‹ Traite elémentaire d'anatomie médicale du système nerveuxChapitre 42 sur 47 · C. Etude de la capsule interne dans les coupes · texte numérisé non relu

C. Etude de la capsule interne dans les coupes

horizontales.

La hauteur de la capsule interne n'est autre que celle des noyaux eux-mêmes. Elle mesure environ 3 centimètres. Pour l'élude que nous faisons, il nous a paru convenable de sectionner cette hauteur sur quatre points inégalement distants, dont deux sur les couches les plus déclives, le troisième sur le milieu de façon à diviser capsule et noyaux dans leur plus grande longueur, le quatrième à la terminaison de la capsule interne, c'est-à-dire sur le trajet du pied de la couronne rayonnante.

Première coupe. — La section passe au-dessous de l'aqueduc de Sylvius et par le milieu des noyaux rouges de Stilling. (Pl. V.) Je ne signalerai sur la Planche V que les points qui intéressent l'étude de la capsule iuterue :

a) Le cône de fibres que le noyau rouge de Stilling lournit dans ce sens au pied de la capsule (processus conique), passe entre les parties réfléchie et directe du pilier antérieur du trigone cérébral en dedans, et le pédoncule cérébral en dehors, se réfléchit sur ce dernier et se superpose à la bandelette optique. Il n'est pas indifl'érent de constater l'existence de ces fibres et leur situation entre la bandelette optique (partie cérébrale), et la substance iunominée de Reil ou anse pédoDculaire de Gratiolet.

Quelle est leur destination ? Il n'est pas encore possible de le dire.

b) Sur cette coupe, comme sur la deuxième zone frontale, nous constatons que dans une certaine épaisseur la partie nucléaire la plus rapprochée de la base n'est pas traversée par les fibres capsulaires. Les deux noyaux ne sont pas distincts; ils ne forment qu'une masse. On y voit cependant des fragments de fibres détachés par le couteau et y constituant comme un témoignage de la direction courbe des fibres antérieures de la capsule.

Deuxième coupe. — La Planche VI représente une coupe faite un peu au-dessus de la précédente. La section ayant légèrement obliqué en bas et à gauche, il en résulte un certain degré d'asymétrie très favorable à la démonstration des difl'érences que la cap-

suie interne présente au-dessous et au niveau du pulvinar.

La capsule interne n'est constituée que par la substance blanche comprise entre le bord postérieur du noyau lenticulaire et la queue réfléchie du noyau caudé. Cette substance blanche est formée principalement par les fibres qui viennent de la partie postérieure de la couche optique (pulvinar et corps genouillés) et secondairement par les faisceaux les plus reculés du pédoncule cérébral.

Gratiolet a le premier attiré l'attention sur les fibres qui viennent du pulvinar et des corps genouillés. Aussi les appelle-t-on à juste titre : fibres optiques de Gratiolet. Moins bien inspiré pour les fibres fournies par le pédoncule, Meynert les a désignées sous le nom de faisceaux directs, par opposition à tous les autres faisceaux capsulaires qui n'arriveraient au cerveau qu'indirectement, c'est-à-dire après avoir subi une interruption dans la masse ganglionnaire. Je fais remarquer qu'en ne tenant compte que de leurs rapports avec les noyaux, ces deux catégories de faisceaux n'offrent qu'une différence trompeuse. La différence consiste uniquement en ce que, en arrière les faisceaux réunis en grand nombre divisent franchement la masse grise en deux portions, tandis qu'en avant la dissociation des faisceaux fait que cette masse est perforée isolément par ces faisceaux, d'où les stries nombreuses qui font communiquer les deux prétendus noyaux, c'està-dire les parties indemnes de perforation fasciculaire.

Troisième coupe. — Dans la Planche VII, la section horizontale porte immédiatement au-dessus des tuber-

Cilles quadrijumeaux ; la couche optique et la capsule interne sont coupées dans leur plus grande longueur. Cette section donne lieu aux remarques suivantes :

a) Ici le nom de double centre demi-circulaire est réellement applicable à la capsule interne.

b) Chaque centre demi-circulaire forme un angle de. 110° environ.

c) Chaque bord (segment capsulaire) de cet angle diverge également de la ligne médiane avec laquelle il forme un angle de 40°.

d) Le sommet du centre demi-circulaire ou genou de la capsule interne (Flechsig) correspond aux piliers antérieurs du trigone cérébral au moment où ils sont en rapport avec la portion apparente de la commissure cérébrale antérieure, et en est séparé par une couche de substance grise de quelques millimètres d'épaisseur, substance grise servant à unir celles du septum lucidum et de la face interne de la couche optique.

