EAU 18UI PORTE DU PLOMB
Vinterbotham rapporte que la rivière de Connec-
iit, dans les Etats-Unis, à quarante lieues de son
bouchure est tellement resserrée entre les ro-
Ts, que ses eaux acquérant par ïa compression ,
! force étonnante, portent des morceaux de plomb
ime si c'était du liège. Il ajoute que l'on ne peut
gré les plus grands efforts, faire pénétrer une
(ite de fer dans l'eau. Ce dernier trait est évi-
liment exagéré; et peut-être aussi y a-t-il de
iigération dans le premier. Mais il n'en est pas
ns vrai, sans doute , que le plomb, au lieu de
iber sur-le-champ et perpendiculairement au
L des eaux, est chassé bien loin, avant de s'être
issé au-dessous du niveau supérieur.
FONTAINES INTER^IITTENTES.
y a des fontaines dont l'eau s'abaisse et rete successivement. Il est rare que ces allerua-
tives soient parfaitement régulières, sous le rappl du temps qui s'écoule entre les abaissemens et li retours. Cependant , on ne peut nier qu'elles n'o frent une certaine régularité. Les plus remarqu! bles de ces fontaines sont celles de Côme , dans : royaume Lombardo-Vénitien (elle a été décrite pé Pline); de Colmars, dans les Hautes-Alpes ( elj s'élève ^uit fois par heure ) ; de Fronzanches , c Lang-uedoc (son haussement périodique retarde d cinquante minutes par jour ). La fontaine rond( sur le chemin de Pontarlier à Touillon , dans département du Doubs, s'élève avec bouillonnemen Le Buller-Horn, dans les environs de Paderborn, t Westphalie , fait encoie plus de bruit à ses relou périodiques. On voit des sources semblables c Angleterre, à Torbay, dans le comté de Devon ; Buxton, dans celui de Derby. La source d'Engstle dans le canton de Berne, a une double inlermi tence, l'une journalière, l'autre annuelle.
Toutes ces singularités s'expliquent très-nature] lement par la théorie du siphon. (Voyez le Trait de Physique,)