‹ Traité élémentaire d'astronomieChapitre 13 sur 152 · DES PLANÈTES · texte numérisé non relu

DES PLANÈTES

Les planètes se distinguent des étoiles par les caractères suivans ; Douées à/un mouvement propre , on les voit chaque jour se déplacer par rapport aux étoiles qu'elles avaient pour voisines ; leur lumière , quelquefois moins vive , n'est point vacillante ; à la vue simple, mais mieux avec des instrumens , on leur reconnaît un diamètre sensible , tandis que les étoiles ne sont pour nos plus fortes lunettes que des points sans dimension.

Les étoiles sont des corps lumineux par euxmêmes ; les planètes sont au contraire des corps OPAQUES qui ne sont visibles que parce qu'ils réfléchissent , comme la lune , la lumière du soleil. Nous allons chercher à connaître leur distance , leur position , leur volume , leur figure , et ce qu'on a pu découvrir sur leur constitution physique : nous verrons que sous tous ces rapports elles présentent la plus grande analogie avec le globe que nous habitons.

KoMBPiE. ~ Les planètes sont au nombre de tynze , et voici l'ordre dans lequel on les rencontre à partir du soleil : d'abord paraît Mebgure , puis VÉjfus ; on appelle ces deux planètes inférieures parce qu'elles sont plus rapprochées que nous du soleil : vient donc ensuite la Tèree ou Cybele , qui est accompagnée d'un satellite, la lune : après elle vient la première des planètes supérieures Mars ; là , d'après les rapports de distances qu'on avait reconnus entre les planètes, existait une lacune; elle a été remplie au commencement de ce siècle par la découverte de quatre petites planètes Cérès , IPallas , Juifow et Vestaj qui circulent dans des orbites, très-rapprocbées , et que l'on regarde comme les éclats (Tune planète plus considérable ; après elles se trouvent Jupiter et Saturhe; puis enfin aux dernières limites de notre monde Urakus ou Herschell. Ces trois dernières planètes sont accompagnées de plusieurs Zi//? 6^5 g\i satellites ; S«lturke est de plus entouré d'un anneau trèssingulier*

LOI DES DISTANCÉS. — Sî l'on écrit cette suite de nombre successivement doublés

et qu'on ajoute le nombre 4 à chacun d'eux , on trouve

4, 7, lo, 16, 28, 52, 100, 196. M r T M V/,C^P J S ¥

Ces nouveaux nombres expriment les distances relatives de chaque planète au soleil, le premier donnant celle de Mercure, le second celle de Vénus , etc. , que nous indiquons par leurs lettres initiales au dessous de chaque nombre. Kepler avait remarqué cette loi avant la découverte des quatre nouvelles planètes, et, en voyant une case "vide entre Mars et Jupiter^ avait conclu qu'il devait y exister une planète. Sa conjecture s'est confirmée.

Occupons-nous d'abord de la terre , parce que ce qui la concerne se comprendra plus facilement, et s'appliquera ensuite d'une manière générale aux autres planètes.

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