‹ Traité élémentaire d'archéologie ...T. 2Chapitre 26 sur 79 · MATIERES · texte numérisé non relu

MATIERES

o > cr i t es, c’est-à-dire simplement tracées au inceau sur des matières dures , et le plus , L n d nombre a été observé en Égypte sur J ^parties de temples , des pierres brutes, ,j oU( j es fragmens de poterie; 2° gravées, dont . ]es lettres sont tracées en creux sur la pierre is 0U le métal; toutes les inscriptions grecques,

-, étrusques, romaines et gauloises, sont faites d’après ce procédé; les Egyptiens seuls firent .1 des inscriptions en relief ; 3° ajustées, ou . j composées de lettres en bronze , travaillées 4 isolement, et attachées ensuite par des crampons au monument qu’elles décoraient. Ces . inscriptions ont disparu presque toutes par l’effet du temps ouïes entreprises de la cupidité; niais la place des crampons en tient lieu en quelque sorte : c’est ainsi que le savant Séguier, au moyen d’un relevé fidèle J des trous de ces crampons, qu’on voit sur le ri fronton de la Maison Carrée de Nîmes , est si parvenu à reconnaître le trait de chaque let- : tre , et à restituer l’inscription en bronze de , | ce monument. Par ce moyen ingénieux , ap- >| pbqué à d’autres constructions antiques ,

011 a obtenu le même succès.

INSCRIPTIONS

§ III. Intérêt relatif des inscription

58. Le goût des voyages a multiplié | f \ inscriptions , et 1 on en connaît aujourfl ] É de presque tous les grands peuples de F J # quité , des Chinois , des Indous, des PU ^ ciens , des Perses , de Babylone , de P " myre, de Carthage , de l’Espagne primitif et des peuplades du Nord. Mais pourrez fidèle au plan de ce résumé , nous ne p* t ; rons ici en détail que des monumensi qi cinq peuples qui ont été l’objet du premfl R volume , et considérés comme les plust i rapport avec l’érudition classique ; non pu n vouloir diminuer le mérite des autres hiobi u mens dont nous ne pouvons nous occup: ti que sommairement , nous proclamons a contraire toute leur importance, mais i i de soumettre cet ouvrage à l’unité de» s que le lecteur doit souhaiter d’y recoraj r tre. Nous dirons donc , quant à l’intérétl i •'latif des inscriptions, qu’au premier rB se placent les plus étendues, parce que; ] la multiplicité des mots doit résultera! < si la multiplicité des faits qu’on peutyij P

ORIG-IJNE.

lié

OHIGIJNE. C)I

cueillir, et parce qu’il est rare qu’un texte je plusieurs lignes ne soit pas autre chose que l’effet d’un intérêt privé ou la narration d’une action indifférente. Nous plaçons sur Je même rang, et peut-être devrait-on les considérer comme d’une importance plus générale, les inscriptions bilingues ou trilin- • H f, lies , dont le texte est exprimé en deux ou liti plusieurs langues à la fois , l’un étant la trait. duction de l’autre. Telles sont ; i 0 l’inscrippt tion trouvée à EuguLium et qui est en étrusnti que et en latin; 2 0 la célèbre inscription de ei Rosette, en égyptien et en grec. O11 voit tout lut de suite quel est l’intérêt sans pareil des f? monumens de ce genre, dont le texte, en m une langue connue, est la traduction du aj texte voisin écrit en une langue et avec un b' alphabet qu’on ne connaît pas. O11 doit à si de tels monumens la découverte de plup sieurs alphabets anciens, et la critique littédd raire a su trouver des moyens de pénétrer ces mystères avec toute certitude. Le plus sûr b moyen est de s’attacher aux noms propres , ï P ar ce qu’ils s’expriment par les mêmes sons si dans toutes les langues. J 1 est certain que les lettres qui les forment dans l’alphabet con-

