CHAPITRE XXI
Lonsequènces physiques de V aplatissement de la terre.
Longueur du pendule à secondes sur lès différait s parallèles., ' , * . , * \ "
286. Quoique l’aplatissement de la terre soit unéNjuantite très-
petite, sa connaissance est extrêmement importante, à cause des consequenôAgu’ellç entraîne. * •’
Et d abord,;on vcit que la pesanteur, teûjqurs perpendiculaire à la surfice et dirigée suivant 4* vertiéalê, ne tend plus au centre de la terre. Ses directions s’en écartent d upe quantité très-petite, du même ordre què^’ajilatisseinent. II y a dope une .liaison , un rapport nécessaire, entre la forme de la terre et la pesanteur. Bn suivant- cette liaison , nous parviendrons peut-être à découvrir d’où vient^t aplatissement lui-même, et à quelle cause probable on peut l’attribuer^ •
287 . fin considérant la pesanteur d’une manière générale , nous voyons qu’elle agit sur tous les corps terrestres comme par une sorte à’ attraction qui les sollicite vers la terre et tend à les y ‘précipiter. Cette force subsiste au sommet des montagnes et dans les cavités les plus profondes. On peut donc considérer la terre entière
comme composée d’une infinité de particules matérielles réunies
et concentrées par la pesanteur. * ' i
Si ces particules n’ont pas toujours formé une masse sdlidc , si elles se sont, trouvées autrefois dans un c"tat de mollesse qui donnait plus de liberté à leurs mouvements, elles ont dû s’arranger d’elles-mêmes, comme l’exigeait la nature des forces dont elles étaient animées ; et en les supposant sollicitées par la seule pesanteur, elles dèvaient se réunir en une masse Sphérique, comme font les gouttes d’eau et de mercure. Or, ùn grand nombre de faits d’histoire naturelle attestent que éet état a réellement existé, 'er que la terré a été primitivement fluide. RJaîs , puisqu’elle n’a pas pris la forme sphérique, il faut en conclure que quelque autre cause agissait aussi sur ses particules , et contribuait à leur arrangement.