DE SCULPTURE
^ Deux cornes de bouc, coiffure bl visage vert; deux serpents uraut dressés ’ les cornes, undisque rougeau milieu etd % plumes droites surmontant le tout -/" 1 (Succhus, Cronos, Saturne) ; 0Hi ’
Une seule plume recourbée par i e w coiffure rayée, visage vert, Djom ou al (Hercule);
Deux plumes séparées et droites, coiffure noire, visage vert, le corps couvert d’une longue robe rayée; Djom ou Gom (Hercule ) ;
Bonnet serré noir ou bleu, le croissant dt la lune avec un disque au milieu, unemèà de cheveux tressés pendant sur l’oreille, visage vert, le corps en gaine; Pooh (le dieu Lunus) ;
Idem, avec le sceptre, le nilomètre et h croix ansée dans ses mains jointes; Pooh[]t même dieu Lunus) ;
Idem, assis dans une barque et adoré pat des cynocéphales ; le même dieu Pooh (Lunus); . i
Idem , retenant de ses deux mains un disque rouge sur sa tête, et ayant près de lui de oiseaux à tète humaine ; le même Pooh [U-
divinités égyptiennes. 149
ms ), directeur des âmes, qui sont représeutées par ces oiseaux ;
La mitre flanquée de deux appendices recourbés par le haut, le fléau et le crochet dans les mains, corps en gaine, Osiris (roi | e r Amenthi, ou enfer égyptien);
Le pschent entier, avec le lituus et le sceptre à la main ; le Mars égyptien ;
Corps humain monstrueux par 1 exagération des traits de sa figure, le volume du ventre, etc.; Typhon , le mauvais génie.
21° Déesses de forme humaine pure, poitant sur leur tête :
La dépouille d’une pintade et le pschent complet ( voy . au Vocabulaire des mots techniques la description de cette coiffure rojale), la partie inférieure du pschent peinte < u rouge, et la partie supérieure, ou la mitre, en jaune; le nu de la même couleur; JYéith (l’Athénée ou Minerve égyptienne);
Le même pschent sans la dépouille de la pintade; à gauche une tête de vautour , sjm bole de la maternité , et couverte de Li par lie inférieure du pschent ; a droite une t< n de /ion (la Force), portant les deux plumes droites, des ailes étendues et les signe:? < es
deux sexes; iVéith génératrice ( Phvsi>s Nature, Minerve); ’ *
l T ne plume seule recourbée par le ham coiffure bleue, le nu jaune, avec ou sans ail les; Thméï, déesse Justice et Vérité;
Une espèce d’autel évasé vers le h aul .
Nephtis ;
La mitre du pschent en jaune, flanquée de deux cornes, le nu peint en rouge; Jnoukl (Anucis, Estia, Vesta);
Deux grandes cornes, un disque au milieu, avec ou sans l’Uræus sur le front; hi s , sœur et femme d’Osiris;
Un diadème surmonté de feuilles de couleurs variées, le nu peint en jaune; Tpi (Uranie, la déesse du ciel);
Diverses coiffures, le corps démesurément allongé horizontalement, orné de cinq disques ou d’étoiles, les bras et les jambes pendant perpendiculairement; la même Tpè (Uranie ou le Ciel) ;
Épervier avec une coiffure symbolique, la déesse ayant dans ses mains des bandelettes ou lacs; Athôr (Aphrodite, Vénus);
La dépouille de la pintade surmontée de la figure d’une porte de temple avec des fleurs
ipldl
son
lit
Hi
d’ar
du
fi
DIVINITÉS égyptiennes.
qui rayonnent autour ; la même
fc cornes, un disque rouge au milieu, et montrant d’une main un bourrelet pendu
i son cou ; la même Athor ;
La partie inférieure du pschent ornee d un mus ; carnation verte; Bouto (Létô, Latone, les ténèbres primordiales) ;
Idm, avec deux crocodiles qui vont prendre son sein ; Bouto, nourrice des dieux ;
Un trône; Isis.
