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Style étrusque. Ses caractères princi

II?! 11 !) 81189 ’ d aprèS Iesplus anci ensmo. numents de ce peuple, les lignes droites, i’at-

de i?flo° 6 ’ l ebaUChe imparfaite des traite i 0 ure , e défaut de proportions dans

les membres, qui sont ordinairement si min-

ces qu ils ne donnent aucune idée de chair

m de muscles, de sorte que leur contour n’a

aucune ondulation ; la forme des têtes est un

ovale rétréci vers le menton qui se termine

en pointe; les yeux sont ou droits, ou relevés

e toujours parallèles à l’os supérieur. Il ne

reste aucun ouvrage égyptien aussi informe.

est vrai que nous parlons ici des ouvrages

ïtE pabïiculieR A chaque peuple. 135

* brusques , et que nous ne savons pas l„ent l'Egypte commença. Les bras des ^ ines étrusques sont pendants et serres le mUi corps; leurs pieds sont, parallèles; [ on L des draperies sont marqués avec un impie trait, et quand la figurine est nue, les Irties sexuelles sont enfermées dans une tourse attachée sur les hanches : c’est cequ on appelle le premier style (tig. 10). Le second se reconnaît à quelques perfectionnements essentiels, à une expression forte des traits du risage et des membres , sans que la roideur et la gêne de la pose aient disparu; les muscles et les os sont indiqués durement , au gras de la jambe surtout, et en général toute l’expression est outrée ; c’est tout l’opposé de l'aisé, du gracieux et du moelleux. Ces caractères sont communs à toutes les figures du second style, et pour reconnaître les personnages mythologiques qu’elles représentent, il faut avoir recours à leurs attributs ; cai Apollon est fait comme Hercule. Presque toutes les figures mâles portant la barbe ; les mains sont contraintes , les doitgs roides, les yeux monstrueux , les physionomies d une nature commune, et les diverses parties du co\\\

mal assemblées. Les cheveux tombe, tresses, et les draperies sont india,,?! 1 ®'

des plis parallèles, droits ou en travers ! W '

quefois, sur les figures de femmes les’!?

ehes des tuniques sont plissées très-fine!™ Quant au troisième style, il est dûà rinfluen!

des Grecs, et il se rapproche beaucoup !

leurs pratiques, sans en égaler les perfection Ils se confondent dès lors en une seule école et l’on a souvent besoin des inscriptions en caractères étrusques gravées sur les monu.

ments, pour les rapporter avec certitude à leurs véritables auteurs; l’air et la forme des têtes, plus grosses, plus rondes, plus caractéîisées que celles des Grecs, servent encore à les distinguer . Ce que nous venons de dire du style étrusque peut s’appliquer en général aux ouvrages des Volsques, des Samnites et des Campaniens; les monuments de ces peuples, peu nombreux, sont surtout rares

* m. ^ aussi des figures trou-

vées dans nie de ijardaigne; c’est ce que 1 art ancien a produit de plus mauvais; les têtes très-jlongues^ies yeux d’une grandeur sans mesure, le cou très-allongé, toutes lés autres parties du corps également difformes,

pABXI cülieb a chaque peuple. 137

liteau court et étroit, quelquefois un "J de . c hausses et une epee a la mam, voila

L principaux caractères.

99 Style grec. Il eut aussi plusieurs epoines . \ e premier (fig- H), roide et dur com- ' c ’lui des Étrusques, comme celui de tous Ls peuples qui débutent dans l’imitation de la nature, se perfectionna bientôt par les m i modèles que l’espèce humaine otfrail anx artistes de la Grèce, avantage étranger à beaucoup d’autres climats. Les têtes de ce premier style sont remarquables par la ligne inclinée, sans bosse ni enfoncement, qui forme à la fois le front et le nez ; les yeux presse de face sur les figures de profil, grands et enfoncés ; la bouche formée par des lèvres saillantes et relevées; le menton droit et pointu, les cheveux volumineux et tressés, mais sans que rien fasse discerner une tète d’homme de celle d’une femme. On y trouve, du reste, cette roideur, ces lignes droites, et la maigreur des premiers ouvrages étrusques.

