MONUMENTS ÉGYPTIENS
quait des animaux étrangers à l’Égypte : des Occidentaux y étaient représentés conduisant et montrant des ours, comme il se pratique encore de notre temps.
118. Ces notions générales sur l’archéologie égyptienne s’appliquent également à tous les produits de la sculpture , soit de rondebosse, soit en bas-relief; nous n’aurons pas à y revenir, l’interprétation de ces ouvrages reposant spécialement sur le caractère et les attributs de chaque personnage, et ce qui vient d’être exposé sommairement pouvant suffire aux premières recherches. Nous ferons remarquer seulement encore, que les Égyptiens travaillèrent le bus-relief d’après des procédés particuliers: les'ligures étaient taillées dans le creux, de sorte qu’elles n’avaient aucune saillie hors du plan; c’est vraisemblablement à ce procédé, qui mettait les ligures à l’abri de tout frottement, qu’on doit la conservation d’une si prodigieuse quantité de bas-reliefs égyptiens.
§ VI. Stèles.
119. On appelle stèles des bas-reliefs exécutés sur des pierres isolées, arrondies par le
haut, brutes par derrière, et qui représentent des offrandes faites par une ou plusieurs personnes, soit à des dieux , soit à des hommes; les offrandes aux dieux sont celles des défunts qui, à leur tour, reçoivent celles de leur famille. Ces stèles, qui sont toutes funéraires, ont plusieurs rangs de figures; les inscriptions hiéroglyphiques qui les accompagnent en expliquent le sujet et donnent aussi le nom des personnages, soit morts, soit vivants. Ces stèles funéraires sont presque toutes de pierre calcaire; il y en a en bois; elles ont depuis quelques pouces jusqu’à 3, b et 6 pieds. Elles étaient placées dans les catacombes, les chambres sépulcrales et les tombeaux de famille.
Du temps de la domination des Grecs en Égypte, le mol stèle fut. donné par eux à des obélisques de petites proportions, qui étaient dressés sur un piédestal, comme l’est celui de Paris, contre l’usage universel des Égyptiens , qui plaçaient ces colossales aiguilles sur un socle carré très-peu élevé au-dessus du sol. Sans cette règle, à quoi bon écrire au sommet de l’obélisque des textes que les meilleurs yeux ne sauraient atteindre?