‹ Traité élémentaire d'économie politiqueChapitre 53 sur 75 · INSTITUTIONS D EPARGNE, D ASSURANCE ET D ASSISTANCE · texte numérisé non relu

INSTITUTIONS D EPARGNE, D ASSURANCE ET D ASSISTANCE

I. Institutions d'épargne. — Caisses d'épargne ordinaires, postales et scolaires. — Loi du 9 avril 1881.

II. Institutions d'assurance. — Principes généraux. — L'assurance à forfait et la mutualité. — L'assurance ouvrière. Législation comparée. — Assurances contre les risques personnels. Des sociétés de secours mutuels. Législation nouvelle. — Caisses publiques : accidents, décès, vieillesse. Assurance sur la vie. — Assurances contre les risques matériels.

III. Institutions d'assistance. — Le paupérisme et les lois des pauvres. — L'assistance légale, publique et privée. — Système d'Elberfeld.

C'est à côté du salaire que nous avons voulu placer les institutions de prévoyance et d'assistance, qui représentent des moyens matériels d'améliorer la condition des travailleurs.

Les institutions de prévoyance comprennent :

1° L'épargne,

2° L'assurance.

On sait, en effet, que l'épargne n'est qu'une forme spéciale de la prévoyance. L'une acquiert, l'autre conserve. On a dit avec raison que l'assurance débutait

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par l'épargne individuelle et fonctionnait par l'épargne collective. C'est donc l'affectation spéciale des économies qui différencie au début l'assurance de l'épargne, et encore devons-nous ajouter que l'assurance peut avoir pour objet, comme l'épargne, la création d'un capital. La supériorité de l'assurance sur l'épargne, comme mode de prévoyance, se dégage, dit-on, de ce fait que l'épargne a un mobile directement intéressé, ayant en vue l'intérêt individuel, tandis que l'assurance est une œuvre d'ordre familial et mutuel. L'épargne pure et simple est lente et fragile : elle n'atteint son but qu'après de longues années qui amènent souvent le découragement, ou sont traversées par des maladies ou des accidents qui dissipent le petit capital en formation, tandis que l'assurance est stable, le fonds de prévoyance ne pouvant être détourné de son but, et garantit plus sûrement le résultat cherché. C'est pourquoi, sans doute, les caisses de retraite et de secours se sont développées parmi les sociétés ouvrières mieux que les caisses d'épargne proprement dites.

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