11 reste fort peu de monuments de ce premier style ou essai de l’art de la Grèce, et il se distingue moins par la grâce et la jus tesse de ses proportions , que par 1 exagéra

*o NDME * ïs M sc „ lf%

«on de toutes les expressions * '

gie sans grâce ni beauté. &;****+

C ' U | nence P re Para aussi l es Pro „ r f SOr,e de 'ers le sublime ; il a ’y numm,.,-, 8 ° S de

parfaite correction dans le dessi ^"'^ Pk justes proportions dans ses nar « qui constitue le second style . ôl ? ** « en effet plus de modération dans li^” 1 ^ des contours à la place des Ugn s T^°'’ une tendance constante veft T *’ 61 grand et le sublime. Phidias m eau ’ le ïyclète opérèrent cette mémorab^ f ^

avec une certaine rudesse d^nf ' S .’ ffla contours^ moelleux et coulants, de ^!

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Sr, Praxiiè,e «r* les cit :

traits angùta," 6 Enr ^° ion dc l0 " s le “arqua la décadence de rlT'lnT'^

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alors des <le 1 ’ ex l>ressien ; on lii

« des bustes et des portraits, les arti*

«rfi, particulier a chaque peuple.

]lïaB t MS lutter contre la perfection des étaient l'ouvrage de leurs prede-

«fc r L (e romain. Les Romains, qui n’élî ri« encore qu'une petite bourgade ' les Étrusques cultivaient tous les arts, Salèrent comme les Grecs l'avaient fan Ld et pour parler plus clairement, tous , Cuvées des premiers temps de Rome Lt exécutés par des artistes étrusques.

1 pins anciens monuments de cette ville fu- J donc conformes au stjle contemporain de fart étrusque ; il y a donc parité ans es Les; les attributs seuls peuvent les faire

distinguer, et ces attributs avertissent s, ta fila se rapporte à la croyance, a 1 histoire 0 I» Étrusques , ou des Romains. Il J donc pas de style romain proprement dit, on remarque seulement que les S ures premiers temps , exécutées par les Roma n , portent, comme eux. dans ce temps a, barbe et les cheveux longs. Dès la sec0 “ guerre punique , les artistes grecs rei pP .

rent les artistes étrusques à Rome , a de Syracuse fit connaître aux .

beaux ouvrages de la Grèce, et i s j

j 1* pos'

lier

rent bientôt en ridicule leurs ancienne tues en argile; les artistes grecs abondé?" à Rome : l’histoire de l’art romain se * fond dès lors avec celle des vicissitudes l’art grec. On peut remarquer seule Jl 1"’ comme une généralité, que les figures !’ | à |: maines sont plus ramassées , moins svelte?

plus graves , et d’une expression moins idéale que les figures grecques , quoiquefjj. tes également par les artistes grecs (fig. 13

101 . Comme remarque générale, nous ajouterons ici que le plus sûr moyen de reconnaître l’origine d’un monument, est dans la nature même des inscriptions, quand il® porte , chaque peuple les ayant tracées dans sa propre langue et avec son propre alphabet.

Il faut aussi s’assurer que l’inscription n’est point d’un temps postérieur au moment même, ni l’ouvrage d’un faussaire. Il y a des exemples de cette supercherie.

