‹ Traité élémentaire d'astronomieChapitre 23 sur 152 · COMÈTE · texte numérisé non relu

COMÈTE

Comète^ d'après Tétymologie du mot, veuf dire étoile chevelue.

Les comètes présentent à leur centre un point lumineux plus ou moins éclatant, qu'on appelle le noyau. Autour du noyau règne une espèce de nébulosité^ de brouillard lumineux , qui porte le nom de chevelure. Enfin des traînées lumineuses plus ou moins longues accompagnent la plupart des comètes , et s'appellent leurs queues.

Les comètes sont des planètes , mais qui décrivent autourdu soleil des ellipses tellement allongées , qui s'^éloignent , à leur aphélie , à de si grandes distances ^ q\\ elles cessent alors d*étre 'visibles y et que souvent, par suite des perturbations qu'elles éprouvent, elles disparaissent pour jamais.

Beaucoup de comètes n'ont pas de queue sensible ; plusieurs se sont montrées sans noyau apparent; mais on n'en a jamais aperçu qui fussent dépourvues de chevelure. La matière qui forme la chevelure dtes comètes est si rare et si diaphane qu'on aperçoit les plus petites étoiles au travers. Quand il existe un noyau ^ la nébulosité en est séparée par un espace moins lumineux, en sorte que la chevelure paraît comme un anneau plus ou moins large suspendu autour de l'astre. Quelquefois on a aperçu deux et même jusqu'à trois de ces anneaux concentriques qui sont sans doute l'effet d'enveloppes sphériques qui entourent la comète.

Dans la comète de 1811 , tenveloppe avait ïo

mille lieues d'épaisseur , et le vide qui la séparait àxxnoyau avait 12 mille lieues.

L*anneau ne parait i^Xus fermé que d'un côté quand il y a une queue; celle-ci se confond de l'autre côté avec la chevelure dont elle semble le prolongement. — Les comètes ont souvent des 7}ojaux semblables aux planètes par la forme et l'éclat. Plusieurs ont paru plus éclatans que les plus brillantes étoiles du ciel. Mais il en est qui, comme les comètes sans noyau , sont formées de matières si légères , que lès plus faibles lumières peuvent les traverser. D'autres, au contraire, dues sans doute à une plus grande concentration de la matière cométaire , paraissent être des corps so" lides et opaques.

Les noyaux sont généralement très petits ; mais le contraire s'observe quelquefois. Voici un tableau des diamètres de plusieurs noyaux de comètes.

Cdiriète de 1798 xi lieues.

Comète de décembre i8o5. 12

Comète de 1799 l54

Comète de 1807 222

Seconde comète de 181 1 1,089

Une comète n*a jamais de queue lorsqu'elle est loin du soleil; mais , dès qu'elle en est à 3o millions de lieues, cette vapeur commence à naître, et croît en étendue tant qu'elle se rapproche de cet l'astre. Ensuite , à mesure que la comète s'éloigne du soleil, la queue diminue par les mêmes degrés ; elle n'est bientôt plus qu'un nuage, et enfin la comète elle-même cesse d'être visible. ASTRONOMIE. 5

La queue est ordinairement placée derrière la comète , à V opposite du soleil; elle incline toujours vers le lieu que la comète vient de quitter , ce qui lui fait prendre une forme courbée , comme si , traversant un espace gazeux , la matière dont elle est formée éprouvait plus de résistance à mesure qu'elle s'éloigne plus du noyau. Ces apparences font croire que la queue des comètes n'est qu'un torrent de vapeurs élevées par la chaleur du soleil , et qui se condensent dans la région où elles se trouvent poussées. On a remarqué dans la queue de la comète de 1811, une éhullition prodigieuse ; Tondulation se portait , en deux ou trois secondes, de la comète au boutde sa queue, trajet qui était de 4o millions de lieues au moment de l'observation.

Les queues s'élargissent beaucoup en s'éloignant du noyau ; leur milieu présente ordinairement une bande obscure qui les partage longitudinalement en deux parties distinctes. Il n'est pas rare que les comètes aient plusieurs queues séparées. Celle de 1744 en avait jusqu'à six disposées en éventail; leurs bords étaient d'un éclat vif et leur milieu peu lumineux ; l'entre-deux qui les séparait était tout-à-fait sombre.

