‹ Traité élémentaire d'économie politique [microform]Chapitre 142 sur 192 · LIVRE U. RÉP.iRTlT · texte numérisé non relu

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second, ils subissent des risques et courent aussi des chances de gros rendements : si bien que les revenus des capitaux ne stmt pas n (^cessai rement proportionnels aux capitaux eux-

mêmes.

D'autre part, le travail salarié fournit aussi des revenus dont l’ensemble constitue une masse plus considérable que le revenu des capitaux. Voici, d apres les données élaborées par M. Colson (1), comment se répartissaient approximativement France les revenus des entrepreneurs, des capitalistes prêteurs, et des salariés, peu avant la guerre de 1914.

Reveuus d'entrepreneurs

Revenus des capitalistes prêteurs pensionnés et propriétaires fonciers (2)

Revenus des salariés

8,1 milliards

25»0 milliards

l/importance des revenus ne dépend d'ailleurs pas nécessairement de leur origine, ni de leur mode de détci mination . s’il est vrai que les non-possédants, les « prolétaires », qtii n’ont pas d’autres revenus que le salaire de leur travail, ne reçoivent, pour la plupart, que des revenus assez modestes, d en est cependant parmi eux qui tirent de leur travail un revenu considérable. Ft enfin, il y a des individus qui perçoivent des revenus.de diverses sortes, qui sont à la fois salariés et prêteurs, entrepreneurs et prêteurs, etc. i^ous allons donc cheicher désormais à nous faire une idée de la distribution, dans une nation moderne, des revenus globaux, quelle que soit leur origine, qu’ils procèdent du travail, ou du capital, ou, dans une proportion quelconque, de l un et de l autre.

Nous ne disposons plus ici d'une évaluation directe de l’administration tiscale, comme celle que nous a fourni l’annuité successorale (3). A défaut d’un impôt global sur le revenu, on en était réduit jusqu’ici, pour l’estimation des

(1) Cours d'économie politique, t. lH,p. 303.

(2) Quoique, dans l’étude de la détermination des revenus, nous ayons rapproché le proprietaire foncier du chef d’entreprise, nous cou-

servoiii ici le gioupemeiit de M. Colson.

(3) L’impôt sur le revenu a été adopté en France, depuis la guerre; mais son assiette n’est pas encore assez bien, établie pour permettre d'en tirer des indications ayant une valeur scientifique sur la distribution des revenus.

RÉPàBTlTlOX DE LA PROPRIÉTÉ ET DES REVENUS 479

revenus en France, à des conjectures, — basées, il est vrai sur diverses statistiques administratives.

mitions de M. pL Leroy-BanHeu {i) M- Colson en est arrivé à dresser le tableau suivant (2) :

Nombra ®/o MonUnl loUl ®/ o ^

Petits revenus : | |

Jusqu'à 2.800 tr., en province . . • 11.50O.OOO 88,72 12.420 millions

Jusqu'à 3 500 fr., à Paris

Moyens revenus :

2 800 à 14.000 fr., en province . . . 1.300.000 10,03 7.342 »

3 500 à 17.500 fr., à Paris

I Gros revenus :

14.000 à 140.000 fr., en province 17.500 à 200.000 fr., à Pans . .

Très gros revenus :

Plus de 140.000 fr., eu province Plus de 200.000 fr.. à Pans . •

ToUux

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