‹ Traite elémentaire d'anatomie médicale du système nerveuxChapitre 29 sur 47 · N.AX · texte numérisé non relu

N.AX

brachial Qutajié interne, et envoie un rameau à l'ar-

ticuJation radio-carpienne.

"ÎLe nerf musculo-cutané est en somme musculaire dans la portion brachialèj èVcùfàné' dans la por- / tion anti-brachiale. Dans la paralysie de'cé'^ûeïf^ on observe une anesthésie doiit lé siège peiit'se dé- ' duire de sa distributiofil'; én' outi^é'' les muscles flécHisseurs propii-éi dé ' l'avant-bras sont impuissants ; là flexion se produit ericbre cépeiidant parle long éUpiriateur qui imprime au membre une attitude

spéciale.

Fig. l8Gn^Ncrfs superficiels de la face ankrieure du membre supérieur (d'après illeilzniann). — N N S C, nerf sns-'claviculaire ; — N A X, nerf axîllaire ; — y G, veiae céphaliqne ; — N Q Bf Ej nerf cutané brachial externe; — V B, veine i^asilicjne ; — V M, veine mi'diane ; — N R E X T, nerf cutané radial externe.

Le nerf médian provient des ^ trois dernières paires cervicales et de la première paire dorsale JFig. 183); il naît du plexus" par deuxracines, entre lesquelles passe l'artère axillaire.il suit le bord du coraco-i)rachial au-devant de l'artère humérale, puis le bord interne — f du biceps qui le recouvre chez les sujets bien musclés, et arrive au pli du coude, où on le trouve en dedans du tendon de ce'^nrascle sur les fibres du brachial antérieur. A la partie supérieure du bras, l'artère humérale est située en de -

dans du nerf; à la partie moyenne, le nerf la croise en passant au-devant d'elle; au niveau du pli du coude, le nerf passe n.s. sd en dedans, recouvert par i' ex- m. oel pansion aponévrotique du biceps. Il se place entre les deux faisceaux d'insertion du r ■ , rond* pronateur, au-dessous duquel il pénètre pour (arriver entre Je flécliisseuc surperficiel et le fléchisseur profond dont il suit l'interstice.

Au niveau du poignet, on k trouve vers le bord interne du tendon du grand palmaire; il s'engage en dehors du fléchisseur sublime, ilpasse sous le ligament antérieur du carpe au-devant des tendons des flé-

j.a.ij.M

chisseurs des doigts. Arrivé

dans la paume de la main, il s'élargit au-devant des tendons des fléchisseurs et de l'arcade palmaire superficielle, et se divise en deux branches qui donnent des ra-

Fi!)- 187. — A>r/!r de la face postérieure du merahre supérieur. — N S C, nerf susacapulaivc ; — N D E L, deltoïde ; — N A X, nerf axillairc ; — M T lî I, muscle triceps ; — N R A D, nerf radial ; — R C, rameau cutané du radial; — N I N TE X T, nerf interossoax externe ; — N R, R Dor, rameau dorsal du nerf radial ;— N U R Dor, nerf nlnalre dorsal.

ff. Dcr.

- '.rjjosi/iïr uh

-TïïîTdbf

.eq

Kl xuBibàm 'iiSra. si uA

fil Tl/i-

89b ennol-

Zrf£9flïJ57 89b ^i:

-79VCTI) eislâ ?.

" Pigf 188 (d'après Erb^. — Points d'élection pour l'excitalion électrique de Id facè antérieure du membre supérieur. — 1, longue portion du triceps; — 2, vaste interne ; — 3, nerf cubital ; — 4, mu scies cubitaux ; — 5, muscle fléchisseur commun profond des doigts; — 6, muscle fléchisseur des deuxième et troisième

doigts; — 7, muscles fléchisseurs de l'indox et de l'iuiriculairo ; — 8, nerf cubital ;

— 9, muscle palmaire cutané ; — 10, muscle abducteur du petit doigt; — 11, muscle court lléchisseur du petit doigt ; — 12, muscle opposant du petit doigt; — 13, muscles lombricaux; — 14, moitié antérieure du deltoïde:— 15, nerf musculoeutaué ; — 16, biceps brachial; — 17, brachial antérieur; — 18, nerf médian; — 19, loug supiuateur; —20, rond pronateur; — 21, flécliisseur profond; — 22, fléchisseur superficiel; — r 23, long fléchisseur du pouce; —24, nerf médian;

— 25, muscle court abducteur du pouce ; — 26, opposant du pouce; — 27, court fléchisseur du pouce; —26, adducteur du pouce.

meaux aux muscles de la main et les nerfs collatéraux palmaires des doigts. Dans son trajet au bras et àl'avant-bras, le médian peut être excité, électriquement {Fig. 188, 18, 24), ou mécaniquement chez quelques sujets^hyperexcitables {Fig

189, M). "^iVM^ e

Au bra^, le nerf médian ne présenta ^Vne anastomose avec le musculo-cutané, et qui paraît^van^ tahxôt du musculocutané, tantôt du médian. — * j^j

A l'avant-bras, il fournit de nombreuses trenches collatérales : 1° Le nerf du rond pronateur , qui sé'sépare au niveau deTépitrochlée, se porte à la partie supérieure de ce muscle, et envoie quelques filets à l'articulation du coude. — 2° Les rameaux musculaires superficiels, destinés/à la partie inférieure du rond pronateur, au grand et au petit palmaires, au fléchisseur superficiel, se détachent ■au^nivéau de l'articulation du coude. — 3° Les rameaux musculaires profonds innervent le fléchisseur propre dû pouce et les deux faisceaux externes du fléchisseur profond. —^4° Le rierf inter osseux, ou du carré pronateur , naît au même niveau que les précédents, s'applique sur la /ace antérieure du ligament interosseux, descend avec l'artère interosseuse, entre le fléchisseur profond et le fléchisseur propre du pouce, auxquels il donne des filets, passe sous le carré pronateur auquel il fournit des rameaux qui pénétrent par sa face postérieure. Quelques filets traversent le ligament interosseux à sa pai'tie inférieure, et vont à la partie postérieure de l'articulation radio-carpienne, — 5» Le fierf cutané palmaire naît du médian a deux ou trois

2 l'ïsrr' -/'D'rL+jîiJ'-

court abducteur du pouco ;

centimètres au-dessus du poignet ; il traverse l'aponévrose, passe en avant du ligament annulaire d,u carpe, et se divise en, filets qui se ramifient dans la peau de l'éminence thénar et de la partie moyenne et supérieure de la paume de la main.,

A la main, le médian se divise en deux branches terminales :

l'une interne, l'autre externe.

