NUMISMATIQUE
SECTION I
Des médailles en général.
120. Les médailles furent la monnaie des anciens : on n’élève plus aucun doute sur ce fait, et on n'excepte de celte qualilicalioq que les médaillons, pièces en tous métaux, ainsi nommées à cause de leur grandeur et de leur volume extraordinaires qui les rendaient peu propres aux usages de la monnaie, et à cause aussi delà perfection de leurs types, qui font supposer des motifs particuliers à leur exécution. On peut donc étudier les médailles sous le rapport des systèmes mo. nélaires des anciens et comme monuments de leur histoire. Le premier objet intéresse plus particulièrement l'économisle que l’antiquaire, et l’on doit s’abstenir de le Imiter ici.
MÉDAILLES
L’histoire n’a d’ailleurs conservé que quelques souvenirs relatifs à la théorie des monnaies, aux rapports des métaux entre eux, i. la variation de ces rapports, et l’on a même récemment compliqué ces difficultés, par la i supposition que les anciens eurent une «ions naie de compte, espèce de type nominal dont les pièces des divers métaux n’étaient pas une coupure exacte, et auquel on ramenait toutes les variétés, comme notre ancienne pièce de douze sous à la livre tournois. Mais l’opinion qui considère les monnaies existantes comme représentatives des dénominations que leur donnent les anciens, a prévalu sur ces vues nouvelles. Nous n’avons à considérer ici les médailles que comme monuments archéologiques.
121. Sous ce seul aspect, la carrière estassez vaste, puisqu’elle embrasse tout à la fois les deux branches fondamentales de l’histoire, la géographie, la chronologie, et de plus la mythologie, la paléographie, l’iconographie , la police des villes et des états, leurs usages, leurs opinions, et lesconnaissances des anciens dans les sciences naturelles et d’observation ; enfin l’état
des arts, de leurs procédés, de leurs origine, progrès et décadence, s’y trouve authentiquement exprimé, d’époque en époque. L’interprétation entière des anciens écrivains est due en grande partie à l’élude des médailles, et la critique littéraire ne sera plus bientôt que l’heureuse et trop tardive association de l’étude des auteurs avec celle des monuments. On reconnut l’importance desmédailles dès la renaissance des lettres en Europe au quatorzième siècle ; les médailles impériales romaines attirèrent la première attention : elles étaient les plus communes ; on rechercha ensuite celles des temps antérieurs de Rome, les médailles consulaires, successivement celles des villes et des colonies du monde romain. Malgré les recueils publiés par Hubert Goltz, les médailles grectques occupèrent peu les numographes jusiqu’àla fin du dix-septième siècle. Ce fut dans ce isiècle et dans les suivants que parurent les (grands ouvrages d’Occon, de Ducange, de IMezzabarba et de Vaillant sur la numismattique de l’empire romain d’Occident et d’Oirient. Le docte Spanheim avait cependant donné plusieurs éditions de son traité De
MEDAILLES
præslanlidet usunumiçmalum antirjuorupi, .
