Le cercueil d'une momie est ordinal
cernent de bois de sycomore ou de cèd,
1 • ™!“ e de .cartonnage. Il est d’une sent P , des peintures le couvrent en dedans et en dehors; elles représentent des scènes f».
répété L’f lG f n ° m d "“ 0rtyKt S0uveDI .P * ame ^ ait ses offrandes à chaque di-
v mi e, et il y a à cet égard une variété de sujets qu on ne peut indiquer ici en détail, e couveicle, également d’une seule pièce, est aussi orné de peintures analogues, quelque ois en dedans et en dehors, et sur si partie supérieure le visage est en relief, peint, quelquefois doré; une barbe tressée es attachée au menton quand la momie est ce e . un homme; l’absence de cet appendice indique les momies de femmes. Un j,ran collier et des symboles couvrent la poitrine, une inscription perpendiculaire est
caN 0PES, figurées, papyrus, etc. 105
, ipu et des scènes funéraires sur les 1 Ce 'cercueil est quelquefois enfermé s m second, et celui-ci dans un trots. eme « grande dimension; ils sont egalement .ouverts de peintures et d inscriptions. Ces cercueils , ainsi terminés, étaient déposés les chambres sépulcrales, où on les trouve encore. Diverses offrandes étaient placées toutauprès, et quelquefois des simulacres d’instruments de la profession du défont, des coudées s’il était architecte des palettes s’il était scribe, etc., enhn des tigurines et des vases.
8fl. Les vases nommés Canopes par te.
amateurs étaient au nombre de quatre, de matières plus ou moins précieuses , selon a qualité du défunt, et placés auprès de son cercueil . Il y en a en simple argile, et en a bâtre oriental zone de la plus grande beau te. Ce quatre vases forment une série comp ete, les viscères principaux de la momie y étaient déposés, pliés d’abord dans un linge et noves ensuite dans le baume. Les canopes 011t ’ 11 ' forme de cône renversé; les- quatre ® même série ou du même mort sont en hauteur et en grosseur , mais les qu
10G MONUMENTS J>’ARCHITEctuh e .
couvercles diffèrent tous entre eux- iba rent une tète de femme, une tête d’érJ*' une tête de chacal et «ne tête de céphale. Un cartouche carré tracé sur i panse contient plusieurs colonnes perpen?
culaires d’hiéroglyphes qui expriment F cation du mort à chacune des quatre divinité dont les symboles ornent les couvercles 1 le nom du mort qui la leur adresse. Une inscription au pinceau remplace quelquefois l’inscription gravée en creux. Il est rare de trouver réunis les quatre vases de la même série bien complets.
81. Les figurines offertes en hommage aux morts sont de celles qu’on rencontre en si grand nombre dans les tombeaux; elles sont en bois et peintes, en pierre ou en terre emaillée , avec des inscriptions en creux. On retrouve le- même nom du défunt sur toutes celles qui sont dans la même sépulture, et jetées sur le sol autour du cercueil. On en a remarqué où le nom du défunt est encore en anc, ce qui autorise à croire que ses parents et ses amis se procuraient de ces figurines c ez les fabricants; la prière funéraire pour e repos de 1 âme y était déjà tracée; il n’y
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tombeaux, papyrus, etc. Wi •i mie le nom du mort; on l’ajoutait,
M Li le luxe trouvait encore moyen de “ e Ü quelquefois aussi ces figurines lient déposées dans des caisses divisées en ases où elles étaient amassées. Ces caisses, Snt peintes, ont deux pieds environ de Lueur et autant de hauteur; un couvercle
à coulisse ferme l’ouverture de chaque case.
aco r, t o„ 9 trouvé dans quelques 82. Papyrus. On a trouve u m h
momies des manuscrits sur papyrus , de longueurs et de hauteurs très-variables. La dévotion des morts ou des vivants nous a transmis ces restes précieux de la littérature égyptienne, et les manuscrits de ce genre ont ete les premiers connus des modernes, paice q ui s devaient être les plus nombreux, les seu s d’ailleurs dont la conservation fût assurée par l’usage même qu’on eniit. Ces rouleau papyrus se trouvent dans le cercuei ou s les bandelettes mêmes des momies, en tre e cuisses, sur la poitrine ou sous leurs ra ® Il y en a qui sont mêlés à l’embaumemen , d’autres qui ont été d’abord embaumes, c’est-à-dire fermés dans un etui cyl«« J en baume durci , qu’il faut d abor
108 MONUMENTS D’ARCHITECTUbe.
pour en tirer le papyrus. On en connut qui a jusqu’à 66 pieds de longueur- j 1 *
musée de Turin Celui de la Bibliothèque ^
Roi, a Pans, na que 22 pieds; la Ion “ des aulres varie jusqu’à deux ou trois pied!