La branche interne se divise en deux rameaux, la branche externe en quatre, de sorte qu'il existe en tout six rameaux terminaux ; le plus externe va aux muscles de l'éminence thénar, les cinq autres forment les nerfs collatéraux palmaires des doigts. - 1» La hr anche de l'éminence thénar est la seule des branches terminales du médian qui soit exclusivement destinée aux muscles; elle anime ie court fléchisseur, le court abducteur et l'opposant du pç)uçev T— 2° Le nerf collatéral externe du pouce se porte en

'-^^'■■'"'Fifj. 189 (d'après MM. Charcot et Richerj. Quelques points moteurs de la face antérieure du bras , de l'avant-bras et de la main. — M, nerf médian; — 1, muscle rond pronuteur ; — 2, grand palmaire ; — 3, petit palmaire; — 4, fléchisseur des doigts;— 5, fléchisseur propre du pouce; — 6, court abducteur du petit doigt; — 7, court fléchisseur du petit doigt; — 8, 9, opposant du pouce.

bas et en dehors, au bord externe de la face antérieure du pouce et au niveau de la dernière phalange, se divise en un rameau dorsal qui se perd dans le derme sous-unguéal, et en un rameau palmaire qui se ramifie dans 1^ peau de la pulpe. — 3° Le nerf collatéral interne du pouce, moins considérable que l'externe, se porte au-devant du premier espace interosseux, sur le côté interne du pouce^ où il se termine aussi en un rameau dorsal et un rameau . polmaire;. — 4" Le nerf collatéral externe de Vindex naît ^ouvent d'un tronc commun avec le précédent. Il se dirige en 4vant du premier espace interosseux, en dehors du premiér lombriçal qu'il anime; il passe ensuite au côté externe de la façe antérieure de l'index, à l'extrémité duquel il se termine cômme les précédents. Au niveau de la première phalange, il dodne un rameau dorsal qui s'anastomose avec le collatéral dorsal du radial. — 5° Le tronc commun des collatéraux 'interne^ de Vindex et externe du médius se dirige en avant , du deuxième espace interosseux en dehors du sècond lonabrical qu'il anime, et se divise à la partie moyenne de l'espace en deux rameaux destinés l'un au côté intQrne . de l'index,* l'autre au côté externe du médius, et qui, au niveau de la phalangette, se divisent en deux filets qui se distribuent comme les précédents. — 6° Le tronc commun des collatéraux interne du médAus et externe de l'annulaire passé en avant du troisième espace interosseux, anime le troisième' lombrical , et se termine comme le précédent. En somme tous les nerfs collatéraux des doigts fournis par le médian ont une distribution à peu prés identique ; il faut remarquer pourtant que ceux du médius et de l'annulaire fournissent sd,uy,ent^ J^^^^^ région

dorsale. ~^ (-||Jmi

L'excitation du médian donne lieu à la pronatién ^ivec flexion de la main sur l'avant-bras, flexion des doigts, /complète pour l'index et le médius, incomplète pour l'annulairo et le petit

doigt, et opposition du pouce avec flexion de la phalange. {Fig. 190 et 191.)

Les lésions destructives du nerf médian entraînent la paralysie des muscles de la région antérieure de lavant-bras, sauf le cubital antérieur et les deux faisceaux internes du fléchis^' seur profond qui! sont animés parle radial; des muscles de

\Fig. 190 et 191 — Gi^iffe médiane (d'après Charcot et Richer).

l'éminence thénar sauf l'adducteur, et enfin des deux premiers lombricaux ; la flexion de la deuxième phalange sur la pre-mière ne se fait plus (fléchisseur superficiel), pas plus que celle de la troisième suç la seconde, sur l'indicateur et le médius (fléchisseur profond). La pronation de la main ne se fait plus qu'imparfaitement par le long supinateur ; la flexion de la main sur l'avant -bras ne se fait plus que parle cubital antérieur qui produit surtout une, adduction. L'opposition du pouce est, impossible ; ce doigt est attiré en dedans par l'adducteur qui l'applique contre l'index, et enfin, il regarde en avant comme ■ les autres doigts, j ■.,.■■.,.>:-.. r^-^j ,i-

Les troublés Âè l'^sensibilité'Soiit Variables ; ils peuvent'' etrei^ nuls en raison de la variété des anastomoses du nerf médian,in comme dans le bas de M. Richet. , ,

4" Nerf cubital

97B aouoq ub flu

'IXJ9?

naît des sQ^iixèmQ ^\}' hmiièi^^

paires cerncales et de k pre-^iuifl« j^o« W i^^^i^ mière dorsale ; il sort du plexus \ ^ '

brachial par un tronc qui . lui estcommun avec le brachial cutané interne et la racine interne du nerf médian, auquel il çst d'abord accolé. D'abord, situ^ en ^edan^ de l'artère humérale, !il l'abandonne, et se dirige en ari^ére/' le long de l'aponévrose intei^usculairè interne, sur le vaste intërhé, pénètre dans ce muscle, et continue à se, porter en arrière, pour aller se placer, derrière le coude, dans la gouttière qui sépare l'épitrochlée de l'olécràne.où il peut être excité mécaniquement {Fig. 192). Il

Wk A

jjbijii

ai

I change ensuite de direction poui* : se porter en avant, à la partie i antérieure et interne de l'avant- j ^ /i,

^jj'irm-tiÉrbo

Fig. 192 (dai^rèa MM. Gharcot et Ri- ■ cher'). — Quelques points moteurs de la ' face poMrieure du bras, de l'avant-bras et la main. — R, nerf radial ; — C, nerf imitai; — 1, muscle lonç supinatcur ; — , i, premier radial externe, — 3, deuxième P' radial externe ; — 4, extenseur des doigts ; — cubital postérieur ; — 6, extenseur propre 1 petit doigt ; — 7, extenseur propre de .index; — S, rarneau commun à rextensour propre de l'index et au long abducteur du > ponce :— 9, long abducteur du pouce ; —

"0, court extenseur dupouce; — 11, long extenseur du pouce; — 12, iulerosseux.

' bras, où on le voit descendre entre le fléchisseur profond et le I 'Cubital antérieur, en dedans de l'artère cubitale jusqu'à la paume de la main, où il pénètre avec l'artère cubitale, par ( une gaîne particulière située en dedans de l'os pisiforme. Sitôt après avoir traversé le ligament annulaire, il se divise en deux branches. xui.'ib/

Au bras, le cubital ne fournit aucune t(ranche. A r avant-bras, il donne :

1° Des filets articulaires qui naissent dans la gouttière épitrochléonne, et vont à la partie interne de l'articulation du coude.

