‹ Traité élémentaire d'archéologie ...T. 2Chapitre 52 sur 79 · Les inscriptions romaines devienne · texte numérisé non relu

Les inscriptions romaines devienne

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moins rares pour le VII e siècle de Romç ( pS c

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( i 5 o ans avant J. -G. ) et les époques posté, rieures , à mesure qu’on se rapproche k temps des empereurs. Les inscriptions sont sur-tout communes pour leur époque. Celîan fut vers le commencement de ce VII e sièc!e ( P ns que les Romains s’établirent dans la partiel^ des Gaules située en deçà des Alpes ; Cat-P es sar et Auguste en achevèrent la conquête, P® 1 et l’on retrouve fréquemment des monti-P 1 mens de leur autorité , de celle de leurs Je* 1

o-nés . et cle l’influence romaine sur les fl

mœurs et les usages des Gaulois. Il en est (k r* âl même en Italie, en Espagne et dans les ré- J 1 ® gions du nor d de l’Europe ; pour peu qe oj fouille la terre profondément , ou qu on ton* B

clie à d’anciennes constructions, des nio# j

mens romains se montrent partout, el leuislï

U Le texte de ces inscriptions se rapu e|] |Lte mi mi culte des dieux, aux cérémo- [) )f pde la religion, à l’histoire en tant qu'elles s|ç, ktieniient des actes de l’autorité publique, des «esnonis de prêtres et de magistrats, des omWcations d’époque ou de lieu , des faits Cejlun intérêt général , tels que les construc- !e liions et la dédicace des ouvrages publics, $11 honneurs décernés à des citoyens illuse. lies; ou bien aux usages et aux croyances, >, ipneles inscriptions funéraires, et celles-ci .lit les plus nombreuses, celles qu’on dé- . «ouvre le plus ordinairement dans tous les ; hys, On dédiait aux dieux des autels , des folies, des temples; on leur faisait des r llx dont on constatait l’accomplissement

, INSCRIPTIONS

comme IOVI SERENO , MARTI AUGlJek* TO. Vient ensuite le nom de celui quicojel” sucre le monument, et ce nom est suivi di titres et qualités du dévot , quelquefois dlf” motifs du vœu et de son accomplissemeullist ( vota suscepto ) , et de la formule EX VOî qui indique le motif du monument. Cett, formule s’exprime souvent aussi par E\, VOTO. S. L. M. ou Lien Y. S. L. H, 'volurn solvit lubens met ito ; ou bien UT Vj. VFRAT. D . D- ut voverat dédit , dcdimi Si l’inscription est terminée par le mot Si- CRUM, ou simplement S. qui en est T viation, elle n’est plus l’effet d’un vœu mais seulement de la piété de celui qui en a

fait les frais.

X09. On doit classer aussi parmi les inscriptions religieuses, les actes des collèges* prêtres, les sacrifices tels que les tauroboles, (sacrifice d’un taureau) les suovetauriles ( d’un porc , d’une brebis et d’un taureau).

Ils avaient toujours pour objet la santé du prince , ou ses succès dans une entreprise difficile; l’inscription nomme la personne f a fait les frais du sacrifice, le magistrat qu - 4 présidé, le prêtre quia fait l invocation)

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paléographie des romaiks. 177 ÎGVîL^teurs, lejoueur de Hâte, le décorateur, lic r Indication de l’époque la termine.

. , j L es inscriptions historiques com- J JLeot tes sénatus-consultes , les pléeiJLies, les décrets, lettres et discours des '0#^trats des colleges civils des empe- Ceifepai’^les conventions d’hospitalité, de clien- I telle, de patronage entre les villes, colonies,

. jAunicipes ou corporations, et entre les ci- Yq I toyens ; les diplômes militaires, et tout ce qui cari lie rapporte aux droits civils et politiques, y On comprend aussi dans la meme classe, les y inscriptions des monumens publics, et qui indiquent ordinairement l’époque de la 1 J construction de rédifice, l’objet qu’on s’est proposé, qui en a fait les frais , et quelquefois aussi des réparations partielles rendues le [nécessaires par des dégradations; et telles sont les inscriptions qu’on lit sur les arcs de triomphe, les colonnes, les théâtres, amphithéâtres et basiliques , sur des bains, des ponts, des aqueducs , des portes et murailles de villes, enfin sur les colonnes milliaires qui marquent les distances sur les voies publiques. Ces colonnes ne contiennent ordinairement que les noms , les titres et

sur-

g inscriptions.

