MONUMENTS ÉTRUSQUES
§ VII. Pyramides portatives.
120. Au lieu de stèles , on consacra aussi aux morts des pyramides. Elles si) ni. d’un seul bloc, et n’ont que 1 pied ou 2 de hauteur; elles portent sur leurs quatre faces des inscriptions et des figures, ou des scènes analogues à celles des stèles, ayant les unes et les autres la même destination. Ces petites pyramides sont, aussi funéraires. On les trouve plus fréquemment dans les environs de Memphis et dans la basse Égypte, que dans la haute.
SECTION III
Monuments étrusques.
121. Aux caractères généraux du style étrusque, on ne confondra pas les monuments de leur sculpture avec ceux des Égyptiens , quoique l’exécution générale ait quelque chose d’analogue. Mais les Étrusques n’ont pas fait de ligures en gaine , ni à tête d’animal sur un corps humain. Il faut donc avoir égard , pour les dénommer , aux attributs
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qu’elles portent. Quant aux dieux, ces attributs sont en général ceux des Romains, qui leur en empruntèrent la plupart. Hercule porte aussi une massue, Vulcain un marteau \ ; et des tenailles-, Mercure , conducteur des i âmes, une bipenne ou hache à deux jtranchants; Mars un casque et une épée, etc. Les Étrusques ont souvent donné des ailes à leurs divinités. En général, les idées mythologiques des Étrusques, des Grecs et des Romains sont si analogues et si mêlées les unes aux autres, que les premières s’expliquent par les deux autres. Ces peuples se sont fait des emprunts mutuels, et le peu de monuments qui nous reste des Étrusques libres, avant que la puissance de Rome eût grandi, ne permet pas de se faire une idée complète de leurs opinions, et de caractériser avec une pleine certitude les divers produits de leur sculpture. Leurs bas-reliefs les plus anciens, dont l’exécution fut semblable à celle des basreliefs grecs, et n’imita rien des procédés égyptiens que la roideur des formes, olfrent souvent aussi des sujets tout grecs, et dévoilent déjà l’influence de ces derniers sur les arts de la vieille Italie. On connaît cepen-