DE L INTÉRÊT ET DU LOYER
3 la disproportion des avantages réservés au créaner, entraîner la ruine du débiteur alors que celui-ci î pouvait connaître cette circonstance à raison de sa iblesse intellectuelle, de son inexpérience ou de sa irexcitation d'esprit, se rend coupable d'un délit. » î texte est vague, et nous pensons qu'il faudrait, ême en acceptant le point de départ de cette loi, isser plus de marge à la magistrature pour la cherche et le châtiment des manœuvres qui accomignent le prêt usuraire.
A toutes ces mesures on oppose une objection : Vous aurez beau faire, dit-on, les lois qui tenteront î réprimer l'usure ne seront jamais qu'imparfaiment exécutées... » Je reconnais, répond M. Périn, le malgré tout le soin qu'on mettra à formuler les spositions de la loi, malgré la vigilance des magisits, les usuriers parviendront trop souvent à se ustraire aux poursuites de la justice. Mais n'est-ce s ce qui arrive, plus ou moins, pour toutes les disisitions des lois pénales, et faut-il, parce qu'elles ne uvent pas toujours être complètement exécutées, 5 etïacer de nos codes?... Il y a des lois qui impor- Qt autant à l'honneur des peuples qu'à leur bienre, et les lois qui répriment l'usure sont de ce imbre.