Les queues des comètes embrassent quelquefois d'immenses espaces ; on en a reconnu qui avaient plus de 100 millions de lieues.

La queue de la comète de ï68o avait ^i millions de lieue».

Celle de la comète de 1811 avait 4.0 millions de lieues.

Celle de la comète de 1769 avait 16 millions de lieues. Les 6 queues de celle de 1744 avaient i3 millions delieues.

Les comètes se meuvent autour du soleil en obéissant aux mêmes lois que les planètes. Mais au lieu de parcourir des orbites qui s'écartent peu du plan de l'équateur du soleil, et de tonrlier comme les planètes d'occident en orient, les comètes circulent dans tous les sens , dans toutes les directions et sur tous les plans. Au lieu de décrire , comme les planètes , des ellipses très-r approchée s du cercle , elles décrivent des ellipses excessivement alongées ; et comme elles ne sont visibles pour nous que lorsqu'elles sont proche du périhélie^ elles mettent d'autant plus de temps à reparaître, que leurs orbites sont plus alongées: peut-être même quelques-uns de ces astres décrivent-ils des paraboles , c'est-à-dire des ellipses sans fin , en sorte qu'ils quittent dans <!e cas les lois de notre soleil, et vont se mettre à la suite de quelqu'autre étoile.

A mesure qu'une comète approche du soleil, sa vitesse de translation augmente, et on en a vu qui parcouraient plus de 20 millions de lieues par jour. D'autres au contraire ont un mouvement si lent , qu'on les prendrait pour des étoiles ûxgs ou des nébuleuses.

La proximité du soleil doit, dans certaines comètes, rendre l'accumulation de chaleur énorme. Celle de 1680 fut 166 fois plus proche que nous du soleil : la chaleur qu'elle en reçut fut 28 mille fois plus grande que la nôtre, ou 2 mille fois plus forte que celle du fer fondu.

« Lorsqu'on a remarqué à quel point la forme de la queue d'une comète, la forme de sa chevelure, celle du noyau et Vintensité lumineuse de

toutes ces parties, varient quelquefois en Irbiâ ou quatre jours ; on ne peut guère espérer que dans deux apparitions d'un tel astre , séparées par un grand nombre d'années, Jes circonstances physiques de grandeur et d'état puissent conduire à le reconnaître. Aussi n'est-ce pas à de tels caractères que les astronomes se fient.

» Dès qu'une comète a été observée trois fois avec exactitude, on calcule ses élémens paraboliques ^ et l'on s'empresse de rechercher si, dans le Catalogue des Comètes , il en est d'à peu près semblables à ceux qu'on vient de trouver.

» A la date du 3i décembre i83t, le Catalogue des Comètes renfermait les élémens de 187 de ces astres , sans compter les réapparitions constatées. Les quatre plus anciennes comètes dont on ait pu déterminer l'orbite , parurent dans les années 240, 689 , 565 et 837. Ce sont des observations chinoises qui ont fourni tous les élémens des calculs.

» Tandis que les astronomes de la Chine suivaient avec assiduité et dans des vues scientifiques la marche de la comète de 887, les peuples de l'Europe n'y voyaient qu'un signal de la colère céleste, à laquelle Louis-le-Débonnaire luimême,, après avoir consulté tous les astrologues de son royaume, n'espéra pouvoir écha pper qu'en fondant des monastères. Cette comète est au reste une de celles qui puissent le plus approcher de la terre; en 887, d'après les recherches de Puiséjour, elle resta pendant près de quatre fois vingl-quatre heures, à moins ^\xx\ million de lieues de notre orbite.

* » Là comète de i456, c'est-à-dire celle de Halley, dans l'une de ses apparitions , est la plus ancienne dont on ait pu calculer la marche d'après des observations faites exclusivement en Europe.» Arago.