2° Le nerf du fléchisseur jpro fond des doigts qui anime les deux faisceaux internes de ce - muscle, tandis que les deux faisceaux externes sont;aniniés par le médian.

3° Les nerfs du cubital antérieur qui pénètrent dans le muscle à difi"érentes hauteurs. ' .

4° Le rameau de V artère cubitale qvà longe cette artère, et donne un filet cju'i' traverse l'aponévrose pour aller s'anastomoser avec un filet du brachial cutané interne.

5° La branche dorsale, interne de la main forme un tronc ■ assez considérable ; aussi èst-elle quelquefois considérée comme une branche terminale. Elle se sépare du cubital un peu audessous de la partie moyenne dè l'ayant^Jiras, se porte eu bas, , en arrière et en dedans, se place entre le cubitus et le tendon i du cubital antérieur dont elle croise la direction. Au niveau) de l'articulation du poignet, elle donne une anastomose am cutané interne, et se diyise; en deux ràmeaux : l'un, interne^ " qui longe le bord interné du premier métatarsien et du petit doigt, et constitue le collatéral interne dorsal du petit doigt; l'autre, externe, plus considérable, donne un filet externe qui s'anastomose avec un filet du radial, puis, après avoir longé le quatrième espace interosseux, se divise en deux rameaux qui se subdivisent pour former, d'après les anciens auteurs : a) le

collatéral externe da petit doigt; b) le collatéral interne de X annulaire ; c) le collatéral ejcterne àu. même àoigt -yd) et enfin le collatéral dorsal externe du médius. Mais les rocherches auatomiques de M. Richelot, corroborées par. un certain nombre de faits cliniques, montrent que, sur le dos de la main, le cubital ne fournit que les collatéraux dorsaux du petit doigt et un filet pour la partie interne de la-face dorsale de la première phalange de l'annulaire. /^.r/u]- '--jr/r'^- .*

On décrit deux branches terminales du ner'f cubital, l'une supei'ficielle, l'autre profonde: .+© .smtoèldoo'ftiqà

1° La branche palmaire superficielle se divise en deux.

Fif/. 193. Ner^t profonds de la face palmaire de la main. — NUL, nerf ulnaire ; — N M nerf médian ; — M F B, muscle court fléchisseur du pouce.

rameaux : l'un, interne, passe entre le court fléchisseur du petit doigt et le palmaire cutané auxquels il fournit, donne un filet à l'adducteur du petit doigt, et se termine par le collatéral interne du petit doigt. Le rameau externe s'anastomose avec le médian, et se divise en collatéral externe du petit doigt, et collatéral interne de Vannulaire.

2° La branche palmaire profonde peu considérable est exclusivement musculaire; elle se porte en dehors, passant audessous du court fléchisseur du petit doigt, ou le traversant, et décrit une arcade à concavité supérieure, située un peu au-

des doigts.

dessous de l'arcade artérielle profonde, entre les tendons des fléchisseui's et les muscles interosseux, et qui se termine au niveau de l'adducteur du pouce.

^ De la convexité inférieure de cette arcade partent : 1° des rameaux destinés aux muscles de l'éminence hypothénar el. nommément aux muscles adducteurs, court fléchisseur etop po- ,sant du petit doigt; 2° des fdels descendants qui vont aux deux interosseux palmaires internes, et aux deux lombricaux internes ; 3" des filets 'jpe7''forauts, qui vont auxdeuxinterosseux

Fig. 195^ ;

Fig. 196.

/■Vy.l95et 196i;(raprè^^liyi. Chai coL el Rlcher). — Griffe cubitale.

externes palmaires et |t tôii^,^ les interosseux dorsaux, et s'anastomosent avec les; collatéraux 'dprsaux ; 4° des filets terminaux qui se perdent dans le premier interosseux dorsal et dans l'adducteur du pouce. ^

En somme, le nerf cubital anime le' cubital antérieur, les deux faisceaux internes du flécliijSseur profond, les interosseux, les deux lombricaux, l'adducteur du pouce et tous les muscles de l'éminence hypothénar.

L'excitation mécânique du cubital chez certains sujets hvperexcitables détermineune attitude spéciale (i^?"^;. 195), dan?

laquelle le poignet est légèrement fléchi, et la main tout entière entraînée vers le bord cubital. Les deux derniers doigts sont fléchis, le pouce est dans l'adduction, exceptionnellement fléchi {Fig. 196), la phalangette dans l'extension, et l'articulation métacarpo-phalangienne dans la flexion.

Sa paralysie, qui résulte principalement de lésions traumatiques, se traduit par l'abolition des mouvements du petit doigt produits par l'abducteur, l'adducteur, le court fléchisseur et l'opposant ; la flexion et l'adduction de la main sont aff'ectées parla paralysie du cubital antérieur ; la troisième phalange des deux derniers doigts ne peut plus être fléchie, à cause de l'impotence des deux faisceaux externes du fléchisseur profond; la paralysie des interosseux empêche la flexion de la première phalange et l'extension des deux dernières, l'abduction et l'adduction des doigts, et il en résulte une griff'e spéciale : la première phalange est renversée en extension forcée, tandis que la deuxième est fléchie. Enfin, il y a impossibilité de rapprocher le premier métacarpien du second, et de porter le pouce en dedans, à cause de l'impuissance de l'adducteur du pouce. Quant aux troubles de la sensibilité, ils atteignent la partie interne de la paume et du dos de la main, tout le petit doigt et la moitié interne de l'annulaire.

5" Nerf radial.