noms ( à l’ablatif si le nominatif n’est p» I [Ri exprimé ) , de l’empereur sous le règne du. % quel la route a été construite ou réparée, I [10 suivis de l’indication du nombre de millepJ %i romains où la borne se trouve d’un lieu q J [Ml a été pris pour point de départ. Le nom de | RA ce lieu se trouve rarement sur la colonne.A I

j’é„ard de ces inscriptions comme de toutes I (

eeiies qui appartiennent à la classe desmo- Loi nu mens historiques, les abréviations sont I , L, partie qui embarrasse le plus ordinaire- I , ol ment leurs interprètes les titres desempe- 1 | 0 | reurs sont quelquefois très nombreux , et I | a ceux des magistrats, presque toujours indi- 1 pa qués par la seule lettre initiale du mot. Pour | j ( ne pas expose? trop au long la méthode la I !f plus usuelle dans ces interprétations, nous I „ citerons ici un exemple, parce que dans I „ tout enseignement les exemples sont plus I p puissans que les préceptes , et l’on trou- I ; vera dans l’inscription suivante, découverte I , à Narbonne , presque toutes les formules I relatives aux titres des empereurs romains: I

IMP. CAESARL DIVI. ANTONINI PU I FIL. DIVI. HADR1ANI. NEPOTI. DiU J

pvtÆOGJlAPHIE DES ROMAINS. 179

[trAIANI* PARTHICI. PRONEPOTI. DI-

UERVAE. abnepoti. l. avre-

0 y ER o. AVG. ARMENIACO. PONT.

J aIMi TBIBUNIC. POTESTAT. XIII.

i]lP il COS. II. PROCOS. DECUMANI.

IfARBONENSES.

Cette inscription a fort peu d’abrévialions , mais les mots presqu’entiers aideront Iles faire reconnaître plus facilement parfont ailleurs où ils seront plus abrégés. Dans (ont état de choses, 011 doit saisir d’abord la construction de la phrase , en se dirigeant par le verbe s’il est exprimé, ou par les cas des noms si le verbe est sous-entendu. Ou reconnaît donc ici les derniers mots, qui sont deux nominatifs , comme le sujet même de la phrase ; le verbe n’est pas exprimé, mais tous les autres mots qui sont au datif avec des complémens au génitif n’en sont pas moins le complément général de la phrase. Gomme la plupart de ces mots sont qualificatifs, ils serapportent ainsi à un root principal, qui est le nom meme de l’empereur auquel le monument est dédié. La conduction logique de cette phrase sera donc :

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J g O INSCRIPTIONS.

Decumani Narbonenses ( dedicaverunt 1 10 monuraentum) imper atori Ccesari Lucio Aureli» Vero Augusto cirmeniaco , pontifici maxii no (ex) tribuniciâ pote State quartian, imper atori cundinn , consuli secundum , ptoconsuli ; fUio dm Antionini Fii , nepoti dm Hadriani pronepoti dm Trajani Parthici , abnepoti dm New ce. On la traduira ainsi. « Les décumans de Narbonne ( ont dédié ce roonu- « ment ) à l’empereur César Lucius Au- « rébus Verus, Auguste, l’Arméniaque,

^ grand pontife, exerçant le pouvoir tribuni- « cien pour la quatrième fois, empereur « pour la seconde fois , consul pour la se- « concîe fois, proconsul; bis du divin An- « tonin le pieux , petit-fils du divin Hadrien, arrière petit-fils du divin Trajan le Parthique, ex-arrière petit-fils du divin « Nerva. « On remarquera ; i° les mots decumani narbo nenses , comme indication géographique ; 2° les titres, prénoms et noms de l’empereur auquel le monument est dédié, Lucius Aurelius Verus, Auguste, d’abord collègue et ensuite successeur de Marc- Aurèle ; 3° le surnom d’Arméniaque, p& rce qu’il fit en effet la guerre en Syrie et dans

