‹ Traite elémentaire d'anatomie médicale du système nerveuxChapitre 26 sur 47 · Ch. Féré. — Le tic de Salaam [Progrès médical · texte numérisé non relu

Ch. Féré. — Le tic de Salaam [Progrès médical

forme du pneumogastrique, passe entre ce ganglion et la branche externe du spinal, se dirige en bas et en avant vers la grande corne de l'os hyoïde, glissant entre la carotide et la jugulaire internes, et en avant de la carotide externe. Dans ce parcours, il est recouvert par les muscles styloïdiens et le ventre postérieur du digastrique, A ce niveau, il devient superficiel et n'est plus séparé des téguments que par le muscle sterno-cléido-mastoïdien. Vers la grande corne de l'os hyoïde, l'hypoglosse se porte directement en avant, sur le côté de la langue, en passant sur la partie inférieure de la face externe du muscle hyoglosse, puis entre le mylo-hyoïdien et le génioglosse, dans lequel il se termine.

Dans son trajat l'hypoglosse présente plusieurs anastomoses : 1° Avec le pneumogastrique au niveau du ganglion plexiforme ; 2° avec le ganglion cervical supérieur du grand sympathique ; 3° avec l'anse des deux premiers nerfs cervicaux, qui envoient plusieurs filets à l'hypoglosse, au niveau du ganglion plexiforme.

Le grand hypoglosse fournit des branches collatérales qui sont :

1° La branche descendante, qui se sépare du tronc du nerf au moment où il croise la carotide et prend une direction transversale. Elle paraît provenir des anastomoses que les deux premières paires cervicales envoient à l'hypoglosse. Elle se porte obliquement en bas et en avant, en croisant la partie supérieure de la carotide externe ; puis, arrivée au bord externe du corps thyroïde, elle se recourbe en formant une anse à concavité supérieure et s'anastomose avec une branche descendante interne du plexus cervical, avec laquelle elle forme une anse complète. De la convexité de cette anse partent des

rameaux destinés aux muscles omo-hyoïdiea, sterno-hyoïdien, sterno-thyroïdien.

2° Le nevf du thyro-hyoïdien qui naît au niveau du bord postérieur du muscle hyoglosse. Le muscle thyro-hyoïdien est le seul des muscles sous-hyoïdiens qui soit animé directement par le facial.

3" Le nerf du g énio -hyoïdien qui naît au moment où l'hj'poglosse croise le muscle hyoglosse.

4° Les nerfs de Vhyoglosse et du slyloglosse, qui sont constitués par des filets très grêles, fournis par l'hypoglosse au moment où ce nerf pénétre dans l'épaisseur du génioglosse. Les rameaux destinés au styloglosse offrent un trajet rétrograde, et peuvent être suivis jusque près de l'apophyse styloïde. Quelques-uns de ces filets s'anastomosent avec le nerf lingual, mais ils n'ont aucune connexion soit avec le glosso-pharyngien, : soit avec le facial.

Les branches terminales de l'hypoglosse s'épuisent dans le ; génio-glosse et dans les muscles propres de la langue.

La distribution du nerf grand hypoglosse peut faire prévoir que c'est un nerf spécialement moteur. Cependant il présente ■ quelquefois une racine postérieure avec un petit ganglion ; il j jouit d'ailleurs d'une sensibilité récurrente qu'il doit à ses anas- \ tomoses avec les nerfs cervicaux. Lorsque l'hypoglosse est coupé sur un animal, la langue pend entre les dents et est mordue, sans que l'animal qui est resté sensible à la douleur il; puisse la retirer de dessous les arcades dentaires. La motilité i de la langue est sous la dépendance des branches terminales de l'hypoglosse ; ses branches collatérales animent les muscles • ?ou3-hyoïdiens.

On a décrit quelques cas de spasmes des muscles animés

par l'hypoglosse (Fleury, Vallin) ; mais ces convulsions dépendent plutôt en général d'un état uévropathique que d'une lésion locale du nerf. Quant à la paralysie de l'hypoglosse, elle fait partie de l'hémiplégie vulgaire. La diplégie de l'hypoglosse, avec atrophie de la langue, constitue un des symptômes de la paralysie labio-glosso-laryngée, et elle est due à l'atrophie des •cellules motrices du noyau bulbaire de ce muscle.

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