102. Nous ne dirons rien du styledes Gaulois : les ouvrages qu’on leur attribu e sont trop suspects, et, dans tous les cas, d’une difformité qui suppose l’enfance de l’art et.tout a# plus une certaine capacité d’imitation grossière. Telles sont leurs médailles antérieures

acc

lia’

cei

du

au

tri

* chaqph «'

„„. uMe 6 k Gaules par les Romains; belmwt. l’art, chez les Gaule, s>a

rr, pécial ni de caractérislique , parce S»t entre les matas des artistes étrangers

ïo’pès que le style, l'inscription ou les iccessoires d'une ligure, quelles que soien Lusses proportions, eu ont fa, t recon- „ «l'origine, il ne s'agit plus que de disses quels objets on s'est proposé de repro-

Élire. La proportion ne fait rien, en effe , |u but de la représentation; les mêmes attributs accompagnent le colosse et la hgurine quisont l’image convenue il- une divinité quelconque, et les mêmes préceptes les expliqueront complètement l’un et l’autre. Cette explication est du domaine de l’archéologie, quoiqu’elle doive résulter de la connaissance approfondie des systèmes religieux , et c c l’histoire héroïque ou politique des peuples anciens. C’est là même un des charmes e cette science, de pouvoir rapprocher le* numents figurés de l'antiquité, des rec | s ses écrivains, sur la forme et les at n qu’elle donna aux dieux, aux lier0 ^’ rois et aux hommes de diverses c-

1« MONUMENTS DE SCULPTURt

l’exemple se trouve ainsi à côté du pvé c 104. Il ne peut convenir au plan de ?

s uiné d’entrer ici dans tous les détails * peuvent servir à discerner ces représej tions diverses; il faudrait substituer uvm complet de mythologie aux éléments dek science archéologique ; et il n’est pas p ermis de supposer que l’amateur qui s’adonne à l’étude de cette science soit dépourvu des notions principales sur les religions et fe cultes professés par les peuples anciens. Le dieux des Grecs et des Romains, leur rang, leur hiérarchie et leurs attributs principaux sont des connaissances primaires aujourd’hui fort répandues. Celles qui regardent l’Égypte, les vieux peuples de l’Italie et de la Gaule, le sont beaucoup moins, et la première surtout: l’esprit de système ne l’a pas épargnée, et l’on a tout expliqué, quoiqu’un voile impénétrable couvrît encore ses mystérieuses écritures. La main qui l’a si heureusemeni déchiré a porté la lumière sur les diverse parties des institutions de ce grand peuple, el l’archéologie égyptienne a aujourd’hui enfin ses époques bien constatées, des précepte certains qui mettent chaque chose à sa vérita-

MONUMENTS égyptiens.

hiPDlace et qui nous permettent de présenter noui’ la première fois, quelques règles trouvées , bien propres à guider l’amateur L la dénomination et la classification des objets nombreux qui nous restent de l’antique

fe'P le -

> SECTION II

I Monuments égyptiens.

105. Diversités . L’archéologie égyptienne, quant aux monuments qui sont le produit delà sculpture, embrasse plusieurs divisions qui sont également applicables à tous les ouvrages de cet^ art, puisqu’il s’agit toujours, dans ces divers ouvrages, de représenter des dieux , des hommes, des animaux, ou des objets d'invention humaine (les ustensiles sacrés et autres). Ces divisions sont donc au nombre de quatre; la dernière forme une classe à part, sur laquelle nous reviendrons, bous n’avons à nous occuper ici que des trois premières, et les monuments de ce genre son les plus nombreux et les plus intéressan s

pour l’histoire.

144 MONUMENTS DE SCULPTDR 1;

8 I er . Divinités égyptiennes.

106 . La même divinité chez les était représentée sous trois formes difO tes : 1 ° forme humaine pure , avec les utiri buts spéciaux au dieu ; 2° corps hmti t portant la tète d’un animal qui était lement consacré à cette divinité ; 3» c9 animal même avec les attributs du dieu Ces trois classes de monuments du nié® ordre comprennent la plus grande partie des figures de toutes dimensions qui se dans les cabinets et les musées, et c’est leur tète qui porte le caractère principal* chacune, qu’elle soit debout ou bien assise, avec les formes • naturelles ou bien en gaine.

