COLLECTIONS ANCIENNES
fois de longues inscriptions grecques. Mais ces ouvrages ont tous les défauts qui caractérisent cette époque d’agonie pour l’esprit humain. Au quinzième siècle, on tenta quelques essais en Occident pour restaurer la glyptique; mais il fallait un mouvement plus général dans les esprits pour raviver la source du savoir et les efforts de l’intelligence. Les Turcs nous rendirent ce grand service, sans y penser; et la glyptique, qu’on n’avait pas tout à fait oubliée à Constantinople, passa avec les lettres en Italie, où les Médicis les accueillirent avec une magnificence qui est leur plus beau titre à la reconnaissance des hommes. Ils montrèrent un penchant particulier pour les pierres gravées, et les courtisans propagèrent ce goût, tout en ne songeant qu’à flatter celui de leurs maîtres. Jean et Dominique excellèrent dans la pratique d’un art qui était l’objet des plus grands encouragements; le premier grava en creux, le second en relief, tous deux avec un tel succès, qu’ils ne sont connus dans l’histoire que sous la dénomination de Jean des Cornalines et Dominique des Camées.