‹ Traité élémentaire d'archéologie ...T. 2Chapitre 59 sur 79 · C. B. corpus requiescit ou repositum · texte numérisé non relu

C. B. corpus requiescit ou repositum

D. depositus. dormit, dulcis, etc.

D. B. Q. dulcis bene quiescas!

D. D. S. decessit de sæculo.

D. I. P. decessit in pace.

DM. domimis.

DPS. depositus. depositio.

H. R. I. P. bic requiescit in pace.

IN D. in Deo. indictione.

IN P. D. in pace domini.

IN X. in Ckristo.

M. monumentum. memoria. martyr.

N. DEYS, nobile decus.

P. pax. ponendus. posuit. r P. M. plus minus.

PRS. probus.

P. Z. pie zeses.

æ oghaphie des gaulois.

. f ‘'fw'iv qui fuit apud nos.

requiescit.

k ''f req aiescat in pace.

(!• :; spiritus. suus.

S ,s) yg.sacra virgo.

R C n spiritus in Deo.

; ',7 sarictæ mémorisé.

r sit tibi testis cœlum.

'ijit. virgo- vivas, etc. .

J v ir bonus. Y. C. vir clanssimus.

y f, vive felix.

g vale. salve.

V v ivas charissime.

Christus, decem.

Zes es,Zeso (Jésus).

§ V. Gaulois.

ji8. On connaît bien peu (inscriptions uioises , si même il en existe d’antérieures l’invasion des Romains , auxquelles on poisse donner ce nom. On a parlé, il est vrai, June inscription en langue inconnue, découverte il y a près d’un siècle , dans les fondemens d’une maison à Nantes , et de plaques de plomb portant aussi une inscription

20 6 INSCRIPTIONS

qu’on dît gauloise , trouvées dans l es p nées : niais ces deux monumens n’on/ subi les épreuves d’une critique et n ont pas ete publies ; ils ne peuvent d servir de renseignements authentiq Ues pj

cette partie de notre Résumé. Ce n est

que les Gaulois n’eussent l’usage de N criture; le témoignage des anciens, e t J César en particulier, ne laisse aucun dont] sur la réalité de cet usage dans les Gaules* i) s se servaient, dit le conquérant romain d es lettres de l’alphabet grec, c’est-à-dire que l’alphabet des Gaulois était le même que celui de tous les autres peuples lettrés de l’Europe à cette époque, les Grecs, les Etrusques, les Romains, etc.; mais la langue des Gaules n’avait pour cela aucun rapport avec celle des Grecs, puisque César, écrivant à Q. Cicéron, assiégé par les Gaulois d’Ainbiorix , fît sa lettre en grec , afin que l’ennemi , en 1 interceptant , ne pût en tirer aucun fruit. On ne connaît donc aucune inscription en langue gauloise ; les bas-reliefs si célèbres , découverts le 16 mars 1711, en creusant dans le chœur de l’église Notre-Dame à Paris , ne portent que la figure et le

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f 4 **o*raphih des gaulois. 207 Jç 8 p I ÿ J e quelques divinités gauloises. Ii

T ^de même de P lusîeurs autres bas-re-

é 0 ) ( .^p eSt jnffues recueillis dans l’ancienne e ^t(| f . et quant a 1 inscr, P tlon cîu G or di anus es Yrnunsius, trouvée à Rome, la commél’ejN n on d’un martyr chrétien, écrite en lande latine avec des lettres grecques barbar ne prouve rien cà l’égard des Gaulois fi Cfeiears à la conquête des Romains, dej.jj'r c’est aux temps postérieurs à cet qu’appartiennent les inscriptions ' dk I ’jl est passé en usage d’appeler gauloises.