é) Les bords ou segments de la capsule représentent une bande dont la largeur augmente d'avant en arrière. La longueur du segment antérieur est de 2 centimètres, celle du segment postérieur de 4 centimètres.

/) Dans le segment antérieur la section des fibres indique qu'elles ont été coupées dans le sens de leur direction: il en est de même dans le dernier quart du segment postérieur, c'est-à-dire de la portion comprise entre le bord postérieur du noyau lenticulaire et la queue du noyau caudé.

Quant aux trois-quarts antérieurs de ce dernier segment, il est évident que la section a été faite per-

pendiculairement à leur direction: aussi peut-on, pour ainsi dire, en compter le nombre. Nous pouvons inférer de cette disposition, surtout en mettant à conti ibution les données fournies par l'étude des zones frontales, que le segment antéiieur de la capsule provient de la partie antérieure du segment postérieur dont les faisceaux se courbent en avant à des hauteurs d'autant plus élevées qu'ils sont plus reculés. De là une gerbe à laquelle donne lieu la section sagittale de ces faisceaux et le grandissement progressif de cette gerbe au fur et à mesure que la section s'éloigne de la ligne médiane. Le tiers antérieur du segment postérieur ne constitue donc en réalité que le commencement ou le pied de toutes les fibres du segment antérieur formé par l'ensemble de leurs portions terminales coupées dans une étendue plus ou moins grande de leur trajet. Comme ces portions terminales sont parallèles, il en résulte que bien qu'elles soient courbes, leur section horizontale donne lieu à une bande blanche à peu près homogène. En réalité, le segment antérieur n'est que l'expansion de la partie antérieure du segment postérieur.

Quatrième coitpe. — Cette coupe doit passer par la partie, la plus élevée de la région ganglio-insulaire, c'est-à-dire par le bord externe du ventricule latéral.

Ce que nous voyons ici vient corroborer ce que nous savons déjà; à savoir: 1° que les faisceaux les plus externes de la partie antérieure de la capsule interne s'inclinent en avant, qu'ils constituent sur le trajet du bord externe du ventricule latéral un ensemble de fibres tranchant par leur direction sur celles

du corps calleux pour se comporter à partir de l'extrémité antérieure de ce bord, comme le démontre la coupe sagittale (T. II, Pl. III); 2° que les faisceaux postérieurs se dirigent en arrière sous la forme d'une lame épaisse, large de 4 à5 millimètres, parallèle à la cavité digitale, par conséquent au bord externe du ventricule latéral, de même que les faisceaux précédents. Cette lame parallèle à la cavité digitale, courbe dans le même sens, est limitée en dedans par le tapetum et la corne postérieure du corps calleux, en dehors par les fibres arciformes, intergyraires.

Entre les faisceaux antérieurs et postérieurs s'en trouvent d'autres, de grosseur variable, sectionnés perpendiculairement à leur directiom. L'ensemble de ces faisceaux fait suite au tiers moyen environ du segment postérieur de la capsule coupée dans sa plus grande étendue horizontale. Ces faisceaux sont destinés surtout aux circonvolutions centrales (portion moyenne de l'hémi-phère). Ils constituent:

a) Le ruban courbe de la zone frontale (Pl. XX, T. I), i-uban qui traverse le centre ovale et se termine au lobule paracentral.

b) Les flbres en éventail de la zone sagittale (Pl. IV, T. II) destinées aux parties moyennes et inférieures des circonvolutions centrales, à l'origine du lobule pariétal inférieur et à l'extrémité postérieure de l'insula.

La description qui précède nous permet de donner une idée générale de la capsule interne et des expansions qu'elle envoie dans les hémisphères, expansions dont l'ensemble n'est autre que la couronne rayonnante de Reil.

La capsule interne est constituée par deux conques d'inégale grandeur, placées à la suite l'une de l'autre dans le sens aniéro-postérieur et dont les creux regardent en sens inverse. L'antérieure, qui est la plus petite, a la forme d'une capsule dont le creux regardant en dedans embrasse la tête du noyau caudé et dont le fond répond au centre ovale.