INSCRIPTIONS

nu , sont remplacées par des signes h 0ï phones ou ayant le même son , tjuoi^ vec des formes différentes , dans l’alpü *>»

inconnu; on réunit ainsi un petit non)br e | sièC signes d’abord ; il s’augmente par l a ^ P Ill l

plicité des noms propres , et , en conclu

d’un alphabet à l’autre comparés, on vient à reconnaître tout entier 1 ulphabtnç était d’abord ignoré. C’est ainsi q Ue frère a découvert l’alphabet des hié plies ; et il est à remarquer dans cetteï thode toute logique, que, dans les.alpl bets anciens, qui sont tous phonétiques composés de signes de sons, à l’exception^ écritures égyptienne , chinoise, japonais etc., l’alphabet déduit des noms propres appliqué aux autres mots de la niémeé ture , ne suffit pas toujours pour reco

11 Je lan{

etc

9 e s fica tiei s’at che lan cor soi

naître le sens d’un texte écrit. L’alpMj

gr;

vo

ainsi reconnu, sert bien à transcrire?

en

ru

lettres latines tous les mots de cette ecn'iJ ^

1 a ■ tt

SC

mais ces mots ne disent rien, si on ne e naît pas en même temps la langue qu’ils cl j stituent. Cela n’est pas arrivé pour les écl turcs de l’Égypte , parce que la langue éjj q tienne subsiste encore dans les livres imj

Ult'S

ORIGIJVE. ()3

OU manuscrits des Coptes qui sont les

Idesceudans des anciens Egyptiens et qui ont ; conservé cette langue jusqu’à l’avant dernier

siècle. Au contraire, la connaissance de la T nlopart des signes alphabétiques de l’écri-

(are

cunéiforme n’a conduit qu’à la lecture

" de quelques noms propres , parce que les langues dont cette écriture retrace les mots,

• ^ sont perdues, et ces mots sont sans signification pour nous , excepté ceux qui appartiennent à la langue persane. On doit donc s’attacher avec un soin particulier à la recher-

che des inscriptions qui sont en plusieurs langues, quoique meme ces langues soient connues ; mais les monumens de ce genre sont très rares.

59. On a transporté en Europe une très grande quantité d’inscriptions antiques ; les voyageurs en ont vu un plus grand nombre encore dans les contrées qu’ils ont parcourues , et ne pouvant les enlever, ils en ont

I donné des copies; mais très peu d’entre elles sont d’une fidélité rigoureuse , et les copies d’un même monument faites par divers voyageurs , prouvent assez cette infidélité.

Comparées et rapprochées , ces copies suffi-

P ale m tôt

INSCRIPTIONS

sent quelquefois à un critique habile rétablir le texte dans toute sa pureté, il serait à désirer que ces soins ne fusse^ fcu nécessaires. Un fac snnile ou portrait deU^ scription, préviendrait tous les inconvénie^ ei» et c’est dans ce but important que nous ij fjj t diquons ici le procédé le plus simple et, m plus sur à la fois pour obtenir ces fac{^ ve n Une feuille de papier humectée avec m tior éponge ou dans un linge mouillé,

elle

quée sur l’inscription qu’on a nettoyée, dai

direct des lettres et dans le sens inverse,

On a le soin de frapper avec la brosse pli particulièrement sur les lettres, afin que W contours ressortent bien ; il en est demà pour les figures si la pierre en présente,!

si ces figures ont quelque relief qui peu P ( la feuille de papier, on recouvre sa

des

battue avec une brosse dont les poils assez longs sans être trop flexibles, dot qui ne dans très peu d’instans deux fig parfaites de l’inscription , dans le

ser

su:

mi

rure de plusieurs autres morceaux ju$(]i* C( ce que le relief reste dans cette espèces ® moule. On ajoute d’autres feuilles à lape y mière si l’inscription est plus grande, et

ORIGIJVE. C)5

J a j e soin de les numéroter; le papier est bienj ^tsec, et on le place ensuite dans un porte- I feuille ou dans une caisse , où il ne soit pas I trop pressé. Des empreintes de cette espèce,

. emballées après avoir été complètement sé- , cbées, ° nt supporte un très long trajet parle t roulage sans en avoir souffert. Elles ne peu- , T ent contenir aucune erreur, aucune substitu- . |ion d’un trait ou d’une lettre à une autre ;

