‹ Traité élémentaire d'astronomieChapitre 17 sur 152 · VÉNUS · texte numérisé non relu

VÉNUS

Entre Mercure et la Terre paraît la brillante Vénus ^ appelée, tjyatôt ï Etoile du Berger, parce qu'elle semble précéder ou suivre le soleil; tantôt V Etoile du matin, on Lucifer , et tantôt enfin Y Etoile du soir ou Vesper. Vénus est la plus éclatante des planètes, et, en apparence, la plus considérable. Lorsqu'elle s'approche le plus de la terre , elle devient si brillante qu'on la voit en plein jour. Comme Mercure, Vénus passe quelquefois sur le disquedu soleil, et s'y peint comme un point noir. Cette planète est opaque , ses phases sont pins sensibles et bien plus aisées à observer que celles de Mercure. Les variations que présentent les cornes de son disque ont fait reconnaître des montagnes de plus de 20,000 toises d'élévation , c'est-à-dire 4 à cinq fois plus considérables que celles de notre globe.

^4 MOUVEMENT.^- L'ellipse que Vénus décrit autour du soleil est comprise enîre l'orbite de Mercure et l'orbile de la terre. Sa Bioyenne distance au soleil est de 2 4 millions 960 mille lieues ; elle fait sa révolution annuelle en 224 jours et 16 heures, et roule sur elle-mêmeautour d'urt axe incliné à^'j^ degrés sur son orbite, en 23 heures et 21 minutes. Sa vitesse de translation dans l'espace est de 3o,ooo lieyies par heure environ. Son aplatissement est insensible.

DIMENSIONS , MASSE , etc. — Le dianiè-tre de Vénus est presque égal à celui de la terre ; son "Volume en esta peu près les neuf dixièmes; mais sa densité est un peu plus forte, et peut être comparée à celle du zinc. Cette planète est entourée d'une atmosphère 3 ou 4 fois plus dense que celle de la terre. La chaleur et la lumière y sont deiix fois plus grandes que sur notre globe.

MARS

Mars est la i^vemièvedes planètes supérieures, Q^QSià-dire des planètes dont l'orbite est plus grande que celle de la terre ; placée à une distance telle que le soleil lui paraît de moitié plus petit que la terre. 3îars présente une lumière obscure et rougeâtre qu'on attribue à une acmo s p hère é^^'iss^ et nébuleuse ; c'est la planète qui a le plus d'analogie avec notre globe. On y distingue des phénomènes analogues à ceux des saisons. Vers les pôles on remarque des taches lumineuses qui croissent et décroissent, de l'hiver à l'été, en raison de la présence ou de Fabsence du soleil : dans d'autres

parties de la planète on observe d'autres taches dont l'obscurité n'est pas toujours la même , ce qui semble indiquer des phénomènes de végétation pareils à ceux que doivent produire nos vastes forets pour les habitans des autres planètes.

MOUVEMENT. — M^rj décrit autour du soleil une ellipse plus allongée que celle des autres planètes. La distance de3Iars au soleil est de 5a millions 600 mille lieues ; la durée de Vannée est de 6S6 jours ix3 heures ; la vitesse de translation est donc moindre que celle des autres planètes ; elle n'est plus que de i9,7ooîlieues par heure. Les phases de Mars ont fait reconnaître qu'il tourne sur lui-même en 24 heures 3i minutes. L'axe de rotation a presque la même 2/2clinaison que celui de la terre, ce qui rend les variations des saisons presque les mêmes que pour nous. IJ aplatissement de Mars est très-considérable ; il est de un dix-huitième, celui delà terre n'excède pas un trois cent cinquième.

Lies phases de Mars et des autres planètes supérieures ne se présentent plus sous la forme de croissans mais d*oi^ales, puisqu'elles ae se trouvent jamais placées entre nous et le soleil. A mesure que les planètes s'éloignent du soleil, les phases deviennent moins prononcées.

DIMENSIONS, MASSE, etc. —Le i^olume de Mars n'est qu'un cinquième de celui de la terre; sa masse n'en surpasse guère le dixième ; sa d-^n^ site est un peu moindre. La lumière et la chaleur du soleil n'y sont que les quatre neuvièmes de celles de la terre.

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