La postérieure, qui est la plus grande, est conique; elle représente une sorte de cornet dont le creux^ regardant en dehors, embrasse le noyau lenticulaire. Le sommet de ce cornet ou genou de Flechsig répond à la partie antérieure de la couche optique, et le bord de la base se recroqueville légèrement en dedans pour former une gouttière dans laquelle se moule dans toute son étendue, mais dans une partie de son épaisseur seulement, la queue du noyau caudé. Ici la capsule interne et externe sont adjacentes mais non distinctes.

Dans les coupes frontales comme dans les coupes horizontales la capsule interne a la forme d'une clavicule, mais avec cette différence que l'inégalité de ses deux branches est beaucoup plus prononcée dans les premières que dans les secondes.

L'axe ou diamètre transversal de la capsule augmente d'avant en arrière proportionnellement à l'augmentation du volume de la niasse ganglionaire ellemême. Par conséquent, la région où il est le plus étendu correspond au sommet de la capsule (genou de Flechsig) c'est-à-dire au trou de Monro.

Le diamètre vertical de la base est représenté" par la hauteur de la base de l'insula et son diamètre horizontal par la distance comprise entre l'extrémité antérieure

du bord externe du ventricule latéral et la partie la plus reculée de la queue du noyau caudé .

Au point de vue de ses rapports avec les ganglions, la capsule interne dans les coupes frontales peut être divisée d'avant en arrière en quatre portions :

r Une portion caudale;

2° Une portion lenticulo-caudale;

3° Une portion optico-lenticulo-caudale ;

4" Une portion optico-caudale.

On sait que sous ce nom on désigne l'ensemble des faisceaux ou fibres dont on constate la présence sur le le trajet du bord externe du noyau caudé. Nous avons déjà dit que nos recherches nous avaient conduit à nous faire de ces fibres une toute autre idée que celle qui a cours dans les ouvrages classiques ou dans les traités spéciaux les plus réputés.

Les ganglions sont des confluents où les conducteurs de la force nerveuse cérébrale subiraient une interruption (iMeynert), ou, à la fois, une interruption et une réduction ( Hugueuin ) avant de correspondre à la capsule interne. Parla réduction, on explique la différence énorme que présentent les proportions de la capsule interne d'une part et de la masse hémisphérique de l'autre. Les conducteurs de la sensibilité font cependant exception. Ils vont d'un seul trait, sans interruption ni réduction, du lobe postérieur

du cerveau au pédoncule cérébral : ils sont, comme on dit, directs.

Or, pour nous ce ne sont pas seulement les faisceaux sensitifs qui sont directs, mais encore tous les faisceaux moteurs sans exception. De même que les faisceaux sensitifs, les faisceaux moteurs ne subissent ni interruption ni réduction dans les noyaux de la base. Toutes les fibres de la couronne, rayonnante ne sont que les expansions, les prolongements, les irradiations de la capsule interne. Les ganglions ne sont par rapport à ces expansions que des organes passifs, des organes perforés. Mais ces prolongements, au lieu d'être en nombre infini, comme on le croit, sont au contraire restreints, au lieu de toute l'écorce cérébrale, ce n'est que quelques-uns de ses districts qu'ils atteignent et dès lors on s'explique naturellement la masse relativement petite de la capsule interne.

De quelle façon se comportent ces expansions: r Dans la partie antérieure ou frontale du cerveau; 2" Dans la partie moyenne ou pariéto-sphénoïdale ; 3° Dans la pariie postérieure ôu occipitale. Telles sont les trois questions auxquelles il convient de répondre pour être à même d'apprécier exactement l'ensemble des faisceaux de la couronne rayonnante elle-même, la constitution du tronc de la capsule interne et celle du centre ovale de Vieussens ou masse médullaire des hémisphères.