IL 111. Divinités de forme humaine à tête d’animal :
1 » Dieux. Tête de bélier, bleue, surmontée du disque et de deux plumes; Ammon , Amon-ra ( Jupiter Artimon) ,
De bélier, verte, deux longues cornes le disque et le serpent Uræus; Chnoubis ( ni
inon-Chnoubis) ; • . Wffr
De bélier avec deux longues cornes , et
dans ses mains un vase penché d eau s’échappe; Chnouphis-NUus (Jupiter- ns,
ie dieu Nil) ;
De chacal ; Anubis , ministre ne mnthi ou enfer égyptien ;
152 MONUMENTS Ue SCULUi UaE
D’hippopotame, ventre volumineux • t
phon, geme du mal; lx > %
De crocodile, avec ou sans deux mu bouc surmontées de deutt Uræus et d??* plumes avec ou sans disque; Souk ( s !'
DVpervier, avec la mitre du pscken,^
îi£z:r rayés;
Idem, avec la partie inférieure du nschm sur la main ; le même Phtha-Sokari
Idem, sans ornement; Hôrus, fils d’Isis « d’Osiris;
Idem , coiffée du pschent orné du litur Hôrus , Arsiési; S ’
Idem , ornée du croissant lunaire, un disque au milieu, avec ou sans le serpent Uræus, le tout peint en jaune; Pooh hiêracocéphak ( le dieu Lunus) ; quelquefois la tête d’éper-
vier est double, et le corps porté sur deux crocodiles ;
Idem, surmontée d’un grand disque rouge
avec ou sans l’Uræus; Phré (Hélios, lesoleil);
Idem, avec le disque d’où sort l’Uræuset
deux plumes droites; Mandou-rê (Mandoulis) ;
divinités ÉGYPTIENNES. 153
idm, et de ses mains répandant l’eau conm ’ un vase; Thôth trois fois grand
!• HCTmès);
1 n-ibis deux longues cornes , deux Uræus, la mitre du pschent très-ornée; Thôth deux [ois grand (le deuxième Hermès ) $
Idem avec le croissant lunaire et le disque au milieu; le même Thôth deux fois grand
en rapport avec Pooh ou Lunus.
Idem, sans ornement, et dans les mains du dieu un sceptre terminé par une plume panachée; Thôth deux fois grand, seigneur
le la région inférieure -,
Idem, sans ornement, d’une main une tablette, et de l’autre un style ou roseau, Thôth Psychopompe (le deuxième Hames écrivant le résultat de la pesée des âmes dans l 'Amenthi ou enfer égyptien),
De vanneau ; le dieu Bennô ;
De scarabée ailé, dressé sur ses pattes o derrière; Tôré, une des femmes de 11 De nilomètre, surmontée de deux cornes, du disque et de deux plumes , ans
mains le fouet et le crochet; Phthasta » * e Déesses de forme humaine à tète am De lionne; Tafnè ou Tafnet;
iH monuments de sculp XüRe
De vac he ; le disque roime ei h ( „ recourbées entre les comœ; JmÏH'T' dite, Vénus); r (^phro-
De vautour, avec un diadème on in, bandelettes, un arc et une flèche clan?