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paléographie des romains. 181 VArménie ; 4° te titre de grand pontife, (omniuii à tous les empereurs , qui réunissa i el ]t en leur personne le sacerdoce et j r e; 5° La quatrième tribunicie, ces

princes cumulant aussi le pouvoir des trions qui étaient renouvelés tous les ans , et comme les empereurs renouvelaient aussi fictivement en eux -memes ce pouvoir dès la première année de leur avènement, l’in dication du nombre de ces simulacres de tribunicie, est aussi l’indication de l’année du règne même du prince; l’inscription de Narbonne est donc delà 4 e année du règne de Lucius Verus, et de l’an 164 de J.-C. , Verus ayant été associé à l’empire par Marclurèle au mois de mars 16 1 ; 6® les mots empereur pour la seconde fois , ce titre d’empereur suivi d’un nombre , ne devant pas être confondu avec le meme titre du commencement de la phrase où il est la qualification même du pouvoir souverain; ici fiserapporte à deux victoires remportées par ce prince , et c’est l’armée qui le lui a décer né deux fois ; y° les mots consul pour la seconde fois ; les empereurs étaient quelque l°* s consuls avant de parvenir au trône et

T g 2 INSCRIPTIONS,

même durant leur règne ; 8° le titre dep ro . consul qu il reunit a tous les auties 5 po mots fils , petit-fils , arrière petit-fils et ex arrière petit-fils , qui indiquent sa généaiogie naturelle ou adoptive, chacun de ses prédécesseurs étant qualifié de Omis, titre qui n’était donné aux empereurs qu après leur mort. L’examen successif des mots de cette inscription, conduit donc à en reconnaître le sujet, l’époque, les auteurs et le prince qui en est l’objet. Pour ce genre de monumens il est très utile de se familiariser avec le texte des légendes impériales, où les prénoms, les surnoms , titres et qualités des princes sont ordinairement écrits en abrégé.

iii. A l’égard de l’époque précise d’une inscription historique ou autre , 011 peut h déduire des indications analogues à celles que nous venons de faire remarquer . i° par le nombre des tribunicies d un empereur, qui répond constamment au nombre des années du règne comptées depuis son avènement ; 2 0 quelquefois par les cousu îats ; mais les consulats ne se succédant pas annuellement pour le même personnage, ij en résulte qu’un empereur n a été cousu

qu’« a b son trib cbe

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PALÆOGRAPHIK des romains.

w fo S OU deux , quoiqu il soit parvenu f o.| qu une a x

-i à la 10 e ou la dernière annee de

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. «n r^ne. Dans ce cas, et si le nombre des

ej| son iv

jribunicies n’est pas exprime , on doit s’attacher à quelqu’autre circonstance du règne énoncée dans l’inscription , soit au nombre même des consulats , parce qu’il est certain que l’inscription n’est pas antérieure à l’année où l’empereur a exercé le dernier consulat énuméré dans l’inscription; soit aux surnoms tirésdeses victoires, parce que l’histoire indique le temps où il les a obtenues; 3° au moyen de la date meme du monument exprimée par les noms des consuls en exercice , comme: T. SEXTIO. LATERANO. L.

CUSPIO. RUFINO. COS., Tito Sextio Latemno , Lu cio Cuspio Bu fi no consulibus ; et l’on voit par la liste des consuls romains, rapportée à l’ère chrétienne par les chronologies , que Titus Sextius Lateranus et Lucius Cuspius Rufinus fui ent consuls l’an 197 de J.-C. ; 4 ° au défaut de tout autre renseignement plus positif, tel que la comparaison entre elles de plusieurs inscriptions relatives à des individus de la même famille et dont les générations peuvent

INSCRIPTIONS

être comptées et rapportées à une é

e poqut

connue pour lune cl elles, on doit s’attacher à la forme des lettres et à l’orthographe des mots, selon les notions exposées , quant à l’orthographe dans le § io5 , et quant aux lettres, selon l’alphabet latin gravé sur la pl an . che IV, 5° où l’on voit comment de la pl us ancienne forme , elles se sont rapproché des formes actuellement adoptées pour les lettres capitales.

na. Parmi les inscriptions historiques, on place au premier rang les fragmens des fastes consulaires , et autres monumens de cette espèce ; mais on n’en a recueilli que quelques portions , à Rome capitale de l’empire. On a parlé aussi de monumens géographiques, entre autres d’une grande table de pierre où était tracée une carte des Gaules, et qui avait servi à l’enseignement public clans les écoles romaines d’Autun. Elle fut découverte dans des travaux , vue et admirée, et ensuite employée avec les matériaux qui servirent aux fondemens d’une maison parti-

culière : un monument de ce genre serait du plus grand prix pour la géographie et l’histoire. La célèbre carte de Peutinger

