s'accompagne-t-elle d'amblyopie (rétrécissement con-
centrique avec achromatopsie) ou d'hémianopsie du côté correspondant à l'hémiplégie ?
Une études détaillée de cette question (1) nous a conduit aux conclusions suivantes :
« Le seul trouble visuel observé jusqu'ici chez les hystéri-
Fig. 81 (.Même cas que la figure 80). — D, dégénération secondaire du pédoncule k la limite du faisceau moyen et du faisceau externe du pédoncule cérébral correspondant.
ques hémianesthésiques est l'amblyopie avec rétrécissement concentrique du champ visuel siégeant du même côté que les troubles de la sensibilité cutanée.
« L'hémianopsie se rencontre assez fréquemment chez des sujets atteints d'autres troubles d'origine cérébrale, aphasie, hémiplégie, hémichrée, hémianesthésie. Mais, à défaut d'autopsie, ces associations ne prouvent pas péremptoirement l'origine cérébrale du trouble visuel.
l.Ch. Fér^, Contribution à l'étude des troubles fonctionnels de la vision par lésions cérébrales ; 1882. — Trois autopsies pour servir à la localisation cérébrale des troubles visuels {Arch. de Neurologie ; mars 1885).
« Toutefois, il existe quelques faits anatomiques, qui joints aux faits expérimentaux permettent d'affirmer l'existence d'une hémianopsie d'origine corticale, dont la localisation, qui n'est
Pig- 82. Fig. 83.
Fig. 82. — Coupe horizontale de r/iifmiaphih-e gauche avec un ancien foyer héniorrhagique coupant la partie postérieure de la capsule interne.
FigAZ. — 1, pédoncule cérébral gauche dégénéré dans ses trois quarts internes 'Dj ; — 2, protubérance ; — 3, pyramide gauche dégénérée ; — 4, olive ; — 5, faisceau latéral.
point nettement établie, paraît cependant se trouver dans la région du lobule pariétal inférieur,
« L'existence de l'amblyopie d'origine cérébrale est nettement établie par des faits cliniques et anatomo-pathologiques. Elle reconnaît ordinairement pour cause, une lésion de la région du carrefour sensitif.
« L'amblyopie d'origine cérébrale s'accompagne toujours de roubles au moins limités de la sensibilité cutanée. L'anesthésie
Fig. 84. Fig. 85.
Fig. 84. - Hémiplégie gauche améliorée, contracture intermittente, hémicfiorée hémidysesthésie, (thèse, p. 50). — Coupe de Flechsig. — a, segment antérieur de la capsule interne ; — Ij, genou de la capsule ; — c, segment postérieur de la capsule; — 1, 6, noyau caudé ; — 2, noyau lenticulaire ; — 3, avant-mur ; — 4, capsule externe ; — 5, couche optique; — F, foyer hémorrhagique.
Fig. 85 (Même cas). — Coupe pédiculb-pariétale de Pitres. — 1, lobule pariétal supérieur ; — 2, lobule par'étal inférieur ; — 3, lobule spliénoïdal: — 4, faisceau pariétal supérieur. — 5, faisceau pariétal inférieur. — 6, faisceau spliénoïdal ; — 7, corps calleux ; — 8, 10, noyau caudé ; — 9, couche optique ; — F, foyer hémorrhagique.
OU la djsesthésie peut être limitée aux téguments de l'œil.
« L'hémianopsie cérébrale peut présenter à peu près les mêmes associations symptomatiques ; toutefois tandis que l'hémianopsie pure s'associe assez fréquemment à l'aphasie;
l'amblj'opie s'associe rarement à l'aphasie, et s'accompagne ordinairement de troubles de la sensibilité. « Dans certains cas, l'hémianesthésie peut être remplacée
Fig. 86 (d'après Carvillo et Durel) Coupe transversale d'un cerveau de chien, au niveau des tubercules mamillaires. — 00, couches optiques ; — SS, noyaux caudés; — LL, noyaux lenticulaires; — PP^ région postérieure ou lenticulooptic[ue de la capsule interne; — AA, corne d'Ammon; — œ, section de la partie postérieure ou lenticulo-opticfue de la capsule interne déterminant l'hémianesthésie.
FiV/. 87 'd'après Veys.-siiîrc, Carville et Duret). Coupe transversale d'un cerveau de clden, cinq millimHres en avant du chiasma des nerfs optiques; — SS, les deux noyaux caudés du corps strié; — L, noyau lenticulaire; — PP, capsule interne; — .x, section de la région antérieure ou lenticulo-slriéc delà capsule interne produisant l'hémiplégie du côté opposé du corps, sans aneslhésie.
aussi bien chez les hystériques que dans certains cas de lésions
cérébrales, par une héraidysesthésie, s'accompagnant des mêmes troubles de la vision que l'hémianesthésie.
« Il existe, en relation avec les lésions cérébrales, un autre trouble de la vision qui résulte de la combinaison du rétrécissement concentrique et de l'hémianopsie. Ce trouble, qui s'accompagne toujours d'autres troubles delà sensibilité, paraît déterminé par une lésion siégeant du côté opposé vers le carrefour sensitif et comprimant le corps genouillé et la bandelette optique ».
La capsule interne comprend en somme : 1" des fibres directes ; 2° des fibres du centre ovale qui se rendent au corps strié ; 3° des fibres du centre ovale qui se rendent à la couche optique ; 4° des fibres du centre ovale, qui se rendent au noyau lenticulaire {Fig. 63 et 64) ; 5° des fibres du corps strié, qui se rendent au pédoncule; 6° des fibres du noyau lenticulaire, qui vont aussi au pédoncule ; 7° des fibres de la couche optique, qui vont à la calotte ; 8° et enfin un faisceau qui de la couronne rayonnante se dirige, à travers la partie postérieure de la concile optique, vers le locus niger (Meynert)