TYLE PARTICULIER A CHAQUE PEUPLE
ie pouvant pas lutter contre la perfection des latues qui étaient l’ouvrage de leurs prédéesseurs.
100. Style romain. Les Romains, qui n’éaient rien encore qu’une petite bourgade [uand les Étrusques cultivaient tous les arts, es imitèrent comme les Grecs l’avaient fait i’abord , et pour parler plus clairement, tous es ouvrages des premiers temps de Rome urent exécutés par des artistes étrusques. ..es plus anciens monuments de cette ville fuent donc conformes au style contemporain le l’art étrusque; il y a donc parité dans les igures; les attributs seuls peuvent les faire listinguer, et ces attributs avertissent si la fi- ;ure se rapporte à la croyance, à l’histoire ou les Étrusques , ou des Romains. Il n’y eut lonc pas de style romain proprement dit; >n remarque seulement que les figures des >remiers temps, exécutées par les Romains, >ortent, comme eux dans ce temps-là, la >arbe et les cheveux longs. Dès la seconde guerre punique , les artistes grecs remplacè- ■ent les artistes étrusques à Rome; la prise le Syracuse fit connaître aux Romains les aeaux ouvrages de la Grèce , et ils tourné-
rent bientôt en ridicule leurs anciennes statues en argile; les artistes grecs abondèrent1 à Rome : l’histoire de l’art romain se confond dès lors avec celle des vicissitudes de l’art grec. Oh peut remarquer seulement, comme une généralité, que les figures romaines sont plus ramassées , moins sveltes, . plus graves , et d’une expression moins • idéale que les figures grecques, quoique faites également par les artistes grecs (fig. 13).
101. Comme remarque générale, nousajouterons ici que le plus sûr moyen de reconnaître l’origine d’un monument, est dans la nature même des inscriptions, quand il en porle , chaque peuple les ayant tracées dans sa propre langue et avec son propre alphabet.
Il faut aussi s’assurer que l’inscription n’est point d’un temps postérieur au moment même, ni l’ouvrage d’un faussaire. Il y a des exemples de cette supercherie.
102. Nous ne dirons rien du style des Gau- i lois : les ouvrages qu’on leur attribue sont trop suspects, et, dans tous les cas, d’une diffor- 1 mité qui suppose l’enfance de l’art et tout au plus une certaine capacité d’imitation grossière. Telles sont leurs médailles antérieures