Le nerf radial est la plus considérable des branches terminales du plexus brachial, de la partie postérieure duquel il émerge avec l'axillaire ; il tire ses origines des sixième, septième et huitième paires cervicales. Il se dirige en bas, en arrière et en dehors, dans le creux de l'aisselle, où il est quehjuefois contus parles béquilles (Hérard), passe derrière le cubital, et longe avec Tarière radiale profonde la gouttière radiale, qu'il suit dans

h'ii/. 197 (d'uprè:» Evbj. — PuhtU d'a'ecUo/t ek'flrit/ue de lu face ftosti'.rieurr 'lu ufiiihre sufjénuur. — 1. inoilio poslL-rii'urc du dclloïdc; — 'i, nerf rudial; —

Ij:-:irliial anlf-riniir ; — 4, loiiff siipiii.-itiMir : — preniici- riidhil exlccio: — (i, deiix 'iric radial fjiifPiio: — 7. exleiisoiir coiiimim des doi^l-s; — 8, long cxlcn- '«-■iir de l'index ; - !•. Ion-.; abdiicloiir du poiicfj ; — 10, court oxti'nsour du pouce ;

— 11. prciniiT i;t dt;uxi<Tn(; interosseux ; — 13. lonRiif poi'lion du triccijs : — 13. vaste exlernc: — I ), cubital pfjslériein-; — 12, court supinalcur ; - Ifi, extenseur du pelil doi^l; — 17, extenseur de l'index; — 18, lou;; iixlensein- du pouce;

— lî', abduficnr de |ielit doigt; — 20, troisicinc et i|nairii'nie inlerosseux.

toute son étendue, recouvert par la longue portion et la portion interne du triceps. C'est dans cette gouttière qu'il se trouve facilement excité {Fig. 197, 2) et comprimé. Cette compression est une cause de paralysie radiale (Panas), au moins aussi souvent que le froid (Duchenne). C'est aussi à ce niveau qu'il peut arriver que le radial soit emprisonné dans un cal vicieux du radius. Le radial arrive ensuite à la partie externe du bras, puis à sa face antérieure, où il se place dans l'interstice du long supinateur et du brachial antérieur. Parvenu au niveau de l'articulation du coude, il se divise en deux branches terminales.

Dans la région brachiale, le nerf radial parcourt un trajet remarquable qui lui a valu le nom de nerf musculo-spiral, et dans lequel il fournit de nombreuses branches collatérales :

1° Le petit rameau cutané radial interne noXi avant l'entrée du nerf dans la gouttière radiale et se rend à la peau de la partie postérieure du bras.

2° Les nerfs du triceps, ({m ont la même origine, et sont destinés à la longue portion et à la portion interne du triceps.

3° Le rameau cutané brachial externe, souvent constitué par plusieurs rameaux distincts dès leur origine, naît au moment où le nerf sort de la gouttière radiale, traverse la portion interne du triceps, et se ramifie dans la peau de la partie externe et inférieure du bras et de la région externe et postérieure de l'avant-bras, jusqu'au voisinage du carpe.

4° Le nerf de la portion externe du, triceps,

5" Le nerf de Vanconé.

A Vavant-bras, un peu au-dessous du pli du coude, le nerf radial fournit des rameaux pour le long supinateur et le premier radial externe. Puis il se divise en deux branches, l'une antérieure et superficielle, l'autre postérieure et profonde.

La branche superficielle se dirige en bas, dans la gaine du

long supinateur, en dehors de l'artère radiale. Arrivée au milieu de l'avant-bras, elle se porte en dehors, en passant sous le tendon du long supinateur ; et après avoir traversé l'aponévrose et s'être anastomosée avec le musculo-cutané, elle reprend sa direction descendante. Parvenue au niveau de l'apophyse styloïde, elle se divise en un filet externe qui va, sur le côté externe du métacarpe et du pouce, former le collatéral externe dorsal du pouce, et en un filet interne plus important, qui se dirige en bas et en dedans, sur la face dorsale de la main. Ce dernier s'anastomose avec le rameau dorsal cutané du cubital, et se divise en: lo collatéral dorsal interne dupouce; '2° collatéral dorsal externe de l'index; 3° collatéral dorsal interne de V index et externe du médius.

La hranclie profonde est beaucoup plus importante. Après avoir fourni quelques filets à l'articulation du coude, elle se dirige obliquement en bas, en arriére et en dedans, pénètre dans l'épaisseur du court supinateur qu'elle anime ; elle s'enroule avec ce muscle autour du radius: dans ce trajet elle fournit un filet au second radial externe. A sa sortie du court supinateur,elle se divise en deux rameaux : 1° l'un superficiel se ramifie dans les muscles superficiels de la région postérieure de l'avaut-bras, fournissant des filets à l'extenseur commun des doigts, ;i l'extenseur propre du petit doigt et au

cubital postérieur ; 2°rautre profond passe entre lesmusclesd») la couche superficielle et ceux de la couche profonde, auxquels elle fournit: elle anime en effet le court et le long extenseur du pouce et l'extenseur propre de l'index ; puis elle se termine par un filet très ténu qui traverse la gouttière de l'extenseui

FiQ. lî)8 (d'iipi-ts MM. Cluncot'et Richer).— Griffe rn- (lirilc .

commun, et descend jusqu'aux articulations radio-carpienne, carpiennes ei carpo-métacarpiennes, auxquelles il fournit.

L'excitation du radial produit la supination de l'avant-bras, avec extension du poignet, et extension des doigts portant sur les premières phalanges, les deux dernières restant un pen fléchies, et enfin l'extension du pouce dans une position intermédiaire à l'adduction et à l'abduction {Fig. 198).

/•V7. l'.tt».— ;Vcr/:v (h lu l'ace dor.iule delà iiiaiii. — \ C. iicii culané brachial in -

lei-nc. ; — N R, i-amcaii siiperOciel du nerf i)i'achial ; — V C, veine céphalique :

— R Ù 0 R. i-anu au dorsal du cubital : — N D, rameau dorsal du poiiee : — N N D D, ramoaux dig-ilnux du radial.

En somme, le radial est un nerf musculo-cutané. Comme nerf moteur, il préside à l'extension de l'avant-bras sur la

bras par le triceps et l'anconé. à l'extension de la main et des doigts par les extenseurs communs et propres et par le cubital postérieur, et à la supination par les supinateurs.

Sa paral^'sie qui peut se produire sous l'influence du froid (DucheQne)ou plus souvent d'une compression (Panas) l'ésulte plus rarement de dilacérations traumatiques ou de sections. Elle se traduit par une abolition des mouvements d'extension de la main ; le poignet fléchi à angle droit ne peut être relevé ; ses mouvements de latéralité sont aussi rendus impossibles par l'inaction des radiaux et du cubital postérieur. Lorsque l'avantbras est dans la demi- flexion et dans la demi-pronation, le grand supinateur est incapable de vaincre la résistance à la flexion. Lorsque l'avant- bras est étendu en pronation, la supination ne se produit pas sans l'intervention du biceps qui est à la fois fléchisseur et supinateur, parce que le court supinateur est impuissant. La paralysie de l'extenseur commun s'oppose à l'extension des phalanges. Les mouvements d'adduction ou d'abduction des doigts, lorsque la main est fléchie, <ont impossibles ; mais ils se produisent lorsque la main est maintenue artificiellement dans l'extension parce que les interosseux ne sont pas atteints.