Celui de Turin peut être considéré cLi complet. Dans tous, le haut de la
occupe par une ligne de figures des divinités que 1 ame visite successivement. Le resuest rempli par des colonnes perpendiculaires îeroglyphes, qui sont les prières que l’âme adresse à chaque Dieu; vers la fin du manuscrit est peinte la scène du jugement. Legrand dieu est sur son trône; à ses pieds est un énorme crocodile femelle, la gueule ouverte; derrière, la balance divine, surmontée d’un cynocéphale emblème de la justice universelle; les bonnes et les mauvaises actions de l’âme sont pesées en sa présence; Thôlh écrit le résultat. C’est dans ces mêmes scènes que e système de la métempsycose égyptienne se montre au grand jour. Un homme conamné pour le péché de gourmandise est renvoyé sur la terre sous la figure d’une truie, epuis la création du musée égyptien du ouvre, de beaux monuments de ce genre,
tombeaux, papyrus, etc. 109
iHirisés de peintures et de dorures, y ont î réunis, et la collection est riche tant en
mo, ras hiérogtypbliiuès qu’en telles Menti-
pS D’autres scènes , notamment d agriculture ornent d’autres pages de ce manu- C . ril . c’est l’àme du défunt qui cultive les obaraps de la vérité avant de paraître devant ses j U ges. Les papyrus de ce genre appartiennent tous à un même ouvrage, qui est le Rituel funéraire égyptien, et qui porte pour titre : Livre de la manifestation (de l’âme)à la lumière , divisé en trois parties, en chapitres et en sections. Il en existe un certain nombre de copies dans les deux écritures, mais bien peu de complètes. Même les personnes d’une position médiocre en faisaient mettre dans leurs cercueils une portion plus ou moins étendue, selon qu’elles pouvaient faire plus ou moins de dépense, peut-être même selon que, par leur rang, elles avaient plus ou moins d’obligations à remp n
envers Dieu; car; dans l’opinion des Egyptiens,
les rois avaient à les remplir toutes , et es grands plus que les simples particuliers, l’extrait du rituel général pouvait donc eie déterminé selon le rang et 1 étendue
110 MONUMENTS D’ARCïUTECTUKk.
devoirs. On trouve un plus erami „ de ces rituels écrits en caractères /,pw çues, ou tachygraphie des signes hiéro ï plaques. Ceux-ci représentent toujours h objets pris dans la nature ou dans les t umams, et les autres signes ressemblent à des caractères alphabétiques, et ne cotise,' vent que rarement des formes analogues m hiéroglyphes : la ligne de figures qui occupe e haut de la page fait toujours distingua ces extraits du rituel de tous les autres m res de manuscrits. Ils donnent un grand intérêt aux momies, mais il n’y a aucun moyen de reconnaître si une momie en renterme ou non ; le plus sûr, c’est de l’ouvrir, toutes les fois que la beauté des peintures dont elle est ornée, et qu’il faudrait sacrilier, ne le défend pas. Toutefois on peut attaquer par derrière les cartonnages peints, en retirer la momie, la fouiller et la remettre en place; il n y a là aucun dommage pour l’art, et l’a» mateur peut souvent recueillir des objets d un grand intérêt. La plupart des corps ainsi dépouillés se conservent longtemps; mais cette espèce de squelette couvert de sa peau P *t ^ 'm aspect hideux qui satisfait la curio-
tombeaux , tumuli, etc. lit
* »isqui »e P eut Mrc publiquement ex- J L . alls un cabinet. C'est aussi dans les liteaux égyptiens qu'on retrouve d’aum manuscrits qui ne sont point funéraires, tels que des contrats pour affaires domestiques des pièces sur procès, des manuscrits . recs ’, enfin tous les objets de toilette ou d’habillement, des instruments des arts, des objets de fantaisie qu’il était d’usage d’y déposer. Ces manuscrits sont placés dans des jarres d’argile , quelquefois scellées : la Bible parle d’un semblable moyen de conservalion des manuscrits, employé du temps même des patriarches. Du reste , les tombeaux égyptiens creusés dans le roc et toujours maintenus par l’effet du climat à la même température,. étaient très-tavorables à la conservation des objets qu’on y déposait. C est de ces hypogées plutôt que des fouilles que proviennent les plus jolis et les plus remarquables morceaux antiques qui font 1 01 nement de nos cabinets, tels que bijoux << toute espèce, peignes, pantoufles, peiru-
ques etc.
