‹ Traité élémentaire d'économie politique [microform]Chapitre 143 sur 192 · millions · texte numérisé non relu

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(1) Essai sur la tlipartition des richesses.

(2) Cours, t. lit, P- 312. ^ esümation de la

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revenus parait pouvoir seulement leur évaluation globale.

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Il a lieu d'observer toutefois que la répartition des revenus rn argent ne suffit pas à donner une idée exacte de la distribution des biens produits. On peut dire que les gros revenus sont en grande partie consacrés, non à la consommation personnelle de leurs bénéliciaires, mais à l’épargne. Or cetle épargne, quoique opérée par l’intermédiaire des prolits ou des gros salaires de certains particuliers, n’en constitue pas moins un prélèvement social, indispensable à l'entretien et au développement de Toutillage économique (1). Aussi, si l'on fait abstraction de la part des revenus non consommés par leurs bénéficiaires, on conslate que la répartition « réelle », — celle qui correspond aux dilîérences dans la consommation — est beaucoup moins inégale que la répartition en argent qui ressort do ce tableau (2).

revenus. La répartition entre ces trois catégories de revenus s’est probablement modiliée au profit des deux dernières, qui comprennent une forte proportion de revenus de chefs d’entreprises, lesquels comme nous l’avons vu plus haut, s’élèvent le plus en cas de hausse des prix. (Voir Hkné Pupin, Richesse privée et finances françaises, de l'avantguerre à l'après guerre et Jean Bourdon, L'accroissement de l'épargne française pendant la guerre. Rev. d’éc. polit., 1917, p. 278). Cependant, il est à présumer que les proportions ne sont pas très dilTérentes de celles qu’indique le tableau ci-dessus; et, par conséquent, a défaut d'évaluation plus récente, on peut considérer qu’il présente une image approximative de la distribution des revenus globaux en France.

(1) L’épargne en monnaie aboutit, en fait, à transférer une partie du pouvoir d’achat des épargnants à des individus dont l’activité n’entre pas encore, en quelque sorte, dans le cycle productif, et ne peut être rétribuée par le prix des produits Unis, à ceux qui se consacrent à créer un outillage nouveau : machines, bâtiments, voies ferrées, tunnels, etc. Elle se traduit donc par une restriction de la consommation des premiers, pour alimenter les seconds, et cette restriction ne serait pas moins indispensable si, au lieu d’être opérée par l’épargne privée, elle devait l'étre par la collectivité. Cette observation paraît avoir totalement échappé à la critique socialiste (voir plus loin, livre quatrième) qui raisonne comme si tout le profit qui disparaît dans la poche du capitaliste était consacré à sa consommation personnelle, et qui ne conçoit pas que, s il était intégralement (réparti entre les producteurs pour être consommé, le développement de la production serait paralysé.

(2) Le fait que les épargnants, en plaçant leurs capitaux, puis les intérêts capitalisés, augmentent leur créance sur la société n empêche pas que leur consommation ne soit indéliniment différée.

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