‹ Traité élémentaire d'économie politique [microform]Chapitre 115 sur 192 · TT · texte numérisé non relu

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^06 LIVRE n. RÉPARTITIO.N

Nous verrons plus loin que celle dislinclion entre le salaire et le piix du travail explique certains phénomènes relatifs à la détermination du salaire. Mais c’est le salaire lui-mème^ revenu du travailleur attaché à une entreprise, et- non le prix du travail, qui est l’objet final de la présente étude.

§ 4. — Les théories du salaire dans leur rapport avec la théorie de la

valeur: théories du coût de production («loi d’airain»); de l’offre et

de là demande (fonds des salaires): de la productivité.

Les théories du salaire, qui ont pour but d’expliquer commenl se détermine le prix des services du travail, ont évolué avec la théorie de la valeur elle-même. On peut di^linguer trois principaux groupes de théories du salaire, dont les deux premiers se rattachent à la théorie classique de la valeur, et le troisième à la théorie moderne de rulililé finale.

1° Théorie du coût de production {toi d'airain). — La théorie classique et vulgaire de la valeur ne dépasse pas, dans son analyse, 1 exposé du mécanisme concret de la déTeniiination des prix sur un marché soumis à la concurrence, et elle admet simplement que la valeur d’échange, ou le prix des marchandises et des services oflerls par les entreprises sur le marché, varie selon le rapport existant entre l’olîre et la demande, mais avec une tendance à se tenir aux environs du coût de production. Certains auteurs même, comme Micardo, relèguent à l’arrière-plan de leur théorie les fluctuations

sans-snrmenage, gràue à un emploi plus judicieux de l'outillage et à une meilleure méthode de travail. Des chronométreurs sont chargés d’étudier systématiquement les procédés permettant d’arriver le plus rapidement à la fabrication de chaque pièce ; les tarifs sont établis sur cette base ; et l’ouvrier est obligé d’employer les procédés du chronométreur pour atteindre un salaire normal ; mais on ne réduit plus son tarif, à moins d’une modification dans l’outillage. Cependant, quoique l’amélioration de la production soit due pour une large pari,, à une méthode de travail plus Judicieuse, il semble difficile que la préoccupation de la célérité n’aboutisse pas à- intensifier souvent l’effbrt.

La balance entre l’effort et la rémunération est, en tous cas, fort difficile à établir (Voir sur la mesure de l’énergie déployée par l’ouvrier l’ouvrage du D'' laBEai, Observations économiques de vies ouvrières)]. et l’ouvrier, préoccupé avant tout du salaire à atteindre, se soucie peu de l’établir e.xactement.

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