‹ Traité élémentaire d'astronomieChapitre 67 sur 152 · CONSTELLATIONS AUSTRALES · texte numérisé non relu

CONSTELLATIONS AUSTRALES

( Voyez la zone et l'hémisphère austral.J

La Baleine. En menant une droite de /3 d'Olion ou Rigcl, à > de Pégase ou Algénib, on rencontre au-dessous du Bélier la tête de la Baleine, formée des étoiles § v yfxX at, et une petite ic plus à Test ; et est la mâchoire. Une tertiaire J" est fort près de l'Equateur ; et sur le même cercle horaire que cette étoile, en descendant vers lepôlesud,on trouve un carré composé de quatre étoiles t p (t tt^ qui touche à TEridan. ^ est tertiaire et forme un triangle aVec « et d Mira ^ variante (jui paraît de seconde grandeur pendant prèsxle quinze jours , au bout desquels son éclat diminue et s'efface pour reparaître après 333 jours environ. L'étoile ^ Diphda de la queue, qui est une secondaire, devient au contraire de plus en plus brillante.

En tirant une ligne par f et /3 de la Baleine on tombe &UV Fomalhaut ou. et du Poisson-Austral. On croit trouver dans la Baleine la figure d'une lampe antique dont et est le bec , et ^ l'anse.

Le Poisson Austral. Vers l'horizon , sous le Verseau , est Fomalhaut ou la Bouche^ belle étoile primaire. Cette constellation s'élève très peu sur rhorison de Paris. On arrive aussi à Fomalhaut en prolongeant au sud, vers l'horizon, une ligne qui passerait par /3 et c du carré de Pégase.

Oriout. Orion est placé au dessous du Cocher, sur le prolongement de la diagonale «^ /3 de la

;raiule Ourse, qui rencontrerait les Gémeaux; elle 6t entre cette dernière constellation et le Taueau , mais un peu plus bas. On peut y arjiver 'gaiement en faisant passer par et, du Cocher et ^ du Taureau une ligne qui traverse la nouvelle constellation. On la voit étinceler dans les hèles nuits d'hiver, et elle se trouve dans une 'égion du ciel qui est peuplée d'une multitude J'étoiles brillantes.

Vers neuf à dix heures du soir, en février et nars, on peut découvrir à la fo*^^ jusqu'à douze primaires, savoir: Sirius, Procyon, la Chèvre, /Vldébaran , Arcturus l'Epi , le Cœur de l'Hydre , Drion , les Gémeaux et le Lion , sans compter Lin grand nombre de secondaires.

Cet te constellation est la plus belle de toutes , par son étendue et le nombre d'étoiles brillantes qui la composent. Un grand quadrilatère et y /2 K ^ a ses diagonales foimées de jeux secondaires >t ^ , et de deux primaires ai/3, \ Tangle nord-est on voit et ou l* épaule droite * à l'angle sud-ouest, fi ou le pied gauche , ou Rigel. A.U milieu du quadrilatère, sont trois secondaires îerrées , disposées en ligne oblique «^gf; c'est !e Baudrier^ la Ceinture , les trois Rois, le Ra- Utau , le bâton de Jacob : ces trois étoiles forment, avec » et 0, un quadrilatère oblique à l'angle inférieur duquel on voit entre >t et ^ la belle nébuleuse d'Orion ; « est Anilam^ i Thabit ^ a Saïpli^ f Alnitak. Cette ligne va au nord-ouest sur A.ldébaran, et au sud-est vers Sirius. Au dessous est une traînée lumineuse de trois étoiles très rapprochées : c'est l'Épée. Entre l'épaule occidentale y et Aldébaran, est le ^ottr/i^r composé d'une (île de petites étoiles en ligne courbe ^ q rz.

Le Grand Chien. En prolongeant vers la gauche la base /6 k du quadrilatère d'Orion, ou la hgne

du baiîricr cf f, on trouve Slrhis^ la plus belî. <5toiIe du ciel. A Test de celte étoile on trouve I /M 7, qui forment un triangle, et plus bas ui autre triangle composé par é o- cT , voisin d( l'horizon de Paris. Les étoiles /3 ^ g et et présen tent encore un quadrilatère irrégulier, along< dans le sens du méridien, et est primaire. Le cinq étoiles suivantes sont secondaires : ^ est Mir zam , y MuUphen , «T Wesen , 2 Adhara , « Aladra

Le Petit Chiew est au-dessous des Géméauj et «à l'est de l'angle supérieur a du quadrilatèri d'Orion.Près de Procyon, et de celle constella tion, on trouve une tertiaire, y3 Gomeiza.

Cette constellation secoinpose principalemcn de deux étoiles disposées comme Castor et Pol- Jux des Gémeaux. L'étoile et^ de première gran deur, est Procyon, et se trouve sur le même méridien ou cercle horaire que Pollux ; ^S ou Gomeîzc sur celui de Castor. Procyon forme avec a d'O rion et Sirius un triangle équilatéral.