D'après la description classique des nerfs cutanés de la face palmaire de la main, le nerf médian donnerait les sept nerfs collatéraux les plus externes, c'est-à-dire qu'il animerait u-ois doigts et demi ; tandis que le cubital fournirait les trois collatéraux les plus internes, c'est-à-dire ne donnerait la sensibilité qu'au petit doigt et à la moitié interne de l'annulaire. A la face dorsale, le radial donnerait les cinq collatéraux les plus externes, et le cubital, les cinq internes, c'est-à-dire qu'ils animeraient chacun deux doigts et demi. Mais certains faits de lésions traumatiques des nerfs ont

montré qu'à la suite de la section d'un ner-f la région qu'il est censé animer ne perd pas toujours sa sensibilité, ou la recouvre très rapidement. La régénération du nerf ne peut pas être plus mise en cause que sa réunion immédiate. On a voulu faire jouer un rôle à la sensibilité récurrente ; mais les recherches de M. Richelot ont établi que ces faits peuvent s'expliquer par la distribution complexe des nerfs de la main qui offrent d'ailleurs des variétés très considérables. Les recherches de M, Richelot (1) peuvent se résumer ainsi :

Le médian fournit les collatéraux palmaires du pouce, de l'index, du médius et de la moitié externe de l'annulaire. Il fournit en partie à la face dorsale de la première phalange du pouce, il donne à l'index et à la moitié externe de l'annulaire des collatéraux dorsaux qui n'animent pas toute la face dorsale des premières phalanges.

Le cubital donne par sa branche palmaire les collatéraux palmaires du petit doigt et de la moitié interne de l'annulaire, et le collatéral dorsal interne de l'annulaire. Par sa branche dorsale, il fournit les collatéraux dorsaux du petit doigt, un filet pour la face dorsale de la première phalange de l'annulaire, et une partie de la même phalange du médius.

Le radial fournit les collatéraux dorsaux du pouce, les filets de la face dorsale de la première phalange de l'index et d'une partie de la même phalange du médius.

La section du nerf cubital n'abolit la sensibilité que sur le petit doigt et la moitié interne du médius.

La section du radial produit une insensibilité dont le maximum occupe la face externe du dos de la main, la face dorsale de la première phalange du pouce, et s'arrête à la base de l'index et du médius.

t. JV^^" sur la dlitri/jutio'i d 'i n collattfmu.r dfx iloigts {Arch. iIp phys. Il orm. etpath. 1875, p. 177).

Il faut remarquer que c'est surtout sur le trajet des nerfs collatéraux palmaires que l'on rencontre les peiits corps désignés sous le nom de corpuscules de Pacini. Ces co'^puscules, ilu volume d'un grain de millet et par conséquent facilement visibles à l'œil nu, ont paru surtout en rapport avec la sensil)ilité à la pression ; toutefois on en trouve de semblables dans l'épiploon de certains animaux et particulièrement dans celui du chat. Ils sont constitués par une masse centrale granuleuse, au milieu de laquelle un cylindre-axe se termine en bouton, tandis que dans les corpuscules de Krause et de Meissner le même cylindre-axe forme des eni-oulements plus ou moins complexes.

§ 6. — Branches antérieures des nerfs dorsaux.

Les branches antérieures des nerfs dorsaux ou nerfs intercostaux sont au nombre de douze. A leur sortie du trou di? conjugaison, ils fournissent deux filets au ganglion correspondant du grand sympathique ; puis ils se portent en dehors, dans l'espace intercostal, entre la plèvre et le muscle intercostal externe. Puis, au niveau de l'angle des côtes, ils se placent entre le muscle intercostal interne et le muscle intercostal externe ; ils se dirigent comme les vaisseaux intercostaux qu'ils accompagnent vers le bord inférieur de la côte qui est audessus, et cheminent dans la gouttière costale, jusqu'à la jonction de la côte avec son cartilage. C'est alors qu'ils traversent l'aponévrose pour aller se perdre dans la peau de la partie antérieure du thorax. Les abcès par congestion d'origine vertébrale suivent quelquefois le trajet des nerfs intercostaux pour venir faire saillie dans la région latérale du thorax.

Dans la première partie de leur parcours, les nerfs dorsaux dorment une branche importante, le rameau perforant ou

cutané qui, à la partie postérieure de l'espace intercostal, traverse le muscle intercostal externe, chemine entre ce muscle et le grand dentelé, et se divise en deux filets : 1° un antérieur qui se porte à la peau à travers le grand dentelé et le grand oblique, et 2° un postérieur, qui se dirige en arrière, à travers les mêmes muscles et le grand dorsal, et se ramifie aussi dans la peau. C'est principalement aux points d'émergence des rameaux perforants que siègent les points douloureux dans la névralgie intercostale qui est si fréquente suitout chez les femmes. Dans le reste de leur trajet, les nerfs intercostaux fournissent des rameaux musculaires aux muscles de l'espace correspondant ; quelques-uns de ces rameaux poussent des filets qui se portent en haut et en bas, sur la face interne de la côte supérieure et inférieure, et so distribuent aux deux espaces intercostaux voisins.

Si la plupart des nerfs intercostaux répondent à cette description générale, quelques-uns offi*ent des dispositions spéciales qui méritent d'être étudiées séparément.

Le premiernerf intercostal, heancou^ fh\s, considérable que les autres, fournit une branche importante qui prend part à la formation du plexus brachial [Fig. 183) par une branche de bifurcation très volumineuse, tandis que la partie qui constitue le premier nerf intercostal proprement dit est très grêle, en raison du peu d'étendue du premier espace intercostal.

Le second nerf intercostal présente cette particularité qu'il croise la deuxième côte, pour se porter dans le deuxième espace intercostal. Elle est encore remarquable parle volume de son rameau perforant, qui émerge à la partie moyenne du deuxième espace, etse divise en deux rameaux qui traversent le creux de l'aisselle, et se portent en arrière et en dehors. L'un, externe, s'anastomose avec l'accessoire du brachial cutané

interne, et se ramifie dans la peau de la partie postéro-interne du bras, jusqu'au voisinage du coude. L'auti'e, interne, croise le bord externe du grand dorsal, et se porte aussi à la peau de la partie postérieure du bras. C'est à l'existence des rameaux brachiaux que sont dues les douleurs dans les bras que l'on observe si souvent chez les sujets atteints de cancer du sein.

