DEUXIÈME SECTION
L’État et la répartition.
Nous avons noté, dès l’introduction de cet ouvrage, que l’Etat, tout en laissant généralement aux individus l initiative de la production, intervient constamment dans la vie économique. Nous avons vu plus haut comment il intervient dans la Production, d’abord par les services publics dont il assume la charge, puis, en certains cas, par la gestion de certaines exploitations industrielles, et enfin par les mesures gouvernementales, administratives et surtout législatives qui intéressent
l’activité productrice des particuliers.
Par le fait même que jl’activité de rEtal affecte la Production, elle exerce une influence sur les conditions de la Départi lion : les industries étatisées (chemins de fer, régies municipales, etc.) cessent d’être une source de prolit pour les particuliers. D’autre part, les frais des services publics sont, comme nous l’avons déjà observé, répartis entre les habitants d’un pays, non d’après la jouissance qu’ils en ont, mais .d’après leurs facultés contributives. Enfin, les mesures, gouvernementales et administratives, et surtout la législation, affectent tant d’abord la Répartition par les conditions dans lesquelles elles permettent à l’activité productrice des individus ' de s’exercer, et nous verrons, de plus, qu’elles ont parfois sur
la Répartition une action directe.
Nous allons étudier successivement les plus importants de ces problèmes, en consacrant d’abord un chapitre à l’Etat législateur dans ses rapports avec la Répartition, puis un autre aux services de l’Etat dans leurs rapports avec la Répartition. Enfin, un troisième chapitre sera consacré aux salariés de
l’Etat.