IV. ROMAINS
io5. Les plus anciennes inscriptions ro- Ipes remontent aux premiers siècles de , mais elles sont fort rares. Il résulte
examen
i° que le premier alabet latin fut composé de 1 6 lettres seunent, comme celui des Grecs , comme lui des Etrusques; 2 0 que les formes des ignés de ces trois alphabets étaient on poulet (lire identiques , et les monumens con- Inient, en ce point remarquable , les rapports des historiens. Ceux-ci nous ont transis des indications assez précises sur ce ) et il ne faut, pour en déduire les paditions les plus certaines, que distinguer attentivement ce qu’ils disent du son d’une ^e, d avec ce qui ne se rapporte qu’à sa tane , celle-ci ayant quelquefois subi
enf' ,]
laser
évi
ag-hst
BfCl
îniss
me
I ^ G ijsscriptjoks.
plusieurs variations utiles à connaître p„ discerner l’âge d’une inscription. Il résulta aussi du petit nombre des signes de l’alpha bet primitif , que la même lettre fi plusieurs sons. C s’employa en mêmetetnp pour G , pour Q et pour X , acna pour a g .
na , cotidiè pour quotidie , jacit pour faxit, vogs pour vox. Z était remplacé par a )fI l'ét d ou ss, crotalissare pour crotalizare. Uif ' voyelle brève était souvent omise , la cou.
sonne l’emportait avec elle dans la pronoi-l ciation , quant syllaba nominc suo expnmif disait Quintilien; on trouve donc Leh pour Lebero ( libero ) , b ne pourbene,W pour carus , cante pour canete , poc/nfct pour poculum ; l’f sur-tout subissait cette suppression, et l’on écrivait are au lieu d’aries 1 , evenat au lieu d’eveniat. Une voyelle initiale ou finale était soumise à la même lî coutume, ainsi que les consonnes redot- L folées introduites assez tard dans l’ortliogra-l; phe. M , N , S , étaient aussi omis quelque- T fois, même au milieu des mots et l’on disait, |[ Popeius pour Pompeius , cosol, cesor p°»t consul , censor. Les voyelles longues était '. 1 figurées par les voyelles brèves analogues r
paiæogkaphie des romains. 171 il' eS) feelix pour felix,yw«j pour jus. La «neutre de deux consonnes était évitée par rt ion d’une voyelle : auceta , sinistegüJT m teri pour aucta , sinistrum, matri ; ky Citèrent aussi les hiatus, au moyen d’une lr a?. Ijonne , le D ordinairement, entre deux yies , comme antidac pour antehac ; il î,*. [Etait de même entre deux mots dont l’un l' îf ^ait et dont le suivant commençait par %\ De yoyelle, mcd , altod, tnarid, pour me, Jto, mari. Les permutations des lettres du même organe furent aussi très fréquentes.
Aspiration H se voit très rarement dans jg inscriptions les plus anciennes, elle 11e dun usage général que dès le VIL siècle ^eleRome, où il fut même porté jusqu’à Tahus. Myiphthongue El pour I est très fréquente, Heine dans les noms propres et les substanauxcas terminés par cette voyelle, Casmrtutei, pour Cassius et virtuti. Quant ponctuation , quelquefois chaque mot c p séparé du suivant par un signe, quelquefois il ne l’est pas du tout ; plus ordinaireroent une préposition ne forme qu’un seul W avec son complément, denovo , ingai - K pour de novo, in Galliam ; les syllabes
ki
INSCRIPTIONS
lont
lues
K Hoir
l'iiis te el
cns
d’un mot composé sont aussi parfois & rées selon ses diverses racines, ou J' selon la racine et la désinence, comme y®
lies quomque , marti alis. Enfin , la ^ inscription présente quelquefois le m f,.
mot avec une orthographe différente, cob®, EllUNT , qui est écrit sur le roonunu, d’Eugubium ; l° erïhont • 5° erafont; 3« vont. Mais il faut avoir égard, dans tojia ces remarques , aux variations incvitafcjf 1 d’orthographe dans toute langue quisefcP 1 me et se perfectionne successivement iJf sa constitution logique, comme aussi à lia.
fluence de la prononciation sur l’orthog^P plie, et enfin au plus ou moins de science grammaticale que possédait le graveur ou le rédacteur de l’inscription, dans le latin | le sur-tout dont la grammaire, du moins en et | P 1 ' qui touche aux genres, aux nombres, aux cas du nom, aux personnes et aux temps des verbes , ne s’est fixée que très tard par fluence des grands écrivains de la fin de la république ; et dans l’usage général ou populaire, la langue parlée ayant trop bituellement dédaigné ces règles sévères, comme nous le montrent des monumeu
ïir
tel-
le
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paléographie des romains. 173 l Jes incorrections trouvent leur excuse
jus cet usage meme.
] 0 f! Les plus anciennes inscriptions des m, lins, celles d’où l’on peut déduire toute jlpoire ^es variations de leur langue écri- L parlée, sont i° léchant des fraircs Ar- I découvert dans les fondations de la sa-
H ^ tie
de Saint-Pierre de Rome, en 1778, daiit en usage dans ce collège de prêtres pi remontait jusqu’à Roinulus ; 2 ° la coj lonnede Duillius, qui vainquit les Cartha- {iaois en 494 , de Rome ( 260 avant J.-C.) ; die est au capitole, mais quoiqu’elle soit en «tienne orthographe latine, on pense que inscription primitive , dégradée par le temps, a été remplacée par cette copie sous lerègne de Claude; 3° l’inscription de Sciion Barbatus , l’an de Rome 456 ( 298 ans J.-C.), trouvée dans le tombeau des pions qui fut découvert en 1780, et cpii, ar le nombre des monumens écrits qu’il enferme , nous montre l’état de l’alphabet de l’orthographe d u latin depuis le IV e j usuau VI e siècle de Rome ; 4° l a table latit tl’Eugubinm , dont Lanzi descend l’épojusqu’au VII e siècle de Rome. On poil-
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INSCRIPTIONS
rait indiquer ici d’autres monutnens
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moins utiles pour l’étude de la palæog t .|ue(oi
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phie romaine, mais les exemples qu’ tirer de l’examen des quatre princip ai) JpeilH qui viennent d’étre indiqués , suffisent acquérir une connaissance positive des i 1111 ' mens de cette étude.