Le troisième nerf intercostal est aussi remarquable par sa branche perforante qui fournit encore des rameaux à la partie supérieure postérieure et interne du bras.

Les quatrième et cinquième nerfs intercostaux donnent des rameaux postérieurs qui animent la peau de la région scapulaire ; une branche de leur rameau perforant va à la peau de lamamelle; et enfin, par leurs filets terminaux, ils fournissent au muscle triangulaire du sternum.

Les sixième et septième nerfs intercostaux donnent en avant des filets au grand droit et au grand oblique de l'abdomen.

Les huitième, neuvième, dixième et onzième nerfs inter^ costaux, au moment où le cartilage qu'ils suivent prend une direction ascendante, abandonnent co cartilage en continuant leur direction transversale. Ils traversent sans leur fournir aucun rameau les insertionscostalesdu diaphragme, se placent entre les muscles trans verse et petit oblique de l'abdomen, auxquels ils donnent quelques filets, et ils arrivent au muscle droit, auquel ils fournissent aussi. Ils se terminent en rameaux cutanés qui émergent les uns en dehors, les autres en dedans du droit antérieur.

Le douzième nerf dorsoÀ n'e&t plus un nerf intercostal à proprement parler, puisqu'il est situé au-dessous de la dernière cote, et sort du canal rachidien entre la douzième vertèbre dor.sale et la première lombaire. Clieminant le long du bord iriférieni- de la douzième côte, en avant du muscle carré des lombe.î!, il fournit une anastomose au pi'emier nerf lombaire. Il traverse le muscle transverse au niveau de l'extrémité libre

de la côte, passe d'abord entre le transverse et le petit oblique, puis entre le petit oblique etJe grand oblique, fournit des filets musculaires au transverse, aux deux obliques, au grand droit et au muscle pyramidal et se termine dans la peau au voisi-

hig. 200 (d'après Heilzinanii). Plexus lombaire. — N IN T, douzième nerf inlcrcoslal; — N E U L. muscle rarrc des lombes ; — N I L E 0, H Y P, frrand nerf abdomino-géiiita) ; — N I L I N G, petit abdomino- génital ; — N G C. uerf S^nito-crural ; — M P S, muscle psoas : — M T ARD, muscle Iransverso de l'abdomen ; — N C U T T A E, nerf cutané fémoral (externe); — N L I N G. nerf lombo-ingiiinal ; — N S P E X T, nerf spcrmatique externe ; — M L I, muscle iliaque ; — N C R U, nerf crural,

nage de la ligne médiane. Son rameau perforant, plus volumineux que relui des nerfs intercostaux, Iraverse, en leur aban-

ilouuaut quelques rameaux, les muscles grand et petit obliques, puis se dirige en bas,etsedivise en nombreux filets qui croisent la direction de la crête iliaque, et vont se distribuer à la peau de la région de la fesse.

Les nerfs intercostaux soat fréquemment comprimés au niveau des trous de conjugaison dans les différentes formes de mal vertébral, et cette compression détermine des pseudonévralgies qui ont une grande valeur pour le diagnostic quand la déformation manque.

^ 7. — Branches antériem^es des nerfs lombaires.

Les branches antérieures des nerfs lombaires, au nombre idecinq, augmentent de volume de haut en bas. 1° La.première ^branche, la plus petite, se divise tout de suite en trois branrobes {Fig. 201) dont deux constituent la grande et la petite ■branche abdoraino-génitalo (GAG, PAG), et la troisième qui *^st double s'anastomose avec la deuxième branche ; 2° la '^deuxième branche fournit aussi trois rameaux, dont les deux ^supérieurs sont destinées aux branches fémoro-cutanée externe i (FCE) et génito-crurale (CC), en s'unissant aux deux filets ide la troisième branche de la paire précédente, et le troisième ■Vanastomose avec la troisième branche lombaire : il concourt tà former le nerf crural et le nerf obturateur; 3° la troisième branche se divise en deux rameaux qui s'anastomosent avec la Jeuxième et la quatrième paires ; 4° la quatrième 2iaire fourlit trois groupes de filets qui s'anastomosent avec les troisième it cinquième paires lombaires et avec la première sacrée; '3' enfin la cinquième branche, la plus volumineuse, donne des ïilets qui s'anastomosent avec la quatrième paire et avec la oremiére paire sacrée, pour former le nerf lombo-sacré. Toutes -îes branches, à leur sortie du trou de conjugaison, fournissent

aux ganglions du sympathique lombaire des filets situés dans la gouttièredu corps rertébrai, sous les arcades fibreuses dupsoas.

Les combinaisons anastomotiques des cinq paires lombaires constituent le plexus lombaire, situé sur les côtés des vertèbres lombaires, dans l'épaisseur du muscle psoas. Ce plexus fournit des branches collatérales et des branches terminales.

A. Les branches collalèrales du plexus lombaire sont les deux branches abdomino-génitales, le nerf fémoro-cutané et le nerf génito- crural. Elles naissent de la partie supérieure du plexus, et il est assez facile d'isoler leurs origines.

1° La grande branche abdomino -génitale est fournie par le premier nerf lombairs. Elle se dirige en bas et en dehors, en traversant le psoas, et en passant entre la face antérieure du carré des lombes auquel elle fournit et le péritoine, puis entre le transverse et l'iliaque, auxquels elle donne aussi des rameaux. Après avoir reçu, au niveau de l'épine iliaque antérieure etsupérieure,une anastomose de la petite abdomino-génitale,elle traverse le muscle transverse, puis le petit oblique, et se porte en dedans et en bas, parallèlement à l'arcade crurale, en glissant entre le petit oblique et le grand oblique, et se divise en deux rameaux : a) Vnrameau génital ou /9MÔ/e/i,qui pénètre dans le canal inguinal, se dirige en bas et en dedans, en suivant le cordon Lesticulaire ou le ligament rond, au-dessus desquels il est placé, et sort par l'anneau inguinal externe, pour se ramifier dans la peau de larégionpubienne.dupli del'aîneet des parties antérolatérales du scrotum ou des grandes lèvres ; b) un ranieauabdominal C{\x.\ en bas et en avant, parallèlement au

douzième nerf dorsal, entre les deux obliques et, arrivé au bord externe du muscle grand droit, se divise en un filet cutané, et en un filet niusculo-cutané qui fournit des filets au muscle dnMt et à la peau.

2' La petite branche abdomino-gèniiale naît aussi de la preinièro branche lombaire. Elle traverse le psoas en avant df

S!Ul. — .ic/télua des /ji iiiri/j'ilif.s /j/a/ic/w.'/ nurcvu.si-i l'u!ii :ii ■.< pnf Irs p lii ex ^'liii/thuireH el sar.r^.es.