Une comète n'est jamais visible plus de six mois ; pendant ce temps les astronomes déterminent la route qu'elle suit, et peuvent par là calculer l'époque de son retour. Sur 1^7 comète» dont on a calculé la marche, il n'y en a qu'«A^ très petit nombre dont les retours soient prédits avec certitude :

1° En 16821 , fut observée une comète qu'on reconnut être la même que celle qui avait paru en i53i et 1607: on lui reconnut donc une reVoMtion de 76 ans. Elle avait paru en 1006, semblait 4 fois plus grande que Vénus, et jetait le quart de la lumière de la lune. En i456, elle passa très près de la terre ; sa queue occupait le tiers de l'horizon et avait la forme d'un grand sabre. C'était l'époque où les Turcs venaient de s'emparer de Constantinople; celte apparition devint un sujet général d'effroi. On la revit en 1769 ( Ciairaut', après Halley, avait déterminé la date de sa réapparition, à trente jours preseJi plus ou en moins , sur "jQ ans)', elle doit reparaître en i835 (le 4 novembre , suivant M. Damoiseau ; le 7 du même mois, suivant M. G. de Pontécoulant ).

« Nous sommes trop rapprochés de la réapparition delà comète de 1769 , pour qu'il ne faille pas avertir ici que cet astre, sans s'être jamais écarté dans sa marche de la route, que les lois de la pesanteur universelle lui ont tracé , a tou-i

jours été en diminuant d'intensité. Ainsi il ne faut s'attendre à revoir en î 835 , ni la comète d'une épousfantahle grandeur de l'année i3o5, ni cette longue queue qui , en i456, embrassait les deux tiers de l'intervalle compris entre l'horizon et le zénith , ni même un astre aussi brillant que la comète dei682,avec sa queue de 3o degrés. Il paraît qu'en décrivant leurs orbes immenses, les comètes à chaque révolution disséminent dans l'espace toutes les matières qui, près du périhélie, s'étaient détachée de la nébulosité proprement dite pour former la queue. Il serait donc possible qu'à la longue quelques-unes d'entre elles finissent par se dissiper complètement, à moins qu'en traversant sans cesse, et dans diverses directions, les traînées de même espèce abandonnées par d'autres comètes , elles ne recouvrent de temps à autre une quantité de matière qui compense à peu près leur propre déperdition.

«Ainsi, au commencement de novembre i835, nous verrons repasser près du soleil la première comète dont on ait constaté la périodicité, la comète qui, en i456, accompagnée d^une queue de 60^ de long, excita en Europe une si grande consternation.» Arago.

2° En 18 18 , on découvrit une petite comète presque toujours invisible à l'œil nu, et dont le retour est si fréquent qu'on devrait l'assimiler aux planètes, si son ellipse n était fort alongée. Sa période est de 3 ans et 4 mois. Elle a beaucoup d'analogie avecCérès : elle a été vue avec et sans noyau, avec et sans queue;

3<» En 1826, reparut une comète déjà observée

en i8o5 et 1772 , et dont la révolution autour du soleil , s*opère dans l'espace d'environ 7 ans. Elle a coupé l'orbite de la terre en i832., et passé à une distance de 20 millions de lieues de notre planète.

On croit aussi connaître la période de la belle et éclatante comète qui parut en 1680. On lui attribue une révolution de 675 ans. Ce serait la même qui aurait été vue avec une lumière immense en 1 106 et 53i ; la même qui parut l'année delà mort de César, 43 ans avant notre ère; la même enfin qui dut s'approcber très près de la terre, a, 349 ^"s avant J.-C, année du déluge^ et qui fut peut-être la cause de cette grande catastroplie.

PERTURBATIONS. Lorsqu'une comète passe dans le voisinage de quelque grosse planète, elle en est fortement attirée , et s» marche peut s'en trouver considérablement changée. C'est ainsi qu'en 1770 parut une comète dont la période fut reconnue d'environ 5 ans : cependant elle n'avait jamais été aperçue avant cette époque , et elle n'a plus reparu depuis. Or, a vaut son apparition, cette comète n'était pas visible pour nous parce qu'elle se trouvait à près de 200 millions de lieues de nous , décrivant son orbite en 5o ans ; mais en 1767, elle passa tellement près de Jupiter que son orbite en fut réduite à 5 ans seulement'; et elle aurait continué à marcher dans cet orbite de 5 ans environ , si , en 1 769 , repassant dans le voisinage de la même planète , elle n'eût subi une nouvelle perturbation qui lui fit suivre un orbite de 20 ans, eu réloignant à i3i millions de lieues de nous ,,

Si

distance trop considérable pour que cette comète soit désormais vue de la terre.