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, vlÆ ;oGIUPHIE DES KOMAINS. l85

pan L, de U «eore, elte était gravée sur plu-

!ac W Leurs plaq ues (le bronze ' Eufin » les calen ie,jj^ rs sont aussi au nombre des plus pré-

'aotijLes inscriptions, et on peut reconnaître

Ht fipoque

où un calendrier a été gravé sur la

les

Plan- 1 pierre , selon qu’il contient ou ne contient plus IL l’énonciation des fêtes, des jours consaédfj Ls ou des jours éponymes des empereursou le[, I impératrices auxquels Je sénat et le peuple romains décernaient ces honneurs. Si , par exemple, on ne trouve pas au I er du mois Sextilis ( appelé ensuite Augustus ) , l’indide I cation de la prise d’Alexandrie d’Egypte par [oe | Auguste, le calendrier peut être antérieur au règne de ce prince. D’autres indications de l’histoire fournissent de tels moyens de le I critique pour reconnaître l’époque d’un calendrier romain et des divers moniimens jies.

ii3. Les inscriptions funéraires sont les plus communes dans tous les pays de la domination romaine. Elles sont spécialement caractérisées par leurs premiers mots et siglesD. M. Diis Manibus , QYIETI ou ME- MAE AETERNAE ou PERPETVAE; ces invocations sont suivies des noms du dé-

s I ai:

1 86 INSCRIPTIONS

funt au génitif, et ils entrent alors en

• • il i •

position avec elles , ou bien ces nome . I , au datif ou au nominatif , et 1 invocation I • dieux mânes reste isolee du reste de \\j\\ phrase. Quelquefois l’inscription commence |0 par les noms au nominatif , et elle est unlp: véritable Titulus , ou indication de la person- Iffj ne inhumée dans le tombeau auquel | a Lp pierre appartient. Aux noms du mort on \\\ ajoute ses titres civils ou militaires s’il en eut |y£ de son vivant , son âge , et ensuite les noms, Ig qualités et la filiation des personnes qui ont consacré le monument ; si le défunt était citoyen romain, le nom de la tribu où il était inscrit précède son surnom , et Ton sait que les citoyens des villes et provinces conquises par les Romains , étaient inscrits en masse dans une des tribus de Rome, et qu’ils obtenaient par là la jouissance des droits poli tiques qui en découlaient. Il arrivait souvent qu’à l’occasion de la mort d’un chef de famille , les membres survivans , en lui consacrant un tombeau, le destinaient aussi pour eux-mêmes et se fesaient un devoir de mentionner cette circonstance dans l’inscription. Quelques exemples mettront tous ces

rAL£ OGIUrHIF. DES ROM, VIMS. 187

. en plus grande évidence. Une inir ' cq ' jpLvon, publiée parM. Artaud, est

D . M. AEMILI VENVSTI.

Î^G XXX.V.P.F.INTERFECTI.

S TLI gaivs et venvsta.fil.et Sua afrodisia. liberta. ma-

S FORVM. 1NFELICISSIMA. PO- Ïvdvm. cvraverunt. et sibi. VI- ; FE CER. et svb. ascia dedicar aditvs. liber, exceptus.

ISÏ. LIBRARIVS. FJVSD. LEG. On T it par les noms d’Æmilius mis au génitif, in'ils entrent en composition avec 13. M. On [ ra donc Diis Manibus Æmilü Venusti; les „ mots abrégés ou sigles qui suivent, initient la profession d’Æmilius, et se lisent gitis legionis tricesimœ vie trias piœ fehcis , e t l’on apprend qu’il était soldat de la 3o c légion, surnommée la victorieuse , la pieuse , l'heureuse , et le mot interfecd annonce qu’il (ut tué au service. Le nominatif GAIVS avertit qu’une autre phrase commence, et le verbe curaverunt lui suppose au moins deux sujets; on construit aussitôt tout ce cpn suit le mot inteifecti de cette manière . Æ mlius Gaius et Venusta filia ( c J lLS ) > et ^ m/

