‹ Traité élémentaire d'archéologieChapitre 21 sur 98 · YLF. PARTICULIER A CHAQUE PEUPLE · texte numérisé non relu

YLF. PARTICULIER A CHAQUE PEUPLE

i la conquête des Gaules par les Romains; lostérieuremenl , l’art , chez les Gaulois, n’a ien de spécial ni de caractéristique, parce u’il est entre les mains des artistes étrangers

la Gaule.

103. Dès que le style, l’inscription ou les ccessoires d’une ligure, quelles que soient railleurs ses proportions, en ont faiL reconi al trë l’origine, il ne s’agit plus que de dis— :erner quels objets on s’est proposé de reproluire. La proportion ne fait rien, en effet, m but de la représentation; les mêmes atributs accompagnent le colosse et la figurine juisont l’image convenue d’une divinitéquel- :onque, et les mêmes préceptes les explique- 'ont complètement l’un et l’autre. Cette exilication est du domaine de l’archéologie, luoiqu’elle doive résulter de la connaissance ipprofondie des systèmes religieux, et de 'histoire héroïque ou politique des peuples inciens. C’est là même un des charmes de jette science, de pouvoir rapprocher les monuments figurés de l’antiquité, des récits de ses écrivains, sur la forme et les attributs qu’elle donna aux dieux, aux héros, aux rois et aux hommes de diverses classes :

l'exemple se trouve ainsi à côté du précepte, i 104. Il ne peut convenir au plan de ce résumé d’entrer ici dans tous les détails qui peuvent sertir à discerner ces représentations diverses; il faudrait substituer un cours ! complet de mythologie aux éléments de la ! science archéologique; et il n’est pas permis de supposer que l’amateur qui s’adonne à l’ctude de cette science soit dépourvu des notions principales sur les religions et les cultes professés par les peuples anciens. Les dieux des Grecs et des Romains, leur rang, leur hiérarchie et leurs attributs principaux, I sont des connaissances primaires aujourd’hui fort répandues. Celles qui regardent l’Égypte, | les vieux peuples de l’Italie et de la Gaule, • le sont beaucoup moins, et la première • surtout: l’esprit de système ne l’a pas épar- '■ gnée, et l’on a tout expliqué, quoiqu’un voile | impénétrable couvrît encore ses mystérieuses écritures. La main qui l’a si heureusement déchiré a porté la lumière sur les diverses parties des institutions de ce grand peuple, et l’archéologie égyptienne a aujourd’hui enfin ses époques bien constatées, des préceptes certains qui mettent chaque chose à sa vérita-

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