Cette même comète s'approcha plus qu'aucune autre de notre globe ; elle n'en était qu'à 600 mille lieues. L'action de la terre ralentit alors sa marche d*envîwn deux jours.

Il est rare qu'une comète présente , lorsqu'elle reparaît, les mêmes apvarences quelle avait lors de ses apparitions précédentes. Le plus généralement elles diminuent d'intensité et d'cclat. Il paraîtrait qu'en décrivant leurs courses immenses , les comètes, à c\i2i^\xeréyo\\x\\on, disséminent dans l'espace toute la matière qui ^ près du périhélie , s*é^ tait détachée de la nébulosité pour former la queue, La substance des comètes nous est inconnue; on ne peut même expliquer que par une supposition peu probable la queue quilles accompagne. Nous Savons seulement que cette substance doit être éminemment rare et légère^ puisque au travers de leur queue y de leur chevelure et petit-étre même de leur noyau , on peut apercevoir la lumière des étoiles sans qiCelle en soit affaiblie. Nous ignorons, chose capitale , si les comètes sont lumineuses par ellesmêmes ^ ou si, comme les planètes, elles réfléchissent seulement les rayons du soleil. Dans aucune de celles qu'on a le plus soigneusement observées en effet , on n'a remarqué de phases; dans aucune , la forme et l'intensité des parties lumineuses n'ont paru changer d'après la position de la comète par rapport au soleil. Le nombre des comètes nous est pareillement inconnu. On trouve mentionnées dans les auteurs, plus de 5oo apparitions; mais combien en est-il qui ont dk

échapper, soit par leur petitesse , soit par leur distance à la terre. Il y a peut-être plus de 2S0 mille comètes qui s'approchent plus près du soleil qu'Uranus, et dont nous n'aurons jamais connaissance.

Les planètes soumises à de.^ conditions invariables de mouvement tournent touies autour du soleil , dans le même sens, presque dans le même plan, décrivant des orbites presque circulaires et fort distantes les unes des autres. Les comètes au contraire , exposées à d'immenses perturbations, parcourent des ellipses très a longées et cians toutes les directions imaginables ; elles pénètrent dans l'intérieur des orbites planétaires, souvent même elles passent entre mercure et le soleil. Il n'est donc pas impossible quiine comète "vienne rencontrer la terre.

S'il faut reconnaître la possibilité d'un pareil choc, il y a des millions de probabilités contre cet événement. Il faudrait un hazard bien extraordinaire pour que deux corps aussi petits , mus dans un espace immense, avec toutes les vitesses , et sous toutes les inclinaisons , vinssent à se rencontrer. Il pourrait n'en être pas de même des queues de certaines comètes qui, s'étendant à d'immenses distances de l'astre, viendraient à envelopper notre globe. Ce phénomène doit être même de nature à se reproduire fréquemment; et certains brouillards secs, qui ont plusieurs fois régné sur une grande partie de la terre , étaient peut-être l'effet d'une queue de comète qui nous entourait.

Oa pourrait se rassurer encore sur les effets

de ce choc , en considérant le peu de masse que présentent les comètes. En eï^et elles n'' ont jamais , même dans leur plus grand rapprochement, causé aucun dérangement parmi les planètes, La comète de 1770, dont la marche fut si fortement influencée par l'attraction de la terre et celle de Jupiter, traversa deux fois le système des satellites de Jupiter, sans y produire la plus légère altération.

Toutefois , bien des astronomes attribuent au choc d'une comète les grandes révolutions qu'a subi notre globe , et qui ont donné lieu à la formation des montagnes, des vallées, au séjour des eaux sur les points les plus élevés , etc. Buffon reconnaissant qu'une seule cause primitive dirigea tous les mouvemens des planètes dans un seul et même «eus , chercha cette cause dans le choc d'une comète qui, heurtant obliquement le soleil y en aurait détaché des fragmens qui seraient devenus des planètes. Quelques-uns prétendent aussi que les quatre noui^elles planètes ont été détachées de la planète primitive par un effet analogue. D'autres enfin soutiennent que la lune est une ancienne comète qui , en parcourant son orbite elliptique autour du soleil , vint dans le voisinage de la terr© , et se trouva entraînée à circuler autour d'elle.

