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CHAPITRE V

De r Kch'ptique et du Zodiaque , ainsi que du mauve ment du soleil.

h'Ecliptique ( f g. 8^ ) est un grand cercle qui coupe obliquement l'équateur, et fait avec kii un :\ngle A'V^Cde 23 degrés et environ 28 minutes. Cet angle se nomme t obliquité de V écliptique. Le Zodiaque ( fig 10) est une zone ou bande de 1 6 à 18 degrés de largeur, coupée sur champ en deux parties égales pav le pliai de l'écliptique. Le soleil ^ ou, pour mieux dire, la terre ne s'écarte jamais du plan de l'écliptique, mais les autres planètes s'en éloignent, tantôt vers un pôle, tantôt vers l'autre, les unes pins, les autres moins. C'est ce qu'on appelle V inclinaison de l'orbite des planètes

Supposons que 5 personnes aient l'une i5 fr. , Vautre 6 , l'autre 2 , l'autre 12 , l'autre 18; qu'elles mettent en commun celte somme totale de 5o fr,, puis, qu'elles se la partagerst par égales poitlons; chacune »ura lo fr. v c'est là une moyenne arithmétique, et l'on voit par ce seul exemple commciili «lie &« de'te^miEe.

^^ir ie plan de récliptique. Les astronomes da rantiqiiité , en fovmanL le zorlioqne, lui ont donné une largeur assez considérable pour qu'il contînt les orbites ou les circonférences que décrivent les planètes qui leur étaient connues; m;5is îes découvertes modernes ont fait connaître dos planètes dont l'inclinaison du plan des orbites sur le plan de l'écliptique nécessiterait une beaucoup ])lus grande Irageur du zodiaque. [Yoyez .,4 slro siom''*:, fig. 0, el son texte.) Le nom fS'^écliptlque lui a été donné , paice qiril ûnit , pour qu'il y ait posfibllilé &' éclipse^ que la iunc, la terre et le soleil f oient dans ce plan. w

Le plan de l'écliplique, faisant un angle de 23^^ !'8/ avec î'équaleur, il est nécessaiie qwQ l(^s axes (le ces deux cercles fassent aussi entre eux un aiig'c é'gal, et que, par conséquent, les pôles de i'éclipîî [ue ou du zodiaque soient éloignés de la même quiintitédes pôles de l'équateur gu pôiesdu îiiOOile; je veux dire de 23'^ 28'.

L'('cli'j)tique est aussi la base commune de deux liéinisp])ères, d'mt Tuii est hémisphère boréal, Tau- Ire hémisphère austral.

L'aîigle que fait l'écliptique avec l'équateur n'est pis invariable : il va en (llminuant environ de 50' p ir siècle; mais il est prouvé qu'il ne sera jamais n:il. Cette dinnnution de 5C se nomme î;<2ria/ ion séculaire {\)^v siècle),

L'obU<|uité de l'écliptique varie encore par une cause que nous ne pouvons expliquer ici, et qui iaitHiu'en dix-hnit ans et demi environ elle u augmenté de 9'', puis diminué de la même quantité. Ce phénomène périodicfue se nomme nutation ( balancement), parce qu'il est produit par le balancement de l'axe de la terre.

On a coutume de partager le zodiaque en douze parties éj^ales qu'on appelle signes. D'où il suit que chaque signe comprend 30", parce que 30 est la douzième partie du nombre de degréà que contient l'écliptique ou tout autre 'cercle , c'est-à-dire la douzième partie de 360°. Voici les noms de ces

douze signes : le bélier p le taureau , les gémeauac , le cancer, le lion, la vierge, la balance, le scorpion , le sagittaire, le capricorne ^ le verseau et les poi.s- 5or/5. ( Voyez fig. 8 et 11 . )

Tous CCS noms, pour la plupart, sotît tirés des aîiimaux et désignent aussi des constellations qui occupaient jadis le même lieu que les signes du même nom 5 ijiais aujourd'hui il faut bien distinguer la constellation du signe propremen-t dit.

Le signe du bélier ( fig. 9 ) prend son commencement à une intersection T de Féquateur et de récliptique, et le commencement de la balance est à l'autre irntersection A de ces deux cercles. Les autres signes, savoir : le taureau, les gémeaux, etc. (fig. 11 ) sont disposés de façon que leur suite tend d'occident en orient , ou de droite à gauche , pour l'observateur qui a la figure tournée du côté du midi et le dos au pôle boréal. Or, ces signes s^nt désignés par des marques ou caractères qui les distinguent les uns des autres. Les voici placés chacun a côté des noms qu'on a donnés aux signes, avec le jour du mois où nous voyons le soleil entrer dans chaque signe , pendant les années moyennes entre deux bissextiles.

