‹ Traité élémentaire d'arithmétique, à l'usage de l'École centrale des quatre-nations;Chapitre 10 sur 29 · EXPOSITION · texte numérisé non relu

EXPOSITION

DU

NOUVEAU SYSTÉHË MÉTRIQUE,

ET APPUCATIONS USDEllES M L'iBITH«ÉTieilE,

100. Les mesures prennent des formes et des noms différents , suivant Pespèce de grandeurs à laquelle on les applique. Ces grandeurs peuvent être classées ainsi :

Les longueurs, d'où naissent les mesures linéaires^

Les superficies ou les aires ;

Les volumes ou les capacités , par lesquels on compare entre eux les corps, soit solides, soit liquides;

Enfin les pesanteurs ou les poids , qui servent aussi à la comparaison des corps.

L'unité de longueur ou l'unité linéaire s'appelle mètre ;

L'unité de superficie, are;

L'unité de volume, stère ou mètre cube (i) ;

L'unité de capacité, litre;

L'unité de poids , gramm^e.

Pour composer des mesures plus grandes ou plus petites que les précédentes , on se sert des mots mjrîa , hilo , Iiecto, déca , déci, centi, milU , tirés du grec et du latin ^ et qui désignent respectivement des dizaines de mille , des mille, des centaines, des dizaines, des dixièmes, des centièmes, des millièmes. Les mesures de longueur forment donc la série suivante : myriamètre y hûomètre , hectomètre y décamètre y mètre ^ décimètre y centimètre j millimètre,

(1) Ou nommo cube un coi'ps terminé par six faces car

^ Chacune de ces mesures est dix fois plus grande que celle qui la suit, et dix fois plus petite que celle qui la précède immédiatement dans l'ordre de la série.

Le litre est une mesure de capacité; sa contenance équivaut au décimètre cube.

Les noms des mesures de capacité se composent comme ceux des mesures de longueur 5 ainsi l'on dira : hectolitre y décalitre ^ litre , décilitre , centilitre , etc.

Le gramme est un poids égal à celui d'un centimètre cube d'eau pure (i). Le myriagramme , le kilogramme , V hecto gramme j le décagramme , le gramme^ le décigramme, le centigramme, etc. , forment une série décimale 5 de même que les autres mesures.

Uare est une mesure de superficie , égale au décamètre carré , c'est-à-dire à un carré dont le côté serait un décamètre , ou bien encore à cent mètres carrés. Il n'y. a que deux multiples de Tare qui paraissent avoir quelque utilité : l'un est Vhectare j qui vaut cent ares ,• l'autre est le mjriare , qui eu vaut dix mille.

Le stère pour le bois de cbaufTage est un mètre cube ,

ce qui suppose des bûches de la longueur d'un mètre ,

placées dans un châssis carré , d'un mètre de côté , ou

tout autre arrangement équivalent. Les composés du

^stère ne paraissent pas devoir servir aux usages ordinaires.

Enfin , les unités de monnaie sont connues maintenant sous le nom de franc , de décime , de centime. Leurs valeurs relatives sont également de dix en dix fois plus petites.

Le franc a été formé sur une pièce d'argent du poids de 5 grammes, et alliée de —de cuivre (2).

(i) Pour obtenir plus dV.xactitude dans la détermination de celte unité, on s^est servi d^eau distillée, qu''on a ramenée à son maximum de densité, par un refroidissement convenable.

(2) Un caractère essentiel qui assure à ce système la supériorité sur tout ce qui a été fait en ce genre , c'*cst que toutes les mesures sont liées entre

d'arithmétique. 77

Le tableau, page 78, est très-propre à faire sentir les^ avantages de l'uniformité introduite dans la nomenclature des multiples et des subdivisions des mesures prises pour unités. A côté de chaque nom se trouve , entre parenthèses, l'abréviation proposée par M. Dillon, alors vérificateur général des poids et mesures.

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