‹ Traite elémentaire d'anatomie médicale du système nerveuxChapitre 8 sur 47 · N.SP · texte numérisé non relu

N.SP

Pig^ 8, — Base de l'encéphale. - L. A, lobe antérieur du cerveau; SG. SYL, 'scissure de Sylvius ; — QU. P, quadrilatère perforé ; — G. C.-T. P. corps cendré et lige pituitaire ; — T. M, tubercules mamillaires ; — E. INT, espace . inlerpédonculaire ; — P. G. pédoncules cérébrajx ; — P. A, protubérance annulaire ; — B. R, bulbe rachidien ; — P. A, pyramides antérieures ; — G. 0, corps olivaires ; — H. G, hémisphères cérébelleux ; — B. N. OP, bandelette optique ; — N. OL, nerf olfactif; — N. OP, chiasma des nerfs optiques ; — N. M. O.C, :nerf moteur oculaire commun; — N. P, nerf pathétique; — N. TR, nerf ,'trijumeau; — N.M.O.E, nerf moteur oculaire externe; — N. F, nerf facial; — N. AG, r acoustiffiie et nerf intermédiaire de Vrisberg ; — N. G. PH, nerf glossoiryngien;— N. P. G, nerf pneumo-gastrique ; — N. S P, nerf spinal; — . 0. H, nerf grand hypoglosse.

isâtre a reçu le nom d'espace perforé postérieur. De aque côté de cet espace, on voit sur le bord interne des pé- ^. Mflcules, et parallèlement à ses fibres, une ligne grise ou noire : (c'est la partie la plus interne du locus niger de Sœmmering,

C'est à ce niveau qu'émergent les racines du moteur oculaire commun ou de la troisième paire.

A la partie postéro-inférieure des pédoncules cérébraux, on voit une large éminence à direction transversale, c'est le pov de Varole ou jprotuhéï^ance annulaire qui repose sur l'apophyse basilaire de l'occipital, dont elle est séparée sur la ligne médiane par le tronc basilaire. Le pont est constitué par des fibres qui se continuent latéralement en formant les pédoncules cérébelleuse motjens et vont se perdre dans le cervelet. C'est de la partie moyenne de l'origine de ce pédoncule que l'on voit émerger les fibres du nerf trijumeau ou de la cinquième paire. Le nerf de la quatrième paire, ou nerf pathétique apparaît à la base de l'encéphale, dans l'intervalle compris entre le pédoncule cérébral en avant, la partie la plus postérieure du bord de la protubérance en dedans, la partie la plus interne du lobe temporo-sphénoïdal en dehors, et le cervelet en arrière ; mais il sort de la substance cérébrale en arrière de l'isthme au niveau de la valvule de Vieussens.

En arrière de la protubérance se voit la face antérieure de la moelle allongée ou hulhe rachidien qui se continue eu bas avec la moelle. Au niveau de la réunion du bulbe à la moelle on voit un léger étranglement qui a reçu le nom de collet du bulbe.

La face antérieure du bulbe répond à l'articulation occipitoatloïdienne et à l'apophyse odontoïde ; cette apophyse peut venir comprimer le bulbe dans les luxations de la colonne vertébrale, ou lorsqu'elle a subi un développement hj^pertrophique, comme nous avons eu occasion d'en observer plusieurs exemples.

Le bulbe considéré isolément présente irrégulièrement la forme d'une pyramide tronquée, dont la base répond à la pro-

tubérance,etle sommet se continue avec la moelle. Il est séparé de la protubérance par un sillon transversal. Il présente sur la ligne médiane un sillon qui se continue avec le sillon antérieur de la moelle, mais qui est interrompu au niveau du collet du bulbe par la décussation des pyramides. Au point de réunion du sillon antérieur du bulbe et du sillon bulbo-protubérantiel, il existe une dépression plus ou moins profonde suivant les sujets ; c'est le irou borgne de Vicq-d'Âzyr.

De chaque côté du sillon médian se voient deux cordons aplatis; ce sont les pyramides antérieures, dont on voit au niveau du collet du bulbe les faisceaux s'entre-croiser sur la ligne médiane, pour se continuer avec les faisceaux latéraux de la moelle épiniére. En dehors des pyramides, existe, de chaque côté, une éminence ovalaire allongée dans le sens vertical, les olives. L'olive est séparée de la protubérance annulaire par une dépression profonde, la fossette sus-olivaire. En dehors des olives, il y a un sillon limité en arrière par le corps resti forme.

Dans le sillon bulbo-protubérantiel on voit émerger de dedans en dehors : 1" au niveau des pyramides, le nerf mo^ewr oculaire externe {abducens), ou nerf de la sixième paire; 2" dans la fossette sus-olivaire, le nerî facial, ou de la septième paire ; 3° le faisceau antérieur de l'acoustique (huitième paire), situé immédiatement en dehors du facial, et auquel viennent se joindre d'autres fibres qui proviennent du quatrième ventricule, et contournent le corps restiforme; 4° entre le facial et l'acoustique naît le nerf intermédiaire de Wrisberg, qui se confondra plus tard avec le nerf facial.

Dans le sillon intermédiaire à l'olive et au corps restiforme, au-dessous de l'émergence du facial et de l'acoustique, on voit une série longitudinale de radicules nerveuses, qui en se groupant constituent successivement de haut en bas le glosso-pharynyien, ou nerf de la neuvième paire, \e pneumogastrique

ou vague, nerf de la dixième paire ; au-dessous des dernières radicules du pneumogastrique passe une veinule qui sépare l'origine du vague des racines bulbaires du nerf spinal ou nerf de la onzième paire, qui reçoit en outre des racines cervicales émergeant de la moelle cervicale entre le ligament dentelé et les racines postérieures des nerfs rachidiens. Les racines de Vhypoglosse, ou nerf de la douzième paire, forment une série verticale située dans le sillon qui sépare l'olive delà pyramide.

Si nous continuons sur la face postéro-supérieure l'examen de l'aspect extérieur de l'encéphale, nous trouvons en arrière du sillon rétro-olivaire, ou sillon latéral du bulbe, le gros faisceau de substance blanche qui constitue le corps restiforme ; il semble se continuer en bas avec les cordons postérieurs de la moelle, tandis qu'en haut il se continue avec les pédoncules inférieurs du cervelet. Si on soulève le cervelet, on voit que les corps restiformes s'écartent en haut pour laisser entre eux une surface en forme de Y, dont la pointe est tournée en bas, sur les bords de laquelle on voit, de chaque côté, un cordon à peine séparé des corps restiformes par un sillon superficiel. Ces cordons constituent les pyramides postérieures; la surface triangulaire qu'ils limitent a reçu les noms de sinus rhomboïdal, calamus sci'iptorius , ^^Icincher du quatrième ventricule, sur lequel nous aurons à revenir.

La partie postérieure du bulbe est recouverte par le cervelet, dont nous ne distinguerons, quant à présent, que les lobes latéraux et le lobe médian, qui est constitué par les vermis supérieur et inférieur qui se réunissent au niveau de la grande circonférence du cervelet correspondant à l'insertion de la tente.

Le cervelet lui-même est recouvert par la partie postérieure des hémisphères cérébraux qui constituent la plus grande partie de la masse encéphalique.

Nous allons revenir plus en détail sur chaque partie de l'encéphale; mais, pour plus de clarté, nous remettrons la description du bulbe après celle de la moelle épiniére.

Page 1