où il considérait la science dans tonie sp|n étendue, eloù lès médailles grecques servaient! aussi utilement que les médailles romaines a jeter ses plus soüdes fondements. Mais les travaux de Vaillant, Frcelich , Pellerin e Combe, ramenèrent bientôt tous les effort! vers les médailles grecques; en même temps des traités nombreux sur quelques partie, spéciales de la numismatique avaient été pui bliés dans plusieurs contrées de l’Europe • on connaissait mieux les médailles de l’Espagne, de la Sicile, de la Grande Grèce, d l’Italie supérieure et méridionale, môme d quelques villes, par les ouvrages de Flore et d’Erro , de Torremuza , Magnan, Gori Passeri, Danieli ; il en était de même pour le »} contrées hors de l’Europe, pour la Syrie il l'Égypte, la Tlirace, par les recherches e 1} Frcelich , Vaillant, Zoëga, Cary, et autnll savants renommés : Swiplon, Barthélem IJ Roland, ajoutèrent à ces précieuses notiotl celles qu’ils avaient retirées de l’élude d I médailles hébraïques, phéniciennes ou d’ai j très peuples de l’Orient, et la science ni mismatique prenait une extension qui ■
obstruait on quelqiie sorte les accès. Le père Labbe, Banduri , Hit’ch , composèrent des Bibliothèques numismaliques, où l'homme studieux devait trouver un guide pour se diriger dans ses recherches ; mais la science s’étendait en proportion de ce zèle, les monuments nouveaux se multipliaient, les diflieullés semblaient s’accroître par la variété même des opinions et des systèmes, quand Eckhel publia enfin sa Doctrina nummorum veterum, ouvrage immortel, où, réunissant toute la science de ses devanciers à la sienne , il a élevé l’édifice numismatique sur des bases immuables et en a distribué les diverses parties avec un ordre digne de tous les suffrages; Rasclie en avait pour ainsi dire assemblé tous les matériaux dans son Lexicon rei nummàriœ , qui parut à Leipsig en 1785, et qui a eu depuis plusieurs suppléments. Quelques livres élémentaires avaient aussi vu le jour; on connaissait ceux d’Erigus, Agostini, Froelieh, Zaccheria, Jobert, Patin et Ernesli; mais les Leçons d’Eckhel, détachées de son grand ouvrage, en 1778, firent presque oublier les autres, et ceux qui sont venus après lui,
T. il. 15
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Millin, Avellino, etc., se sont fait un devoir d’extraire leurs préceptes de sa Doctrine.
122. L’utilité des travaux archéologiques sur les médailles répond ainsi à l’importance môme de la science, et il ne nous reste qu’à suivre pas à pas les leçons que ces savants ont consignées dans leurs écrits. Ils nous ont dit que les médailles ou monnaies des anciens furent frappées en or, eu argent, en bronze et eu potin, mélange de cuivre, de plomb, d’étain et d’un cinquième d’argent. On connaît des pièces en plomb ou en étain ; mais elles sont très-rares, et il ne paraît pas qu’elles aient jamais servi de monnaie. Les historiens parlent aussi des monnaies de fer ou de cuirdes Spartiates et des Byzantins, et de celles de bois des Carthaginois; mais ces notions n’appartiennent pas à la numismatique, puisqu’on ne voit pas de pièces semblables dans les cabinets. Nous n’aurons à parler que des trois métaux généralement employés a la fabrication des monnaies. Elles étaient ou fondues dans un moulu en creux qui donnait à la fois les deux côtés de la médaille, ou bien le flan était d’abord fondu, et l’empreinte
ajoutée ensuite sur un seul ou sur les deux côtés de la pièce, soit avec un poinçon ayant le type gravé en creux, et sur lequel on frappait avec un marteau, soit avec un instrument en forme de tenailles dont les extrémités présentaient les deux coins et qu’on frappait de même. Les médailles des triumvirs monétaires romains rappellent ces deux procédés par les lettres A. A. A. F. F. axiro, argento, ære, flando, feriundo , qui signifient qu’ils travaillaient la monnaie sur l’or, l’argent et le bronze, en le fondant et en le frappant. On connaît quelques coins antiques, notamment celui d’une médaille de la reine Bérénice d’Égypte, rapporté par M. Cailliaud. On a recueilli aussi des moules en terre pour y couler des monnaies d’argent; ils sont de la tin du deuxième siècle de l’ère chrétienne, et i’on conjecture qu’ils ont servi aux faux monnayeurs du temps.