Il faut dire qu'aucune preuve appuyée sur des faits reconnus , ne vient donner caractère de vérité à ces diverses opinions.

Autrefois on attribuait aux comètes une influence funeste. Aujourd'hui même encore on n'est pas éloigné de l'idée que ces astres exercent une puissante action sur le cours dks saisons.

Ces préventions se fondent sur les aperçus les plus vagues, et sans la moindre consistance réelle. Cette action des comètes ne pourrait être due qu'à deux causes : ou, par leur chaleur, elles échaufferaient la terre , ou , comme la lune, elles agiraient par leur attraction. Or leur chaleur, concentrée au foyer d'un miroir, est sans aucun effet sur le thermomètre le plus sensible; et leur attraction , vu la petitesse de leur masse , est tout-à-fait inappréciable. Aucune comète connue rHa en effet occasioné sur notre globe le pins petit changement 'visible dans la marche des saisons.

On sait qu'il tombe chaque année sur notre globe un très grand nombre de pierres appelées aérolithes ,météorolithes , pierres tombées du cïV/.ElIes sont toutes composées à peu près des mêmes substances, qui ne se trouvent au même état sur la terre que dans les produits 'volcaniques.

Les aréolithes paraissent ordinairement s'enflammer et se fondre en traversant notre atmosphère, par suite de la chaleur énorme qu'y développe leur marche excessivement rapide. On en a vu qui étaient encore brûlans à l'instant de leur chute. On les voit se mouvoir dans une direction oblique avec une très grande vitesse , semblables quelquefois à des queues^ des barbes , des fusées de lumière qui se rassemblent en globes de feu. Il en est qui tombent entiers ; mais la plupart donnent lieu à des explosions dont on entend le bruit à de grandes distances , et ils se répandent en fragmens plus ou moins volumineux.

On a vu en Amérique un corps immense, de

plus de aoo lieues de diamètre, parcïourir rapir dément respace,avec une vitesse de 17 lieues par seconde. Si ce corps eût rencontré la terre, il l'aurait réduite en éclats. On en cite un autre qui passa à 9 lieues de la terre avec une vitesse de 7 lieues par seconde ; sa masse pouvait s'élever à 1 20 milliers de quintaux ; quelques fragmens seuls ont été projetés sur la terre : s'il l'eût heurtée , il en serait résulté aussi des effets terribles. £n£n on constate fréquemment la chute de pareils corps dont les fragmens s'élèvent souvent de 5© à 100 livres^

Le "volmne de plusieurs aérolithes a surpassé celui des nouvelles planètes ^ puisque Cérès n'a que a5 lieues de diamètre. Celui qui est tombé dans la Calabre, en i8i3 , parut environné d'une atmosphère rouge et épaisse , qui obscurcit la lumière du jour, et se répandit au loin en pluie de sable; ces circonstances ont fait penser que les aréolithes pouvaient être les débris de quelque comète.

S'il est probable que les planètes

doivent leur existence à la condensation de la matière disséminée au loin dans l'espace à l'entour du soleil , on peut admettre : « que primitive- « ment notre univers ne formait qu'une nébu- « leuse informe ; qu'il s'établit d'abord quelques « points plus denses qui devinrent des centre» « d'attraction ; qu'un premier degré de conden- « sation produisit les comètes ; que les planètes « sont dues à une condensation plus parfaite, et » qu'enfin une multitude de petits noyaux , qui | » n'appartiennent pas encore aux aggrégations ; » principales , denrieurent disséminées dans tout

le système planétaire , circulant autour du soleil : ces corps venant à passer dans la sphère d'attraction des planètes , s'y précipitent et ne deviennent visibles pour nous que par les catastrophes de leur chute. | Ce sont les Aérolit hes. »

Page 1