‹ Traité élémentaire d'archéologie ...T. 2Chapitre 25 sur 79 · GXYPTOGRAPHIE DU BAS-EMPIRE · texte numérisé non relu

GXYPTOGRAPHIE DU BAS-EMPIRE

l es plus habiles faussaires ont employé quelquefois des matières occidentales provenant de régions d’où les anciens ne purent jamais en tirer, et la fraudese déclare d’elle-mêmepar un tel fait bien avéré.Certaines pâtes antiques ou modernes , imitent aussi les matières naturelles si parfaitement , que l'on peut s’y méprendre; mais l’épreuve de la pesanteur spécifique et de la dureté de la matière, si l’étude de la lithologie nous a donné ces notions élémentaires, nous préservera de toute surprise ; c’est ainsi que les sciences s’éclairent mutuellement, et l’on voit ici comment la con-

naissance de la minéralogie, de la physique 13 j de la chimie peuvent être utiles àl’archéo- 3 logue qui semblene se vouer d’abord qu’àl’é- 1!li tude des productions immatérielles du génie ]i ' des anciens. Les pierres gravées antiques sont 111 portées quelquefois à un si haut prix , que l°n ne saurait prendre trop de précautions P°ur s assurer d’abord de leur authenticité,

i de leur pureté native , beaucoup de circonstonces concourant à leur ôter de leur valeur.

Les notions qui sont réunies dans cette quafrième division de notre résumé , sont celles *l Ue 1 étude et l’expérience semblent avoir

confirmées; chaque pierre gravée exige J quelque sorte un examen particulier qi peut même ajouter quelque chose aux £|| mens de cette etude difficile ; ceux que ^qJ venons d’exposer ne pourront, par leur gé.

néralité même, manquer d’être utiles J artistes , aux amateurs et aux archéologues] Tel est du moins le but que nous avons ta J d’atteindre par ce précis.

intiment ^j^iwsion.

PALÆOGRAPHIE ou inscriptions

SECTION PREMIERE

De la Palceograpliie en général .

§ I er . But et Utilité de son étude .

54. La science des inscriptions antiques se nomme palœographie , (de ttæâæ/oç, ancien et ypœcpstv, écrire). Ces inscriptions sont isolées, ou bien tracées sur quelque monument d’architecture , de sculpture etc., sur les vases, les peintures ou les médailles. Nous parlerons de ces dernières dans la division suivante qui traitera de la numismatique ; dans la troisième , relatlve aux productions de la peinture des anciens , nous avons réuni les principale notions concernant les inscriptions qui l es accompagnent quelquefois : nous n’a- Aons ( l°nc à parler dans ce chapitre que

gg INSCRIPTIONS.

des inscriptions proprement dites, C0 J nant les textes mêmes de lois , décrets comptes publics , dédicacés, vœux , éloges relations et documens historiques, épitaphes etc. Les grecs donnaient en général aux inscriptions les noms $ épigraphe ou d’ÿ gramme ; les Romains les nommaient inscri^ tio , ti talus , marmor , lapis , monument^ memoria , tabula , mensa , epitaphium , etc,, selon leur destination et la nature du texte

qu’elles présentaient.

55. L’importance de l’étude des inscrit lions antiques n’a pas besoin d’être exposé longuement; elle est supérieure à celle des médailles mêmes, par l’étendue des docuraens qu’elles fournissent à la critique historique; les inscriptions sont les véritables archives des annales des anciennes nations ; ce sont des instrinnens contemporains des événemens et des hommes dont ils nous transmettent le souvenir. Rien ne saurait être plus authentique et plus digne de confiance, au moins pour le fond général des faits que les passions humaines ont pu altérer en quelque point , mais non pas supposer absolument; leur individualité même excite cette cou

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BUT ET UTILITE. f>7

fiance? et leur exposition publique durant dl siècles à l’aspect de populations nom- ^uses intéressées à les contredire , leur donne un caractère de vérité et une sanction générale que n’inspirent pas toujours les relations d’écrivains qui pouvaient avoir des intérêts contraires dans le même fait historique. Dans tous les temps , les auteurs des inscriptions ont pu s’abandonner à une manière de voir particulière pour caractériser le fait ; cette manière de voir n’est qu’une interprétation, arbitraire peut-être, mais le fait subsiste indépendamment de l’interprétation ; ce fait est un élément certain de l’histoire où il doit se classer , et il n’y a pas d’inscription d’où l’on ne puisse en tirer quelques-uns d’une utilité plus ou moins grande : l’étude de la palæographie, ou au moins la connaissance de ses résultats , est

donc le premier devoir de l’historien des peuples de l’antiquité.

56. Il y trouvera les notions les plus positives sur la chronologie, la géographie, les systèmes religieux , le gouvernement civil ?

les lois et l’administration, l’état des castes « des individus , la filiation des familles il-

gg INSCRIPTIONS.

lustres , les moeurs , les usages , les

Préjug,

même des anciennes sociétés , sur toutçQ

„ . . , ^ pi

se rapporte à l'organisation de ces — r

i«[Y ui,v & ~ ®°ciétés gr

les magistrats, les revenus publics et leur e®! ] t

ploi; à l’organisation militaire, leurs guerr,, w et leurs alliances; enfin les principaux a®. )es des de leur vie intellectuelle, leurs progtè

dans quelques parties des sciences, le®, langues, leurs dialectes et leurs systèmes g a phiques ; et c’est aux incriptions que la«.

tique de l’histoire est redevable de la p] B . part des corrections qui ont répandu la ’r.

mière sur les passages obscurs des graudi écrivains de l’antiquité , ou rectifié leurs®, sériions erronées.

§ II. Matières qui portent clés inscriptions ,

Toutes les matières solides connues des anciens furent employées par eux pour écrire ou graver les inscriptions : le bois, des plantes , l’argile , les pierres et les roches, les métaux, Tivoire et des matières artificielles.

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mais sur-tout le bronze en Grèce et dans f

l’empire romain , pour les inscriptions d’un intérêt général. On connaît des inscription!

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