Quant aux noms des graveurs des monnaies antiques, on n’en connaissait qu’un seul, celui de Nevanlos, sur une médaille de Cydonie en Crète, lorsque M. leducdeLuynes lit remarquer, en l’année 1830, qu’on lisait sur une médaille de Syracuse le nom Euclio
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iiS
gravé dans les replisde la mitre d’une femme, Il ajoutant que ce nom était tracé en caractères trop fi ns et placé d’une manière trop accessoire, pour pouvoir être attribué à un magistral : ce nom lui parut donc être celui du graveur du coin de cette médaille. M. Ilaoul-Rochelle, faisant l’application de cette conjecture sur un grand nombre de médailles, a constaté qu’en effet on connaît un grand nombre de noms de graveurs en monnaie, qui sont inscrits, d’après un usage suivi par quelques villes greques, sur la monnaie même qu’ils ont gravée. Au nom de Nevanlos pour la monnaie de Cydonie , M. Raoul-Rochette a ajouté ceux de Pasiôn et d’Aithôn; il a reconnu aussi les noms de Pvthodamos sur une médailled’ Aptère; d’Aristoboulos surunchry— sos de Lysimaque; de Zoïlos sur un télra— drachmede Persée. Leniêmesavanlantiquaire* a annoncé que cet usage fut surtout pratiqué dans les principales villes de la Sicile et de la grande Grèce, ces noms d’artistes étant écrits sur les monnaies en très-petits caractères, et la plupart du temps cachés dans des symboles ou des détails de costume. Il a relevé treize noms sur les médailles de la Sicile, et
quatorze sur celles de la grande Grèce; quelques-ufis de ces graveurs s’associèrent, deux à deux pour graver séparément le type et le revers des pièces ; quelques-uns aussi travaillèrent à la fois pour différentes villes. Ces précieuses notions ont créé ainsi un élément important et nouveau de l’étude de la numismatique grecque en général.
123. On distingue les médailles selon leur grandeur, c’est ce qu’on appelle le module. Pour le bronze, celles qui ont environ 12 à 15 lignes sont appelées de grand bronze - de 9 à 11 lignes, moijen bronze ; 8 lignes et au-dessous, petit bronze -, les médaillons ont plus de 15 lignes. Mais comme les dimensions sont également variablesdans lesautresmétaux, on s’est accordé à représenter les diverses grandeurs des médailles par la figure gravée dans notre planche IV, n° 6, et à les désigner par le chiffre correspondant à chaque cercle, applicable à tous les métaux, et le cercle a été adopté, parce que le flan des médailles esL d’une forme généralement ronde, quoiqu’on n’en trouvepas qui le soient exactement. Diverses dénominations sont usitées parmi les antiquaires pour qualifier certaines médail-
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les; voici la nomenclature des principales :
Doriques, médailles persanes, de Darius.
Philippes, de la Macédoine, du roi Philippe.
Auréliens, du nom de l’empereur Aurélien. '
Chouettes, d’Athènes, la figure de cet oiseau.
Tortues, du Péloponèse, type, une tortue.
Cistopliores, de quelques villes grecques, portant le ciste mystique de Bacclius.
Victoriées, portant la figure de la Victoire.
Rallies, avec la figure d’une proue (rates).
Biges, quadriges, ayant au revers un char à deux ou quatre chevaux.
Sciées ou dentées , la tranche étant dente- il lée, par caprice ou pour dérouter les faux ; monnayeurs.
Scyphati , convexes d’un côté, concaves de l’autre, comme une coupe.
Incuses, dont le type est eu creux d’un côté et en relief de l’autre, le plus souvent par l’inadvertance du monnayeur pour les médailles romaines, et caractère de haute antiquité pour les médailles grecques.
Fourrées ou bractèales , dont 172 nie en bronze ou en plomb est reeouverle d’une légère feuille d’argent ou d’or; fausse monnaie antique. Il y en a de grecques et de romaines. I.es Latins les nommaient nummi pelliculati, subœrati, bracteati.
Saucées , frappées sur cuivre et ensuite argentées.
Refrappées, dont les contours du type sont doubles , par l’effet des coups redoublés du marteau et du mouvement du flan.
