‹ Traité élémentaire d'archéologie ...T. 2Chapitre 48 sur 79 · Comme remarques générales appü ca · texte numérisé non relu

Comme remarques générales appü ca

blés à la lecture des inscriptions étrusques

nous dirons: i° que les inscriptions sont tou-

jours écrites de droite à gauche; 2 0 que les voyelles sont très ordinairement supprimées et que les consonnes sont les seules lettres constamment exprimées , soit que l’usage de supprimer les voyelles dans l’écriture fût propre aux italiotes comme aux orientaux, soit qu’ils astreignissent trop l’écriture à figurer en quelque sorte la prononciation , et l’on a reconnu que plus une inscription étrusque est ancienne, moins on y retrouve de voyelles. Il faut donc les suppléer, et ce devoir n’est pas facile , lorsqu’il s’agit des mots d'une langue qui est perdue : ce n’est donc que par l’analogie et en trouvant clans une autre inscription le même mot avec une ou plusieurs des voyelles qui entrent dans sa Composition , qu’on peut espérer de sup°

paBOCHAPHlE DES ÉTRUSQUES. I 53

ces voyelles avec quelque certitude.

selon le système de l’illustre Lanzi, il

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Irait de se guider dans ce travail très hat^Ueui, par le mot grec ou latin qui , par 0 , LLbre et l’ordre des consonnes, a le L Je rapport avec le mot étrusque abrégé, ü CJi L'on sent que l’on peut ainsi assez aisément j fJ Le une phrase latine ou grecque et meme tou, Lçaise avec une phrase étrusque dont on Jei l’écrit que les consonnes : la méthode la éet «plus sûre , la plus digne du suffrage des

res lions critiques , me semble donc consister

de èns les rapproche mens du même mot émît Hoyé dans plusieurs inscriptions; 3° que les ï, liots d’une inscription sont quelquefois seps par un point ou par deux , même par trait perpendiculaire irrégulier , et sou- • lient ne le sont par aucun signe ; c’est là une fficulté de plus et qui exige, pour être surmontée, une grande habitude des textes étrusques ; 4° qu’une inscription étrusque , sur-tout si elle est funéraire , est parfois bi- ’ ue > c’est-à-dire en étrusque d’abord et lutin au-dessous , ou bien dans un ordre contraire; comme elles ne contiennent que (es noms écrits selon ces deux alphabets ,

Ier;

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inscriptions.

elles ont été d’un grand secours pourri tuer l’alphabet étrusque ; 5 ° que si l’inscripL tion est sur une plaque de bronze ou plomb, elle est souvent tracée sur les deuï côtés de cette plaque, et que quelques!

scriptions , quoique en caractère étrusque sont cependant purement romaines.

q 3 . Les grandes inscriptions étrusques son! peu nombreuses, et les plus célèbres sont i o celles qu’on a trouvées à Goubio, Pantiqui Eugubium en i 444 > connues sous le 1101 de tables eugubines , et desquelles un français! Bourguet , tira le premier alphabet étrus que en 1732 ; 2° le grand cippe quadrangu] laire, d’environ 5 pieds de hauteur , décou vert en 1822 auprès de Pérouse, et su lequel M. Vermiglioli vient de publier d doctes conjectures. Les tables eugubines e; caractères étrusques ( nous parlerons ail leurs de celles qui sont en caractères latins ont beaucoup exercé la sagacité des critiques , et il paraît, d’après l’illustre Lanzi , que leur texte regarde entièrement des ma tières religieuses , qu’elles sont des Iraniens de ce que les anciens nommaient /H tificales et rituales libri. Ce sont les

^OGEAPHIB DES ETRUSQUES. U J .. 0U atheriates , ordre particulier de | * qui doivent exécuter les cérémonies d tes par ce rituel , et les prêtres appar- . ■ tà une tribu nommée Ikuvina , qui

Ensuite alliance avec les Romains. Quel- \ U ns de ces prêtres y sont nommés, J. divers lieux de cette partie de l'Ita- | e d plusieurs familles connues ailleurs par rapports de l’histoire. On y distingue lossi quelques noms de divinités locales. Viennent ensuite les formules des prières ii doivent précéder les sacrifices , la désipation des animaux et des comestibles a fi 0 ff r ir dans ces sacrifices , l’indication des Lies des victimes consacrées aux dieux, ce ii concerne la cuisson des viandes, enfin les actes qui doivent suivre les sacrifices.

Lanzi croit aussi avoir discerné plusieurs indications d’époques , telles que les ides de membre etc., et même une date , A. CGC , l’an 3 oo. Pour faire comprendre la méthode d’interprétation de Lanzi, nous citerons ici un seul passage, et nous avons choisi 1 un de ceux où le célèbre interprète a eu le moins à suppléer de lettres et de mots . ce sont les lignes 28, 29 et 3 o delà table n 1

lia*

T 56 INSCRIPTIONS

et 2 selon Demsp ter, et le lecteur voudrai supposer ces lignes écrites en caractè étrusques tracés de droite a gauche ; no{ inversion de gauche à droite conservl exactement l’ordre et la correspondance à lettres et des mots selon le texte- étrusai qui est sous nos yeux; la version latine de Lanzi est ici interlinéaire, afin de mieux exl poser la corrélation des mots dans les de J langues :

IVIKA : MERSUVA : UVURUM:GiJ jecora //n/u'a (femora ) ovium y BETU : PHPATRUSTE : ATIIEKIE beto à fratribus AtheriatibnsJ

AHTISPER : EIIKVASATIS : TUTATESj

pro vadatis tota

IIUVINA : TREPHLTER ; IIUVÏNA :

Jovina tribu pro

SAIKRE.

itérie

Vei

!<# ‘ terres, m

toiinai m ndqi Itlie le lati iroba (oitf lonu lest

jovina

sacrum.

On remarquera toutes ces analogies de mots étrusques avec le latin, et que dansce passage , Lanzi n’a eu recours qu’à un seul mot grec , mais il est rarement aussi sobre de tels secours.

q4* L’inscription de Pérouse occupe

lits ( Isont resd

lapai

iqui

cher

uste

.UROGRAPHIE DES ETRUSQUES. I 5 7 prieure et le côté gauche du cippe ;

\ Vermifelioli conjecture qu’elle se rnp- ' le aux lois rurales, à la limitation des * , ps e tc., et ce savant en a entrepris Tinterlotion conjecturale d’après les principes 6(le * «posés et pratiqués par Lanzi ; il s’occupe (onc de chaque mot T un après l’autre, re- L a ît ceux qui sont des noms propres [Sommes ou de lieux, comme le prouvent quelques inscriptions funéraires , et il cher** ( lie les analogues des autres dans le grec ou latin, pour déterminer leur expression probable au moyen de ces analogies. On roit par-là que la critique interprétative des monumens écrits provenant des divers peuples de l’Italie primitive, est très peu avancée, si ce n’est dans la lecture des noms d’hommes et de lieux qui varient peu sous les différentes dominations auxquelles ils sont successivement soumis. Les autres genles d’inscriptions étrusques dont il nous reste àparler, confirmeront ces aperçus généraux.

^5. Les inscriptions 'votives et autres, celles qui se trouvent sur des vases , sur des cachets , des piédestaux , des figurines, des ustensiles , etc. , sont en général fort cour-

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