L'ÉBTDAN.Une file d'étoiles tertiaires et qunrtaires part, en serpentant, de Tangle occidenta inférieur d'Orion, en descendant sous l'horizon, où elle se perd. Après plusieurs grandes sinuosités invisibles pour nous, elle se termine ? wne belle étoile primaire, «t Acharnar, à 32<= du pôle austral, ou 58° de déclinaison austral

Le Lièvre. Quatre étoiles tertiaires a y3 «T^ forment un quadrilatère au dessous de celui d'Orion : et est y4rneh , /§ Nihal. Plus bas encore on voit la Colombe entre le Lièvre et Canopus.

L'Hydre. L'Hydre est une longue constcîlaîion qui occupe le quart de l'horizon, sous le Cancer, le Lion et la Vierge. A la gauche de Procyon est la tête, formée de quatre étoiles quartaires «T « » f, au-dessous du Cancer et sui îe prolongement de la droite menée par «t d'horion

«•t par Procyon. Le côté occidental y et du grand trapèzedu Lion, prolongé, va plus bas sur le cœur «, qui est primaire ou secondaire.

La ligne des têtes des Gémeaux se dirige aussi sur A. Une file de dix étoiles forme le rcpii de l'Hydre , qui porte sur son dos le Corbeau et la Coupe.

Le Corbeau. Grand trapèze de quatre étoiles tertiaires et J2 y J" ^ sur le même méridien que la chevelure de Bérénice , au midi de la Vierge et sur l'alignement de la Lyre à l'Épi. En prolongeant la^ base supérieure de ce trapèze , on arrive à l'Epi.

La Coupe. Au dessous de «^ du Lion (l'angle supérieur à gauche du grand trapèze ) , on voit une file de petites étoiles qui se rendent à la Coupe , constellation fermée de six quartaires en demi-cercle. Le pied de la Coupe, que' quelques astronomes rapportent à l'Hydre, est représenté par/3ctv.

Le Navire, le Vaisseau. Celte constellation rst à l'orient du Grand Chien et nn peu plus audessous. Trois tertiaires sont à côté du triangle de cette dernière constellation ; plus loin , à gauche, on en voit 2 ou 3 autres qui forment la mâture. L'horizon nous caehe le reste, et particulièrement la plus belle des étoiles après Sirius, et C'anopus ; f est Naos , p Turéis, § Asmidiske. (Voyez l'hémisphère Austral.)

La Licorne est entre le Petit Chien et Orion; elle a quelques étoiles quartaires qui imitent un r très oblique, dont la branche supérieure continue la ligne droite des pieds des Gémeaux.

Le Centaure. Cette constellation est au-dessous de l'épi de la Vierge, et s'élève peu sur notre horizon : on y remarque une secondaire 9 ,

et vers la droite une tertiaire ; un peu au-dessus, est la tête formée de plusieurs petites étoiles. Le reste de la constellation n'est jamais visible à Paris, et contient plusieurs belles étoiles , entre autres deux primaires at /3. Entre les jambes du Centaure est la Croix-du-Siid, formée de quatre secondaires toujours cachées pour nous.

Le Loup. Vers le sud-ouest d'Anîarès on voit plusieurs petites étoiles qui appartiennent au Loup : on représente cet animal percé d'une pique que tient le Centaure.

Le Solitaire. Au-dessous du bassin austral de la Balance est une tertiaire y qu'on a séparée du Scorpion ; cVst la plus remarquable des étoiles de cette petite constellation.

Le Télescope. Sous la flèche du Sagittaire, à gauche de la queue du Scorpion , dans les brumes de notre horizou, sont deux quartaires 0 y , qui forment le télescope.

L'Autel a trois étoiles tertiaires sous la queue du Scorpion. Ces dernières constellations sont peu ou point visibles à Paris.

La Ghue est au-dessous du Poisson austral ; elle a deux secondaires et et 0, et une tertiaire y.

Le Phéjvix est un quadrilatère d'étoiles tertiaires au-dessus d'Acharnar ou Achernard.

Le Paon a une secondaire oi au-dessous du Sagittaire, et plus bas encore , sur la même ligue, trois tertiaires y ^ o\

11 nous resterait à parler du Triangle austral , du Poisson-Volant, de la Dorade, de l'Indien, de la Mouche australe, de THydie mâle, du Caméléon, etc. mais ces constellations , voisines du j pôle austral , n'étant jamais visibles à Paris, nous ne nous y arrêterons pas.

Nous nous sommes contentés d'indiquer les allgnemens les plus remarquables ; mais en jetant \

— sales yeux sur les planisphères, il est facile cVen- ^ trouver beaucoup d*aulres. Lorsqu'on voudra re- ; connaître dans le ciel quelque étoile dont le nom ne sera pas présent à la mémoire, il suffira d'en chercher deux qui soient connues et qui s'alignent avec la première, puis de comparer les distances ; recourant ensuite aux cartes, on devra être conduit sur l'étoile inconnue, en y exécutant les mêmes alignemens. Il faudra, autant que possible, préférer la Polaire dans ces opérations, parce que l'arc qui la joint à l'étoile quelconque dont il s'agit est un méridien , et que la direction de ce méridien représentée par des verticales sur notre planisphère, n'exige, pour former l'alignement, que de remarquer parmi les étoiles que ce méridien céleste sépare , celles qui en sont les plus voisines des deux côlés. Si l'on ne trouve pas l'éloile sur la carte dans la direction dont il s'agit, il ftiut la chercher parmi les planètes; car c'en est probablement une.

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