Le goAt des voyages a multiplié les
INSCRIPTIONS
inscriptions, et l’on en connaît aujourd'hui) de presque tous les grands peuples de l'an—! tiquilé, des Chinois, des Indous, des Phéniciens, des Perses, de Babylone, des Syriens, de Carthage, de l’Espagne primitive, et des peuplades du Nord. Mais pour rester lidèlc au plan de ce Résumé, nous ne parlerons ic: en détail que des monuments des cinq peuples qui ont été l’objet du premier volume j et considérés comme les plus en rapport avec l’érudition classique ; non pour vouloir diminuer le mérite des autres monuments dont nous ne pouvons nous occuper que sommairement, nous proclamons au contraire louttt leur importance, mais afin de soumettre cei ouvrage à l’unité de plan que le lecteur doi souhaiter d’y reconnaître. Nous dirons donc quant à l’intérêt relatif des inscriptions qu’au premier rang se placent les plus élen dues, parce que de la multiplicité des mot doit résulter aussi la multiplicité des fait qu’on peut y recueillir, et parce qu'il est rar qu’un texte de plusieurs lignes ne soit pa autre chose que l’effet d’un intérêt privé o la narration d’une action indifférente. Nom plaçons sur le même rang, et peut-être de
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i -rait-on les considérer- comme d’une imporance pins générale , les inscriptions bilin- /ues ou trilingues , dont le texte est exprimé m deux ou plusieurs langues à la fois, en leux ou plusieurs écritures, l’un étant la raduction de l’autre. Telles sont , 1° l’in— icriplion trouvée à Eugubium et qui est en itrusquc et en latin ; 2"- la célèbre inscription le Rosette, en égyptien et en grec. On voit oui de suite quel est l’intérêt sans pareil des nonuments de ce genre, dont le texte en une angue connue est la traduction du texte ■ oisin écrit en une langue et avec uu alphabet pi’on ne connaît pas. On doit à de tels moîumcnts la découverte de plusieurs alphabets tnçiens, et la critique littéraire a su trouver les moyens de pénétrer ces mystères avec mute certitude. Le plus sûr moyen est de s’attacher aux noms propres, parce qu’ils s’expriment par les mêmes sons dans toutes les langues. Il est certain que les lettres qui les forment dans l’alphabet connu , sont remplacées par des signes homophones ou ayant, le même son , quoiqu’avec des formes différentes, dans l’alphabet inconnu ; on réunit ainsi un petit nombre do signes d’abord; il
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s’augmente par la multiplicité des noms propres, cl, en concluant d’un alphabet à l’auln comparés, on parvient à reconnaître' tout entier l’alphabet qui était d’abord ignoré. C’es ainsi que mon frère a découvert l’alpliabe des hiéroglyphes; cl il est à remarquer dan cette méthode toute logique, que, dans le. alphabets anciens, qui sont tous phonétique' ou composés de signes de sons, à l’cxceptioi des écritures égyptienne, chinoise, japonaise etc., l’alphabet déduit des yiorns propres e appliqué aux autres mois de la même écrî turc ne suffit pas toujours pour reconnaîlr le sens d’un texte écrit. L’alphabet ainsi rc connu sert bien à transcrire en lettres h Unes tous les mots de cette écriture , mai ces mots ne disent rien , si on ne connaît pr en même temps la lançjue qu’ils conslituen Cela n’est pas arrivé pour les écritures d’Égypte, parce que la langue égyptienne sut siste encore dans les livres imprimés ou mr, i nuscrits des Coptes qui sont les sncccsseu i des anciens Égyptiens et qui ont conseri cette langue jusqu’à l’avant-dernier siècl 1 Au contraire , la connaissance de la plupa des signes alphabétiques de l’écriture cuné I i
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forme de Persepolis cl de Eabylone n’a conduit qu’à la lecture de quelques noms propres, parce que les langues dont celle écriture retrace les mois se sont perdues, et ces mois sont sans signification pour nous , excepté ceux qui appartiennent à la langue persane et à ses origines. On doit donc s'attacher avec uu soin particulier à la recherche 4es inscriptions gui sont en plusieurs langues, quoique même ces langues soienL connues; mais les monuments de ce genre sont très-rares.
59. On a transporté en Europe une trèsgrande quantité d’inscriptions antiques; les voyageurs en ont vu un plus grand nombre encore dans les contrées qu’ils ont parcourues cl ne pouvant les enlever, ils en onl donné des copies ; mais très-peu d’entre elles sont d’une fidélité rigoureuse, et les copies d’un même monument faites par divers voyageurs prouvent assez celle infidélité. Comparées et rapprochées, ces copies suffisent quelquefois à uncritique habile pour rétablir de texte dans toute sa pureté; mais il serait à désirer que ces soins ne lussent pas nécessaires. Uu fac-similé ou -portrait de l’in-
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scriplion préviendrait tous les inconvénients et c’est clans ce but important que nous im cliquons ici le procédé le [dus simple et f plus sûr à la fois pour obtenirces fac-similé Une feuille de papier humectée avec un: éponge ou clans un linge mouillé, appliqué sur l’inscription qu’on a nettoyée, et battu avec une brosse dont les poils sont asse longs sans être trop llexibles, donne clair très-peu d’instants deux ligures parfaites cl l’inscription, dans le sens direct des lettre et dans le sens inverse. On a le soin defraj per avec la brosse plus particulièrement si les lettres, alin que leurs contours ressorlei bien ; il en est de même pour les figure si la pierre en présente, et si ces figures or quelque relief qui perce la feuille de papie on recouvre sa déchirure de plusieurs autre morceaux jusqu'à ce que le relief reste dai celle espèce de moule. On ajoute d’aulr feuilles à la première si l’inscription est pi grande, et on a le soin de les numéroter; papier est bientôt sec, et on le place ensui dans un portefeuille ou clans une caisse c II il ne soit pas trop pressé. Des empreintes ■ Il cette espèce , emballées après avoir été cor I
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plétement séchées, ont supporté un très-iong trajet par le roulage sans en avoir souffert. Elles ne peuvent contenir aucune erreur, aucune substitution d’un trait ou d'une lettre à une autre; elles ont surtout le mérite de conserver dans toute sa pureté le style des lettres et des ligures, avantage incontestable, puisque le meilleur dessinateur, s’il n’a pas une grande habitude de l’antique, peut altérer sensiblement les caractères de ce style, qui sont souvent, faute de mieux, une indication sûre pour déterminer l’époque d’un monument. On ne saurait donc trop recommander cette méthode simple et expéditive aux voyageurs; ils peuvent former facilement la personne de leursuile la plus illettrée à ce genre de travail tout manuel. Le papier sans colle, sans être trop mince , est le meilleur; mais toute sorte de papier peut également y être employée avec succès : on comprend ique le papier ramolli fait ici l’office du plâtre coulé dans le creux des lettres, et eu fait un relief.
§ IV. Crilii/tie des inscriptions.