mains; Ulythia égyptienne, accélératro ' 5 des accouchements. a rice
III. 112. animaux symboliques représen leur tTter^ memeS qUi P ° rtent qUelquefois
Serpent barbu avec deux jambes humaines; Chnouphis; c’est ce qu’on nomme l’A gathodémon (ou bon génie) ;
b ne us, la tête ornée de la partie inférieure du pschent et du lituus;
^ Urea ï|^ 4 i s qu e sur la tête ; Apis ;
’ aV6C ° U SanS f ° Uel ’
Bélier richement caparaçonné, la tête ornee du disque et des deux plumes droites d’Ammon ; Ammon-Ra ■
Idem, avec le disque seul; Chnouphis ;
Cynocéphale,, une tablette de scribe à la
main, Thôth deux fois grand (le deuxième Hermès) ;
Cynocéphale avec le croissant de la lune et un
divinités Égyptiennes. 155
,p„eint en jaune; /'oofc(ledieuLunus) ;
" lie à tête de bélier ornée du disque , p deux Agathodémons sur ses cornes, pelles deux croixansées sont appendues;
de la a» F-** 7
lée> et portant une palme dans chacune de
«serres; Neith; Th ai h ri put
Ibis blanc sur une enseigne; Thôth deux
lois grand (le second Hermès);
Éper vier sans ornements ; Horus ;
Épervier, le disque et un Uræus sur sa tête ;
phré (le Soleil) ; . • ^
Épervier, le disque rouge sur sa tete, av
deux Uræus, une palme et une croix ansee,
Thôth trismégiste (le premier Hermes) ,
Épervier , sa tête ornée d’u psc len .
beaucoup d’accessoires; Phtha-Sokan;
Vanneau avec des aigrettes, iîennd,
Épervier dans un carré; Athô i (
tôt"" vÜ ou disque sut la tête;
Sphinx mâle (barbu), le disque rou a l’üræus sur la tête; Phré (le Soleil )>
Disque rouge ailé, duquel soi ten 1 j es fois des rayons de lumière , avec oi
6 monuments de sculpta
ï u * Croix ansées, deux palmes «, a \y h trism égiste (le premier twS IS(,U0 Jaune dans une barouo ):
mus cynocéphales; p ooh (le dip.V ° u
113. Les exemples qui viennent (es subiront pour donner une ùr Cl ' e ci ' (,e ,a ^présentation des divinités^'* • nés sous les trois formes ci-dessus et pour diriger l’archéologue dans îï? 6 ®’ f nd -'e figures que Ie
procurera. On ne doit jamais oubfier »
triple manière de représenter les divini mais on retrouvera toujours Puni ™m conformité des ornements de ia tête " '
“ me ^“«age figuré soi. de tmet |. '" e l î“ le ’ S01t dc forme humaine à ttt<
, ' V “ P« l'animal même i
u, ua.t consacre et en était l'emblème!
représenlatt'o œlte mullip,icUé apparente de repeosentattons se réduit déjà de beau».,,
tmtl à ^nonymie fondée sur la constilem mi es emb,émes - Nous ajouterons seaavoir o’f ' qU ? m au s P hinx » qu’il paraît mên o T U1 de t0U,es Ies divinités, et Mais il ? r ° 1S 6t des reines de l’Egypte
n y a neanmoins aucune confusion à
divinités égyptiennes.
. .•pii . pour les dieux symbolisés sous la ^ in’sDhinx la coiffure et les emblèmes ^ciérisent spécialement cbacun d’eux, et se lent invariablement aux personnages Ss représentent; et pour les rois et reines 1 cartouche ou encadrement elliptique est toujours à côté du spliinx male ou femelle, Je cartouche renferme le nom meme du roiou celui delà reine qui sont ainsi ligures.
On reconnaît à tous ces détails un peup e
essentiellement réfléchi et méthodique; H ne
s’agissait pour' nous que de pénétrer cette méthode et d’en saisir toutes les divisions : premier pas est fait, et les préceptes qu on rient d’exposer en sont les résul tats. On peu consulter, pour de plus amples détails sur la religion égyptienne et les figures d divinités, le Panthéon égyptien, con1 P par mon frère, et son Dictionnaii e cgyP * chapitre n, que je publie d après ses^ nuscrits. La liste abrégée qui prece e ragraphe en a été extraite, et su ir recherches sommaires des archeo ogu • .
principes généraux qui la suiven s0 «. guide auquel «s Pavent c “ quoique publiés ici pour 1®
JIOXUMENTS DE SCULPTüRt.
§ II. Prêtres figurés.