INSCRIPTIONS

lia dfrodisialiberta mater eorum infeJici Ss i

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ponendum curaverunt et sibi vivi fecernm sub ascia dedicaverunt : Æmilius Gaîus* i Venusta ses enfans, et Æmilia Afrodisia a f franchie, leur mère infortunée, ont pris soi n de faire élever ce monument, et Font de; tiné aussi à eux memes de leur vivant et l’ont dédié sub ascia. Les mots aditusli ber exceptus est , avertissent que lorsque la place du tombeau fut concédée par l’auto, rité publique, le chemin qui y conduisait fut expressément réservé : enfin les mots hbrarius ejusdem legionis , séparés par une ligne horizontale de tout ce qui précède, ayant été omis dans le texte meme de l’inscription , ns ont été ajoutés à la fin, connue 1 un des titres du défunt qui était aussi le rius 9 es pèce d’écrivain ou de comptable, la 3 o g légion. On remarquera encore, i» que Venustus n’a pas de surnom; 2 ° que son prénom est lenom meme d’une grande famillede -home, et il en résulte que ce soldat, d’abord escla ve sous lenom de P'enustus , a été a ffranchi par la famille Æmilia , et que selon l u* sage général, il a pris le nom de cette famille pour son prénom : il en était de même de sa

uiaini'

cour s< Dite ] 1ère , 1

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PALEOGRAPHIE DES ROMAINS. 189

. ...loye d’abord sous le nom a Jy lsi(l et affranchie aussi , LIBER 1 A, par U in ille Æmilla , elle prit ce môme nom 0 „rsoii surnom. De ses enfants, le fils ît e pour nom le prénom même de son ; rf et la fille a pris pour son nom le sur- Miu de celui-ci. Les mots sub nscia sont ^ diversement interprétés ; ascia est le , on , d’un outil, espèce de doloire, dont la figure se voit aussi sur les pierres tumulairesjmaiî on n’est bien d’accord, ni sur le motif qui l’y faisait placer, ni sur le sens des paroles qui s’y rapportent; on croit que la fore de la doloire et les mots sub ascia, indiquent que le monument a été dédié et place «trie tombeau à l’intention formelle et précise du défunt et à l’issue des mains du sculpteur. On voit dans l’inscription suivante, et que j’ai publiée dans mes Antiquités de Grenoble ( 1807 , n- 4 ° ) comment se plaçait le nom de la tribu à laquelle avait appartenu un citoyen mort : M. TITIO M. F. VOLT..

GRATO. Les mots M ( Marco ) Titio Grato étaient le prénom, le nom et le surnom du défunt ; les lettres M. F. se lisant Mar ci fdio , l’abréviation VOLT. ne peut s’expliquer que

,cili ter do;

1^0 INSCRIPTIONS

par le mot •voltiniœ ( tribus ), et l’on voit le monument est consacré à Marcus TitiJ# Gratus, fils de Marcus, et citoyen de la tri»9® c ^ Yoltinia à Rome.

114. Le nombre des tribus fut d’abord l 1, ^ Rome de dix-sept; il fut porté jusqu’à trente! ï f cinq , quand les conquêtes des Romainseurent agrandi leur domination , et mêmeanJ ! C delà; la loi Julia accorda aux Gaulois l e | 6. C droit de cité, c’est-à-dire, le droit de suf-l 7* ^ frage dans les comices par tribus et danslesl | comices par centuries ; mais le nombre ciel/'' j tribus fut ramené à trente-cinq , et les savausl T ( de Boze etBimard de la Bâtie ontconjecturéliî, 1 que les Gaulois , et particulièrement ceux |’ jqui formèrent la province romaine des Gau - 1 les, furent inscrits dans la tribu Yoltinia qui était la X e de Rome. D’autres inscriptions portent : C. YIBIO. C. F. L. N. TROJi G ALLO, Caio Vibio , Caii Filio , Lu cil Nepoti Tromentinœ ( tribûs ) G allô , à Caius Yibius fils de Gains , petit-fils de Lucius, ( de la Pd tribu) Tromentina, ( surnommé ) Gallus; ou bienL. LICINIYSL. F. QUIR. PATER- NVS; Lucius Licinius fils de Lucius, ( delà t r i b u ) Q u i r i n a , ( s 11 r n o ir. m é ) P a t e r n u s . A fi n 'J fi

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PUÆOGKAPHIE DES ROMAINS. 191 I jjj (er l’interprétation des mots analogues, [pus donnons ici les noms des 35 tribus de Le dans l’ordre alphabétique.

iu.

le

tf.

es

i, Æmiüa .

I 2 , Aniensis.

3, Arniensis.

' jj, Claudia.

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