‹ Traité élémentaire d'archéologie ...T. 2Chapitre 24 sur 79 · Autant les Grecs s’attachèrent ait · texte numérisé non relu

Autant les Grecs s’attachèrent ait

GIi y P TOGRAPHlE DES ROMAINS. 79

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IJ,, de goût po” les %" res draper- L '; s •L gravées faites à Rome portent en ge- [ bi \ les marques de cette préférence ; et

Dioscorides lui même , si fidèle d’ailleurs au

goûtdesa nation, fit un Mercure drapé. Cette eiigence romaine fut très défavorable au y art , et les pierres gravées exécutées à Rome se ressentent de cette influence fâcheuse : le mérite des ouvrages ne s’y remarque plus. Le dessin ne cesse pas d’être correct; mais il n’y a plus dans la composition ni élégance ni génie. L’idéal, qui anime h ligures grecques , ne s’aperçoit plus dans les figures romaines , et l’art semble décliner peu à peu vers une imitation trop servile.

On suit les traces de sa dégradation par l’examen des pierres gravées qui sont les portraits de Lucius Yerus , Gordien , Maximien , Promus et Constantin.

5o. Les pierres gravées portant une înscription sont plus communes parmi les ou- Vr ages romains que parmi ceux des Grecs , e î ees inscriptions romaines sont de cinq s °rtes : i° [ e nom de l’artiste ; a° le nom du P e * sonnage qu’il a représenté; 3° plus oidi-

go PIERRES GRAVÉES.

nairement, le nom du propriétaire d t J P pierre; le nom de celui qui en a fait présj à une autre personne ; 5° les vœux , l ess( , liaits,les expressions affectueuses qui accol pagnaient ce présent, comme : multis anà ( 'vivas sous-entendu,) ave ^ arnor meus^ etjl acclamations relatives aux jeux du CirJ

§ Y. Glyptographie du B as -Empire,

51. Dans le Bas-Empire , quand tous $ arts périssaient , la glyptique se conservât leur survécut même ; elle était inséparalii de l’art de graver les coins pour les mon.

naies. On connaît donc une assez gr quantité de pierres gravées dans le Bas-Ei pire; la plupart sont remarquables par la grandeur des onyx, et nous avons déjà® le saphir de Constance , ainsi nommé para qu’il représente l’empereur Constance chassant au sanglier dans les environs de Ce»

rée de la Cappadoce. Les pierres gravées!

ce temps présentent toutes les difformités!

style du Bas-Empire.

52 . Bientôt la glyptique, en se perpé uant au sein de la barbarie, fut adopté

G1YPX0GKAPHIE DU BAS-EMPIRE. 8f

par les chrétiens pour reproduire les objets

consacrés par leur religion. Us portaient aus- ' s ; des bagues dont les pierres représentaient * ces objets, et l’on a recueilli des bagues de ce C <renre dans les plus anciens cimetières des clirétiens ; leurs sarcophages portent , dans

leursbas-reliefs,des figures ornées de colliers, ^ de bracelets, débouclés d’oreilles et de bagues composées de métaux précieux et cîe pierres gravées. Les pierres chrétiennes qui portent des inscriptions ne sont pas rares. Mais les sujets les plus ordinaires sont tirés de l’an- ! cien et du nouveau Testament ; on peut j mémeles classer d’après deux époques; pour i la première on peut remonter jusqu’à Eve , (jui a été figurée sur un lapis-lazuli; pour la seconde époque , ou le nouveau Testament, les sujets qu’il a fournis sont encore plus nombreux que pour la première , et l’ordre chronologique est ici le meilleur pour une classification méthodique. On distinguera cependant, parmi les pierres chrétiennes,

1 tes sujets historiques , ou représentant les Portraits et les actions du Christ, de la "V ier- S e )des Apôtres et des Saints, sans emblèmes îîl ^tégories; 2 Q les sujets symboliques , tels

g 2 PIERRES GRAVEES.

que le vaisseau , symbole de l'église tnd l’ancre ? le poisson \ 3° les pierres inscrite qui sont très communes, et contenant {] noms du Christ , des saints , et les forint secrètes consacrées parmi les chrétiens, telle, que i° le mot IX0T2, qui signifie pok % symbole tout chrétien , et qui de plus coJ tient toutes les lettres initiales de la légeud. du Christ Jésus -Christ fils de Dieu ? scuiv^ le r ijffovç Xptçcç, 0SOV T toçZuTyp; 2 ° le mono* gramme du Christ fait des lettres XPgrot, pées ; 3° enfin des acclamations telles celle-ci , IOANNES V1YAS IN DEO,

5 3 . Aux connaissances littéraires et mytlio. logiques indispensables pour l’étude de la glyptographie , on doit ajouter des notions suffisantes de lithologie , afin de bien k tinguer les matières , non-seulement pou apprécier sous ce rapport une pierre gram mais encore pour la critique de ce genrel’ monument par rapport aux anciens qui nœ pas connu toute la lithologie des modernes et qui ne purent employer que les prodoel tions des pays où leurs relations s’étendait alors. Ce point est assez essentiel, parce f

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