On les reconnaît, comme caractère <*„■ ral.àla tète rasée ; leur cosltune est Ct leglti pai la nature de la cérémonie à lagiA ils assistaient, ou des fonctions de leur «J Pour les prêtres d’un certain ordre, une 2 de panthère était jetée sur leur tunique ce lui qui répand l’eau d’un vase était ch»
des libations, etc.
Ajoutons', avant d’aller plus loin, que les images des dieux et des rois ont été le sujet des plus colossales productions de h sculpture égyptienne. Les statues de « pieds de hauteur, quoique assises, ne sont pas rares, quelquefois de ronde bosse ou taillées à même dans la montagne , en matière dure, brèche ou granit, ou bien en grès. Le poids et le volume de ces ouvrages sont encore inférieurs à ceux des obélisques de granit rose tirés des carrières de Syène. Taillé sur toutes ses parties antérieures et externes, pendant que la partie postérieure adhérait encore à la masse du rocher, le colosse en était ensuite détaché au moyen de rainures successivement poussées sur toute
lie
lie
URÈTRES FIGURÉS.
. i ârK eur du bloc et qui en usaientsuccessive- ' t i a hauteur. Pour le transporter à l’excité de l’Égypte, à plusieurs centaines de lieues, le Nil offrait de grandes facilites:
„ai S pour le transport sur terre , une peinte antique nous montre le colosse sur un traîneau en bois ; un système de cordages passésautour du colosse, à diverses hauteurs, et des moufles placées entre les cordes et le «ranit préservant la statue de tout dommage, se résumaient en un cabestan que tiraient plusieurs centaines d’hommes. Le chef, placé sur ledevantdu traîneau, versait de l’eau sur le sableà mesure que le traîneau s’avançait ; 1 eau,
qui durcissait immédiatement le sable, facilitait en effet singulièrement cette simple ma nœuvre, et le colosse était, avec du temps et deshommes, emmené à sa place monumentale.
D’autres peintures nous montrent une série d’échafaudages dressés à des hauteurs diverses contre le colosse, et les sculpteur., qui le formaient dans ses diveres parties, ^e. mêmes procédés étaient employés P our e sphinx , les béliers de proportions ccdossa es, © granit ouf en grès, dont ^antique SJ se montre réellement prodigue.
monuments 1>E sculpture.
S m. Rois si reines su, l es mon
égyptiens. ‘
1U. Les figures des rois ei des reines nnv rencontre sur les monuments égypu ! ?
tout genre sont de forme humaine pj toujours vêtues, ou bien en gaine. pJ
rois comme pour les dieux, un appendice!
menton, ou barbe tressée, les distingue d* reines comme des déesses. Cette barbe t m .
sée est la marque générale masculine pour tous les êtres figurés par les Égyptiens. Or, reconnaît un roi à deux signes particuliers 1° le serpent Urœus , mêlé à leur diadème' avance et élève sa tête et son cou renflé audessus de leur front; 2° leur nom est toujours écrit, ou sur leur statue, ou à côte d eux dans les bas-reliefs et les peintures, et ce nom est une petite série d’hiéroglyphes enfermés dans un cartouche ou encadrement elliptique. Les honneurs du cartouche étaient réservés aux rois et aux reines seuls, et à ceux des dieux considérés comme dynastet ou ayant régné sur l’Égypte : mais, dans ce dernier cas, on reconnaît les dieux à leurs attributs et surtout à leur coiffure, les rois se
SIMPLES particuliers.
, ,, H remarquer d’ailleurs par leurs formes Virement humaines, par le diadème, le ease ou la coiffure divine qui ornent leur L et p ar la richesse de leur costume,
lorsqu’ils ne sont pas figurés en gaîne.
115 . On distingue encore les rois morts L rois vivants , en ce que les rois morts, ^ant au rang des dieux après leur apoilwose, portent, comme les dieux, la croix rosée d’une main, quelque attribut divin dans l'autre, l’ U revus sur le front, etuue coiffure nui est celle même du dieu sous la protection duquel ils s’étaient placés de leur vivant; il en est de même des reines.
§ IV. Simples particuliers.