LE SOLEIL ENTRE DAKS LE SIGKE

Ttlu bélier le 2i mars.

y du taureau le 20 avril.

n <les gémeaux le 20 mai.

^ du cancer le 22 juin, v

,S|^ du lion le 25 juillet.

11^ de la vierge le 23 août.

:£k de la balance le 23 septembre.

m du scorpion le 24 octobre.

^ du sagittaire le 23 novembre.

% du capricorne le 22 décembre.

iic> du verseau le 20 janvier.

)C des poissons le 19 févier.

Le soleil paraît parcourir les trois premiers signes pendant le printemps, les trois suivans pendant l'été, trois autres pendant l'automne, et les trois

derniers pendant l'hiver. C'est pourquoi Ton divise les signes du zodiaque en ceux du printemps, savoir : le bélier, le taureau et les géraeauoc; ceux de Vété, qui sont le cancer, le lion et la vit'r^e ; ceux de V automne: la balance, le scorpion et le sagittaire ; et eniin ceux de V hiver : le capricorne , le Verseau et les poissons.

11 est aisé de comprendre (fig. 8) que quand nous voyons le soleil dans les signes du printemps, dans le bélier par exemple , la terre,,^st alors dans les signes d'automne ( la bal:;nce , etc. ) , ou , autrement dit, un spectateur placé d^ns le so^^eil nous verrait dans la balance , tandis que nous le verrions dans le bélier. L'examen un peu attentif de la figure précédente fera aisément comprendre cela.

De plus, les signes du zodiacpie sont divisés par l'équateur en septentrionaux et en méridionaux .

Les septentrionaux , c'est-à-dire ceux qui sont dans la partie septentrionale du monde, sont le» six premiers ; savoir : le bélier, le taureau , les gémeaux, le cancer, le lion et la vierge; les six autres sont appelés méridionaux, parce qu'ils sonf dans la partie méridionale du ciel par rapport à l'équateur. Le soleil est plus long-temps à parcouiir les signes septentiionaux que les méridionaux : c'est pourquoi le printemps et l'été, pris ensemble, sont plus grands que l'automne et Tbiver : la différence est d'environ sept jours. En effet ,

La durée du printemps est de 92 jours 21 heures.

Celle de Tété de 915 13

Celle de l'automne de 89 1 6

Celle de l'hiver de 89 2

Enfin il y a six signes que l'on appelle ascendans, €t six autres qui se nomment descendans. Les signes ascendans sont ceux cjue le soleil parcourt lorsqu'il monte, c'est-a-dire quand il s'approche tous les jours de plus en plus du zénith à midi ; ce sont le capricorne , le verseàu , les poissons , le bélier, le taureau et tes gémeaux. Les six autres si-

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fvîie? sont noîïimds descendant, paice que le soleil, â midi , est plus éloigné du zénith à un jour qu'à ceh\\ qui l'a piédcdo. Un plan perpendiculaire à i'ëqûateur, comme serait un méridien passant par les deux solstices, donne cette nouvelle division. On voit que les signes zodiacaux , répartis en septentnonaua: et meridonaucc , en ascendans et descendansy correspondent aux deux systèmes d'hémispbères, savoir, l'hémisplière septentrional cl U méridional, quand nous avons coupé la splière par l'équatcur, et en Lémisphères o/vVw/c/et omdental quand nous l'avons coupée en deux , suivant son axe , pu- un plan méridien.

Ces trois divisions des signes sont déterminées par quatre points du zodiaque et de l'équateur, doiit deux sont appelés équinoxlaax T et ^ (fi'''. 9) et les deux autres solsticiaiicc 69 et J^ : îes^deux piemiers, qui séparent les si^^nes septentrionaux des, méridionaux , sont les points d'intersection de l'écliptique et de l'équateur. On les appelle éifuinoxiaux , parce que le jour est égal à la nuit quLUid le soleil répond à l'un ou à l'autre point. Les deux derniers, qui séparent les signes ascendans d'avec les descendans, sont ceux qui sont les plus éloignés de l'équateur, l'un vers un des pôles, l'autre vers l'autre pôle. On les appelle solsticiaux {àesolstitium, solstice, immobilité du soleil, dont la racine est sol, soleil, et stare, s'arrêter) , parce que , quand le soleil est arrivé à l'un ou l'autre point, il paraît s'arrêter, c'est-à-dire qu'il ne s'éloifaie ni ne se rapproche sensiblement de l'équate^ur pendant plusieurs jours. Enfin ces quatre points séparent les signes d'ime saison de ceux d'une

Pour avoir une idée plus précise de l'irrégularité du mouvement du soleil, il est nécessaire de savoir que l'écliptique n'est pas rigoureusement un grand cercle de la sphère céleste, mais une ellipse peu Cixcentrîque ou un peu alongée , am foyer de laquelle se trouve la terre , et que la terre se meut d'autant plus vite qu'elle est plus près du soleil.