A. Groupe antérieur ou frontal des expansions capsulaires. — Ce groupe comprend toutes les expansions capsulaires de la partie antérieure des hémisphères ayant pour limite, en arrière, la face postéi-ieure de la

zone frontale. Dans les coupes frontales portant sur cette partie, il est impossible de saisir aucune trace de nature à nous faire admettre la moindre connexion entre la périphérie cérébrale et la capsule. Cependant, les auteursy décrivent les feuillets caudé et lenticulaire de la couronue rayonnante. Dans les figures dont ils se servent pour expliquer les connexions dont il s'agit nous voyous une infinité de rayons unissant l'écorce cérébrale aux ganglions; mais, s'il existait réellement des feuillets distincts, caudé et lenticulaire de la couronne rayonnante, c'est-à-dire si les ganglions étaient le point d'arrivée des fibres hémisphériques, il faudrait nécessairement qu'il y eût rapport direct entre le nombre de ces fibres et les parties les plus volumineuses des ganglions. Or, c'est le contraire qu'on observe. La tète du noyau caudé et le putamen de Burdach ou segment externe du noyau lenticulaire sont privés de faisceaux et ne sont parcourus que par des fîUiments blancs très déliés nuxquels leur circonférence reste étrangère, La tête du noyau caudé est, pour ainsi dire, perdue sous forme de hernie dans le ventricule, et le segment externe du noyau lenticulaire, segment qui pourrait également, à cause de son volume, porter le nom de tête ou partie la plus forte de ce noyau, répousse la capsule externe, se loge dans la calotte qu'il lui fait former et ne contracte avec elle que des rapports de contiguïté. Voilà un fait anatomique qui n'a échappé à l'observation de personne. Ces amas considérables de cellules protestaient, par leur isolement, contre l'opinion qui faisait converger sur eux toutes les fibres cérébrales environnantes. Néanmoins, on enseigne que la première circonvolution frontale en-

voie dans toute son étendue des fibres au noyau caudé, et on tient pour vraisemblable que, eu égard au plus grand développemnt de la tête de ce noyau, la partie qui provient du lobe frontal offre une épaisseur notablement plus grande que les autres, et conséquemment, doitrenfermer une plus grande quantité de fibres'.

Aux idées systématiques nous opposons des résultats fournis par les coupes diverses méthodiquement faites et reproduites par des photographies absolument intègres, sans retouche aucune. La coupe la plus négligée jusqu'à ce jour, pour la solution du problème qui nous occupe, la coupe sagittale, est celle qui nous rend le plus de services. D'après ces coupes, nous nous croyons en droit d'affirmer que dans toute la partie antérieure de l'hémisphère y compris les 4/7 antérieurs de la portion meso-lobaire à peu près, la couronne rayonnante n'est représentée que par les faisceaux courbes, qui procédant de la capsule interne traversent de part en part la masse ganglionnaire et aboutissent à l'espace orbito-insulaire qui s'étend de la partie postérieure de la 2* circonvolution olfactive à la partie antérieure de l'insula. Sur ce trajet orbito-insulaire les expérimentateurs et les cliniciens trouveront de nouveaux centres psycho-moteurs.

B. — Manière dont se comporte la couronne rayonnante dans la portion moyenne du cerveau ou j)ariéto-sphé7widale. Groupe des faisceaux moyens ou verticaux. — Les coupes sagittales et frontales permettent de s'en rendre compte. Sur la coupe sagittale faite sur le trajet

' Huguenin, loc. cit., p. 106, 107.

du bord externe du noyau caudé il existe un véritable mélange entre certains faisceaux de la capsule interne et ceux du corps calleux. Sur quelques points il sem-^ ble même qu'ils sont continus. Il est impossible de poursuivre les faisceaux capsulaires au-dessus des faisceaux transversaux du corps calleux, par conséquent dans le centre ovale. Gela vient de ce qu'un grand nombre d'irradiations capsulaires abandonnent la direction recti ligne. On le constate dans les coupes frontales faites à ce niveau. En effet, l'aspect du centre ovale y est caractéristique. Il se compose de deux parties distinctes, l'une interne, l'autre externe, à peu près d'égale largeur. On le remarque surtout sur la coupe faite deux centimètres en avant du bourrelet du corps calleux, c'est-à-dire à l'union du tiers antérieur et des deux-tiers postérieurs du lobule paracentral. Incontestablement, dans cette région le centre ovale de Yieussens comprend des fibres ascendantes, et ces fibres forment sur la section un ruban d'un centimètre de largeur, courbe, convexe en dehors, concave en dedans. Ces fibres sont divisées en deux catégories : les unes internes, les autres externes; les internes, aboutissant aux circonvolutions médianes, font suite aux fibres capsulaires, qui, ici, comme sur la partie antérieure du cerveau, perforent la masse ganglionnaire et la divisent en noyau caudé et noyau lenticulaire. Les externes, confondues dans le haut avec les internes, s'en séparent au contraire nettement dans le bas. On les voit pénétrer dans la substance médullaire ou centre ovale du pédicule sphéno-occipital. Je dois faire remarquer que ces dernières fibres constituent pour nous des fibres d'association verticales, destinées à