116. Quant aux simples particuliers , et personnages tirés de divers ordres , ils ne portent aucun signe très-distinctif; les hommes ont la tête rasée , ou bien couverte de cheveux artistement tressés et bouclés, sou vent de perruques volumineuses très-soi gnées; une étoffe rayée, pliée autour des reins . les enveloppe depuis les hanches jusqu aux genoux , et un collier à plusieurs rangs ® rne leur cou et leur poitrine; les jambes parai.
MONUMENTS DE SCULPTcnt
sent nues, et leurs pieds le sont le p i Us vent. Les femmes sont coiffées avec h, cheveux ou une perruque, et leur tête 1 couverte d’une étoffe rayée, échancrée pou, laisser les oreilles libres ; une longue tunL les couvre toujours depuis le dessous du J,' et elle est retenue sur les deux épaules p ar deux bretelles; un large collier orne aussi leur poitrine. Il n’y a point d’exemple de figure de femme absolument nue dans les peintures et les bas-reliefs. Un chef de famille se reconnaît à sa longue canne (jui égale presque la hauteur de sa taille. S’il est assis , ayant devant lui une table chargée d’offrandes, et parfois une flamme sur la tète, c’est qu’il est mort, et que ces offrandes lui sont faites par les personnes de sa famille quelquefois très-nombreuse; et si une femme est assise à côté de lui, ayant dans ses mains une tige de lotus avec sa fleur dont elle respire l’odeur, avec ou sans la même flamme sur fa tête, c’est que cette femme a aussi cessé (ie vivre. Dans ccs représentations funéraires, comme dans toutes celles delà vie domestique, le nom de ccs simples particuliers est toujours écrit à côté deleurtêtr:
Ii<
ie
animaux égyptiens. 163
'est ordinairement une courte série de signes hiéroglyphiques, précédée, pour les morts, j es signes caractéristiques du nom d'Osiris, loUS i es hommes entrant dans la dépendance
de ce dieu en quittant la vie.
Les figurines humaines,, en momie ou -raine, et dont la tête ne porte aucun ornement, des offrandes faites à un mort par ses parents et ses amis, qui y faisaient mettre son nom. Il y en a en toute matière et de dimensions diverses. Ces figurines sont tièscommunes dans nos cabinets; on les trouve quelquefois par centaines dans le même tombeau.
§ Y. Animaux.
117. Les figures (ï animaux travaillées par les Égyptiens sont très-remarquables par la perfection de la ressemblance, le fini des détails, et Limitation minutieuse des couleurs. Si ces animaux sont symboliques , leur coiffure est celle même du dieu dont ils ont été l’emblème vivant. S'ils n’ont que leurs formes naturelles sans aucun accessoire, ils représentent l’être même dont ils ont la loi un , un lion y un rat, un ichneumon , un noco
164 MONUMENTS I,p SCULPX ÜJ$E
dite, etc. Mais il est à remarquer uup tous ces animaux avaient un rôle c’est ce qui a fait multiplier leurs oiseau à tôle humaine était la fi a „ rf , J' U " nue de l 'âme humaine, mâle ou femelle sT* qu'il a ou qu’il n'a pas la barbe t res l 1 scarabée était le symbole du monde 1 le ' V J scarabée sacré des Égyptiens vient d’être 1 trouvé vivant en Éthiopie; il en est de même de Y ibis blanc , fort rare dans l’Égypte et cependant très-souvent figuré par les anciens artistes. On retrouve aussi plusieurs espèces de serpents, notamment YUrœus au cou enflé, etc. Du reste , la parfaite ressemblance des animaux figurés par l’art égyptien permet de les reconnaître et de les dénommer sans équivoque.