contiennent: i° des noms de divinités ef !ré« I locales , conséquemment tirés des traditions

dans les Gaules, et inconnus aux ffl v0 » ,

Romains ; 2 0 des noms propres d hommes ou port [je femmes également étrangers à la langue «ut Line. On peut trouver dans la diversité de W Lnoms un moyen chronologique pour défie. Lminer, approximativement, l’époque d’une fil- Lcription , et le voici. Dès que la puissance '«• Lnaine fut établie dans les Gaules, les noms fs L surnoms romains furent généralement 'substitués aux noms gaulois : on trouve donc Jes inscriptions : i° où le nom du personnaet celui de son père, sont des noms gau-

2o8 inscriptions.

lois ; cette inscription doit être des tem, très voisins de la conquête : le pl Us

1 jeu

des deux personnages nommés

-, . ava ^t dé

reçu son nom, ou du moins l’influence ri

maine n'était pas assez générale pourqu 1

lui en donnât un romain; 2° où le nom d

principal personnage est romain, tandis^,

celui de son père est gaulois : cette inscrip]

tion annonce déjà la seconde génération de

puis la conquête , elle est donc postérieur) à l’inscription où les noms sont encore tom gaulois ; 3° enfin, où les noms du grand-p sont en gaulois , ceux du fils et du petit-fili étant romains ; c’est la troisième génération et dès-lors les noms gaulois disparaissen presque partout. Les institutions nationale s’oublient , la langue s’altère , toutes le supériorités se pressent à la rencontre di l’influence romaine , et là finit la série des monumens qu’on nomme gaulois.

Parmi les plus intéressans pour l’archéo logie , on doit placer la curieuse inscription recueillie par M. le baron Chaudruc de Crazannes, dans le territoire des anciens^sates, dans la Gaule Aquitaine, et que César nomme parmi les peuples de cette contrée

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paléographie des Gaulois. 20^ • se soumirent à son lieutenant Crassus*.

.-,'ncrrintion peut être conciVI/*>A,

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Réinscription peut être considérée comme 0 n^e f etpuisqu f elle est accompagnée d'un ’ ?nt en latin , elle est. nnm>

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Suivaient en latin , elle est, pour cela mêtemps de la domination romaine dans

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% lu Gaules- On a trouvé ailleurs des inscrip- *, liions qu’on « cru être gauloises , et qui n ’é-

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lient peut-être que très difficiles à lire. Cela trouve qu’on ne saurait être trop réservé

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dans l’attribution de certaines productions

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'Seuil

|jiuuuctions

Jes arts à un peuple, illustre sans doute, jais qui a laissé peu de traces monumenta- 'jes de son existence.

On a aussi attribué aux Gaulois quelques piumens de sculpture d’un style informe il grossier. Un homme accroupi, en rra- , J peu solide , du cabinet de M. Denou peut avoil ' cette origine ; mais il n’y a à ce

^(aucune certitude. Quelques représentais très singulières, telles que les statues du wple octogone de Montmorillon en Poitou, jftrwi lesquelles sont une femme allaitant fax gros serpe ns , et une autre deux crapauds, ont été considérées , par dom Mont- , façon et dom Martin, comme d’origine gaufe,et expliquées selon les idées” que ces

inscriptions.

deux savans bénédictins supposaient an* Druides : mais Millin reconnaît dans l e temple même un ouvrage du XI' siècle de l’ère chrétienne , et que les treize statues qui lui servent d’ornement , et dont la plupart sont des anges, des évangélistes, etc., ont été faites dans le même temps et pour la place qu’elles occupent. Il faut donc etre très sobre de conjectures, lorsqu’on n’a que leur autorité pour attribuer aux Gaulois soit un monument d’architecture ou de sculpture , soit m ème des inscriptions difficiles à interpréter, On remarquera peut- etre que cette section , relative à la palæograpliie , occupera espace proportionnelleniment trop considérable ; mais il n’est pas exagéré , puisque les diverses nomenclatures qui s’y trouvent seront également utiles, en grande partie, à la section qui suit celle-ci, et qui est consacrée à la numismatique.

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