relier les parties élevées et internes de l'hémisphère à celles de la base. Elles complètent les autres fibres d'association dont nous parlerons bientôt.

Mais la capsule fournit encore d'autres fibres dans cette région, fibres invisibles dans les coupes frontales, apparentes dans les coupes sagittales, traversant le putamen de Burdach (T. Il, Pl. IV). Nous constatons ici de nombreux faisceaux rayonnants paraissant destinés à la moitié postérieure environ de la circonvolution qui circonscrit la scissure de Sylvius et aux parties avoisinantes des circonvolutions anastomosées avec elle. La partie antérieure du putamen est dépourvue d'irradiations. Il ne faut pas eu être surpris puisque la section transversale qui passe par celles de ces irradiations qui se trouvent le plus en avant, passe également sur l'extrémité antérieure de la couche optique. Or, la coupe sagittale faite à 2 centimètres en dehors de la ligne médiane (T. II, Pl. III) nous a démontré qu'à ce niveau tous les faisceaux de la capsule se portent en avant. D'autre part, les coupes frontales intéressant les parties antérieures du noyau lenticulaire nous ont démontré en fait l'indépendance d'origine des faisceaux capsulaires et de ce noyau. Ici, il est évident que le noyau lenticulaire ne reçoit aucune terminaison des faisceaux rayonnants; il est simplement traversé par eux, ainsi que nous l'avons établi.

C. Manière dont se comporte la couronne rayonnante dans la "partie 'postérieure ou occipitale. — Ce que l'on appelle prolona;ement occipital de la capsule interne constitue, pour ainsi dire, un système à part compris entre le bord postérieur du noyau lenticulaire et la

ET DE LA COURONNE RAYONNANTE. oi

partie réfléchie de la queue nucléaire qui l'embrasse en arrière à la façon d'une anse verticale. On peut juger de l'importance de ce système en examinant les coupes horizontales moyennes et la coupe frontale passant par le bord postérieur du noyau lenticulaire. (Fàce postérieure de la 5* zone mésolobaire.)

D'après Meynert et Huguenin, la partie inférieure chez le singe comprend de véritables expansions pédonculaires directes. Nos coupes le démontrent sur le cerveau humain. Nous avons déjà eu occasion de faire remarquer que ce caractère de directes donné à ces fibres pour les différencier des antérieures et des moyennes résultait uniquement de l'écartement considérable qui existe normalement dans cette région entre les deux noyaux lenticulaire et nucléaire.

Mais la plus grande partie des fibres de ce système procède immédiatement du pulvinar et des corps genouillés, médiatement des tubercules quadrijumeaux, en d'autres termes, de toute la portion de l'appareil optique située en arrière d'un plan transversal passant par le bord postérieur du noyau lenticulaire et la commissure cérébrale postérieure. Ce sont les fibres optiques de Gratiolet. Les coupes horizontales sus-mésolobaires ne présentent pas trace de ces fibres : on ne les constate réellement que dans les coupes qui intéressent le mésolobe et la couche optique. Dans ces dernières, l'aspect lisse de ces fibres prouve qu'elles sont sectionnées parallèlement à leur direction. Placées en dehors du tapetum, elles restent concentriques à la cavité digitale pour se terminer dans les circonvolutions de la face interne de l'hémisphère.

Telle est la couronne rayonnante; sauf les fibres de

Gratiolet, elle n'est, comme nous l'avons affirmé et démontré, que le prolongement des faisceaux capsulaires continus eux-mêmes à ceux de l'étage supérieur' du pédoncule cérébral. Contrairement à l'opinion générale, cette couronne n'est donc pas formée par une infinité de rayons rectilignes reliant toute la surface du manteau aux ganglions de la base et à la capsule.

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