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av6C la baisse des prix (1). Aussi, conime le capitaliste prêteur participe moins iininédiatement et moins complètement que l’entrepreneur aux bénéfices ou aux pertes résultant des fluctuations des prix, on pourrait admettre que son revenu nominal varie d’une façon assez sensiblement parallèle au coût de l’existence, si les variations de son revenu ne dépendaient que des fluctuations actuelles du taux de 1 intérêt ; jnais^ comme son revenu dépend souvent principalement de capitaux antérieurement placés^ et dont l'intérêt a été antérieurement fixé, il subit, de ce fait très fortement les variations du coût de l’existence : son revenu réel augmente si les prix baissent ; U diminue dans le cas contraire : et, aujourd’hui ce sont les petits rapitalistes, incapables de faire de nouveaux placements, qui subissent la plus forte diminution de revenu réel (2).
moyens et supérieurs (ingénieurs, hauts fonctionnaires, etc.], leur traitement n’a pas été majoré en proportion de la hausse des prix, et, par conséquent, leur salaire réel a notablement diminué.
(1) Cette corrélation a ' té mise nettement en évidence, pour la période contemporaine, par M. Ch. Rist dans son article déjà cité sur La Hausse de l’intérêt et la hausse des prix. On a pu également la constater
depuis la guerre.
(2) Ce problème est traité très en détail par M. Irvinc Fischer dans son livre the Rate of‘ interest, ch. v. et xiv, et, plus sommairement, dans son autre ouvrage The purchasing power of money, ch. iv. Nous nous écartons cependant de cet auteur quant à la manière de calculer le rapport entre l’intérêt nominal et l’intérêt réel (ce qu’il appelle commodity interest). M. Fishkr fait observer que le prêteur doit, ou devrait, se soucier du pouvoir d’achat de la monnaie, et comparer la quantité de marchandise» qu’il pense pouvoir se procurer actuellement au moyen de la somme qu’il prête ; et il ajoute : « supposons que les prix s’élèvent de 3 O/o chaque année ; il est évident que l’homme qui prête 100 dollars au début de l’année doit, pour toucher 5 0/0 d’intérêt « en pouvoir d’achat », eu recouvrer non seulement 105, mais 108,15. C’est-à-dire que, pour recevoir 5 O'O d’intérêt en pouvoir d’achat actuel, il doit recevoir un peu plus de 8 0/0 d’intérêt en monnaie». (Purchasing vower of money, p. 57). Or, M. Fisher constate ailleurs (Rate of interest, P 277-280) qu’il n’eu est pas ainsi, et que, à ce compte, l’intérêt réel serait souvent négatif. Ceci s’explique, à notre avis, par le fait que, en général, le prêteur ne consacre pas son capital, mais seulement le revenu de son capital, à acheter des marchandises, et que, par conséquent, les variations générales des prix n affectent pas son capital, mais seulement sou revenu ; aussi, pour les neutraliser, il suffirait, quand les prix montent de 3 0/0, d’obtenir un supplément correspondant à 3 0/0 de l’intérêt et non à s h/Oàxx capital, — ce qui est bien différent.