\.2.3. M-5). 1, 2, 3,4 5,(5 l.t;:- cinq paires lombuiros et les cinq paire-- '■'•es. 'Oïl a réuni h la qualriiMiie lombaire la cinquième qui fournil excliisivcl au lomt)f)-sacré, I, 2, pour montrer ([ii"il est inq)o.ssible de dissocier ce nerl ., lu'ii ses oriifi'ica.) G A <i. k''!'"<1" abdoniino-génitale ; — P A G, petile abdomino-'/'':r)ilale ; — F C E, fémor.ile fntanée externe ; — G ' K'''iiilo-cruruk'. ~ ('.. crural, foiwni par les deuxiènir. Iroisii-me cl 'puilrit-me paires lombaires ; —

0, oblui'iileur, fourui par les inêines p^iii^es ; — 0 I, obluraleur iiileruc; — F !;, l'iissicr supérieur; — 1, 2, les deux faisceaux du louibo-sacré allaut, l'uu au seiatifjue poplilé cxlerno, S PE (louriii par les qualrième el cinquième paires lombaires et les première et deuxième sacrées), l'autre au sciaiique poplité inleruo SP I (fourai par les quatrième ol cinquième paires lombaires et les première, deuxième et troisième paires sacrées;, qui constituent par leur réunion le grand scialhiue G S C; — P S, petit sciaiique fourni par les trois premières paires sacrées; — H I, bontcux inlerne: A C, anal cutané ; PU, nerfs du plexus. hypogastrique; — R'A, relevonr de l'anus; — I C, ischio-coccvg'ien : — S A, sphincter aual.

la précédente, se dirige entre le carré des lombes, le psoas et le péritoine, au-dessous de la grande abdomino-génitale, avec laquelle elle s'anastomose, jusque vers l'épine iliaque antérieure et supérieure. Elle fournit des filets aux muscles transverse et petit oblique ; enfin pénétre dans le canal inguinal, dont elle traverse souvent la paroi antérieure, pour aller se ramifier dans la peau du pli de l'aine et de la partie supérieure du scrotum ou de la grande lèvre.

3° La branche fémoro-culanêe ou inguinale externe provient des deux premières paires lombaires, traverse obliquementlepsoas, puis, séparée du péritoine parl'aponévrose iliaque, et reposant sur le muscle iliaque, elle se dirige en bas et en avant pour sortir du bassin au-dessous du ligament de Poupart, entre les deux épines iliaques antérieures, et se divise en deux rameaux : a) Un rameau fessier, postérieur, qui se dirige eu dehors, en arrière et en bas, et se ramifie dans la peau de la partie postérieure de la fesse et de la cuisse ; b) un rameau fémoral, antérieur, qui se distribue à la peau de la région

antéro-externe de la cuisse, et descend en dehors iusque vers

.1 ,1-1 «itiMU J'J*î:

l'articulation du genou.

, ... ICI il: Kl .-«l .;:'->.1!..cf "

4° La branche genitO'Crurale omngmnale cutanée interne provient de la deuxième et de la troisième paire lombaire ; elle traverse le psoas, dont elle suit la face antérieure, en avant de l'artère iliaque extei^ne, située entre l'aponévrose iliaque et le péritoine. Au niveau de l'orifice interne du canal crural, elle se divise en deux rameaux : a) Un rameau mieme ou génital, s'engage dans le canal inguinal, au-dessous du

cordon spennatique, donne des filets au petit oblique, au transverse et au crémaster, et sort de l'orifice cutané du canal, par son côté externe, pour aller se terminer dans la peau de la partie postérieure du scrotum ou de la grande lèvre ; b) un rameaic extejme ou crural, qui se place au-devant de l'artère fémorale pour traverser l'anneau crural, et sort de l'infundibulum crural à travers le fascia crébriforme, pour aller seramifier dans la peau de la région antéro-supérieure de la cuisse.

Les branches collatérales du plexus lombaire et particulièrement les abdomino-génitales sont fréquemment le siège de névralgies dites réflexes, dans les affections du rein, de l'utérus ou des testicules. Dans la colique néphrétique, on observe fréquemment la rétraction des testicules par irritation réflexe de la branche génito-crurale qui fournit un crémaster.

Les branches terminales du plexus lombaire sont : le nerf crural, le nerf obturateur et le nerf lombo-sacré,

1° Nerf crural.

Le nerf crural est la plus volumineuse des branches du plexus lombaire : il naît en dehors du plexus et provient des ' deuxième, troisième et quatrième paires lombaires. Il traverse lie psoas comme toutes les branches précédentes, puis se place dans la gouttière qui sépare le psoas du muscle iliaque sous l'aponévrose iliaque. Il passe sous l'arcade crurale, en restant dans la gaine du muscle, et séparé de Tartére iliaque fémorale : par la bandelette iléo-pectinée; au-dessus de l'arcade il fournit deux branches collatérales : l'une pour le psoas iliaque, l'autre pour le pecliné.

.'MVi^\s^\ Mx^'^^^Bs: 9l ; 988100 fA \h Lx branche must

|.•s\''<'>^m '^uGttZo-cw/anée externe : fournit des rameaux

1 musculaires , et des rar meaux cutanés. A ) Le^

tffitr. '-.fii'ameaux musculaires iBa£0 i.rfibnt destinés au muscle

2 J9ia 8ocou:turier, et sontd'aur N (ÎK!u-'i, 'tant plus - longs qu'ils q9'i 9b Jipénèti'eni^, il@,ijmuscle é 9'I9^■I/J^il^*s.l yinifériéiurement f 9JijJ8n9 B) hesjrcLmêaux culçir

3 iup gjafâé^J,. -gâiiKïiombre de l(ji^^> gi« ftrols/.MSOiiilii -d^ delioi^s p9iloiij:eii dedans : a) Le raqea'iei (imeau culané externe

8jjz9(q CM, <per forant supér- ■{lié Ç)'ù^i:f,ieur passe , à travers }9 jnB7£ te couturier à sa partie j89 9donfeupérieiUi'e,etseramifie SJsU'jh:)<daii'8da*,peau d^ la face Jijjs ,sîîn&ïltéi-ie,urç,de la, cuisse-;

