‹ Traité élémentaire d'archéologie ... T. 1Chapitre 16 sur 37 · Style égyptien. Dans le nu ( Pi / I · texte numérisé non relu

Style égyptien. Dans le nu ( Pi / I

fig- 8), les lignes droites ou peu courbées do- 1 , minent dans le contour général de la ligure; | la tète, ronde par derrière, a les traits de h I figure très-saillants; les oreilles s’élèvent audessus des yeux, ceux-ci Sont très-fendus, ei | les lèvres saillantes; l’attitude est roide et gênée ; le visage a une expression naturelle, I celle d’un portrait; les bras sont pendants et I d’une longueur souvent disproportionnée; la I poitrine et les épaules sont sensiblement lar- 1 ges; le buste est quelquefois un peu long, et I la taille étroite au-dessus des hanches; les I cuisses et les jambes sont très-allongées, les |j genoux, les chevilles du pied et les coudes I très-sensibles; les extrémités des mains et I des pieds mal terminées, les doigts d’une Ion- I

jjflE particulier A chaque peuple. 1S1

«leur outrée; les os elles muscles sont fai- Lnt exprimés, les nerfs et les veines ne L„t pas du tout. Voilà les caractères principaux pour les figures nues; le nombre de celles (jui sont en gaine (fig. fi), comme une momie, est bien plus considérable que celui des ligures nues ou vêtues. Dans celles qui sont en gaine, les caractères de la tête, les jeux bien fendus et la hauteur des oreilles, servent à indiquer leur véritable origine. Ces caractères sont les plus ordinaires et ceux de tous les ouvrages qui ne sont pas dus aux

meilleurs artistes de la belle époque; et dans ceux-ci encore, ces caractères, quoique corrigés en ce qu'ils ont de trop exagéré, se font aussi remarquer. Le siècle de Sésostris (1550 avant Fère chrétienne) est cette belle époque, et l’on connaît une statue de ce roi, en granit noir, de 6 à 7 pieds de hauteur, dont ie travail et l'exécution ne laissent rien a désirer sur la beauté et la pureté des formes : elle contredit ouvertement ceux qui n’accor-

lent aux Égyptiens qu'un art sans imitation, ls en connurent donc toutes les ressources.

ls ne l’élevèrent pas jusqu’à Y idéal, I e nêrne de l’art s’y opposait; car il ne faut pas

oublier que l'Égypte ne- le cultiva rm lui-même et comme un moyen par leqj!

genie de 1 homme peut manifester sa , sanee, mais seulement comme capable do produire par lïmilalion ci le gran(li J

objets qui concouraient au culte des dieu* à l’illustration nationale. On sait aussi n!

l’art égyptien a produit les plus grands ', 0 numents connus, des colosses de plus de 6ti pieds de hauteur, et dont l’aspect offre dan, leur ensemble une harmonie qui ravit « charme l’imagination. Les Égyptiens ont lr , vaille les matières les plus dures comme le) plus molles, le granit brèche et la cire; le, principaux métaux, l’or, l’argent, le bronze, I le plomb, etc.; les pierres fines de toute espèce, la cornaline et le lapis. Enfin, ils ne firent pas de statues comme monument de 1 art destiné à ses progrès : une statue, m obélisque avait une destination toute religieuse, et dépendait d’un temple, d’une cata- 1 combe ou d’un tombeau; et rien n’égale les- 1 prit et le vrai avec lesquels les Égyptiens ont I figuré les animaux de tous les règnes de la I nature. Il y avait donc là un art savant, ré- 1 fléchi, se proposant un but déterminé, et non

j E particulier a CHAQUE L

p grossière main d’œuvre dépourvue de P as “Tl règles. Nous insistons sur ce point,

” 0Ût 6 d | n’est pas rare d’entendre protesser '“"Tn " èt >,ous ajoutons ,ue l’artiste

lermi " 6 p0rlra ‘ l , "

'l ul 8 r „ n li011 leur tête, leur corps et leurs

'durait également bien terminé une

S r,fles ’ n pied humain, s’il l’avait voulu.

•+?££ d’un Oie..: d’un voi, n’était

*” s ' e u „ membre Oc la phrase gene-

* ^'exprimait le temple dont elle de-

Sr«£ïT particulière avait reçu Je

t v pe essentiel, le dieu, sa forme et sei \

L le v0 i la ressemblance et ses insigne , les Pieds e, les mains «nportmen.

à l’intelligence de l’.dee qu tla ■

Lient à manifester ; 1'art.ste po«™ ^ donc tes

négliger un peu sans manquei le 1 ^

*£! s’était proposé. L’étude approiou-

die des monuments égyptiens confimem plus en plus ces nouveaux aperçus , ^ g

tères principaux de leur sculpture, au commencement de cet ar 1 > j

pour faire reconnaître leui s ou duit sont infiniment variés, et qui ou

131 monuments de sculptübe

une quantité infinie d’objets naturels r, racteres se retrouvent dans tous 1 Ces * de l’art égyptien, à toutes ses épon^ 65 puis la plus haute antiquité juj., ’ de ' Empire ; seulement ils se dégratlem " ^ peu depuis la domination des Grecs cm 8 Romains en Égypte; mais on les L * encore, quoique affaiblis, dans les JÏÏ?

ouvrages; des sectes religieuses s’apZ ?

“7 e ? lK a»ns leuTs ï:

nismel P1>emierS siècIes du christ».

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