SUJETS
pour qu’on songe à les contrefaire si ce n’est sur des matières rares ou singulières ; mais dans ce cas, le tracé mal conformé des inscriptions décélérait bientôt le faussaire. Quant aux étrusques, le style de leurs ouvrages est un type d’authenticitéqu’iln’est pas faciled’imiter, et qui ne peut tromper si on le combine avec les indices généraux exposés au précédent paragraphe. Les grecs ne traitèrent que des sujets pris de leur mythologie ou de leur histoire héroïque , et rarement d événemens eontemporains de la pratique de l’art. A Rome , les artistes s’adonnaient encore aux sujets grecs , et s’ils représentèrent un sujet de l’histoire romaine , ils mêlèrent toujours l’allégorie à l’histoire , et l’absence des figures allégoriques dans des sujets de ce genre, rend toujours la pierre très suspecte.
Les inscriptions sont ordinairement JÉeôfc ourtes : elles sont des devises ou des ^ l^opres. Ainsi, sur une cornaline résiliant Hercule se reposant de ses tra- ,>on écrivit en mec cette sentence :
NmA AU F 1
ujivail est la source d’un honorable Ongpos. » Quant aux noms propres , on a tirSïe leur étude ces trois préceptes : sur les
2G PIERRES GRAVEES.
pierres étrusques, c’est le nom du p ersot jigg0 qu elles représentent , sur les piç^ grecques , c’est le nom de l’artiste ; sur | ( g< pierres romaines , le nom du propriété P ou celui de 1 artiste. Les inscriptions soi p] d’un grand secours pour l’examen de \\ f e thenticité d’une pierre ; on doit donc s’att; st cher à ces inscriptions , examiner la for^ ^ des lettres , si elle est telle que les indiq Uei m la nature des alphabets antiques , leurs % kj riations et leur état pour l’époque à laquel cc la pierre paraît remonter ; si elle est étr® d< que, les lettres doivent l’être aussi ; le vieil ti< style grec exige les lettres de l’alphabet coc re temporain , et il en est de même pourli le temps postérieurs : on trouvera à la IV* plai L che le tableau de ces alphabets. En généra! le les artistes grecs ont écrit leur nom au géu qi tif, sous entendant les mots ouvrage de,, in Une inscription ajoute au prix d’une piern te mais les faussaires se sont particulièremei P< appliqués à ce genre de supercherie. Pou P 1 ne pas en être la dupe, on examine si!
beauté du travail répond à la réputatio k ( de l’artiste ancien auquel on l’attribue ,( dont le faire est connu par d’autres ouvit e