4 • Sur- frappées , qui ont reçu un nouveau type légal.
Restituées , d’un empereur romain , frappées par l’ordre d’un de ses successeurs.
Contorniates, de grand module en bronze, entourées d’un cercle du môme métal on de tout autre.
Contre-marquées , ayant reçu après leur émission l’empreinte de quelque signe particulier, figure ou lettres, ou pour les affecter à un usage temporaire, tel que de servir comme de billet d’entrée à certains spectacles, ou bien pour accréditer dans un pays les monnaies d’un autre.
232 MJpp,VIL{.j;S.
Æs grave , les pièces remarquables par leur volume et leur poids.
Encastrées , tête d’une médaille et revers d’une autre, sciés et soudés ensemble par les faussaires.
S pintriennes , relatives aux débauches de Tibère à Caprée.
12t. On considère dans une médaille :
1° la face, côté principal de la pièce, offrant la tète du prince ou le symbole spécial de la ville qui l’a fait frapper; 2» le revers , type qui est sur le côté opposé au premier; 3° la légende, ou mots gravés autour de la tôle ou du revers; 1° l inscription , mots écrits en une ou plusieurs lignes à la place de la tôle ou dans le type du revers; 5° l'exergue, mots , sigles ou signes gravés au bas de la médaille, hors. de l’ouvrage, et n'appartenant ni à la légende ni à l’inscription ; 6° le champ, surface de la médaille qui a reçu les types principaux et les contre-marques sur les portions que ces types laissent vides; 7° la tranche, les bords extérieurs de l’épaisseur de la médaille. Selon leur origine el leur poids, on les nomme: sicles , pour les Hébreux;
pour les Grecs, drachmes , didrachmes, tridrachmes, lélradrachmes ( üe 2, de 3 ou de 4 drachmes), obole, sixième pari ie de la drachme, et stalère d'argent, égal au tétradrachme, qui est la taille la plus ordinaire des médailles grecques. Pour les Romains, la monnaieavait le poids dont elle portait le nom : le pondus était la livre; l’as- de bronze, équivalant au poids d’une livre de ce métal ou 12 onces, était l’unité monétaire; le sesterce valait deux as et demi, et l'as avait des sous-multiples depuis douze onces jusqu'à demi-once, savoir : semis, moitié de l’as ou G onces, marqué par s ou x, ou bien 6 globules; quincunx, cinq onces, 5 globules; trient, le tiers de l’as, on 1 onces, 4 globules; quadrans , le quart de l’as, ou 3 onces, 3 globules; sextans , le sixième de l’as, ou 2 onces, 2 globules; uncia, le douzième de l’as, ou 1 once, 1 globule Les médailles romaines d’argent sont : 1° des deniers marqués X ou XVI , selon l’époque, ce denier d’argent ayant valu d’abord dix as et ensuite seize; 2;) des quinaires ou demideniers, marqués V ou VIII pour les mêmes raisons; 3» des sesterces marqués IIS, LLS, libra , libra semis, valant deux livres et de-
MÉDAILLES
mie ou deux as cl demi. Les médailles d’ar- j genl plus grandes que le denier sont clas- | sées parmi les médaillons. Sous les empereurs, les deniers s'affaiblirent peu à peu, ils I passèrent de la taille de 84 à la livre, à 90, 1 même à 100, et à mesure qu’on descend vers I le Bas-Empire le poids et le tilre de l'argent:! s’allèrent de plus en plus. La monnaie d’or, j nommée aureus ou denier d’or, était de 40 à il la livre, ensuite de 45; il diminua dans la il même proportion que la monnaie d’argent | s'affaiblissait, et il resta avec elle dans le j rapport de 1 à 25, c’est-à-dire que le denier d’or valait 25 deniers d’argent ou cent ses- I terres. Mais la confusion se mil aussi dans i celte autre monnaie, quoique le tilre en fût ordinairement bon , même dans les derniers temps de l’empire, et le résultat des plus récentes recherches sur la livre romaine lui donne G,1G0 grains, ou 10 onces 5 gros 40 grains de notre poids de marc, c’est-à-dire 125 grammes.
