PVLÆOGRAPHIE DES GRECS. 1 JJ
r le classer avec assez de convenance Lune collection, nous ne devrons nous at " ch er qu’aux signes extérieurs qui en causent les diverses époques. .
| jj Les décrets et actes publics des villes corps politiques et corporations, les traits et conventions d un intérêt généial , sont ordinairement précédés d’une invocation à la bonne fortune : ArA©HI TTXHI. On y ajoutait quelquefois : KAI Eni SnTHPIHI , et pour le salut ou Futilité ; viennent ensuite la désignation de la cité ou de la corporation, les noms des magistrats ou des prêtres en fonctions, et le sujet du monument; souvent une date proprement dite est a la fin du texte, ainsi que le nom, soit de celui qui a rédigé l’inscription ou a présidé à son exécution, soit de l’artiste qui Fa exécutée; les noms des magistrats ou des prêtres ne sont placés quelquefois qu’après le sujet même du monument. Dans les courtes inscriptions honorifiques , pour les princes ou les citoyens , le verbe de la phrase est ordinairement sous-entendu, le nom de la personne honorée ou d’une statue, ou de tout outre témoignage public, est écrit aux pre-
INSCRIPTIONS
mières lignes , à l’accusatif; il est
nom de la ville ou de ia corporation voté le monument, et les noms du
suivi
ou du prêtre, et de l’artiste sont àlafi n
nia gi d
eret porte souvent son intitulé lorsqu’il est pour un citoyen quia rend, services , la récompense ordinaire étant couronne décernée par la cité, cette co® ne est figurée au-dessus du décret, et le (
ni
du citoyen est inscrit dans le champ 84. La date , lorsqu’elle est tirée d’unelocale, se trouve aussi parfois au cornu cernent d’une inscription. Ces ères ou»
puts, sont très variées ; il est impossible!
diquer ici même les plus usuelles, etn sommes forcés de renvoyer pour ce si important au Résumé spécial de Chronohj qui suivra de près celui-ci; on remanjüt seulement que , au défaut d’autre indicat topographique, les noms des mois « ployés dans une inscription peuvent fc nir quelques données sur le peuple aif elle appartient, ces noms de mois à assez variés dans les cités de la Grèce. t trouvera dans le Résumé de Chronoloi les indications les plus nécessaires soi
paieographik des ghf.cs. i3!»
, ( j e 1» palæographie grecque. Les r' smit aussi prises des années du règne f prince; il faut encore recourir à la .
Lologie pour les interpréter. Ces dates f ( L exprimées en toutes lettres ou bien,' J ""chiffres grecs ; dans le premier cas , •Iles :ie présentent aucune difficulté ; mais , jj|15 je second , les variations qui existèrent chez les Grecs dans l’expression graphique des nombres, peuvent embarrasser quelquefois, et ce ne fut que dans un temps postérieur aux plus anciens monumens , que les 2 4 lettres de l’alphabet furent adoptées comme signes de la numération et d’après leur ordre constant dans l’alphabet même. Cet alphabet numérique se trouvant partout , nous 11e devons indiquer ici que les signes qui furent en usage avant cette application des lettres à l’expression des nombres, signes pris en général des lettres initiales des mots exprimant ces nombres. Dans la liste qui suit, le chiffre arabe précède son équivalent en grec : nombre 1 se trouve dans les inscriptions grecques représenté parla lettre ou le signe X; 2— II et A; a m ; 4 — IIII ; 5 — n ; 6— s et G ; 7— EBAMj
l3() IJÎSCRIPIIOJÎS.
8 — nui ; 9— mur ; 10 — a ou v ; ï; 12— -Air, É; i 5 — AUI ou TPISA • cmEAI; i 5 — An ouEK-îj etc.; 20 Jaa^ 5.5-ZC oh Avn; 30 -AvAouvwT quatre A ou TESSAPA ; 5o— cinq a 0U R c —H. P.; 200— CKN; 5 00 -fi|; 1000^ 11 (Xl; 10,000 M. Lorsque les nomb* *
exprimés par les lettres de l’alphah^J ployées comme chiffres , la lettre L J précède , les fait remarquer comme J quand le mot ETOTS ou ETXiN UfJ ou des années) ne s’y trouve pas; C eLi forme latine, tiré de l’ancien alphabet m est l’initiale du mot Avxaficnroç , géniiifi Kvxâ£r.c , qui signifie année. Ces mots «, chiffres de dates sont au génitif en m comme ils sont à l’ablatif en latin, à « d’une préposition sous-entendue. C’est
l’on aime mieux , un génitif absolu en
et un ablatif absolu en latin.
sra,
8 j. On doit s attacher particulièrement dans 1 interprétation d’une inscription grJ que ? a discerner les nombreuses qualifia tions des magistrats de tout ordre, desem ployés publics de divers rangs ; les nomsdi dieux et de peuples , ceux des bourgs ettii 1
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7» l]ne cité ; les fornuiles consacrées pour ii&ens genres de înonumens ; les textes Af décrets , lettres etc., qui sont relatés ou jités dans des textes analogues; les noms mêmes des monumens tels que stèles, tableties cippes, etc. ; l’indication soit des lieux , joit des dépendances de ces lieux , où ils doivent être exposés ou déposés , tels que temple, vestibule , cour ou péristyle, place publique, etc. ; ceux qui en font les frais, la cité entière ou une curie, le trésor public ou un trésor particulier; les noms et suraomsdes personnages publics ou privés ; les prérogatives et les faveurs accordées , telles |oeles droits d’asile, d’hospitalité, de cité , etc.; les peines prononcées contre ceux qui détruiraient ou mutileraient le monument; Ifi conditions des traités et des alliances , lesinclications depjoids, monnaies et mesures. 86. O 11 appelle XIPOSKINEMA un acte de piété ou d’adoration envers une divinité et dans un temple spécial , accrédité pour cet objet , soit par un privilège légal , soit par dfet de l’opinion des dévots. Les partielles faisaient celte espèce de pèlerinage soit I pour eux-mémes , soit au nom de leurs pa~
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rens et de leurs amis en même temps., aU w comprenaient leurs noms dans l’inscrij «ubl