83. Tombeaux grecs. Les Grecs honorèrent aussi la mémoire des morts par des mon
menls publics. Ceux des fondateurs des vin et ceux des héros étaient dans l’i ntéri * des murailles, et les autres en dehors !
Sparte, une loi de Lycurgue permettait néanmoins d’enterrer les morts autour des ternpl^ et dans la ville. Les plus anciens tombeL des Grecs étaient des tumuli ou monticuk factices; on en voit encore dans la plaine de Troie, qui ont été décrits par Homère. Pim
tard, un simple cippa, ou colonne tronquée entouré d’arbres verts, s’élevait au-dessus de la sépulture, et une inscription rappelait le nom et les titres du défunt. Le luxe se mêla aussi à ces commémoraisons, et il reste encore, des monuments funéraires où l’architecture et la sculpture ont déployé de grandes perfections. Les tombeaux élevés aux frais du trésor public, à des citoyens illustres, étaient les plus remarquables. Ceux des simples particuliers ne sont ordinairement que d’une seule pierre, dont la forme approche de celle] des au tels isolés; mais le contenu de l’inscription et l’emblème ne permettent pas de les confondre. On distingue par ces mêmes moyens les tombeaux des chrétiens; ceux-ci portant une ou plusieurs croix dans leurs or-
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I 84. Dans la grande Grèce, les tombeaux i l jtaient construits dans la terre, en pierres de M taille, et cette enceinte était couverte en te jaiies formant un toit. Le mort y était dépo-
r ‘ I tes tombeaux qu’on a recueilli les beaux 118 1 vases grecs peints qui font l’ornement de nos
' c I cabinets.
1> 85. Les Étrusques creusaient dans le roc
es I vif des grottes peu profondes, composées s I quelquefois de plusieurs pièces, mais ' f ' I ffl général la forme d’une croix. Les min s e r ' I tes grottes étaient souvent couverts de pem
114 MONUMENTS D’ARCHITECTURe
tures relatives aux funérailles et à n l’âme après la mort; le corp, du déf,,,',’!* déposé sur le sol; une porte fermée en déf dait l’entrée, et une ouverture à la voûte marquée dans quelques-uns de ces tomber y laissait introduire un peu de lumière, o’ connaît aussi des vases d’argile ronds, terj 1 nés en pyramide, qui étaient de véritable»
urnes cinéraires; on les découvre dans la Campanie au-dessous de plusieurs couches de laves. D’autres, en forme de buste humain sont étrusques. ’
86. Les Gaulois rendirent aussi de grands honneurs aux morts. Imbus par leurs druides du dogme de l’immortalité de l’âme, ils espéraient aussi son retour dans le corps qu’elle avait d’abord animé, et, malgré l’intervalle qui nous sépare de ce peuple, ses monuments funéraires existent encore en grand nombre dans les provinces du centre delà France. Ils sont de deux espèces.
87. Les tumuli , ou monticules factices, J en ai fouillé plusieurs, et j’ai reconnu que le sol était nivelé d’abord; on le couvrait de dalles brutes, rapprochées le mieux qu’il était possible; le corps était placé dessus, et sou*
ioMBE abx, TOMOLI, pierres fichées. 115
il conservait quelques-uns des ornements lui lui avaient servi durant la vie, tels que colliers en matières communes auxquelles on avait donné la forme d’œufs striés, de dis- • ueS) etc. , bracelets, poignards et autres armes ; des ossements d’animaux se trouvent aussi mêlés à ces débris, enfin des vases de terre noire grossièrement travaillés. Tout cela était recouvert de pierres plates s’élevant en forme de toit circulaire et pyramidal, et enfin enveloppé de pierres et de terre où se formait un gazon épais. L’élévation de ces monticules est très-variable; le temps les a abaissés, mais il en existe encore de 3, 5 et 10 pieds de hauteur depuis la base. On en connaît même de dimensions dix fois plus considérables, et qui annoncent un personnage éminent. Le meilleur moyen de les fouiller est de faire une tranchée de 2 pieds sur leur plus grand diamètre, et avec plus de précautions à mesure qu’on s’approche du centre. Ces tombeaux sont souvent très-voisins l’un de l’autre, et il paraît aussi que les pierres fichées étaient une dépendance de plus considérables.