Soit A T. P :^ récliptique , A P le grand axe de cette ellipse , C le centre , T la terre , que pour un moment, en nous conformant aux apparences, nous considérerons comme immobile et placée à l'un des foyers, et que ce soit le soleil qui parcourt la courbe de l'éclip tique.

Et supposons que Y soit le commencement du signe du bélier ou le point où se trouve le soleil à l'équinoxe du printemps , alors, ^ sera le commencement de la balance ou l'équinoxe d'av tomne, et les deux autres points 69 et ^ , qui se trouvent sur une ligae droite perpendiculaire à la ligne des équinoxes, seront les solstices d'été et d'hiver. Telle esfc maintenant en effet la position respective des droites A P et Y z^ , droites qui font entre elles uM angle T T P d'environ 8« 14' 30''.

L'extrémité P du grand axe de l'ellipse solaire se nomme le périgée [perl, près de, gê, la terre), et l'autre extrémité A V apogée ( apo , loin de , gé, la terre), parce que, quand le soleil est en P, il est

Elus près de la terre que quand il se trouve en A. 'axe A P se nomme la ligne des apsides. Cette ligne partage évidemment l'écliptique en deux parties égales et symétriques ; aussi le soleil metil le même temps pour parcourir ces deux parties de sa eourse annuelle , aans la supposition toute-

fois tle rimmobilité de la ligne des apsides; mais avec ceUe dilieience que son mouvement se retarde de plus en plus en allant du périgée P au point A. de l'apogée, et qu'il s'accélère d'après la même loi en partant de ce dernier point A pour retourner au périgée. On voit donc pourquoi les quatre arcs '^^^y^ ^7 ~ X , X) T, décrits successivement par le soleil, ne peuvent l'étie en temps égaux, et pourquoi aussi le soleil est plus près de nous en hiver qu'en été. Mais comme ses rayons arrivent alors •obliquement peur notre hémisphère septentrional, nous avons moins chaud qu'en été. ^

La droite TD, qui joint la terre au soleil, se nomme rayon vecteur : ce rayon varie constamment de grandeur et devient T 69 , TA , T =a, ^ T ^ , TP, etc. On a reconnu cette variation de la distance du soleil à la terre par la mesure précise du diamètre apparent du soleil, prise en différons tiemps de l'année. En effet, il est évident que nous devons voir ce diamètre sous un angle d'autant plus grand ou plus petit que le soleil est plus près ou plus loin àe nous. Au solstice d'hiver, ce (hamètre paraît sous l'angle de 32^ 34^', et au temps du solstice d'été, sous l'angle de 3V 32".

Le rayon vecteur TD, qui aboutit à l'extrémité du petit axe E D de l'écliptique, ^e nomme la dista.Kce moyenne de la terre an soleil, laquelle est égale au demi-grand axe AC, en vertu de la propriété connue de l'ellipse. Cette distince est de 35 raillions de lieues communes : quant à l'excentricité CT, moitié de la différence entre le plus grand éioignement et la plus grande proximité de la terre au soleil, elle est seulement de 580^122 lieues. Le double de ce nombre donne donc la différence totale entre les deux distances extrêmes.

Si nous admettons, avec tous les astronomes, que le soleil ne paraît parcourir les signes du zodiaque d'occident en orient, que parce que nous sommes réellement entraînés , d'occident en orient, dans l'espace, et que nous lui attribuons notre mouycment \ il s'ensuit que , quand nous voyons , par

exemple , le soleil en T ou à réquinoxe du printemps (figure précédente), ia terre est précisément vue au point opposé dl, qui est l'équinoxe d'automne ; de même , lorsque le soleil paraît à l'extrémité P du grand axe A P , la terre est à son périhélie , c'est-à-dire à sa plus grande proximité du soleil j elle est au contraire à son aphélie, ou à sa plus grande distance de cet astre , quand le soleil lui paraît en A.

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