107. Les dieux égyptiens sont ligurésa toute matière, baume, cire, bois, argile, terre cuite et’ vernissée , porcelaines , pierres tendres ou dures , pierres fines , bronze , argent et or. Souvent les figures en bois, a pierre ou en bronze sont dorées, et plus souvent encore elles sont peintes de couleurs tariées et consacrées, pour le visage surtout et pour le. nu, rien à cet égard n’étant

monuments ÉGYPTIENS. 145

farWtrairè de l’artiste. Ces représentations mi ainsi réglées par la loi ou par l’usage

jim tous leurs détails, celte uniformité {(instante est d’un très-grand secours pour feuille de l’antiquité égyptienne figurée, jusqu’elle explique à la fois les scènes où ces ([jeux reparaissent, qu’elles soient figurées de ronde bosse, en relief, en creux, peintes sur toile, sur papyrus, sur bois, ou sur pierre. Les mêmes attributs indiquent toujours la me divinité , et l’alliance des attributs, celle des personnages divins, selon les idées et les croyances égyptiennes.

108. Le nombre considérable des personnes du panthéon égyptien, classés tou tête dans une hiérarchie méthodique qui était 1» conséquence de leur généalogie même , et émanant tous d’un premier être, multiplie bucoup le nombre et la variété des attributs, tt complique ainsi l’étude des monuments ; Mis comme les divinités principales , celles éti premier ordre, étaient aussi les plus howrées, et devaient être plus ordinairement ^rées, il en résulte que leurs représentais furent aussi les plus nombreuses , et ce icelles qu’on découvre le plus commun

lib MONUMENTS DE SCULPTURE '

ment en Égypte , celles encore qui Darc .

nent en plus grand nombre dans les J* lions d’Europe. Il suffira donc d’indiquer' les caractères et les attributs de la pi u de ces divinités principales, pour satisfaS ce qu’exigeront de nous les lecteurs de cet/ sumé. Afin d’être clair et précis, il est néceZ saire de suivre les trois divisions principe déjà énoncées (n° 105).

109. Comme caractères Qeneraux cotn* muns à toutes les divinités, nous indiquons 1° la croix ansée (ou T surmonté d’un anneau), symbole de la vie divine, que chaque dieu tient d’une main; 2° le sceptre, de l’an, tre, et ce sceptre, ou bâton long, est terminé en haut par une tête de coucoupha pour te divinités mâles (symbole delà Bienfaisance), et par un pommeau évasé pour les divinités femelles, que ces personnages soient debout ou assis. De plus, la figure humaine d'i dieu a un appendice au menton, en forme de barbe tressée , et les déesses n’en ont jamais. Enfin, dans certaines actions les divinités occupées à une fonction particulière ont quitté ces deux premiers attributs, I»

croix ansée et le sceptre; mais on les reçoit-

divinités ÉGYPTIENNES. 147

naît à leur coiffure spèciale-, voici donc rénumération des principales coiffures.

I. 110. Divinités égyptiennes, caractérisées par leurs coiffures, jo Dieux de forme humaine pure, portant

sur leur tête :

Deux longues plumes droites, le nu peint en bleu ; c’est Ammon, le créateur du monde ;

Idem, et de plus le' membre viril trèssaillant; Ammon générateur (Mendès, Pan, Priape) ;

Un bonnet serrant fortement la tête ; visage vert; le corps en gaine et appuyé contre une colonne à plusieurs chapiteaux; dans ses 1 1 mains le nilomèlre : Phtlxa (Hephaïstos, Vu 1-

I pin);

I Tête nue, ou avec le même bonnet ; corps (J d’enfant trapu et difforme, marchant, ou deuil bout sur un crocodile; colorié en vert ou en J jaune, avec ou sans membre viril : Phlha i| Wari enfant (le même Hephaïstos, Yulcain enfant) ;

i-l Deux plumes recourbées sur la tête avec R deux longues cornes; le fléau avec ou san> h le crochet ou pedum dans les mains : le même •I fhtha-Sokari (Hephaïstos, Vulcain);

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