‹ Traité élémentaire d'économie politique [microform]Chapitre 128 sur 192 · CUAP. VI. UEVEM'S EN MONNAIE ET REVENDS REELS · texte numérisé non relu

CUAP. VI. UEVEM'S EN MONNAIE ET REVENDS REELS

des soieries, des dentelles, de la lingerie, etc., et que, mathématiquement, des deux variations en sens inverse se compensent. Mais, comme dans celte hypothèse, les objets affectés par la hausse sont d’une consommation beaucoup plus courante que les objets affectés par la baisse, le coût de l’existence n’en est pas moins relevé. C’est en vertu de cette considération que certains index numhers, destinés à rendre compte, non du phénomène des mouvements généraux des prix, mais du coût de l’existence, sont établis après avoir attribué à chaque marchandise un coefficient proportionnel à sa place dans la consommation (1).

Celte place varie, d’ailleurs, selon la qualité du consommateur, et principalement selon la somme des revenus dont il dispose : ainsi, le consommateur pauvre est tout spécialement intéressé par les variations dans le coût des subsistances, et celles-ci ne sauraient être compensées, à ses yeux, par des mouvements inverses dans le prix d’objets de luxe, dont il n'use pas.

De plus, les variations dans le coût de l’existence ne dépendent pas seulement dés changements qui se produisent dans le prix d’achat d’un nombre déterminé de marchandises et de services, mais aussi de variations dans la nature et dans le nombre même des marchandises et des services nécessaires à l’existence. Sans doute, celte notion des nécessités de l’existence est très changeante d’un milieu à l’autre, et, dans un même milieu social, d’une époque à l’autre ; et, pour pouvoir faire des comparaisons objectives entre le coût de l’existence à diverses époques, on est obligé de calculer le coût d’une même quantité de mêmes marchandises ou services, comme si le nombre des marchandises et services ne changeait pas ; c’est ainsi que l’on procède notamment pour l’établissement des tableaux relatifs aux variations du coût de l’existence ouvrière ; cependant, pour avoir vraiment des éléments comparables, il faudrait opérer certaines rectifications, et tenir compte, par exemple, de dépenses nouvelles et inévitables telles que les frais de transport qu’est obligé d’acquitter aujourd’hui l’ouvrier travaillant dans une usine éloignée, et qu’il n’acquittait pas à l’époque où, faute de moyens de transport en commun, les

(1) Voir par exemple les séries d’études sur les Wholesale prices, et les retail prices offood publiés par le Labour bureau de Washington,

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