125. Les dates inscrites sur les médailles || méritent aussi une attention particulière; i l’on doit recourir, à ce sujet, à ce que nous ij avons dit sur les dates dans les inscriptions,
notamment en ce qui concerne l’époque où les lettres de l’alphabet grec furent investies d’une expression numérale, méthode de dates employée surtout dans les médailles des Ptolémée, des Séleucides et des pays de la domination des successeurs d’Alexandre en Orient. Quant à la position des têtes, si une médaille en présente plusieurs sur la face ou le revers, il faut recourir à ce qui a été dit des pierres gravées qui présentent les mêmes particularités ( supra , pagel2j. Si une médaille a une tète sur chaque face, on la rapporte à celui des deux personnages qui est le plus qualifié. Les monogrammes, assemblage de plusieurs lettres en une seule ligure , sont très-fréquents sur les médailles grecques ; on en trouve aussi sur quelques médailles consulaires romaines. Enfin on appelle médailles ■parlantes, celles dont le type se compose d’un objet dont le nom avait des rapports marqués avec le nom de la ville dont la médaille était la monnaie; ainsi une rose est sur les médailles de Rhodes, un cœur sur celles de Cardia , une grenade sur celles de Side en Pamphilie; de même pour Home on voit un marteau sur les deniers de Publias Malleolus,
MÉDAILLES
une fleur sur ceux d’Aquileius Florus, ele.
120. La classification des médailles est la partie de leur élude sur laquelle les savants sont le moins d’accord ; l’état môme des collections influe essentiellement sur le parti adopté. Les grands cabinets seuls ont besoin d’une classification qui embrasse la généralité des médailles; les collections spéciales des médailles d’un pays ou d’une époque, d’autres collections plus spéciales encore tirées de l'analogie des revers, historiques, militaires, mythologiques, etc., sont moins embarrassantes, et l’amateur qui les forme peut, sans inconvénient, suivre ses propres idées à ce sujet, en négligeant le moins possible l’ordre des temps et l’ordre des lieux. De tous les systèmes de classification générale , celui qui a été adopté par l’illustre Eckhel est universellement suivi; il est 1° géographique, 2° chronologique , c’est-à-dire que , partant d’un point de l’ancien monde, il en suit successivement toutes les régions, mettant ensemble et dans l’ordre chronologique les médailles de tous les métaux qui appartiennent à la même région , à ses îles et à ses colonies. Voici un tableau abrégé de ce système :
Europe, Espagne et Portugal, Gaule, Bretagne, Germanie, Italie et ses îles, Chersonèse taurique jusqu’à la Chersonèse de Thrace et ses îles, Pæonie; Macédoine, Thessalieet ses lies, Dalmatie, Illyrie, Épiroet Corcyre, Acarnanie et les autres Étals de la Grèce, du nord au midi, avec les îles de la mey Égée. Asie, Bosphore Giramérien, Colchide, Pont, Bilhynie , Éolide, Ionie et ses iles, Carie et ses îles, Cilicie, Lydie, Phrygie, Cappadoce, Arménie, Syrie, Arabie , Perse, Parlhie, Baelriane et Characène. Afrique, Égypte, Cyrénaïque, Syrthe, Byzacène , Numidie et Mauritanie. On doit remarquer que les médailles romaines n’entrent pas dans ce système; celui d’Eckhel se compose de deux grandes divisions: 1° les médailles grecques des villes, des peuples, et des rois qui les ont ensuite gouvernés ; 2° les médailles romaines, séparées en médailles consulaires et médailles impériales, les premières par ordre alphabétique des noms des familles, les secondes dans l’ordre chronologique, soit pour les tètes, soit pour les revers; mais l’on est peu disposé en général à mêler tous les métaux.