9'up &nb^,Qyei%n9Vir perforant ;;9vin mfmmr x^ïa^^ soxxf

.8BflB 9-iJigg^;£trf^'^S"?;; î

for ; - RNTIB, mneaux du J/IbilhiiuyJiI; <::0'luU|5^iJjTj>)i£a ,'•>■ ' nerf tibial.V>'> 'i^M

le couturier, jusqu'à sa partie moyenae, pijiis,;tra.YQrse,çe,muscle pour aller se répandre daus Iapeaudelaparti(?,;nféri^V'i'^ delà région antérieur^ dè la cuisse ; c) le rameau cutané interne, ou accessoire dtt saphène interne, naît plus en : dedans èt se divise aussitôt en deux rameaux, a) l'àn Tpvo£onà,nerf satellite de l'arijère fémorale, qui reste dans la gaine de ce vaisseau jusqu'au canal du troisième adducteur; ce filet sôri par un orifice de la paroi antérieùro du canal, et sert de point de repife pour la ligature de 'lî artère à cq vaisseau ; il se ramifié ensuite eii/'

un grand nombre de filets qui s'a-i' ' nastomosent avec -des irameau:!v du nerf obturateur, dès branches p^îp'^ | forantes,etdusapliène interne pcrar ; / former une sorte de plexus (^u^ ■

anime la pean de la ^partie supérieure de la jambe en' avant et ^n jdedans r ^)-i*aQtre branche estsù^- ^erficielie, branche satellite dà,^ la veine saphène interne, suit \e Mf- Pouas cieciro-moièurs de

, , , ' \\ia fade anlerieure de la cuisse (à's.-

bord interne du COUtur)er,puiss'aC- près Erb.) — j], nerf crural; — > 1 . , . , , , 2, nerf obturalQÙr: — 3, muscle pce-

coie a la veme saphene quelle, tiné; — 4, gi'and adducteur; —

• . . , ; 5, long- adducteur ;— (3, li'iceps cru-

aCCOmpagne JUSqu au niveau dut ,.al; - 7, muscle vaste inlerne; -

genou. Après être devenue tout à/' ^' ^" '''^'''^

9, couturier; — 10, quadriceps du féimij^/ — ilj-, droit antérieur; —

fait superficielle et s'être anastoiîQosée avec des filets'' du saphèné

interne, elle se ramifié dans la peau delaiacé interne du genou 2* La branche musculo-culanée intern^ ih branche de la fjaine des vaisseaux fémoraux, naît qfueJ^uefois directement

du plexus lombaire; mais plué ^.souvent dans le trajet pelvien du nerf crural. Elle se dirige eiî^^as et en dedans, pénètre dans la gaine des fo.i'scéaÀtXrfeFfioi'^TiH^ù elle S|e divise en nombreux filets qui'enliïeiratla A'^inéjètmrtère fçrnoralq, et vont se terminer, Jes ^^dkns le p^c{ï]b;i||et le premier adducteur, les autres' iéâhs la pëau âe la Mâ;ie supéro-interne de la face

w/: j ••:,/ , . ', /'('jj/; / -JJiiJOj i'jl, ^jiir/K

antérieure, de la cuisse., \m\\\ ^ r

■ c v - I ' 7^;, "•''''^ îi'^ giol'-innl'i.,

3° Lé n^'/T au-%f^iœns mnoral, qui se divise en trois

brançlies, destinées/ au droit antérieur, au vaste externe, au . ' ■' ,'/■ . i nroq Cl /; -i'.;)';. , .,

vaste interne'^' qjïi ;re4oJive.nt chacun deux rameaux. Le triceps.

droit autérie^rfi^tf ia' vlsiie externe reçoivent , un .filet qui

pénètre au niveau wleuT» partie supérieure, et un autre qui

pénètre au niveau de J^ur partie moyenn^.. Le vaste interne

reçoit un filet externe, âjéVtiné à la partie antérieure du muscle,

et un filet interne qjui pénètre au niveau de sa partie moyenne. Ce dernier filet fournit, avant son entrée dans le muscle, un rameau lon^r j6t^rè'k-.qUi glisse sous l'aponévrose fémorale, et' se rend au pé|tiSste^d4i fémur et a l'articulation du genou.

4° Le ne)'f.%àpîiène interne, la, plus considérable des branchés' tèrnxinales du nerf crural, reçoit quelquefois un rameau imporialii du rië;'f obturateur. Il pénètre dans la gaine des vaissea|[x|[^émoraux, dont il longe le côté externe. A la partie moy4iiie'*d^ la cuisse, il donne un filet qui passe entre le couturieryMle droit interne, pour aller se ramifier dans la peau de la p#tie/ postero-interne de, la. cuisse.. Le saphene interne passè'.'pisuifee en avant de l'artère, avec laquelle il pénètre dans le|i'e:^naMbreux du troisième adducteur, où il donne deux rameaj|s7.';<^TL6 nërf cutané tibiaQ qvii se dégage entre le couturiei|ét''|Q/W interne, pour g'e raipifler^ap,» la peau de la régilp^^(p^|éro-interne de là janibë ; &) 'uû rameau anastomotiqtiè ]^oUi*'Jle nerf obturateur.

Le nerf saphêae sort du canal du troisième adducteur par un orifice jde là ]!arok,antérieure; il se place en arrière du bord

postérieur du couturier, et, arrivé ' àii niveau de l'articulation du genou, il se divise en deuxbranclies :

a) Une branché ànUrieure ou rohdienne, qui passe en avant du coutu-*' rier, quelquefois en traversant ce muscle, é1;'và se distribuer a Ja peau de ^ fvy

. . ''ftb tiij; ..'

la partie antero-superieure de la ïambe; b) une brancne postérieure ou jambière, qui traverse l'appnévrose fémorale, descend sur la face interne de la jambe, en suivant la veine saphène interne en avant de laquelle elle est placée.

Cette branche fournit à la peau de la région antérointerne de lajambe, donne un filet anastomotique pour le saphéne externe du sciatique, et, au niveau du quart inférieur de la

Fifj. 204 'd'upri-B Heitzmann).

Nerfs cufanèi de la partie antérieure du memfjre inférieur. — N G G, nerf ^'énito-ci'ural; —NI L E 0 H Y P, nerfiléo-hypogastriffue; — N S P, nerf du cordon ; — N I L E 0 1 N a, nerf iléo-ingiiinal; — V S I N T veine 3aphène interne ; — N G F A K X ï, nerf cutané fémoral cxlerne ; — N G F I N T nerf cutané fémoi-al interne; — N 8 M, nerf saphène Interne; — N P S, nerf péronier superficiel.

fmof auxelq uh c'iino \iBa uh ob onifig x;I -iolft

Page 1