On a découvert des tombeaux de la plus haute antiquité, dont les chambres sont ornées, sur toutes leurs parois, de figures peintes d’animaux de classes diverses, d’oiseaux surtout et de quadrupèdes. Les portraits sont parfaitement ressemblants, et l’illustre Cuvier avait mis le nom de l’individu peint à côté de chacune des copies que mon frère avait rapportées de ces peintures; on y remar-
MONUMENTS égyptiens. 165
juai t des animaux étrangers à l’Égypte : des Occidentaux y étaient représentes conduisant et montrant des ours, comme il se pratique encore de noire temps.
118 . Ces notions générales sur l’archeolo- ,: e égyptienne s’appliquent également a tous les produits de la sculpture, soit de rondebosse, soit en bas-relief; nous n’aurons pas a i revenir, l’interprétation de ces ouvrages reposant spécialement sur le caractère et les attributs de chaque personnage, et ce qui vien d’être exposé sommairement pouvant suffire aux premières recherches. Nous feions remarquer seulement encore, que les É 0 yp liens travaillèrent le bas-relief d’après des procédés particuliers : les ligures étaient tai lées dans le creux, de sorte qu’elles n ax aient aucune saillie hors du plan; cest vraisem Mablement à ce procédé, qui mettait les igu res à l’abri de tout frottement, qu’on doit la conservation d’une si prodigieuse quantité de bas-reliefs égyptiens.
§ YI. Stèles.
119. On appelle stèles des bas-reliefs e/ ^ entés sur des pierres isolées, arrondies p
haut, brutes par derrière, et qui représenta des offrandes faites par une ou pw* personnes, soit à des dieux, soit à des h mes ; les offrandes aux dieux sont celles!
défunts qui, a leur tour, reçoivent celles d leui famille. Ces stèles, qui sont toutes/, néraires , ont plusieurs rangs de figures; les inscriptions hiéroglyphiques qui les accompagnent en expliquent le sujet et donnent aussi le nom des personnages , soit morts, soit vivants. Ces stèles funéraires sont presque toutes de pierre calcaire; il y en a en bois; elles ont depuis quelques pouces jusqu’à 3, 4 et 6 pieds. Elles étaient placées dans les catacombes, les chambres sépulcrales et les tombeaux de famille.
Du temps de la domination des Grecs en Égypte, le mot stèle fut donné par eux à des obélisques de petites proportions, qui étaient dressés sur un piédestal, comme l’est celui
de Paris, contre l’usage universel des Égyptiens, qui plaçaient ces colossales aiguilles sur un socle carré très-peu élevé au-dessus du sol. Sans cette règle, à quoi bon écrire au sommet de l’obélisque des textes que les meilleurs yeux ne sauraient atteindre?
MONUMENTS étrusques.
g Vil. pyro/ïïtides p ovtatives.
m. Au lieu de stèles , on consacra aussi ïUV morts des pyramides. Elles sont d un lui bloc, et n’ont que 1 pied ou 2 de haultur; elles portent sur leurs quatre faces des inscriptions et des figures, ou des scenes analogues à celles des stèles, ayant les unes d les autres la même destination. Ces petites pyramides sont aussi funéraires. On les trouve plus fréquemment dans les environs Je Memphis et dans la basse Égypte, que dans
la haute.
SECTION III- Monuments étrusques.
121. Aux caractères généraux du étrusque, on ne confondra pas les ” 10nu *?
de leur sculpture avec ceux des g>P ’ quoique l’exécution générale ait que q chose d’analogue. Mais les Étrusques pas fait de ligures en gaine, ni a te e mal sur un corps humain. Il faut on ' utg
égard , pour les dénommer , aux
168 MONUMENTS DE SCULPTURk
qu’elles portent. Quant aux dieux, césar,,.
