‹ Traité élémentaire d'archéologie ...T. 2Chapitre 10 sur 79 · SUJETS · texte numérisé non relu

SUJETS

ges ; si la matière , par sa beauté et par son prix , répond aux soins qu’avaient les meilleurs graveurs de ne travailler que sur les plus belles pierres. La manière dont les lettres sont gravées est aussi un bon indice; sur les plus anciennes , elles ne sont pas très soignées , et offrent même quelquefois maintes incertitudes. Cependant le fond est bien terminé , et le poli ne diffère point de celui de l’ensemble de la pierre ; le secours de la loupe est ici indispensable. Les inscriptions des pierres du siècle d’Auguste , sont remarquables par la beauté des lettres et leur parfaite exécution , quoique très petites. Les grands artistes ne laissaient à personne le soin d’y inscrire leur nom , ils voulaient que tout fût parfait dans leur ouvrage. Ces inscriptions , particulièrement celles du temps d’Auguste , sont . terminées par des petits points ronds très égaux dans l eurs proportions , leurs intervalles et lei fondeurs ; ils sont en creux et bouterolle ; on pense qu’ils la distance des lettres et rintema8£¥SÜ>' leurs jambages , afin de les rèi*4f'e pl régulières. Il est presque superflu

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PIERRES GRAVEES.

g lie le mélange des lettres grecques et latine, dans une inscription , dénonce au premi e , aspect l’ouvrage d’un faussaire , ainsi quel, mauvaise orthographe des mots et des nonn propres , trompés qu ils étaient pai la profondation, comme pour le nom du grave® Dioscorides , qu’ils ont écrit AIOSKOPIA01

au lieu de AIOSICOTPIAOT, comme leveutl’J

tyinologie. Il en est de même si l’on a don»

à la même lettre répétée, deux formes difïJ rentes qui appartiennent à deux époques il l’alphabet , tandis que la pierre ne peut étij contemporaine que d une seule . ainsi, lei o-rec, figuré par S et par C dans le même mot' On trouve quelquefois'deux noms propre sur une pierre ; si le premier est au non® natif et les econdau gén i ti f com me'ETTT.XB: AIOEKOTPIAOT. Entichés., de Dioscorià , on voit que l’auteur de la pierre était le fil ou l’élève de celui qui porta le second nom; si l’on y lit deux noms propres unis par It conjonction ETN, avec, c’est que les deuxar tistes ont travaillé à la même pierre. Enfin un artiste a ajouté à son nom celui de s profession AI0O... hthoglyphe ; et d autres,! nom de leur pays. Les noms des graveur 1

romains sont le plus souvent écrits en grec.

Il est presqu’in utile d’ajouter qu une pierre portant le nom d’un artiste dont l’époque est connue , et un sujet tiré des temps postérieurs à cet artiste , révèle aussitôt son évidente fausseté. Les plus habiles imitateurs des inscriptions antiques , parmi les artistes modernes , furent Flaviano Sirleti y Natter et Pichler , graveurs du 18 e siècle. Le premier signa ses propres ouvrages , pour leur donner une apparence d’antiquité ? des initiales de son nom en lettres grecques <Î>.T.Z. Phlabiou tou Sirletou. Pichler l’écrivit tout entier : niXAHP. Natter traduisit le sien par le mot grec TAPOS, et des antiquaires célèbres s’y sont laissé tromper. Souvent l’époque où vivait un litlioglyphe ancien n’est pas exactement connue ; son nom peut donner quelques approximations , et celui de Zosime , par exemple , rappellera le Bas- Empire , ce nom étant d’un usage plus fréquent à cette époque.

§ VII. Collections glypto graphique s chez les

anciens .

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