, e |les ont sur-tout le mérite de conserver ! dans tonte sa pureté le style des lettres et t des figures , avantage incontestable, puis- , que le meilleur dessinateur, s’il n’a pas une s pnde habitude de l’antique, peut altérer sensiblement les caractères de ce style, qui sont souvent, faute de mieux, une indication sûre pour déterminer lepoque d’un monument. On ne saurait donc trop recommander cette méthode simple et expéditive aux voyageurs ; ils peuvent former facilement la personne de leur suite la plus illétrée à ce genre de travail tout manuel. Le papier sans colle, sans être trop mince, est le meilleur, mais toute sorte de papier peut également | yetre employée avec succès.

INSCRIPTIONS

§ IV. Critique des inscriptions

Go. Le texte des inscriptions est or^ P renient remarquable par la concision, 11 gie et la précision \ les anciens s appliqué ^ à leur donner ces trois qualités essentiel ® et c’est ce qui a constitué ce qu’on ap| Jt ® le style lapidaire. Les abréviations y abonjJ r ce style exige une étude toute particule ^ et le meilleur latiniste peut échouer suru inscription latine même très courte, s’il s’est pas adonné à cette étude. Outre abréviations , les inscriptions grecqueset tines offrent une foule de particularitésc# traires à la syntaxe ordinaire de ces Lang particularités que les critiques ont caractérisées par des figures qu’ils nomment, i°am lute ou manque d’accord entre le verbeeti sujet, comme CIVITAS.... COOPTAI] RUNT ; 2 ° antiptose , espèce d’idiotisme J cas mis pour un autre, comme PATRON FRATRI pour PATRONI FRATRISjM

toustère , mot ou phrase qui n’est pasà place* 4 0 ellipse ou suppression de mots es» tiels à la clarté du discours, tels que leso jonctions , les mots relatifs à la filiation,»

CHITIQUE.

at rie, aux fonctions, etc.; 5 ° tautologie ou ré> ^étitioii inutile de la même idée, etc. Pour les inscriptions grecques, il faut ajouterencore à ces difficultés l’usage des divers dialectes et Jes façons de parler locales, les variations de la grammaire par l’effet des siècles, les usages qui viciaient les désinences régulières des mots, remploi de certains mots , ver bes, façons de parler, constructions logiques inusités ou arbitraires, l’indication de fonctions publiques dont les attributions sont souvent très douteuses, etc. L’ignorance du graveur ajoute aussi quelquefois à ces difficultés, et ce sont autant de circonstances qui peuvent induire en erreur dans l’interprétation d’une inscription antique , si l’on ne joint à une connaissance approfondie des langues et du style lapidaire en particulier, toutes les ressources d’une critique industrieuse mais prudente , et qui ne saurait être trop réservée dans l’art précieux et trop facile des conjectures et des substitutions.

61. En général, les inscriptions grecques et latines sont en prose; on en connaît cependant un grand nombre qui sont en vers :

°a les appelle inscriptions métriques . Quelque**

INSCRIPTIONS

Si'

lois on en trouve où quelques ’vers ajoutés à la prose , sur-tout dans les inseri lions sépulcrales. Enfin il y en a qui composent à la fois de quelques lig nes j J latin et de quelques lignes de grec. 0«. ° k découvert, il y a peu de temps, à Lyou it .

cippe funéraire romain ainsi composé. I partie latine nous apprend que ce cippe été placé sur la sépulture de Lucretia ij r ia, par Sextus Avius Hernierus , son n® quatre lignes grecques sont au -dessous ,( l’on y reconnaît deux vers grecs qui J tiennent une pensée morale contre les J vieux: ils ne sont qu’une mauvaise le J d’une épigramme sur le même sujet, | fait partie de l’Anthologie grecque. Ondo® le nom de cippe aux pierres de forme f drangulaire , ayant plus ou moins de b teur , ordinairement avec une hase et J corniche taillées à même , et qui porte lit scription sur la face antérieure, quelque^ des ornemens, des symboles ou de courlj inscriptions sur les côtés , et dont la pari postérieure est brute et quelquefois polit selon que le cippe était ou n’était pasappa; contre un mur, ou entièrement isolé en

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