‹ Traité élémentaire d'archéologieChapitre 18 sur 98 · STYLE PAKT1CULIER A CHAQUE PEUPLE · texte numérisé non relu

STYLE PAKT1CULIER A CHAQUE PEUPLE

des Étrusques , et que nous ne savons pas comment l’Egypte commença. Les bras des figurines étrusques sont pendants et serrés le long du corps; leurs pieds sont parallèles; les plis des draperies sont marqués avec un simple trait, et quand la figurine est nue, les parties sexuelles sont enfermées dans une bourse attachée sur les hanches : c’est ce qu’on appelle le premier style (fig. 10). Lesecorulse reconnaît à quelques perfectionnements essentiels, à une expression forte des traits du visage et des membres, sans que la roideur et la gêne de la pose aient disparu ; les muscles et les os sont indiqués durement , au gras de la jambe surtout, et en général toute l’expression est outrée; c’est tout l’opposé de l’aisé , du gracieux et du moelleux. Ces caractères sont communs à toutes les figures du second style, et pour reconnaître les personnages mythologiques qu’elles représentent, il faut avoir recours à leurs attributs; car Apollon est fait comme Hercule. Presque toutes les figures mâles portent la barbe; les mains sont contraintes, les doitgs roides, les yeux monstrueux, les physionomies d’une nature commune, et les diverses parties du corps

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mal assemblées. Les cheveux tombeut par tresses, et les draperies sont indiquées par des plis parallèles, droits ou en travers ; quelquefois, sur les Ogures de femmes , les manches des tuniques sont plisséés très-ünement. Quant au troisième style, il est dû à l’influeuce des Grecs, et il se rapproche beaucoup de leurs pratiques, sans en égaler les perfections. Ils se confondent dès lors en une seule école, et l’on a souvent besoin des inscriptions en caractères étrusques gravées sur les monuments, pour les rapporter avec certitude à leurs véritables auteurs; l’air et la forme des tètes, plus grosses, plus rondes, plus caractérisées que celles des Grecs, servent encore à les distinguer. Ce que nous venons de dire du style étrusque peut s’appliquer en général aux ouvrages des Volsques, des Samnites et des Campaniens; les monuments de ces peuples, peu nombreux, sont surtout rares en France. On connaît aussi des figures trouvées dans l’île de Sardaigne; c’est ce que l’art ancien a produit de plus mauvais; les tôles très-longues, les yeux d’une grandeur sans mesure, le cou très-allongé, toutes les autres parties du corps également difformes.

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