l)uts sont en général ceux des Romains '■ leur en empruntèrent la plupart. Hei'I porte aussi une massue, Vulcain un martel et des tenailles; Mercure , conducteur des âmes, une bipenne ou hache à deux [tranchants ; Mars un casque et une épée, etc. Les Étrusques ont souvent donné des ailes à leurs divinités. En général , les idées mythologiques des Étrusques, des Grecs et des Romains sont si analogues et si mêlées les unes aux autres, que les premières s’expliquent par les deux autres. Ces peuples se sont fait des emprunts mutuels, et le peu de monuments qui nous reste des Étrusques libres, avant que la puissance de Rome eût grandi, ne permet pas de se faire une idée complète de leurs opinions, et de caractériser avec une pleine certitude les divers produits de leur sculpture. Leurs bas-reliefs les plus anciens, dont 1 exécution fut semblable à celle des basreliefs grecs, et n’imita rien des procédés égyptiens que la roideur des formes, offrent souvent aussi des sujets tout grecs, et dévoilent déjà l’influence de ces derniers sur les arts de la vieille Italie. On connaît cepen-
t des proportions. Mais le temps améliora ses procédés et ses moyens : on indique les monuments qui portent des traces de ce perfectionnement, comme étant de la seconde mue; il y a toujours quelque cliose de raide et de sec qui les fait reconnaître pour étrusques, ou plus généralement toscans, mais les formes se rapprochent davantage e celles de la belle nature. C est à ce secon tiyle qu’appartiennent les figures de guerrier, casquées, qu’on voit souvent dans les ca nets. En général, les attributs manquant aux ligures, par l’effet du temps, il est diffici e t les classer; mais le plus important est e u pas les attribuer à d’autres peuples , * indications qui précèdent suffisent pour
Vônir tnntp prmfiisioil.
170 «JUMENTS DK sculpturk.
maux; on a des images .de chiem .
poM, etc., en terre ou et, métal; „J * style de ces ligures, quia tons les défauts les premiers artistes ne purent éviter i.
caractérise encore suffisamment : il en est i meme des monstres et chimères de leur im vention, des quadrupèdes ailés et autres bizarreries de l’imagination, fondées saris doute sur des croyances populaires ou religieuses; la même ignorance des règles du bel art que donnent l’expérience et ie goût, les fait,, sans hésiter, attribuer aux Étrusques et autres peuples contemporains de la vieille Italie. Quand ils portent une inscription, la forme des signes alphabétiques, et leur marche de droite à gauche, ne laissent plus aucun doute sur leur origine toscane.
• SECTION IV
Monuments grecs.
122. Les Grecs nous ont laissé des monuments très-variés de leur sculpture; ce qui a été dit plus haut (n° 98) sur les trois époques de leur style, ne doit pas être perdu de vue
monuments grecs. 171
-il c’agit de reconnaître si une figurine,
“ 1 , « un buste ou un bas-relief peut *, w parmi les antiquités grecques. On
u a« t*— , ts:
Ts ivi de Talthybius et d’Epéus ; leur
»mcé près des ligures, ne laisse aue,m
uuut à ce sujet, et celui <1« rot es ee. de Mite à gauche. On retrouvera dans ^ ares tous les caractères de ce piem
m. C’est par la connaissance de la mylhoogie et de l’histoire qu’on peut évité ' «éprise essentielle dans exé
monument au peuple qui euté; les attributions caractéristiques de cl Hue figure se rapportant aux. croy aux traditions de ce peuple, ü fai avoir le plus grand égard; ct quan |tle, les Grecs et les Romains, P ' érisées
ont eu des divinités analogu ^ , tv j e
par des attributs semblables, cest P a uX
* h Bgure qu’on juge si elle apparb^^
uns ou aux. autres, et surtou P - es C e
lions, quand les figures en sont orm
172 MONUMENTS DE SCULPTüRk.
x ~~ —u, îiiiimeiueni a ses pretemps historiques. Dans le doute, or
*^ iecs? n est pas moins importante à connaî- De que celle des dieux. Elle embrasse tous es temps primitifs de la Grèce jusqu’au siège e roie, et les faits dont sa tradition avait composé ces mythes sont aussi souvent figures sui les monuments, que les actions memes des divinités. Les héros reçurent îîussi 1 immortalité , et furent, connue les
r» eU ^ * ol) J et d'un culte particulier à chan ‘ Ce sont encore les attributs, le carac-